CONTENTS
- 1. Viol au sens du droit pénal coréen (agression sexuelle) | notion et peines encourues

- - Peines encourues
- - Lignes directrices de détermination de la peine
- - Facteurs d’atténuation et d’aggravation (facteurs de détermination de la peine)
- 2. Viol au sens du droit pénal coréen (agression sexuelle) | principales formes

- - 4 types
- 3. Viol au sens du droit pénal coréen (agression sexuelle) | moyens de réponse

- - Réponse du point de vue de la personne mise en cause
- - Réponse du point de vue de la victime
- 4. Viol au sens du droit pénal coréen (agression sexuelle) | points essentiels de la défense en pratique

- - Viol au sens du droit pénal coréen (agression sexuelle) | recours à une assistance juridique
1. Viol au sens du droit pénal coréen (agression sexuelle) | notion et peines encourues

Le viol au sens du droit pénal coréen (agression sexuelle) est constitué lorsqu’un rapport sexuel est imposé contre la volonté d’une personne au moyen de violences physiques ou de menaces.
La Loi pénale de la République de Corée distingue notamment le viol simple, le viol commis en profitant de l’incapacité de résistance de la victime, l’agression sexuelle assimilée au viol et le viol associé à un vol avec violence, et prévoit des peines différentes selon les actes.
L’objet de cette infraction étant une personne, aucune distinction n’est faite selon le sexe. Lorsque la victime est un enfant ou un adolescent, une peine aggravée peut être prononcée.
Il existe également des dispositions réprimant la tentative ainsi que des formes particulières de l’infraction. Il convient donc d’établir précisément le déroulement et les faits propres à chaque affaire.
Peines encourues
Le viol au sens du droit pénal coréen (agression sexuelle) est passible d’un emprisonnement à durée déterminée d’au moins 3 ans.
Cette infraction est considérée comme grave et l’octroi d’un sursis à l’exécution de la peine est difficile. Selon les circonstances, une peine aggravée peut s’appliquer notamment en cas de viol suivi d’un homicide, de viol ayant entraîné la mort ou d’infraction commise contre un mineur.
| Viol au sens du droit pénal coréen | Emprisonnement à durée déterminée d’au moins 3 ans |
| Viol commis en profitant de l’incapacité de résistance de la victime au sens du droit pénal coréen | |
| Agression sexuelle assimilée au viol | Emprisonnement à durée déterminée d’au moins 2 ans |
| Viol associé à un vol avec violence | Réclusion à perpétuité ou emprisonnement d’au moins 10 ans (selon les actes) |
| Viol ayant entraîné des blessures | |
| Viol ayant entraîné la mort | Peine de mort, réclusion à perpétuité ou emprisonnement d’au moins 10 ans (selon les actes) |
Lignes directrices de détermination de la peine
Examinons les lignes directrices de détermination de la peine applicables au viol.
▶ Viol au sens du droit pénal coréen (victime âgée d’au moins 13 ans)
Catégorie | Type d’infraction | Fourchette atténuée | Fourchette de base | Fourchette aggravée |
1 | Viol simple | De 1 an et 6 mois à 3 ans | De 1 an et 6 mois à 3 ans | De 4 ans à 7 ans |
2 | Viol sur adolescent | De 2 ans et 6 mois à 5 ans | De 4 ans à 7 ans | De 6 ans à 9 ans |
3 | Viol commis par un membre de la famille, avec violation de domicile ou dans des circonstances spéciales | De 3 ans et 6 mois à 6 ans | De 5 ans à 8 ans | De 7 ans à 10 ans |
4 | Viol associé à un vol avec violence | De 5 ans à 9 ans | De 8 ans à 12 ans | De 10 ans à 15 ans |
※ L’agression sexuelle assimilée au viol commise contre une personne majeure relève de la catégorie 1. Les limites supérieure et inférieure de la fourchette de peine sont alors ramenées aux deux tiers.
※ Le rapport sexuel obtenu d’un adolescent par ruse ou contrainte ainsi que les actes sexuels assimilés relèvent de la catégorie 2.
▶ Critères d’aggravation de la peine en cas de récidive
Lorsqu’il s’agit d’une infraction violente spécifique, notamment en cas de récidive, les limites supérieure et inférieure de la fourchette de peine sont multipliées par 1,5.
Des critères plus sévères que ceux applicables à une récidive ordinaire concernant une infraction de même nature sont retenus.
Les mêmes critères s’appliquent au viol associé à un vol avec violence.
