CONTENTS
- 1. Suspension ou retrait de l’autorisation d’exercer la médecine | Notion

- - Différence entre la suspension et le retrait de l’autorisation
- 2. Suspension ou retrait de l’autorisation d’exercer la médecine | Motifs

- - Motifs de suspension de l’autorisation d’exercer la médecine
- - Motifs de retrait de l’autorisation d’exercer la médecine
- 3. Suspension ou retrait de l’autorisation d’exercer la médecine | Réattribution de l’autorisation

- - Conditions de réattribution de l’autorisation
- - Confirmation de la formation et procédure administrative
- - Délai de réattribution possible
- 4. Suspension ou retrait de l’autorisation d’exercer la médecine | Procédure de recours

- - Recours administratif
- - Contentieux administratif
- 5. Suspension ou retrait de l’autorisation d’exercer la médecine | Élaboration d’une stratégie de réponse

1. Suspension ou retrait de l’autorisation d’exercer la médecine | Notion

La suspension ou le retrait de l’autorisation d’exercer la médecine est une mesure administrative par laquelle le ministre de la Santé et des Affaires sociales de la République de Corée suspend cette autorisation pendant une période déterminée ou la retire lorsqu’un professionnel de santé enfreint la Loi sur les services médicaux ou une législation connexe.
Cette question influe directement sur la qualité professionnelle de l’intéressé et sur le fonctionnement de l’établissement médical. Elle exige donc une réponse prudente et active dès les premières étapes.
Différence entre la suspension et le retrait de l’autorisation
En cas de suspension de l’autorisation, tous les actes médicaux, notamment les consultations, les prescriptions et les interventions chirurgicales, sont interdits pendant la période concernée.
Le retrait de l’autorisation prive entièrement l’intéressé de sa qualité de professionnel de santé. Le rétablissement de cette qualité est très difficile, puisqu’il faut notamment suivre une procédure de réattribution avant de pouvoir exercer de nouveau des actes médicaux.
2. Suspension ou retrait de l’autorisation d’exercer la médecine | Motifs
Les mesures administratives visant l’autorisation d’exercer la médecine se divisent, selon leur motif, en « suspension » et « retrait ». Chacune est soumise à des conditions précises fondées sur la législation applicable.
Motifs de suspension de l’autorisation d’exercer la médecine
En vertu de l’article 66 de la Loi sur les services médicaux de la République de Corée, le ministre de la Santé et des Affaires sociales peut suspendre l’autorisation d’exercer d’un professionnel de santé pendant une durée maximale de 1 an lorsque celui-ci commet certaines violations de la législation.
La décision de suspension et sa durée sont alors déterminées en tenant compte de manière globale, notamment, de la gravité et du caractère répété et intentionnel du manquement.
① Acte portant gravement atteinte à la dignité d’un professionnel de santé
→ Il s’agit notamment d’une atteinte grave à la confiance sociale attachée à la profession, par exemple du fait d’un manquement éthique ou de pratiques médicales contraires à la déontologie.
② Exercice d’actes médicaux dans le cadre d’un emploi par une personne non habilitée à ouvrir un établissement médical
