CONTENTS
- 1. Violences contre les professionnels de santé | Notion

- - Fondements juridiques de la protection des établissements médicaux et des professionnels de santé
- - Catégories de professionnels de santé protégés
- 2. Violences contre les professionnels de santé | Sanctions

- - Niveau des peines prévues par la Loi sur les services médicaux
- - Violences contre les professionnels des soins médicaux d’urgence
- - Destruction et occupation des installations d’un établissement médical
- 3. Violences contre les professionnels de santé | Plainte pénale

- - Procédure et étapes de la plainte pénale
- 4. Violences contre les professionnels de santé | Action civile

- - Demande de dommages-intérêts
- - Condition relative au lien de causalité
- - Postes pouvant faire l’objet d’une demande de dommages-intérêts
- - Procédure civile et préparation nécessaire
- 5. Violences contre les professionnels de santé | Collecte des preuves

- - Types de preuves
- - Précautions relatives à la collecte des preuves
- 6. Violences contre les professionnels de santé | Prévention et mesures préalables

- 7. Violences contre les professionnels de santé | Assistance juridique

1. Violences contre les professionnels de santé | Notion

Les violences contre les professionnels de santé désignent les violences physiques ou les menaces visant un professionnel de santé ou un membre du personnel d’un établissement médical pendant la prestation de soins.
Il ne s’agit pas de simples faits de violence, mais d’une infraction grave qui menace fortement le fonctionnement des établissements médicaux, la sécurité du personnel soignant et, plus largement, les conditions de prestation des services médicaux.
Fondements juridiques de la protection des établissements médicaux et des professionnels de santé
La loi prévoit la protection des établissements médicaux et des professionnels de santé contre les violences physiques et les menaces.
▶ Article 12, paragraphe 3, de la Loi sur les services médicaux
▶ Article 60 de la Loi sur les services médicaux d’urgence de la République de Corée
Ces dispositions constituent le fondement juridique destiné à garantir la stabilité et la mission d’intérêt général des établissements médicaux, ainsi qu’à permettre au personnel soignant de dispenser des soins en toute sécurité.
Catégories de professionnels de santé protégés
Selon l’article 12, paragraphe 3, de la Loi sur les services médicaux, les professionnels des catégories suivantes sont également protégés contre les violences physiques et les menaces dans les lieux où des actes médicaux sont pratiqués.
ㆍTechniciens paramédicaux
ㆍTechniciens de laboratoire médical
ㆍTechniciens en radiologie
ㆍKinésithérapeutes
ㆍErgothérapeutes
ㆍProthésistes dentaires
ㆍHygiénistes dentaires
Lorsqu’un tel incident survient, l’établissement médical doit prendre les mesures juridiques nécessaires et recueillir les preuves sans retard, tout en accordant la priorité à la protection du professionnel de santé victime.
2. Violences contre les professionnels de santé | Sanctions
Les violences contre les professionnels de santé ne constituent pas de simples faits de violence, mais une infraction grave portant atteinte à la sécurité et à la mission d’intérêt général des services médicaux. Elles font l’objet de sanctions pénales strictes en vertu de la Loi sur les services médicaux de la République de Corée et de la Loi pénale de la République de Corée.
Niveau des peines prévues par la Loi sur les services médicaux
Lorsque des violences physiques ou des menaces sont commises à l’endroit où un professionnel de santé dispense des soins, la peine est aggravée en fonction des conséquences.
▶ Article 87-2 de la Loi sur les services médicaux
Lorsque les faits entraînent des blessures | Emprisonnement avec travail de 7 ans au plus ou amende pénale comprise entre 10 000 000 et 70 000 000 de wons sud-coréens |
Lorsque les faits entraînent des blessures graves | Emprisonnement avec travail de 3 à 10 ans |
Lorsque les faits entraînent la mort | Réclusion à perpétuité ou emprisonnement avec travail d’au moins 5 ans |
Violences contre les professionnels des soins médicaux d’urgence
Les violences contre les professionnels des soins médicaux d’urgence sont sanctionnées plus lourdement en vertu d’une loi distincte.
▶ Article 60 de la Loi sur les services médicaux d’urgence
Lorsque les faits entraînent des blessures | Emprisonnement avec travail de 10 ans au plus ou amende pénale comprise entre 10 000 000 et 100 000 000 de wons sud-coréens |
Lorsque les faits entraînent des blessures graves | Emprisonnement à durée déterminée d’au moins 3 ans |
Lorsque les faits entraînent la mort | Réclusion à perpétuité ou emprisonnement avec travail d’au moins 5 ans |
※ L’expression « professionnels des soins médicaux d’urgence » désigne les professionnels de santé et les secouristes qui dispensent des soins médicaux d’urgence aux patients dans les limites de l’autorisation d’exercice ou de la qualification obtenue conformément aux lois et règlements applicables.
Destruction et occupation des installations d’un établissement médical
Outre les violences contre les professionnels de santé, la dégradation ou l’occupation des installations d’un établissement médical afin d’entraver les soins fait également l’objet de sanctions strictes en vertu de la Loi sur les services médicaux.
Selon l’article 12, paragraphe 2, de la Loi sur les services médicaux, il est interdit de détruire ou d’endommager des installations, du matériel, des médicaments ou des objets médicaux, ainsi que d’occuper un établissement médical afin d’entraver la prestation des soins.
▶ Article 87-2 de la Loi sur les services médicaux
Destruction ou occupation des installations d’un établissement médical | Emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou amende pénale de 50 000 000 de wons sud-coréens au plus |
Outre l’auteur de l’entrave, quiconque incite à ces actes ou en facilite la commission peut encourir la même peine.
3. Violences contre les professionnels de santé | Plainte pénale