Facteurs d’atténuation et d’aggravation (facteurs de détermination de la peine)
▶ Facteurs d’aggravation
1. Motifs particuliers d’aggravation
-Recours à des méthodes sadiques ou perverses
-Répétition des faits à l’encontre de plusieurs victimes
-Situation rendant la résistance particulièrement difficile pour la victime
-Viol avec violation de domicile, viol commis dans des circonstances spéciales, etc.
-Viol commis par un membre de la famille ou viol collectif
-Grossesse de la victime
-Incitation d’autrui à commettre un viol par une personne exerçant une autorité
2. Motifs généraux d’aggravation
-Infraction préméditée
-Multiples rapports sexuels imposés dans une même situation
-Infraction commise pour un motif particulièrement répréhensible
-Infraction commise après avoir provoqué une altération des facultés mentales ou physiques de la victime
-Infraction visant un adolescent ou un membre de la famille
-Exploitation d’une relation personnelle de confiance
-Antécédents d’infractions sexuelles similaires
-La commission des faits en état d’ivresse sous l’effet de l’alcool ou de substances est également retenue comme facteur d’aggravation et non d’atténuation
▶ Facteurs d’atténuation
1. Motifs particuliers d’atténuation
-Circonstances particulières telles qu’un handicap auditif ou un trouble du langage
-Altération des facultés mentales non imputable à l’intéressé
-Présentation spontanée aux autorités
-Absence de volonté de la victime de voir l’auteur sanctionné
-Absence d’antécédents de sanction pénale
-Remords sincères
-Réparation substantielle du préjudice
2. Motifs généraux d’atténuation
-Participation passive à l’infraction
-Commission des faits sous l’influence de la contrainte, de menaces ou d’un tiers
-Le fait d’avoir été sous l’emprise de l’alcool sans altération des facultés mentales ne constitue pas un motif d’atténuation
▶ Critères particuliers applicables aux infractions sexuelles commises sous l’effet de l’alcool ou de substances
Lorsqu’un viol ou une agression sexuelle est commis sous l’effet de l’alcool ou de substances, les critères suivants s’appliquent.
-Lorsque l’auteur s’est volontairement placé en état d’ivresse pour commettre ou dissimuler l’infraction :
La peine est appréciée plus sévèrement, indépendamment de l’existence d’une altération des facultés mentales.
-En l’absence d’intention initiale de commettre l’infraction, lorsque l’état de l’auteur ou ses expériences antérieures permettaient néanmoins de prévoir suffisamment le risque :
Aucune atténuation n’est appliquée, indépendamment de l’existence d’une altération des facultés mentales.
2. Viol au sens du droit pénal coréen (agression sexuelle) | principales formes
Examinons les principales formes de viol au sens du droit pénal coréen (agression sexuelle).
4 types
1. Viol dans le cadre d’une relation amoureuse
Il s’agit d’un cas dans lequel une relation amoureuse ou une relation de connaissance est exploitée et où un rapport sexuel est imposé malgré le refus clair de la victime.
2. Viol commis en profitant de l’incapacité de résistance d’une personne en état d’ivresse
Lorsqu’un rapport sexuel est imposé à une personne privée de ses facultés mentales ou incapable de résister, la question porte sur le point de savoir si l’état d’ivresse empêchait la victime d’exprimer sa volonté.
3. Agression sexuelle sur le lieu de travail ou fondée sur une relation de pouvoir
Lorsque la position d’un supérieur hiérarchique, d’un enseignant ou d’un entraîneur est utilisée pour rendre la résistance difficile, les faits peuvent être reconnus comme un viol.
4. Affaire survenue après avoir partagé un hébergement ou s’être rendu ensemble dans un motel
La question principale est de savoir si « la relation était consentie ». Les indices circonstanciels indirects, tels que les messages écrits, les échanges KakaoTalk, les images de vidéosurveillance et les enregistrements de conversations, jouent un rôle essentiel.
3. Viol au sens du droit pénal coréen (agression sexuelle) | moyens de réponse

Examinons les moyens de répondre à une affaire de viol au sens du droit pénal coréen (agression sexuelle).
Réponse du point de vue de la personne mise en cause
Examinons les moyens de répondre à une affaire de viol au sens du droit pénal coréen (agression sexuelle) du point de vue de la personne mise en cause.
▶ Éviter toute reconnaissance ou négation inconditionnelle
Reconnaître systématiquement les faits lors d’un interrogatoire de police alors que l’on se trouve dans un état de vulnérabilité psychologique peut constituer par la suite une déclaration défavorable dans le cadre du débat juridique.
Dans les affaires d’infractions sexuelles en particulier, une enquête peut être ouverte sur la seule déclaration de la victime. Les déclarations de la personne mise en cause constituent un élément essentiel pour apprécier non seulement l’existence des faits reprochés, mais aussi leur caractère intentionnel et la question du consentement.
