CONTENTS
- 1. Client ayant sollicité une assistance pour sa défense face à des sanctions pour infraction à la Loi sur les activités de télécommunications

- 2. Trois axes d’assistance pour la défense face aux sanctions pour infraction à la Loi sur les activités de télécommunications

- - 1. Éléments circonstanciels établissant l’absence de connaissance de l’infraction
- - 2. Absence de formation dispensée par l’opérateur sur la monétisation frauduleuse de téléphones mobiles
- - 3. Absence de contrepartie reçue
- 3. Résultat de la défense face aux sanctions pour infraction à la Loi sur les activités de télécommunications : « classement sans suite »

- 4. Quelles sont les peines d’emprisonnement avec travail et les amendes encourues pour infraction à la Loi sur les activités de télécommunications ?

- 5. Si une stratégie est nécessaire face aux sanctions pour infraction à la Loi sur les activités de télécommunications

1. Client ayant sollicité une assistance pour sa défense face à des sanctions pour infraction à la Loi sur les activités de télécommunications
Le client, qui avait sollicité une assistance afin d’éviter les sanctions encourues pour une infraction à la Loi sur les activités de télécommunications de la République de Corée, exploitait depuis plus de 10 ans un point de vente en qualité de gérant.
Toutefois, certains téléphones mobiles dont il avait ouvert les lignes pendant cette période ayant été utilisés pour commettre une escroquerie, il a fait l’objet d’une enquête.
Les autorités chargées de l’enquête le soupçonnaient, tout en sachant que ces téléphones seraient détournés au profit d’une opération dite de « monétisation frauduleuse de téléphones mobiles » menée par un réseau d’escroquerie par appels ou messages frauduleux, d’avoir lui-même ouvert les lignes correspondantes.
Il lui était plus précisément reproché d’avoir, tout en sachant que les membres du réseau utiliseraient les nouveaux téléphones pour obtenir des liquidités, ouvert les lignes de ces téléphones.
À l’issue de l’enquête de police, les soupçons visant le client avaient été retenus et le dossier avait été transmis au parquet.
Craignant de faire effectivement l’objet de sanctions, le client s’est adressé au Cabinet d'avocats Daeryun afin de solliciter une assistance.

2. Trois axes d’assistance pour la défense face aux sanctions pour infraction à la Loi sur les activités de télécommunications
Pour préparer la défense du client face aux sanctions encourues pour une infraction à la Loi sur les activités de télécommunications, l’avocat intervenant en matière pénale a établi avec précision les faits et élaboré une stratégie.
La question essentielle était celle de l’existence d’une intention, c’est-à-dire de savoir si le client avait ouvert les lignes tout en ayant connaissance de l’opération de monétisation frauduleuse de téléphones mobiles.
L’examen approfondi des éléments a permis de constater que le client n’avait aucune intention de participer à l’infraction. Les axes de défense permettant d’établir ce fait ont ensuite été définis.
| ⚖️ Règles juridiques relatives au dol éventuel et à la charge de la preuve |
| Les juridictions coréennes précisent qu’en matière pénale, en l’absence de « preuves strictes » ne laissant subsister aucun doute raisonnable, la décision doit être rendue en faveur de la personne poursuivie, même si des soupçons de culpabilité subsistent (arrêt 2010도14487 de la Cour suprême de la République de Corée). |
Autrement dit, aucune sanction ne peut être prononcée sans preuves certaines. Le Cabinet d'avocats Daeryun a donc procédé à un examen approfondi des faits et élaboré une stratégie de défense conformément au principe de la présomption d’innocence.

