CONTENTS
- 1. Divorce à un âge avancé | Notion

- - Principaux motifs du divorce à un âge avancé
- 2. Divorce à un âge avancé | Déroulement

- - Divorce par consentement mutuel
- - Divorce judiciaire
- - Déclaration du divorce auprès de l’autorité administrative
- 3. Divorce à un âge avancé | Partage des biens et indemnisation du préjudice moral

- - Partage des biens
- - Partage des biens du conjoint au foyer
- - Indemnisation du préjudice moral
- 4. Divorce à un âge avancé | Questions relatives aux pensions et à la succession

- - Demande de partage de la pension nationale coréenne
- - Perte des droits successoraux
- 5. Divorce à un âge avancé | Liste de vérification

- - Préparer un divorce à un âge avancé
1. Divorce à un âge avancé | Notion

Le divorce à un âge avancé désigne principalement le cas où un couple d’âge moyen ou avancé, généralement âgé de 50 ans ou plus, choisit de divorcer après que tous ses enfants ont grandi.
L’expression « crépuscule de la vie » désigne littéralement une période correspondant au soir de l’existence. Le divorce à cet âge est ainsi désigné par cette expression d’usage social.
Principaux motifs du divorce à un âge avancé
L’augmentation du nombre de divorces à un âge avancé s’explique notamment par les raisons suivantes.
② Possibilité accrue d’acquérir une indépendance financière (en particulier du fait d’une participation plus importante des femmes à la vie professionnelle)
③ Allongement de l’espérance de vie
→ Désir accru de vivre de manière indépendante les « 30 à 40 années restantes »
④ Recul de la conception traditionnelle du mariage et évolution du regard social sur le divorce
⑤ Apparition, après la retraite, de divergences relatives au mode de vie et aux valeurs
Dans les faits, le divorce à un âge avancé résulte souvent d’un sentiment d’isolement psychologique, tel que des « différences de caractère », une « rupture de la communication » ou un « éloignement affectif », en plus des motifs traditionnels de divorce comme l’infidélité ou les violences domestiques commises par l’un des époux.
2. Divorce à un âge avancé | Déroulement

Comme tout divorce, le divorce à un âge avancé peut prendre la forme d’un divorce par consentement mutuel ou d’un divorce judiciaire.
Divorce par consentement mutuel
Lorsque les époux sont convenus de divorcer, le divorce produit ses effets après confirmation de leur volonté de divorcer par le tribunal de la famille de la République de Corée et déclaration du divorce auprès de l’autorité administrative.
Pour faire confirmer leur volonté de divorcer par le tribunal de la famille, les époux doivent préparer et déposer les documents suivants.
Documents requis pour demander la confirmation de la volonté de divorcer
(les signatures et les sceaux des deux époux et de 2 témoins majeurs sont requis)
② 1 exemplaire du certificat de relations familiales et du certificat de mariage de chacun des époux
③ En présence d’enfants mineurs
- 1 exemplaire de l’accord relatif au titulaire de l’autorité parentale, aux modalités de garde, etc., accompagné de 2 copies
- ou 3 exemplaires de la copie authentique de la décision du tribunal de la famille et du certificat attestant son caractère définitif
Toutefois, un divorce à un âge avancé implique souvent des questions patrimoniales, successorales et de retraite liées à la longue durée du mariage. Ces questions peuvent nécessiter un règlement juridique allant au-delà d’un simple accord.
Divorce judiciaire
Lorsque l’un des époux ne souhaite pas divorcer ou qu’il existe un motif imputable à l’un d’eux, tel qu’une infidélité, des violences physiques ou un abandon économique, une demande de divorce judiciaire peut être présentée au tribunal de la famille.
Motifs permettant le prononcé d’un divorce judiciaire (article 840 de la Loi civile de la République de Corée)
② Abandon de mauvaise foi
③ Traitement gravement injuste infligé par le conjoint ou un ascendant direct de celui-ci
④ Traitement injuste infligé à un ascendant direct de l’époux demandeur
⑤ Absence de nouvelles permettant de savoir si le conjoint est vivant ou décédé pendant 3 ans ou plus
⑥ Tout autre motif grave rendant difficile la poursuite du mariage
Les documents suivants doivent être préparés pour engager une procédure de divorce judiciaire.
Documents requis pour demander un divorce judiciaire
• Certificat de mariage de chacun des époux
• Copie du registre de résidence de chacun des époux
• Certificat de relations familiales de chacun des époux
• Certificat d’état civil de base et certificat de relations familiales des enfants mineurs
• Toute autre pièce justificative
Déclaration du divorce auprès de l’autorité administrative
Le divorce ne produit pas ses effets par la seule confirmation ou décision du tribunal. La relation matrimoniale ne prend juridiquement fin qu’après la déclaration du divorce.
En cas de divorce par consentement mutuel
L’un des époux doit, dans un délai de 3 mois à compter de la délivrance de la copie du certificat judiciaire confirmant la volonté de divorcer, déposer ce document avec la déclaration de divorce auprès de l’autorité compétente du lieu d’enregistrement de référence ou du domicile (mairie, bureau d’arrondissement ou bureau administratif d’eup ou de myeon).
: dans les 3 mois suivant la délivrance de la copie du certificat confirmant la volonté de divorcer
∙ Documents requis
- 1 exemplaire de la déclaration de divorce
- 1 exemplaire du certificat délivré par le tribunal
- Carte d’enregistrement de résident et sceau du déclarant
∙ En l’absence de déclaration
: perte d’effet de la confirmation judiciaire
En cas de divorce judiciaire
Le divorce ne produit ses effets qu’après avoir été déclaré à l’autorité administrative dans un délai de 1 mois à compter de la date à laquelle le jugement de divorce est devenu définitif.
: dans un délai de 1 mois à compter de la date à laquelle la décision est devenue définitive
∙ Documents requis
- Déclaration de divorce
- Copie de la décision judiciaire et certificat attestant son caractère définitif
∙ En l’absence de déclaration
: le divorce ne produit pas ses effets
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Articles connexes
3. Divorce à un âge avancé | Partage des biens et indemnisation du préjudice moral