Le professionnel de santé ou l’établissement médical victime de violences peut déposer une plainte pénale afin de demander officiellement que l’auteur fasse l’objet de sanctions pénales.
La plainte consiste, pour la victime, à signaler les faits à une autorité d’enquête et à manifester sa volonté que leur auteur soit sanctionné. Le professionnel de santé ou l’établissement médical peut engager cette procédure dès qu’il prend connaissance des violences.
▶ Personnes habilitées à déposer plainte : victime de l’infraction (professionnel de santé), représentant légal, etc.
Certaines formes de violences contre les professionnels de santé sont des infractions non punissables si la victime s’oppose aux poursuites. La volonté du professionnel de santé victime peut donc influer sur l’enquête et les poursuites, sauf notamment en cas de blessures graves ou de décès.
La plainte peut être déposée par écrit ou oralement auprès d’un commissariat de police ou du parquet coréen. Elle peut également être transmise par courrier ou par l’intermédiaire d’un représentant si nécessaire.
Procédure et étapes de la plainte pénale
1) Dépôt de la plainte
Elle précise la date, le lieu et les circonstances des violences, ainsi que les informations relatives à la victime et à l’auteur présumé.
Elle est déposée auprès de l’autorité d’enquête territorialement compétente au regard du domicile ou du lieu où se trouve actuellement l’auteur présumé, ou encore du lieu de l’infraction. Si un dépôt direct est difficile, l’envoi par courrier ou le dépôt par un représentant est également admis.
2) Phase d’enquête
Elle peut notamment comprendre l’examen des lieux, la collecte des images de vidéosurveillance, la vérification du certificat médical et du dossier de soins, ainsi que le recueil de la déclaration du professionnel de santé victime.
Des témoins et l’auteur présumé peuvent également être entendus si nécessaire.
3) Transmission au parquet et exercice de l’action publique
Selon l’appréciation du procureur, l’affaire peut donner lieu à des poursuites en vue d’un procès ordinaire ou à une demande d’ordonnance pénale prévoyant une amende pénale.
4) Examen de l’affaire par la juridiction
Le professionnel de santé victime peut exposer les préjudices subis en présentant une déclaration ou des éléments de preuve devant la juridiction.
※ La plainte peut être retirée jusqu’au dépôt de l’acte d’accusation. Après son retrait, elle ne peut pas être déposée à nouveau.
4. Violences contre les professionnels de santé | Action civile
Le professionnel de santé ou l’établissement médical victime de violences peut demander des dommages-intérêts dans le cadre d’une action civile, indépendamment des sanctions pénales.
L’action civile vise à faire valoir les droits de la victime et à obtenir une indemnisation pécuniaire du préjudice subi. Elle nécessite de suivre les procédures et d’effectuer les préparatifs décrits ci-dessous.
Demande de dommages-intérêts
Le professionnel de santé ou l’établissement médical peut demander à l’auteur des violences des dommages-intérêts au titre de la responsabilité délictuelle pour les préjudices qui en résultent.
