CONTENTS
- 1. Prêt d’une licence médicale | Notion

- - Fondement juridique
- 2. Prêt d’une licence médicale | Niveau des sanctions

- 3. Prêt d’une licence médicale | Suspension de l’activité et retrait de la licence

- - Retrait de l’autorisation d’ouverture d’un établissement médical et suspension de l’activité
- - Retrait et nouvelle délivrance de la licence
- - Imposition d’une sanction pécuniaire administrative
- 4. Prêt d’une licence médicale | Méthodes de réponse

- - Collecte et conservation des preuves
- - Consignes de conduite pendant l’enquête
- - Réponse aux mesures administratives
- 5. Prêt d’une licence médicale | Assistance juridique

1. Prêt d’une licence médicale | Notion

Le prêt d’une licence médicale désigne le fait, pour un professionnel de santé, de prêter à un tiers la licence délivrée en son nom conformément à la Loi sur les services médicaux, ou, pour une personne qui n’est pas un professionnel de santé, d’emprunter et d’utiliser cette licence.
La Loi sur les services médicaux de la République de Corée réserve strictement l’accomplissement des actes médicaux aux titulaires d’une licence médicale et interdit le prêt de celle-ci.
Fondement juridique
L’article 4-3 de la Loi sur les services médicaux de la République de Corée interdit strictement aux professionnels de santé de prêter leur licence à autrui.
Les licences accordées aux professionnels de santé, notamment aux médecins, dentistes, praticiens de médecine coréenne, sages-femmes et membres du personnel infirmier, doivent être utilisées exclusivement par leur titulaire. Il est légalement interdit de les prêter à une autre personne ou de les emprunter.
La loi interdit également de servir d’intermédiaire pour le prêt d’une licence médicale. Toute forme de transaction ou d’intermédiation liée à un tel prêt est donc passible de sanctions.
2. Prêt d’une licence médicale | Niveau des sanctions
En cas de prêt d’une licence médicale, la personne qui prête la licence, celle qui l’emprunte et celle qui sert d’intermédiaire pour ce prêt sont toutes passibles de sanctions.
Cette disposition vise à préciser la responsabilité juridique liée à l’utilisation d’une licence médicale au nom de son titulaire et à renforcer les sanctions applicables en cas de manquement à l’obligation de gestion de la licence.
▶ Sanctions encourues
Article 87-2 de la Loi sur les services médicaux | Peine d’emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou amende pénale de 50 000 000 de wons sud-coréens au plus |
3. Prêt d’une licence médicale | Suspension de l’activité et retrait de la licence
Le prêt d’une licence médicale entraîne non seulement des sanctions pénales, mais également de strictes sanctions administratives.
La violation des règles relatives à l’ouverture et à l’exploitation d’un établissement médical peut entraîner la suspension de l’activité médicale, le retrait de l’autorisation d’ouverture ou la fermeture de l’établissement. Elle peut également conduire au retrait de la licence médicale, de sorte que le prêt d’une telle licence est considéré comme un problème juridique particulièrement grave.
Retrait de l’autorisation d’ouverture d’un établissement médical et suspension de l’activité
Selon l’article 64 de la Loi sur les services médicaux, lorsqu’un professionnel de santé ouvre ou exploite un établissement médical au nom d’un autre professionnel de santé ou d’une personne morale médicale, il peut faire l’objet d’une suspension de l’activité médicale pouvant aller jusqu’à 1 an, du retrait de l’autorisation d’ouverture ou d’un ordre de fermeture de l’établissement médical.
En cas de retrait de l’autorisation ou de suspension de l’activité médicale, le professionnel concerné ne peut ni ouvrir ni exploiter un nouvel établissement médical pendant une période déterminée d’au moins 6 mois.
Retrait et nouvelle délivrance de la licence
L’article 65 de la Loi sur les services médicaux prévoit expressément le retrait de la licence en cas de violation de l’interdiction de prêter une licence médicale.
Le professionnel de santé dont la licence a été retirée ne peut pas en obtenir une nouvelle, sauf si les conditions prévues pour sa nouvelle délivrance sont remplies.
Motifs du retrait de la licence | Période pendant laquelle la licence ne peut pas être délivrée de nouveau |
|---|---|
| · Retrait pour non-respect des conditions attachées à la licence | Nouvelle délivrance impossible pendant 1 an à compter de la date du retrait |
| · Accomplissement d’actes médicaux pendant une période de suspension de l’habilitation · Suspension de l’habilitation prononcée à 3 reprises ou plus · Survenance d’un nouveau motif de suspension de l’habilitation après la nouvelle délivrance de la licence | Nouvelle délivrance impossible pendant 2 ans à compter de la date du retrait |
| · Prêt de la licence à autrui ou autorisation donnée à autrui de l’utiliser · Atteinte grave à la vie ou à l’intégrité physique causée par un acte médical · Fait d’avoir permis à une personne non titulaire d’une licence d’effectuer notamment une intervention chirurgicale, une transfusion sanguine ou une anesthésie générale · Retrait de la licence pour un grave motif d’incapacité | Nouvelle délivrance impossible pendant 3 ans à compter de la date du retrait |
| · Nouveau retrait de la licence pour le même motif, après un premier retrait fondé sur un grave motif d’incapacité déterminé | Nouvelle délivrance impossible pendant 10 ans à compter de la date du retrait |
| · Obtention de la licence par des moyens mensongers ou frauduleux | Nouvelle délivrance impossible |
Pour obtenir une nouvelle délivrance, le motif de la violation doit avoir disparu, l’intéressé doit avoir manifestement fait preuve d’amendement et il doit avoir suivi le programme de formation prévu par décret présidentiel.
Ce programme comprend les éléments suivants et exige au moins 40 heures de formation.
• Rôle et déontologie des professionnels de santé
• Compréhension de la législation relative aux soins de santé
• Autres contenus définis par avis du ministre de la Santé et des Affaires sociales de la République de Corée afin de préserver l’ordre en matière de santé et de soins médicaux
Le programme est dispensé par un organisme de formation désigné par le ministre de la Santé et des Affaires sociales de la République de Corée. Une attestation doit être délivrée après son achèvement.
Imposition d’une sanction pécuniaire administrative
Selon l’article 67 de la Loi sur les services médicaux, lorsqu’un établissement médical commet une violation, une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum pouvant atteindre 1 000 000 000 de wons sud-coréens peut être imposée en lieu et place de la suspension de l’activité médicale.
Le montant de cette sanction est fixé selon la nature et la gravité de la violation, et elle peut être imposée jusqu’à 3 reprises.
En l’absence de paiement, son recouvrement s’effectue selon les mêmes modalités que pour les impôts locaux impayés.
4. Prêt d’une licence médicale | Méthodes de réponse