→ Cela comprend le travail dans un établissement ouvert par une personne non habilitée ainsi que les relations de travail consistant à prêter son nom à un établissement ouvert illégalement.
③ Fausse rédaction d’un certificat médical, d’un certificat d’examen post mortem ou d’une attestation
→ Il s’agit de la rédaction et de la délivrance d’un certificat médical, d’un certificat d’examen post mortem ou d’une attestation dont le contenu ne correspond pas aux faits, ainsi que de la rédaction, de la modification ou de l’ajout intentionnels de fausses informations dans un dossier médical.
④ Actes médicaux accomplis sans autorisation
→ Cela vise le fait de confier les fonctions d’un technicien de santé à une personne ne possédant pas cette qualité ou de demander à un technicien de santé d’accomplir des actes dépassant le champ de ses fonctions.
⑤ Demande frauduleuse de remboursement de frais médicaux sur la base de fausses informations
→ Il s’agit de réclamer frauduleusement le remboursement de frais médicaux au Service national d’assurance maladie de la République de Corée ou à un organisme similaire en falsifiant, en altérant ou en rédigeant mensongèrement les documents correspondants.
⑥ Autres violations de la Loi sur les services médicaux
→ Même lorsqu’aucun des motifs précédents ne s’applique, une mesure peut être prononcée en cas d’autre violation de la Loi sur les services médicaux ou de la législation connexe, notamment de l’interdiction de réutiliser des dispositifs médicaux à usage unique, des actes interdits de détermination du sexe du fœtus ou de l’interdiction de recevoir un avantage économique indu d’un fournisseur de produits pharmaceutiques.
Motifs de retrait de l’autorisation d’exercer la médecine
Le retrait de l’autorisation est une mesure grave qui prive le professionnel de santé de sa qualité professionnelle. Il s’applique notamment en présence des violations graves de la législation ou des motifs d’incapacité suivants.
(lorsqu’un médecin spécialiste n’a pas reconnu son aptitude à exercer comme professionnel de santé)
② Personne dépendante aux narcotiques, au cannabis ou aux substances psychotropes
③ Majeur sous tutelle ou sous curatelle limitée
④ Moins de 5 ans se sont écoulés depuis qu’une condamnation définitive à une peine ferme d’emprisonnement sans travail ou à une peine plus lourde a été prononcée
⑤ Moins de 2 ans se sont écoulés depuis le prononcé d’un sursis à l’exécution d’une peine d’emprisonnement sans travail
⑥ Période d’ajournement du prononcé d’une peine d’emprisonnement sans travail en cours
⑦ Accomplissement d’actes médicaux pendant la période de suspension de l’autorisation ou prononcé d’au moins 3 mesures de suspension
⑧ Prêt de l’autorisation d’exercer la médecine
⑨ Préjudice causé par la réutilisation d’un dispositif médical à usage unique
⑩ Acte médical dangereux confié à une personne dépourvue d’autorisation
⑪ Obtention de l’autorisation ou réussite à l’examen national par des moyens mensongers ou frauduleux
Toutefois, cette règle ne s’applique pas lorsque, pendant un acte médical, une infraction prévue à l’article 268 de la Loi pénale de la République de Corée (homicide ou blessures causés par négligence professionnelle ou faute lourde) a placé l’intéressé dans l’un des cas mentionnés aux points 4~6.
3. Suspension ou retrait de l’autorisation d’exercer la médecine | Réattribution de l’autorisation