À l’inverse, une négation systématique contraire aux faits présente également des risques.
Si, au cours de l’enquête ou du procès, les preuves objectives contredisent manifestement les déclarations de la personne mise en cause, la crédibilité de l’ensemble de ses déclarations peut s’en trouver réduite et cela peut constituer un motif d’aggravation de la peine.
Plutôt que de tout reconnaître ou de tout nier, il importe donc de reconstituer précisément les faits et de les expliquer de manière cohérente dans la limite de ses souvenirs.
Avant de faire une déclaration, il convient de comprendre suffisamment les éléments constitutifs du « viol » en droit coréen ainsi que les points susceptibles de faire l’objet d’un débat.
L’assistance d’un avocat intervenant en matière d’infractions sexuelles peut être utile dès les premières étapes de l’enquête.
▶ Collecte et conservation des preuves
-Messages écrits et conversations KakaoTalk échangés le jour des faits
-Images de vidéosurveillance d’un motel, d’un bar ou d’un autre lieu
-Enregistrements d’appels et éléments montrant les initiatives ou le comportement volontaire de la victime
Ces preuves peuvent être importantes pour établir que la relation était consentie.
▶ Cohérence des déclarations
Dans les affaires de viol, la déclaration de la victime constitue souvent un élément de preuve essentiel. La cohérence des déclarations de la personne mise en cause représente donc un point central de la défense.
Une contradiction entre les déclarations faites au début de l’enquête et celles faites devant le tribunal peut conduire à une appréciation défavorable.
▶ Examen de la possibilité d’un accord transactionnel
En droit coréen, les infractions sexuelles ne relèvent plus de la catégorie des infractions non punissables lorsque la victime s’oppose aux poursuites. Un accord transactionnel avec la victime peut néanmoins constituer un élément important pour l’atténuation de la peine ou une décision du parquet coréen de classer l’affaire sans suite.
La victime refusant fréquemment un accord pénal, la faisabilité de cette démarche doit toutefois être examinée avec prudence.
-Vérifier, avant toute déclaration à la police, que le droit de garder le silence et le droit à l’assistance d’un avocat ont été notifiés
-Comprendre clairement les éléments constitutifs du « viol » en droit coréen et éviter les formulations susceptibles d’être défavorables
-Préparer par écrit, dans l’ordre chronologique, les échanges avec la victime et l’évolution de la relation
-La suppression de données numériques peut être interprétée à tort comme une destruction de preuves
Réponse du point de vue de la victime
Examinons les moyens de répondre à une affaire de viol au sens du droit pénal coréen (agression sexuelle) du point de vue de la victime.
▶ Déclaration rapide et conservation des preuves
-Signalement à la police et déclaration peu après les faits
-Dossiers médicaux (gynécologie-obstétrique, urgences)
-Historique des consultations psychologiques
-Conservation des vêtements portés au moment des faits et du téléphone portable
Ces éléments doivent être préservés jusqu’aux constatations de la police. Un signalement tardif peut réduire la crédibilité accordée à la déclaration de la victime.
▶ Précision et cohérence des déclarations
-Pour se préparer aux questions répétées au cours de l’enquête, il convient d’organiser l’ordre des déclarations et d’en connaître les éléments essentiels. Les formulations contraires aux faits ou les descriptions exagérées pouvant fournir des arguments à la partie adverse, la prudence est requise.
▶ Prévention de la victimisation secondaire
-Lorsque des tentatives de persuasion, des menaces ou des représailles de l’auteur ou de son entourage sont prévisibles, il est possible de demander, au moyen d’une requête en ordonnance de protection des victimes de violences sexuelles, des mesures provisoires telles qu’une interdiction de contact et d’approche.
-Si la personne mise en cause tente notamment d’approcher la victime, la diffame ou la menace en ligne, les preuves doivent être conservées sans délai et remises à la police.
-Noter les circonstances des faits avant de se rendre à la police ou à l’hôpital
-Consigner les échanges avec la personne mise en cause et l’évolution de leur relation
-Faire état, dans la déclaration, de la souffrance psychologique et des conséquences sociales subies par la victime
4. Viol au sens du droit pénal coréen (agression sexuelle) | points essentiels de la défense en pratique
Dans les affaires de viol au sens du droit pénal coréen (agression sexuelle), le débat porte principalement sur la crédibilité des déclarations et l’interprétation des indices circonstanciels. Les questions juridiques étant nombreuses, le rôle de l’avocat est important en pratique.
