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Domaines de pratique

Diffamation en ligne

La diffamation en ligne désigne le fait de porter atteinte à la réputation d’autrui en énonçant des faits véridiques ou mensongers dans l’intention de dénigrer cette personne sur Internet, les réseaux sociaux, les communautés en ligne ou tout autre espace numérique.

CONTENTS
  • 1. Diffamation en ligne | Définition
    • - Conditions de la diffamation en ligne
    • - Exemples de diffamation en ligne
    • - Sanctions applicables à la diffamation en ligne
    • - Aperçu de la législation applicable
  • 2. Diffamation en ligne | Demande de médiation d’un litige
    • - Procédure de médiation d’un litige
    • - Modalités de rédaction de la proposition de médiation
    • - Quels documents doivent obligatoirement accompagner une demande de médiation ?
  • 3. Diffamation en ligne | Si vous êtes mis en cause
    • - Accord transactionnel et collecte des éléments utiles à la détermination de la peine
    • - Points de vigilance lors d’une déclaration
  • 4. Diffamation en ligne | Si vous êtes victime
    • - Demande de suppression d’informations en cas de diffamation en ligne
    • - Modalités de la mesure provisoire
    • - Dépôt d’une demande de communication d’informations
    • - Plainte pénale
    • - Action civile
  • 5. Diffamation en ligne | Assistance d’un professionnel

1. Diffamation en ligne | Définition

Droit pénal, domaine d’intervention, définition et conditions de la diffamation en ligne

La diffamation en ligne désigne une atteinte à la réputation commise par Internet ou au moyen d’un support numérique.

Relèvent par exemple de la diffamation en ligne la publication ou la diffusion sur Internet d’informations mensongères ou de propos dénigrants portant atteinte à la réputation d’autrui.

Toutefois, contrairement à la diffamation ordinaire, le caractère public de l’acte peut être plus facilement reconnu en raison des particularités d’Internet, notamment dès la publication sur une communauté accessible à tous. Les éléments constitutifs de l’infraction peuvent donc être plus aisément réunis.

Conditions de la diffamation en ligne

① Intention de dénigrer une personne

② Utilisation d’un réseau d’information et de communication

③ Caractère public

④ Énonciation d’un fait véridique ou mensonger

⑤ Atteinte à la réputation

Exemples de diffamation en ligne

▷ Dénigrement : fait de tenir publiquement des propos défavorables sur autrui ou de chercher à le discréditer

▷ Divulgation : fait de diffuser un fait véridique ou mensonger concernant une faute ou un secret relatif à autrui

Atteinte à la vie privée  : fait notamment de révéler publiquement à d’autres personnes des éléments de la vie privée d’autrui

Sanctions applicables à la diffamation en ligne

Les commentaires malveillants, la diffusion de fausses informations et les propos dénigrants à l’égard d’autrui peuvent tous relever de la diffamation en ligne.

Un pseudonyme ou un identifiant utilisé dans un jeu peut également satisfaire à la condition permettant d’identifier la personne visée par une diffamation en ligne. Il convient donc d’en tenir compte.

Lorsque les éléments constitutifs de la diffamation en ligne sont réunis, l’auteur peut être sanctionné en vertu de la Loi pénale de la République de Corée ou de la Loi sur les réseaux d’information et de communication.

▶ Article 307 de la Loi pénale (diffamation)

Quiconque porte publiquement atteinte à la réputation d’une personne en énonçant un fait véridique

Peine maximale de 2 ans d’emprisonnement avec ou sans travail, ou amende pénale maximale de 5 000 000 de wons sud-coréens

Quiconque porte publiquement atteinte à la réputation d’une personne en énonçant un fait mensonger

Peine maximale de 5 ans d’emprisonnement avec travail, suspension des qualifications pendant 10 ans au maximum ou amende pénale maximale de 10 000 000 de wons sud-coréens

▶ Article 70 de la Loi sur les réseaux d’information et de communication

Quiconque porte publiquement atteinte à la réputation d’autrui par l’intermédiaire d’un réseau d’information et de communication en énonçant un fait véridique

Peine maximale de 3 ans d’emprisonnement avec travail ou amende pénale maximale de 30 000 000 de wons sud-coréens

Quiconque porte publiquement atteinte à la réputation d’autrui par l’intermédiaire d’un réseau d’information et de communication en énonçant un fait mensonger

Peine maximale de 7 ans d’emprisonnement avec travail, suspension des qualifications pendant 10 ans au maximum ou amende pénale maximale de 70 000 000 de wons sud-coréens

Aperçu de la législation applicable

La Loi sur les réseaux d’information et de communication prévoit, en matière de diffamation en ligne, la médiation des litiges, les demandes de suppression d’informations, les demandes de communication des données d’un utilisateur et la sanction de l’auteur, notamment.

Cette loi se caractérise par des sanctions plus lourdes que celles prévues par la Loi pénale. Même lorsque l’infraction de diffamation prévue par cette loi n’est pas constituée, les faits peuvent, selon les circonstances, être sanctionnés au titre de l’infraction de diffamation ou de l’infraction d’injure prévues par la Loi pénale.