Lorsqu’une personne est mise en cause pour le prêt d’une licence médicale, une réponse rapide et structurée revêt une grande importance.
À défaut de suivre les procédures appropriées, des sanctions pénales et administratives peuvent être prononcées. Il convient donc d’examiner les mesures de réponse présentées ci-dessous.
Collecte et conservation des preuves
Il convient de recueillir et de classer méthodiquement tous les éléments disponibles en rapport avec l’affaire, notamment les conversations, messages, enregistrements, photographies, relevés d’appels et données de localisation.
La reconstitution chronologique des circonstances au moment des faits permet notamment de préciser les souvenirs lors de l’enquête ou d’une déposition.
Tous les éléments recueillis et toutes les déclarations peuvent être utilisés comme preuves au cours du procès pénal. Ils doivent donc être examinés attentivement avant leur remise.
Il est préférable de solliciter l’avis d’un professionnel du droit avant de remettre des éléments importants. Lorsque cela est nécessaire, il convient également d’envisager de limiter l’étendue de la remise afin d’éviter tout malentendu inutile.
Consignes de conduite pendant l’enquête
① Lors de l’enquête, les réponses doivent être fondées sur les faits et se limiter à ce que la personne sait.
Il convient d’éviter les informations inutiles et les déclarations fondées sur des suppositions. Si une question n’est pas claire, il est important d’en demander la reformulation.
② Il est également très important de maîtriser ses émotions et de garder son calme.
Même si l’enquêteur pose les mêmes questions à plusieurs reprises ou exerce une pression, il convient de maintenir des réponses cohérentes et de ne pas perdre son sang-froid.
Une telle attitude contribue à renforcer la crédibilité des déclarations et à prévenir les malentendus inutiles.
③ Il est possible d’exercer activement le droit de garder le silence.
Pour refuser de répondre, il convient de l’indiquer clairement en déclarant : « Je refuse de répondre à cette question ».
Réponse aux mesures administratives
En cas de contestation d’une mesure de suspension de l’activité d’un établissement médical ou de retrait d’une licence médicale, deux procédures permettent de demander réparation : le recours administratif devant l’autorité administrative et le contentieux administratif.
Si la mesure est jugée injustifiée ou excessive, il est d’abord possible d’introduire un recours administratif afin d’en demander l’annulation ou la modification.
Le recours administratif permet de faire examiner la légalité de la mesure selon une procédure relativement rapide.
Si l’issue du recours administratif n’est pas satisfaisante ou si l’intéressé souhaite saisir directement le juge, il peut engager un contentieux administratif devant le tribunal administratif coréen.
Dans le cadre du contentieux administratif, le tribunal examine directement la légalité de la mesure. Cette procédure permet d’en demander l’annulation.
Dans les 90 jours suivant la date à laquelle l’intéressé a eu connaissance de la mesure ou dans les 180 jours suivant la date à laquelle la mesure a été prise
▶ Délai d’introduction du contentieux administratif
Dans les 90 jours suivant la date à laquelle l’intéressé a eu connaissance de la mesure ou dans un délai de 1 an suivant la date à laquelle la mesure a été prise
5. Prêt d’une licence médicale | Assistance juridique

La constatation d’un prêt de licence médicale peut entraîner à la fois des sanctions pénales et des sanctions administratives au titre d’une violation de la Loi sur les services médicaux.
Une responsabilité juridique peut également être engagée même en l’absence d’intention de prêter la licence. Il importe donc de déterminer précisément, au moyen d’un conseil juridique préalable, la procédure applicable et le niveau des sanctions encourues.
Sur cette base, il convient d’examiner les dispositions permettant une atténuation de la peine ainsi que les éventuels motifs d’exonération, afin d’élaborer une réponse adaptée à l’affaire.
Le cabinet compte des avocats intervenant dans différents domaines juridiques, notamment en droit de la santé.
Des avocats intervenant notamment en matière pénale et administrative coopèrent afin de proposer une réponse globale et structurée tenant compte de la situation du client et de la complexité de l’affaire.
Lorsqu’une assistance juridique est nécessaire dans une affaire relative au prêt d’une licence médicale, une stratégie de réponse peut être élaborée avec un 🔗avocat intervenant en droit de la santé.
Articles connexes
Découvrez aussi les contenus vidéo
associés à ce cas.
Contentieux médical complexe et difficile, quelle est la stratégie de réussite selon un avocat médical ?