Dans le cadre d’un divorce à un âge avancé, le partage des biens constitués pendant une longue période revêt une importance centrale.
En outre, lorsqu’une faute est imputable au conjoint, une indemnisation du préjudice moral peut être demandée séparément.
Partage des biens
Il est possible de demander le partage des biens détenus conjointement ou au seul nom du conjoint.
En outre, les indemnités de départ, les pensions et les revenus professionnels, ainsi que les autres biens constitués pendant le mariage, peuvent tous faire l’objet du partage des biens.
Ce partage doit tenir compte d’un ensemble de facteurs, notamment de la contribution de chacun à la constitution du patrimoine, de la durée du mariage et des conditions dans lesquelles les enfants ont été élevés.
À défaut d’accord sur le partage des biens, une demande peut être présentée dans un délai de 2 ans à compter de la date du divorce (article 839-2 de la Loi civile de la République de Corée).
Partage des biens du conjoint au foyer
Le conjoint au foyer peut également voir sa contribution légitime reconnue dans le cadre du partage des biens.
Même s’il n’a pas exercé d’activité professionnelle pendant le mariage, le fait d’avoir assumé les tâches ménagères et l’éducation des enfants, contribuant ainsi au maintien de l’économie familiale, est clairement considéré comme une contribution à la constitution du patrimoine.
Décision 93스6 du 11 mai 1993 de la Cour suprême de la République de Corée
Dans les affaires de divorce à un âge avancé, même lorsqu’un seul conjoint a perçu les revenus, la contribution durable du conjoint au foyer est souvent reconnue et donne lieu à un partage des biens largement équilibré.
Éléments de preuve de la contribution du conjoint au foyer
∙ Documents relatifs au logement occupé pendant une longue période (contrats de jeonse ou de location mensuelle, justificatifs de paiement des charges, etc.)
∙ Déclarations relatives aux tâches ménagères et au soutien apporté au conjoint (déclarations de l’intéressé, des enfants, de connaissances, etc.)
∙ Circonstances attestant le soutien à l’activité économique du conjoint (ancienneté professionnelle, déménagement de la famille à la suite d’un changement d’emploi ou d’une mutation, etc.)
∙ Concordance entre la durée du mariage et la période de constitution du patrimoine
∙ Gestion des frais de subsistance et relevés des dépenses (livre de comptes du ménage, relevés de carte, relevés des opérations bancaires, etc.)
Indemnisation du préjudice moral
Lorsqu’une faute imputable à l’autre conjoint, telle qu’une infidélité, des violences physiques ou un abandon, est reconnue, une indemnisation du préjudice moral peut être demandée au titre de la réparation du dommage moral subi (articles 806 et 843 de la Loi civile de la République de Corée).
La demande doit alors être présentée dans un délai de 3 ans à compter du jour où le dommage et son auteur ont été connus. Passé ce délai, le droit d’agir s’éteint (article 766 de la Loi civile de la République de Corée).
Éléments de preuve à produire à l’appui d’une demande d’indemnisation du préjudice moral
: SMS, conversations par messagerie, photographies et vidéos, reçus d’hébergement, rapports d’enquêteur privé, déclaration de la personne ayant eu une relation adultère avec le conjoint, etc.
∙ Preuves de violences physiques
: certificat médical, dossier de soins hospitaliers, photographies des blessures, relevé des signalements à la police, témoignages de personnes présentes, etc.
∙ Preuves d’un abandon économique
: éléments attestant l’absence de versement des frais de subsistance, relevés de compte, justificatifs d’impayés de charges, preuve du non-paiement de la pension alimentaire pour les enfants, etc.
∙ Preuves de conflits familiaux et d’un préjudice psychologique
: dossiers de consultation psychologique, dossiers de soins psychiatriques, journal personnel, déclaration de la victime, etc.
∙ Tout autre indice susceptible d’étayer la responsabilité dans la rupture du mariage
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4. Divorce à un âge avancé | Questions relatives aux pensions et à la succession