2. Diffamation en ligne | Demande de médiation d’un litige

Droit pénal, domaine d’intervention, sanctions et peines applicables à la diffamation en ligne

Une demande de médiation relative à un litige de diffamation en ligne est traitée selon la procédure suivante.

Procédure de médiation d’un litige

① La demande de médiation du litige est enregistrée.

→ Le demandeur doit soumettre au comité d’examen une demande de médiation d’un litige de diffamation, accompagnée des éléments de preuve pertinents.

② Les faits relatifs au contenu enregistré sont examinés.

→ Le comité d’examen peut procéder à cet examen selon les méthodes suivantes.

▷ Audition des déclarations des parties, collecte des documents explicatifs et des éléments de preuve fournis par celles-ci, consultation d’experts ou audition de témoins de référence, collecte de documents pertinents au moyen de demandes de renseignements sur les faits ou de transmission de documents, visite des lieux, enregistrement vidéo ou toute autre méthode appropriée

③ Un accord préalable à la médiation est recommandé aux parties.

→ Si les parties acceptent la proposition d’accord préalable à la médiation, elles doivent apposer leur nom et leur sceau ou leur signature sur le formulaire d’acceptation, puis le soumettre au comité d’examen en main propre, par courrier postal, par courrier électronique ou par télécopie.

④ La section de médiation des litiges de diffamation examine l’opportunité d’une médiation.

⑤ La médiation est refusée ou une proposition de médiation est présentée.

→ Le comité d’examen peut refuser la médiation et clore l’affaire dans l’un des cas suivants.

▷ La partie a demandé la médiation dans un but illégitime

▷ La nature du litige rend la médiation par la section inappropriée

▷ Les deux parties ou l’une d’elles indiquent clairement qu’elles n’entendent pas participer à la médiation, ou leur comportement permet de considérer qu’elles n’y participent pas effectivement

→ Si l’une des parties engage une action en justice pendant la procédure de médiation, le comité d’examen doit interrompre cette procédure et en informer les parties.

⑥ L’assemblée plénière du comité adopte définitivement la proposition de médiation.

→ Le comité d’examen peut rejeter la demande si les faits ne portent pas atteinte aux droits d’autrui, notamment à sa réputation, ou si les éléments établissant l’atteinte alléguée sont insuffisants.

⑦ Le litige prend fin lorsque la médiation aboutit.

Modalités de rédaction de la proposition de médiation

Lorsque le comité d’examen adopte une proposition de médiation, il doit établir un document comportant les mentions suivantes.

▷ Numéro de l’affaire

▷ Intitulé de l’affaire

▷ Nom ou dénomination et adresse des parties

▷ Contenu de la décision de médiation

▷ Motifs de la décision de médiation

▷ Date d’établissement

Quels documents doivent obligatoirement accompagner une demande de médiation ?

Personne physique

▶ Si le demandeur agit personnellement

-Copie de la pièce d’identité du demandeur

▶ Si la demande est présentée par un mandataire

- Copie de la pièce d’identité du demandeur

- Copie de la pièce d’identité du mandataire (copie de la carte professionnelle s’il s’agit d’un avocat)

- Procuration aux fins de médiation

- Documents établissant le mandat

Organisation

▶ Demande présentée par le représentant

- Copie de la pièce d’identité du demandeur (représentant)

- Copie du certificat d’immatriculation de l’entreprise (ou du certificat portant le numéro d’identification propre)

- Copie de l’extrait du registre de la personne morale (s’il s’agit d’une personne morale)

▶ Demande présentée par un mandataire

- Copie de la pièce d’identité du demandeur (représentant)

- Copie du certificat d’immatriculation de l’entreprise (ou du certificat portant le numéro d’identification propre)

- Copie de l’extrait du registre de la personne morale (s’il s’agit d’une personne morale)

- Copie de la pièce d’identité du mandataire (copie de la carte professionnelle s’il s’agit d’un avocat)

- Procuration aux fins de médiation

- Documents établissant le mandat

3. Diffamation en ligne | Si vous êtes mis en cause

La diffamation en ligne est une infraction dans laquelle les jeunes peuvent également être facilement impliqués.

Même un commentaire ou une publication laissé anonymement en ligne peut donner lieu à une enquête de police et à une sanction pénale s’il visait à dénigrer autrui.

Une demande de dommages-intérêts peut également être formée au civil et entraîner une responsabilité financière. Une réponse juridique professionnelle et adaptée peut donc être nécessaire.

Accord transactionnel et collecte des éléments utiles à la détermination de la peine

Dans une affaire de diffamation en ligne, l’accord transactionnel avec la victime peut avoir une incidence importante sur la peine.


Un accord amiable avec la victime peut être pris en compte en faveur d’un classement sans suite par le parquet coréen ou d’une réduction de la peine. La déclaration de la victime indiquant qu’elle ne souhaite pas que l’auteur soit sanctionné constitue également un élément important pour la détermination de la peine.