▶ Article 750 de la Loi civile de la République de Corée
En vertu des règles de la responsabilité délictuelle prévues par la Loi civile, l’auteur du préjudice est tenu de le réparer et une action civile peut être engagée à cette fin.
La demande peut être introduite aussi bien au nom du professionnel de santé qu’à celui de l’établissement médical, et la requête doit être déposée auprès de la juridiction compétente.
Condition relative au lien de causalité
Pour obtenir des dommages-intérêts dans le cadre d’une action civile, il faut établir l’existence d’un lien de causalité entre les actes de l’auteur et le préjudice subi par la victime.
Le lien de causalité peut être direct ou adéquat. La juridiction l’apprécie sur la base d’une analyse objective et raisonnable.
Dans les affaires de violences contre des professionnels de santé, il faut démontrer que les blessures, le préjudice moral ou les dommages causés aux installations résultent clairement des actes reprochés.
Postes pouvant faire l’objet d’une demande de dommages-intérêts
Dans les affaires de violences contre des professionnels de santé, les principaux postes de préjudice susceptibles de faire l’objet d’une demande de dommages-intérêts sont les suivants.
ㆍ Frais médicaux et frais liés aux soins
Frais de traitement des blessures causées par les violences, frais de consultation, médicaments, rééducation, etc.
ㆍ Préjudice moral
Indemnisation du choc psychologique, du stress et du préjudice moral causés par les violences
ㆍ Coût des dommages causés aux installations et au matériel
Coût de la réparation ou du remplacement du matériel médical, des objets et des installations endommagés dans l’établissement médical
ㆍ Pertes d’exploitation
Perte de recettes liées aux soins et pertes d’exploitation résultant du retard ou de l’interruption des soins
Les postes de préjudice réclamés doivent être clairement indiqués dans la requête, et il est important de réunir des pièces justificatives précises.
Procédure civile et préparation nécessaire
L’action civile commence lorsque le professionnel de santé ou l’établissement médical victime dépose une requête auprès de la juridiction.
La procédure civile se déroule généralement comme suit.
1) Introduction de l’action (dépôt de la requête)
La requête expose précisément l’objet de la demande, les éléments servant au calcul du préjudice et les circonstances de l’affaire afin que la juridiction puisse clairement en comprendre les faits.
2) Dépôt des conclusions en réponse du défendeur
3) Préparation des débats et audience
Le demandeur étaye ses prétentions en produisant toutes les preuves permettant d’établir les faits, notamment les certificats médicaux, les dossiers de soins, les documents relatifs aux dommages matériels et les déclarations de témoins.
4) Prononcé du jugement
Si nécessaire, elle peut également proposer aux parties de parvenir à un accord par une procédure de conciliation ou de transaction afin de résoudre l’affaire plus rapidement.
5. Violences contre les professionnels de santé | Collecte des preuves

