CONTENTS
- 1. Actes médicaux sans habilitation | Notion

- 2. Actes médicaux sans habilitation | Types d’actes

- - Interdiction de l’entremise et de la sollicitation de patients
- - Instructions et complicité concernant des actes médicaux sans habilitation
- - Cas exceptionnellement autorisés
- 3. Actes médicaux sans habilitation | Sanctions

- - Actes passibles de sanctions
- 4. Actes médicaux sans habilitation | Mesures administratives

- - Mesures visant les professionnels de santé
- - Mesures visant les établissements de santé
- 5. Actes médicaux sans habilitation | Enquête et procès

- - Déroulement de l’enquête et stratégie de réponse
- - Déroulement de la procédure judiciaire
- 6. Actes médicaux sans habilitation | Stratégie juridique pour les professionnels de santé

1. Actes médicaux sans habilitation | Notion

Les actes médicaux sans habilitation désignent les actes médicaux pratiqués par une personne qui n’est pas un professionnel de santé, ou les actes médicaux pratiqués par un professionnel de santé au-delà du champ de l’habilitation qui lui a été accordée.
Ces actes sont expressément interdits par l’article 27, paragraphe 1, de la Loi sur les services médicaux de la République de Corée.
▶ Article 27, paragraphe 1, de la Loi sur les services médicaux Nul ne peut pratiquer d’actes médicaux s’il n’est pas un professionnel de santé, et un professionnel de santé ne peut pas davantage pratiquer d’actes médicaux autres que ceux relevant de son habilitation.
L’expression « actes médicaux » est interprétée comme une notion englobant non seulement les interventions proprement dites, mais aussi l’ensemble des appréciations et soins professionnels visant à diagnostiquer, traiter ou prévenir une maladie.
En pratique, l’existence d’actes médicaux sans habilitation est appréciée globalement au regard de leur nature, de la nécessité de compétences professionnelles, des risques pour l’intégrité physique du patient ainsi que de l’organisation de la direction et de la surveillance exercées par un professionnel de santé.
2. Actes médicaux sans habilitation | Types d’actes
Les actes médicaux sans habilitation ne se limitent pas aux interventions pratiquées par de simples non-professionnels. Ils comprennent tous les actes médicaux accomplis par une personne dépourvue d’habilitation, ainsi que ceux qu’un professionnel de santé pratique au-delà du champ de sa propre habilitation.
Interdiction de l’entremise et de la sollicitation de patients
La remise ou la réception de sommes d’argent ou d’avantages économiques en contrepartie de l’orientation de patients vers un établissement ou un professionnel de santé est strictement interdite par la Loi sur les services médicaux de la République de Corée.
Les principaux cas problématiques sont les suivants.
- Réduction du reste à charge du patient, remise d’espèces ou de chèques-cadeaux
- Intervention d’un intermédiaire percevant une commission en contrepartie de la recommandation d’un hôpital
- Dispositif d’entremise orientant des patients étrangers vers un hôpital déterminé
Ces actes peuvent dépasser la simple sollicitation de patients et conduire à une mise en cause pour complicité ou en qualité de coauteur d’actes médicaux sans habilitation, ce qui accroît considérablement les risques juridiques.
Instructions et complicité concernant des actes médicaux sans habilitation
Les actes médicaux sans habilitation n’exposent pas uniquement la personne ayant effectivement pratiqué l’intervention à des sanctions.
- Lorsqu’une personne donne instruction à un non-professionnel de pratiquer des actes médicaux
- Lorsqu’elle tolère ou facilite la pratique, par du personnel auxiliaire de santé, d’actes dépassant le champ de son habilitation
- Lorsque l’exploitant d’un hôpital, bien qu’informé de ces actes, n’assure ni leur gestion ni leur surveillance
Le professionnel de santé concerné, le directeur de l’hôpital et l’exploitant effectif peuvent tous voir leur responsabilité pénale engagée.
Les tableaux de répartition des tâches au sein de l’hôpital, les messages contenant des instructions, les enregistrements de vidéosurveillance et les dossiers médicaux sont notamment souvent utilisés comme preuves d’une complicité ou d’une concertation.
Cas exceptionnellement autorisés
La Loi sur les services médicaux prévoit certaines situations exceptionnelles dans lesquelles une personne dépourvue d’une habilitation coréenne peut pratiquer des actes médicaux dans des limites déterminées.
• Lorsqu’un étudiant en médecine, en odontologie ou en médecine traditionnelle coréenne, notamment, pratique des actes médicaux à des fins de formation
• Dans le cadre d’une mission médicale internationale, de travaux de recherche ou d’un projet pilote
Même dans ces situations, les conditions et procédures fixées par l’arrêté du ministère coréen de la Santé et des Affaires sociales doivent être respectées. Tout dépassement du champ autorisé est considéré comme illicite.
3. Actes médicaux sans habilitation | Sanctions