La préparation préalable d’une proposition d’indemnisation réaliste, d’une lettre d’excuses sincères, d’une déclaration de repentir et d’un plan exposant les mesures destinées à prévenir toute récidive peut être importante pour solliciter la clémence.

Points de vigilance lors d’une déclaration

Tout mensonge formulé par le suspect au cours de son audition peut être retenu comme une circonstance défavorable. Il est donc important de faire des déclarations fondées sur les faits.


En outre, ses déclarations pouvant être utilisées comme éléments de preuve, il a le droit de ne pas formuler de déclaration susceptible de lui être défavorable et bénéficie du droit de garder le silence.

Il peut également être utile de préparer sa réponse avant l’audition en consultant un avocat disposant des compétences nécessaires.

4. Diffamation en ligne | Si vous êtes victime

La victime d’une diffamation en ligne peut engager des démarches juridiques afin de protéger sa réputation contre de fausses informations diffusées sur Internet.


Elle peut ainsi faire valoir ses droits par différents moyens, notamment en demandant la suppression des informations, en déposant une plainte pénale ou en formant une demande de dommages-intérêts.

Demande de suppression d’informations en cas de diffamation en ligne

Lorsque des informations rendues publiques par l’intermédiaire d’un réseau d’information et de communication portent atteinte aux droits d’autrui, notamment à sa réputation, la victime peut exposer cette atteinte au fournisseur de services d’information et de communication ayant traité les informations concernées et lui demander leur suppression ou la publication d’un droit de réponse. (article 44-2, paragraphe 1, de la « Loi de la République de Corée sur les réseaux d’information et de communication »)

Modalités de la mesure provisoire

Même lorsqu’une demande de suppression lui est adressée, un fournisseur de services d’information et de communication peut prendre une « mesure provisoire » bloquant temporairement l’accès aux informations concernées si l’existence d’une atteinte aux droits n’est pas clairement établie ou si un litige entre les parties est prévisible.

Durée de la mesure provisoire : 30 jours

Dépôt d’une demande de communication d’informations

Toute personne estimant que des informations publiées par un utilisateur ont porté atteinte à ses droits, notamment à sa réputation, peut établir les faits concernés puis demander à la section de médiation des litiges de diffamation la communication des informations relatives à l’auteur présumé afin d’engager une action civile ou pénale.

▷ Nom

▷ Adresse

▷ Autres informations relatives à l’utilisateur concerné, notamment ses coordonnées, que la section estime nécessaires à l’engagement d’une action civile ou pénale

Plainte pénale

En principe, la plainte pénale doit être déposée auprès du service d’enquête compétent pour le domicile, la résidence ou le lieu où se trouve actuellement la personne visée par la plainte, ou pour le lieu de commission de l’infraction.

Toutefois, si un dépôt en personne est difficile, la plainte peut être transmise par courrier ou par l’intermédiaire d’un mandataire. La procuration du plaignant et son certificat de sceau personnel doivent alors être joints.

Action civile

La victime d’une diffamation en ligne peut, en vertu de la Loi civile de la République de Corée, demander réparation au suspect ou à toute autre personne responsable du préjudice qu’elle a subi.

En cas d’atteinte à la réputation d’autrui, le tribunal peut, à la demande de la victime, ordonner une mesure appropriée au rétablissement de sa réputation, soit en plus des dommages-intérêts, soit indépendamment de ceux-ci.

Le droit de demander des dommages-intérêts au titre d’un fait dommageable s’éteint si la victime ou son représentant légal ne l’exerce pas dans les 3 ans suivant la date à laquelle il a eu connaissance du préjudice et de son auteur. Il s’éteint également par prescription 10 ans après la date de survenance du fait dommageable.

5. Diffamation en ligne | Assistance d’un professionnel

Domaine d’intervention, nécessité de l’assistance d’un avocat pénaliste en matière de diffamation en ligne

Une affaire de diffamation en ligne peut entraîner des conséquences juridiques importantes tant pour la personne mise en cause que pour la victime. La réponse apportée dès le début de l’affaire revêt donc une grande importance.

Si vous êtes désigné comme suspect, il peut être nécessaire d’établir précisément les faits, de réunir les éléments favorables et d’examiner la possibilité d’un accord. Une réponse imprudente peut entraîner une sanction pénale ou une condamnation civile à des dommages-intérêts.

À l’inverse, la victime doit envisager les démarches nécessaires au rétablissement de sa réputation, notamment une demande de suppression des informations, l’identification de l’auteur, la préparation d’une plainte pénale et une demande de dommages-intérêts.

Il est recommandé de tenir compte des points de vigilance exposés ci-dessus afin d’éviter qu’un simple malentendu n’entraîne des conséquences défavorables importantes.

Si vous avez besoin de l’assistance d’un avocat pénaliste pour préparer votre réponse, vous pouvez solliciter un avocat pénaliste du Cabinet d’avocats Daeryun.

Le cabinet compte des avocats inscrits auprès de l’Association du barreau coréen en qualité de spécialistes du droit pénal ainsi que des avocats pénalistes qui peuvent contribuer à l’élaboration d’une réponse adaptée.

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