Dans les affaires de violences contre des professionnels de santé, la collecte des preuves est déterminante pour l’issue du litige et la conduite de l’affaire.
Le professionnel de santé ou l’établissement médical victime de violences doit préparer les preuves de manière méthodique. Celles-ci constituent des éléments d’appréciation importants aussi bien dans le cadre de l’action civile que de la plainte pénale.
Types de preuves
Lorsqu’une plainte pénale ou une action civile est envisagée, la collecte des preuves par l’établissement médical et le professionnel de santé joue un rôle important.
① Certificat médical et dossier de soins
Entre autres, ils établissent objectivement la localisation des blessures, la durée et la nature des soins.
② Photographies et enregistrements vidéo
Il convient notamment de recueillir les images des dommages causés aux installations de l’établissement médical et les enregistrements de vidéosurveillance.
③ Déclarations de témoins
Les déclarations des professionnels de santé, des employés, des patients ou d’autres personnes ayant assisté aux faits sont recueillies par écrit ou sous forme d’enregistrement.
④ Documents financiers
Il s’agit des documents servant à calculer le montant du préjudice, notamment la perte de recettes liées aux soins, les devis de réparation du matériel et les reçus.
Une collecte précise des preuves peut être déterminante pour les sanctions pénales et l’orientation du litige. Il est donc important de consigner et de conserver les éléments dès leur constatation sur les lieux.
Précautions relatives à la collecte des preuves
Il est important de recueillir les preuves de manière méthodique dès la survenance des faits.
Elles sont directement utilisées pour établir la survenance du préjudice et le lien de causalité dans l’action civile, ainsi que la réalité des violences dans le cadre de la plainte pénale.
Lorsque les preuves sont insuffisantes, cela peut être défavorable au moment où la juridiction apprécie le montant des dommages-intérêts ou l’existence d’une responsabilité pénale.
6. Violences contre les professionnels de santé | Prévention et mesures préalables
Dans les affaires de violences contre des professionnels de santé, la prévention et la gestion de la sécurité en amont sont aussi importantes que les mesures prises après les faits.
Les établissements médicaux doivent mettre en place une gestion méthodique de la sécurité et former leur personnel afin de réduire le risque d’incident et de pouvoir intervenir rapidement s’il survient.
1) Gestion de la sécurité dans l’établissement médical
ㆍ Surveillance permanente au moyen de caméras de vidéosurveillance, de systèmes de sécurité, entre autres
ㆍ Élaboration d’un protocole de gestion des situations d’urgence afin de pouvoir intervenir rapidement en cas d’incident
2) Formation du personnel et protocole d’intervention
ㆍ Diffusion d’un protocole de protection destiné aux professionnels de santé et au personnel de l’établissement médical
ㆍ Prévention des préjudices secondaires grâce à l’amélioration de la capacité d’intervention initiale
7. Violences contre les professionnels de santé | Assistance juridique
Dans les affaires de violences contre des professionnels de santé, une collecte insuffisante des preuves ou une mauvaise gestion des déclarations peut rendre plus difficile la protection adéquate des droits dans le cadre d’une plainte pénale ou d’une action civile.
Il est donc important que le professionnel de santé victime bénéficie de l’assistance d’un avocat afin de déterminer les mesures à prendre à chaque étape, notamment pour la plainte pénale, l’action civile, la collecte des preuves et la préparation des déclarations devant la juridiction.
Le cabinet met en place une équipe dédiée composée d’avocats intervenant en droit médical et en droit pénal. Elle accompagne les professionnels de santé victimes depuis la consultation initiale jusqu’aux étapes de la plainte pénale et de la procédure contentieuse.
Il apporte notamment son assistance pour la préparation des preuves et la procédure devant la juridiction, en tenant compte de la protection du professionnel de santé et des circonstances propres à l’affaire.
En cas de difficultés liées à des violences contre un professionnel de santé, l’assistance d’un avocat intervenant en droit médical peut contribuer à la protection des droits et de la sécurité de la personne concernée.