Les actes médicaux sans habilitation constituent une menace grave pour la santé et la sécurité publiques. La législation coréenne en vigueur les interdit strictement et prévoit de lourdes sanctions pénales.
Actes passibles de sanctions
• Lorsqu’une personne qui n’est pas un professionnel de santé pratique des actes médicaux
• Lorsqu’un professionnel de santé pratique des actes médicaux au-delà du champ de son habilitation
• Lorsqu’une personne fait pratiquer des actes médicaux par une personne non habilitée, ou donne à un professionnel de santé des instructions pour pratiquer des actes ne relevant pas de son habilitation, ou facilite de tels actes
• Lorsqu’une personne prête son habilitation professionnelle médicale à autrui ou sert d’intermédiaire pour un tel prêt
La commission de l’un des actes médicaux sans habilitation décrits ci-dessus expose aux sanctions pénales suivantes.
▶ Article 87-2 de la Loi sur les services médicaux (sanctions pénales)
Actes médicaux sans habilitation | Peine d’emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou amende pénale de 50 000 000 de wons sud-coréens au plus |
4. Actes médicaux sans habilitation | Mesures administratives
La détection d’actes médicaux sans habilitation peut entraîner non seulement des sanctions pénales, mais aussi des mesures administratives à l’encontre des professionnels et des établissements de santé.
Mesures visant les professionnels de santé
- Suspension de l’habilitation professionnelle, généralement pendant au moins 3 mois
- Retrait de l’habilitation en cas de manquement grave
Le retrait de l’habilitation affecte directement la carrière du professionnel de santé et s’accompagne d’une longue période de restriction avant qu’une nouvelle habilitation puisse être délivrée.
Mesures visant les établissements de santé
- Suspension de l’activité de l’établissement de santé, généralement de 1 à 3 mois
- Aggravation de la mesure en cas de manquements répétés
Au-delà d’une simple sanction administrative, la suspension d’activité peut entraîner une interruption du chiffre d’affaires, une perte de confiance et une succession de réclamations.
5. Actes médicaux sans habilitation | Enquête et procès
Lorsque des actes médicaux sans habilitation sont soupçonnés ou détectés, une enquête pénale puis une procédure judiciaire peuvent être engagées. Une stratégie de réponse appropriée revêt alors une importance particulière.
Déroulement de l’enquête et stratégie de réponse
① Ouverture de l’enquête
La police ou le parquet coréen ouvre une enquête sur les soupçons d’actes médicaux sans habilitation à la suite d’une dénonciation ou de sa propre initiative.
Une perquisition et saisie, l’audition de témoins ou l’interrogatoire de la personne mise en cause peuvent notamment avoir lieu au cours de cette phase.
② Réponse initiale
Au début de l’enquête, il est important d’établir clairement les faits, de recueillir les éléments de preuve et de préparer les modalités de la réponse juridique.
③ Déclarations et production de preuves
Les déclarations faites aux autorités chargées de l’enquête exigent de la prudence. Il importe également de préparer et de produire les éléments susceptibles d’être pris en compte pour l’atténuation de la peine.
Déroulement de la procédure judiciaire
① Décision relative à l’exercice des poursuites
Le parquet coréen décide, au vu des résultats de l’enquête, s’il convient d’engager des poursuites. Si les soupçons sont retenus, l’affaire est renvoyée devant la juridiction pour un procès ordinaire.
② Procédure judiciaire
Le procès comprend notamment les déclarations de la personne poursuivie, l’administration de la preuve et l’audition des témoins.
La plaidoirie de l’avocat et l’examen des questions juridiques jouent un rôle essentiel au cours du procès.
③ Jugement et détermination de la peine
Les actes médicaux sans habilitation sont passibles d’une peine d’emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou d’une amende pénale de 50 000 000 de wons sud-coréens au plus. Selon les circonstances, un sursis à l’exécution de la peine, une peine d’amende ou une peine privative de liberté ferme peut être prononcé.
L’absence d’antécédents, l’étendue du préjudice et la manifestation de remords peuvent notamment influer sur la détermination de la peine.
6. Actes médicaux sans habilitation | Stratégie juridique pour les professionnels de santé