Dans le cadre d’un divorce à un âge avancé, les questions de pension et de succession entre les époux occupent une place centrale, davantage que celles concernant les enfants.
Demande de partage de la pension nationale coréenne
Lorsque le conjoint a cotisé au régime national de retraite de la République de Corée pendant le mariage, le partage de la pension peut être demandé lors du divorce.
Conditions d’ouverture du droit à une pension partagée
② Les époux doivent être divorcés
③ L’ancien conjoint doit être titulaire du droit à une pension de vieillesse
④ Le bénéficiaire de la pension partagée doit avoir atteint l’âge d’ouverture du droit correspondant à son année de naissance
Perte des droits successoraux
Le divorce mettant juridiquement fin au mariage, les ex-époux ne disposent plus de droits successoraux l’un envers l’autre.
Lors d’un divorce à un âge avancé, il peut donc être nécessaire d’aménager le partage au moyen d’une donation préalable ou d’un testament.
Articles connexes
5. Divorce à un âge avancé | Liste de vérification

Le divorce à un âge avancé implique souvent un ensemble complexe d’intérêts liés non seulement aux conflits affectifs, mais aussi au patrimoine, à la succession, aux conditions de vie après la retraite, à la santé et aux relations avec les enfants.
Il convient d’examiner préalablement les éléments ci-dessous afin de préparer la procédure de divorce dans des conditions plus stables.
Élément | Détails |
Détermination des causes de la rupture du mariage | Vérifier si le motif de divorce constitue un « motif légitime » |
Organisation du patrimoine | Élaborer un projet de partage des biens constitués pendant le mariage |
Collecte des preuves | Préparer les preuves relatives aux motifs de divorce judiciaire, tels que l’infidélité ou les violences |
Mesures de protection de la personne | Préparer des mesures provisoires, telles qu’une interdiction d’approcher ou une limitation du droit de visite des enfants |
Préservation des conditions de vie | Planifier le logement, les frais de subsistance, l’assistance médicale et les autres aspects de la vie après le divorce |
Vérification des questions de succession et de pension | Vérifier notamment la possibilité de demander le partage de la pension nationale coréenne du conjoint et l’éligibilité à une pension de réversion |
Préparer un divorce à un âge avancé
Le cabinet compte plusieurs avocats intervenant dans ce domaine et disposant d’une expérience moyenne d’au moins 10 ans. Ils élaborent une stratégie adaptée au mode de divorce envisagé.
En particulier, lorsqu’un partage complexe des biens est à prévoir en raison de la longue durée du mariage, le cabinet collabore avec des fiscalistes, des experts-comptables et des professionnels juridiques coréens appelés beommusa afin de fournir une assistance juridique pluridisciplinaire portant notamment sur le partage des biens, les pensions et la succession.
Si vous envisagez un divorce à un âge avancé ou rencontrez des difficultés liées notamment au partage des biens ou à une demande d’indemnisation du préjudice moral, vous pouvez solliciter l’avis d’un avocat intervenant en matière de divorce.