1. Du point de vue de la personne mise en cause
▶ Interprétation juridique de la question du consentement
Le caractère volontaire d’une relation sexuelle ne se détermine pas uniquement à partir d’expressions telles que « oui » ou « non ». L’ensemble des circonstances au moment des faits doit être apprécié.
Il convient alors d’élaborer l’argumentation juridique en examinant non seulement les paroles et les actes de la victime, mais aussi le déroulement de la relation avant et après les faits, le contexte des échanges et l’existence d’une réaction de refus.
▶ Analyse des indices circonstanciels indirects
Les indices indirects, tels que les images de vidéosurveillance, les échanges KakaoTalk, les données de localisation et l’heure des paiements par carte, peuvent constituer des éléments essentiels pour déterminer la réalité des faits.
Il convient d’analyser techniquement si le comportement de la personne mise en cause présentait un caractère coercitif ou menaçant. Des éléments montrant qu’elle avait essuyé un refus peuvent parfois être invoqués à l’appui d’une décision la déclarant non coupable.
▶ Analyse de la crédibilité des déclarations de la victime
Il convient d’apprécier leur cohérence, l’existence de contradictions et leur concordance avec les circonstances. Lorsque le comportement de la victime après les faits, notamment la poursuite des contacts ou une demande de nouvelle rencontre, paraît contredire ses affirmations, ces éléments peuvent être invoqués dans l’argumentation.
2. Du point de vue de la victime
▶ Renforcement et précision de la crédibilité des déclarations
La déclaration de la victime ne doit pas se limiter à une simple affirmation. Elle doit décrire précisément tous les éléments, notamment le lieu, l’heure, les circonstances, la possibilité de résister et son état psychologique.
La cohérence et le caractère convaincant de la déclaration constituent des éléments essentiels du jugement.
▶ Obtention d’éléments de preuve complémentaires et mise en cohérence
Le lien entre les indices circonstanciels et la déclaration de la victime est important.
Les différents éléments, tels que les certificats médicaux, les dossiers de consultation, les messages, les images de vidéosurveillance et les témoignages de tiers, doivent être organisés de manière à se corroborer mutuellement. Cette démarche peut nécessiter la coordination stratégique d’un avocat.
▶ Mesures de prévention de la victimisation secondaire et réponse juridique
En cas de contacts, de tentatives d’approche ou de diffamation en ligne de la part de l’auteur, il est possible de demander par l’intermédiaire d’un avocat une interdiction d’approche, une ordonnance de protection ou une autre mesure appropriée. Une plainte pénale peut également être déposée concernant les actes illicites.
▶ Réponse juridique aux arguments de la personne mise en cause
Pour répondre à l’affirmation selon laquelle « la relation était consentie », il convient d’établir de manière logique l’expression du refus, les circonstances montrant que la situation rendait toute résistance psychologiquement ou physiquement impossible, ainsi que les réactions provoquées par le choc émotionnel après les faits.
Viol au sens du droit pénal coréen (agression sexuelle) | recours à une assistance juridique
Les affaires de viol sont juridiquement complexes : l’interprétation des contradictions, des différences et du sens des déclarations des parties peut influer tant sur la décision relative à la culpabilité que sur la peine.
Le simple fait d’exposer les faits ou de faire valoir un sentiment d’injustice peut ne pas suffire pour assurer une défense ou obtenir une sanction.
Les autorités chargées de l’enquête cherchent à établir les faits reprochés, tandis que la personne mise en cause et la victime doivent veiller à protéger leurs propres intérêts juridiquement protégés. Un avocat peut les assister dans cette démarche.
Du point de vue de la personne mise en cause, il convient de limiter les déclarations défavorables et d’élaborer une stratégie de défense fondée sur une analyse juridique des indices circonstanciels. Du point de vue de la victime, il convient de coordonner des déclarations cohérentes, l’obtention d’éléments de preuve complémentaires et les mesures de protection juridique afin de poursuivre à la fois la réparation du préjudice et la sanction de l’auteur.
Une réponse juridique et stratégique, plutôt qu’émotionnelle, est donc importante dans une affaire de viol. L’assistance d’un avocat ayant l’expérience des affaires d’infractions sexuelles peut être utile dès les premières étapes.
Le Cabinet d’avocats Daeryun propose l’intervention d’avocats exerçant en matière d’infractions sexuelles, depuis les premières déclarations jusqu’au procès, et examine l’affaire dans le cadre d’entretiens confidentiels.
Il coordonne également le centre d’examen des preuves, le centre d’analyse forensique numérique et le centre de protection du cabinet afin d’accompagner notamment la préparation des déclarations, l’obtention des preuves et la prévention de la victimisation secondaire.
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