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[Tribune] Quand une gestion défaillante des stupéfiants médicaux devient un crime grave… stratégie de défense pour préserver la licence de médecin

Média 로리더
Date

2026-07-27

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Une tension s'installe récemment dans les cabinets médicaux qui manipulent fréquemment des substances psychotropes. En effet, le ministère de la Sécurité alimentaire et médicamenteuse analyse les mégadonnées du système intégré de gestion des stupéfiants (NIMS) pour sélectionner les établissements dont les volumes de prescription de propofol, de diéthylamine (coupe-faim), etc., sont particulièrement élevés ou dont les stocks présentent des incohérences, puis mène, conjointement avec la police et les autorités sanitaires, des enquêtes ciblées et intensives sur les stupéfiants à usage médical.

Par le passé, même en cas de détection d'un simple oubli de déclaration au NIMS par le personnel ou d'une gestion défaillante des stocks, l'affaire se soldait souvent par une amende relativement légère ou une sanction administrative. Toutefois, à mesure que la criminalité liée aux stupéfiants s'impose comme un grave problème dans notre société, les autorités d'enquête considèrent désormais la gestion défaillante des hôpitaux non plus comme une négligence, mais sous l'angle du crime grave qu'est la violation de la loi sur la gestion des stupéfiants en vue d'un détournement illégal.

Il faut avant tout être vigilant à l'égard de la loi médicale révisée, entrée en vigueur en novembre 2023. Auparavant, la licence de médecin était révoquée en cas de condamnation à une peine d'emprisonnement avec sursis pour violation de la loi sur la gestion des stupéfiants ; désormais, les critères de sanction ont été considérablement renforcés, incluant nouvellement parmi les motifs d'incapacité le « sursis au prononcé d'une peine de réclusion ou plus », qui ne figurait pas dans l'ancienne loi.

En outre, le délai d'incapacité limitant la redélivrance après révocation de la licence a lui aussi été fortement allongé : 5 ans après la fin de l'exécution de la peine en cas de peine ferme, et 2 ans après l'expiration du délai de sursis en cas de peine avec sursis. Par conséquent, si l'on est renvoyé en jugement pour violation de la loi sur la gestion des stupéfiants et que l'on fait l'objet d'un verdict de culpabilité comme évoqué, non seulement la licence est immédiatement révoquée, mais cela entraîne aussi la conséquence fatale de ne pouvoir revenir sur le terrain médical pendant une longue période.

La première crise à laquelle on est confronté lorsqu'on devient la cible d'une telle enquête est le problème des incohérences de stock et des oublis de déclaration dans le NIMS. Dans un environnement de soins chargé, il arrive souvent, par erreur du personnel, que la quantité éliminée ne soit pas déclarée à temps ou que la quantité de stock restante diffère du registre ne serait-ce que de 1 à 2 mg. Les autorités d'enquête peuvent y voir un détournement illégal à but lucratif ou une manipulation intentionnelle en vue d'une administration privée.

L'hôpital doit donc démontrer clairement qu'il s'agissait non d'une intention, mais d'une négligence administrative. Le point de départ de la défense consiste à expliquer objectivement, en mobilisant tous les éléments — enregistrements de vidéosurveillance de la salle de préparation et du bloc opératoire, registre manuscrit d'élimination, déclarations du personnel sur le processus d'élimination des reliquats d'ampoules —, qu'aucun objectif illégal n'a pu intervenir.

Outre le problème de gestion des stocks, un autre point que les autorités d'enquête creusent avec acharnement est la surprescription de médicaments. On tend à affirmer que le directeur a délivré des prescriptions sans discernement tout en sachant que le patient abusait de médicaments amaigrissants ou d'anesthésiques hypnotiques en pratiquant ce qu'on appelle le nomadisme médical. Il faut alors éviter, en se laissant déstabiliser au cours de l'enquête, de faire hâtivement des déclarations tendant à reconnaître les charges.

Il est important d'argumenter et d'étayer logiquement, sous l'angle de la médecine clinique, que la prescription en cause était un acte médical normal fondé sur le dossier médical — degré des symptômes exprimés par le patient à l'époque, finalité thérapeutique, posologie appropriée selon les recommandations cliniques, etc.

Le moment le plus délicat dans le traitement de tous ces points de contentieux est la perquisition menée par surprise. Le fait, pour un membre du personnel soignant déstabilisé, de faire sous la pression des déclarations défavorables ou de modifier arbitrairement les dossiers et les données peut être considéré comme une destruction de preuves et faire même naître le risque d'une bascule vers une enquête sous détention. En particulier, la modification arbitraire d'un dossier médical constitue à elle seule un crime distinct de violation de la loi médicale.

Il faut donc vérifier avec précision l'étendue des objets saisissables mentionnés dans le mandat et réagir avec prudence. Les affaires de stupéfiants à usage médical exigent à la fois une expertise médicale pour décrypter des dossiers de soins complexes et une expertise pénale pour répondre à des enquêtes ciblées intensives. Si l'on devient la cible des autorités d'enquête ou que l'on est confronté à une perquisition surprise, il faut, dès le début de l'enquête, bénéficier de l'assistance d'un expert juridique et exercer méthodiquement ses droits de la défense afin de préserver son précieux hôpital et sa licence.

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