Même après le retrait de l’autorisation d’exercer la médecine, il est possible d’en obtenir une nouvelle si certaines conditions sont remplies.
Il convient toutefois d’être attentif, car la possibilité d’une réattribution et la procédure applicable diffèrent selon le motif du retrait et la période écoulée.
Conditions de réattribution de l’autorisation
Le ministre de la Santé et des Affaires sociales de la République de Corée peut réattribuer une autorisation à une personne dont l’autorisation a été retirée s’il reconnaît que le motif du retrait a disparu ou que l’intéressé manifeste clairement son amendement.
Pour obtenir cette réattribution, l’intéressé doit suivre un programme de formation d’au moins 40 heures auprès d’un organisme désigné par le ministre de la Santé et des Affaires sociales. Cette formation porte principalement sur les éléments suivants.
• Rôle et déontologie des professionnels de santé
• Compréhension de la législation relative aux soins médicaux
• Autres matières nécessaires au maintien de l’ordre dans les domaines de la santé et des soins médicaux, telles que définies par voie d’avis public du ministre de la Santé et des Affaires sociales
La formation est dispensée notamment par l’Institut coréen pour le développement des ressources humaines en santé et affaires sociales, par des organismes légalement constitués tels que les associations de médecins et de chirurgiens-dentistes, ainsi que par des organismes spécialisés en éthique de la santé. Les frais sont à la charge du participant.
Confirmation de la formation et procédure administrative
Une attestation est délivrée aux personnes ayant achevé la formation. L’organisme de formation doit en communiquer les résultats au ministère de la Santé et des Affaires sociales de la République de Corée dans un délai de 1 mois à compter de la date de fin de la formation.
Toute modification du contenu de la formation ou tout ajustement de son coût nécessite l’approbation préalable du ministre de la Santé et des Affaires sociales.
Délai de réattribution possible
La date à partir de laquelle une nouvelle autorisation peut être attribuée dépend du motif précis et de la gravité du retrait, ainsi que de son éventuelle répétition.
Motif du retrait de l’autorisation | Délai d’interdiction de réattribution |
Non-respect des conditions attachées à l’autorisation | 1 an à compter de la date du retrait |
Actes médicaux pendant la période de suspension ou au moins 3 suspensions de l’autorisation | 2 ans à compter de la date du retrait |
Survenance d’un nouveau motif de suspension après la réattribution | 2 ans à compter de la date du retrait |
Prêt de l’autorisation | 3 ans à compter de la date du retrait |
Préjudice grave causé à la vie ou à l’intégrité physique | 3 ans à compter de la date du retrait |
Violation grave, telle qu’une intervention chirurgicale ou une anesthésie pratiquée par une personne dépourvue d’autorisation | 3 ans à compter de la date du retrait |
Motif d’incapacité résultant d’une sanction pénale | 3 ans à compter de la date du retrait |
Nouveau retrait pour le même motif après un retrait consécutif à une peine ferme d’emprisonnement sans travail ou à une peine plus lourde | 10 ans à compter de la date du retrait |
Obtention de l’autorisation par des moyens mensongers ou frauduleux | Réattribution impossible |
4. Suspension ou retrait de l’autorisation d’exercer la médecine | Procédure de recours
Lorsqu’il existe des motifs de contester une mesure de suspension ou de retrait de l’autorisation d’exercer la médecine, ou lorsqu’elle est considérée comme entachée d’un vice de procédure, il est possible d’engager une procédure de recours administratif ou un contentieux administratif.
Recours administratif
Le recours administratif doit être introduit auprès de l’autorité administrative dans les 90 jours suivant la date à laquelle l’intéressé a eu connaissance de la mesure administrative ou dans les 180 jours suivant la date à laquelle cette mesure a été prise.
Si l’un ou l’autre de ces délais est dépassé, le recours peut être déclaré irrecevable. Les délais de recours doivent donc être strictement respectés.
En cas de suspension ou de retrait de l’autorisation d’exercer la médecine, il importe donc d’examiner la possibilité d’un recours administratif et d’agir en tenant compte des délais applicables.
Contentieux administratif
Lorsqu’un recours administratif contre une mesure de suspension ou de retrait de l’autorisation d’exercer la médecine n’a pas abouti à un résultat satisfaisant, il est possible de contester la décision rendue en engageant un contentieux administratif.
L’action est intentée contre l’autorité administrative ayant pris la mesure devant le tribunal administratif coréen territorialement compétent. La légalité de la mesure est alors soumise au contrôle du tribunal.
En outre, l’action doit être introduite dans les 90 jours suivant la date à laquelle l’intéressé a eu connaissance de la mesure. Elle ne peut plus être engagée lorsque 1 an s’est écoulé depuis la date de cette mesure.
Ces deux délais ne sont pas alternatifs. L’action ne peut donc plus être intentée dès que l’un d’eux est dépassé, de sorte qu’ils doivent être strictement respectés.
※ Il est également possible d’engager directement un contentieux administratif sans avoir préalablement introduit de recours administratif.
5. Suspension ou retrait de l’autorisation d’exercer la médecine | Élaboration d’une stratégie de réponse
Les difficultés liées à une mesure de suspension ou de retrait de l’autorisation d’exercer la médecine dépassent le cadre d’une simple procédure administrative. Elles peuvent entraîner une interruption de la carrière personnelle du médecin, voire la cessation du fonctionnement de l’établissement médical.
Afin d’apprécier précisément la légalité de la mesure et de conduire efficacement la procédure de recours, l’assistance d’un avocat disposant des connaissances et de l’expérience requises peut s’avérer nécessaire.
Le recours et le contentieux administratifs exigent notamment une interprétation des règles de droit, la prise en compte de la charge de la preuve et une réponse procédurale appropriée. Agir sans assistance peut donc placer l’intéressé dans une situation défavorable.
Le Cabinet d’avocats Daeryun représente des professionnels de santé et des établissements médicaux. Ses avocats intervenant en droit médical et en droit administratif coordonnent leur action afin d’élaborer une stratégie en réponse aux mesures injustifiées de suspension ou de retrait de l’autorisation.
Si vous faites l’objet d’une mesure de suspension ou de retrait de l’autorisation d’exercer la médecine, il convient d’envisager l’élaboration d’une stratégie structurée avec un avocat intervenant en droit médical.
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