1. Éléments circonstanciels établissant l’absence de connaissance de l’infraction
Le client ne disposait d’aucun moyen de savoir que les téléphones seraient utilisés pour commettre une infraction ni d’aucun moyen de prévenir cette utilisation.
L’opérateur de télécommunications auprès duquel il travaillait permettait en effet à un abonné disposant déjà d’une ligne mobile d’en ouvrir d’autres, sans limitation quant à la valeur ou au type des téléphones supplémentaires.
Il était par ailleurs courant que les clients ouvrent des lignes supplémentaires pour un usage professionnel ou pour leurs enfants.
Surtout, le client n’avait ni le droit ni l’obligation de vérifier l’usage auquel les nouveaux téléphones achetés par les clients étaient destinés.
L’avocat en matière pénale a souligné ces éléments pour soutenir que le client n’avait aucune intention de participer à l’infraction.
2. Absence de formation dispensée par l’opérateur sur la monétisation frauduleuse de téléphones mobiles
Il était indiqué que les opérateurs de télécommunications dispensaient des formations visant à prévenir la monétisation frauduleuse de téléphones mobiles en raison des préjudices causés par ce type d’infraction. Le client n’avait toutefois jamais reçu une telle formation.
Il a donc été soutenu que la prévisibilité de l’infraction ne pouvait pas être appréciée en partant du principe qu’une telle formation avait été dispensée.
Le client n’avait ainsi pas même envisagé, à titre éventuel, que les téléphones dont il avait ouvert les lignes puissent être détournés au profit d’une opération de monétisation frauduleuse de téléphones mobiles.
3. Absence de contrepartie reçue
Le client s’était borné à ouvrir une ligne pour le client qui s’était présenté au point de vente, conformément aux directives commerciales applicables, et ignorait totalement l’existence de l’infraction.
Après l’ouverture de la ligne et la vente du téléphone, il avait uniquement perçu de la part du point de vente son salaire calculé en fonction de ses résultats. Il n’avait reçu aucune contrepartie liée à l’infraction.
Il a donc été soutenu que l’absence de tout versement illicite à titre de contrepartie établissait que le client n’avait ni l’intention ni le motif de participer à l’infraction.
3. Résultat de la défense face aux sanctions pour infraction à la Loi sur les activités de télécommunications : « classement sans suite »
La stratégie préparée pour défendre le client face aux sanctions encourues pour une infraction à la Loi sur les activités de télécommunications a conduit le parquet coréen à classer l’affaire sans suite.
Au regard de l’analyse juridique et des arguments présentés par le Cabinet d'avocats Daeryun, le parquet a notamment retenu les éléments suivants.
▶Caractère ordinaire des opérations d’ouverture de ligne
- Il était difficile de considérer que la personne mise en cause était intervenue dans l’ouverture des lignes de téléphonie mobile
▶Absence d’intention et de connaissance de l’infraction
- Il était difficile de considérer qu’il existait une obligation légale de vérifier la finalité de l’ouverture des lignes
- Il était difficile de considérer que le client avait eu le dol éventuel ou la connaissance de l’infraction nécessaire pour aider à commettre l’escroquerie
▶Absence de contrepartie illicite
- Aucune contrepartie n’avait effectivement été versée entre les utilisateurs des téléphones dont les lignes avaient été ouvertes et le client

4. Quelles sont les peines d’emprisonnement avec travail et les amendes encourues pour infraction à la Loi sur les activités de télécommunications ?
L’infraction à la Loi sur les activités de télécommunications est constituée lorsqu’un terminal de télécommunications mobiles est ouvert au nom d’un tiers sous condition de fournir ou de procurer des fonds, puis utilisé pour commettre une infraction.
Dans cette affaire, la police a considéré que le client avait procédé à l’ouverture des lignes tout en sachant que les téléphones seraient utilisés pour commettre une infraction, ce qui caractériserait un dol éventuel, puis elle a transmis le dossier au parquet.
Si l’infraction est constituée, les sanctions suivantes sont encourues au titre de la Loi sur les activités de télécommunications.
| Article 95-2 de la Loi sur les activités de télécommunications (sanctions) |
| Toute personne qui, en violation de l’article 32-4, paragraphe 1, point 1, ouvre au nom d’un tiers un terminal de télécommunications mobiles sous condition de fournir ou de procurer des fonds, puis utilise les services de télécommunications fournis à ce terminal ou l’emploie pour récupérer les fonds concernés, est passible d’une peine d’emprisonnement avec travail de 3 ans au plus ou d’une amende pénale de 100 000 000 wons sud-coréens au plus. |
5. Si une stratégie est nécessaire face aux sanctions pour infraction à la Loi sur les activités de télécommunications
Si vous êtes exposé à une mise en cause pour infraction à la Loi sur les activités de télécommunications de la République de Corée, une stratégie précise et adaptée à votre situation peut être nécessaire.
▶Préparation à l’enquête de police : simulations structurées des déclarations afin de prévenir les propos susceptibles de porter préjudice à la défense
▶Collecte et analyse des éléments de preuve essentiels : obtention de documents objectifs permettant d’établir l’absence d’intention
▶Réunion d’éléments utiles à la détermination de la peine : gestion approfondie des risques adaptée aux circonstances de l’affaire
▶Élaboration d’une défense argumentée : rédaction d’observations écrites susceptibles d’étayer la position présentée aux autorités chargées de l’enquête
Si vous êtes impliqué à tort dans une affaire pénale et éprouvez des difficultés à y faire face seul, vous pouvez solliciter l’assistance du Cabinet d'avocats Daeryun par l’intermédiaire de la page de 🔗prise de rendez-vous pour une consultation juridique.
Le Cabinet d'avocats Daeryun, classé 9e parmi les cabinets d’avocats de la République de Corée (sur la base des déclarations de TVA déposées auprès du Service national des impôts de la République de Corée pour l’année 25), mobilise une collaboration coordonnée entre professionnels du droit de différents domaines ainsi qu’une stratégie structurée afin d’accompagner ses clients dans leurs affaires juridiques.
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