| Phase | Principales questions | Stratégie de réponse des professionnels et établissements de santé |
|---|---|---|
| Avant la détection de l’affaire et phase initiale | Qualification d’actes médicaux sans habilitation | Examiner si les actes concernés constituent des actes médicaux Déterminer s’ils relèvent du champ de l’habilitation |
| Ouverture de l’enquête | Dénonciation, réclamation ou signalement interne | Établir rapidement les faits Conserver et organiser les documents pertinents |
| Perquisition et saisie, production de documents | Dossiers médicaux et preuves d’instructions professionnelles | Distinguer les éléments défavorables des éléments neutres Définir de manière stratégique l’étendue des documents produits |
| Audition de la personne mise en cause et des témoins | Intention et existence d’une direction ou d’une surveillance | Préparer préalablement les déclarations par une simulation Clarifier le champ de l’habilitation et la répartition des tâches |
| Argumentation juridique | Appréciation de l’absence d’habilitation | Contester l’interprétation du champ de l’habilitation Faire valoir le caractère auxiliaire de l’acte ou la nature simple de la tâche |
| Questions relatives à la complicité et à la qualité de coauteur | Responsabilité du directeur de l’hôpital et de l’exploitant | Contester l’existence d’instructions ou d’une tolérance Établir les limites de la gestion et de la surveillance |
| Phase des sanctions pénales | Détermination de la peine | Faire valoir l’absence d’antécédents, la manifestation de remords et les mesures de prévention de la récidive |
| Réponse aux mesures administratives | Suspension ou retrait de l’habilitation | Présenter des observations lors de la notification préalable de la mesure Faire valoir une violation du principe de proportionnalité |
| Risque de suspension d’activité | Interruption de l’activité de l’établissement de santé | Examiner la possibilité de limiter la suspension d’activité ou de la remplacer par une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum |
| Phase postérieure au procès | Gestion des risques ultérieurs | Réviser les règles internes, former le personnel et réorganiser les tâches |
| Prévention | Prévention de la récidive | Élaborer des manuels de travail adaptés à chaque champ d’habilitation Clarifier le rôle du personnel non médical |
La détection d’actes médicaux sans habilitation peut conduire non seulement à une enquête, mais aussi au retrait de l’habilitation, à une suspension d’activité ou à des sanctions pénales, avec de lourdes conséquences sur l’ensemble de la carrière d’un médecin.
Dans la mesure où une affaire d’actes médicaux sans habilitation peut affecter directement les moyens de subsistance de la personne concernée, l’élaboration d’une stratégie adaptée et l’assistance juridique dès l’enquête revêtent une importance particulière.
Dans les affaires d’actes médicaux sans habilitation, notre cabinet accompagne ses clients dès les premières auditions par la police, notamment pour la coordination du calendrier, la présence aux auditions et leur préparation préalable, afin de limiter le risque de déclarations défavorables.
Il analyse également les circonstances de l’affaire et les particularités des actes médicaux afin de présenter clairement la position du client, et apporte son assistance dans la recherche d’un accord transactionnel avec la victime.
Il traite en outre les actions en dommages-intérêts dans le cadre d’une stratégie coordonnée en matière civile et pénale, visant à limiter les conséquences défavorables pour le client.
Si des actes médicaux sans habilitation ont été détectés et qu’une assistance juridique est nécessaire, vous pouvez solliciter l’aide d’un 🔗avocat intervenant en droit médical.
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