CONTENTS
- 1. Certificat médical mensonger | Notion

- 2. Certificat médical mensonger | Sanctions

- - Établissement de certificats médicaux mensongers, etc.
- - Infraction d’escroquerie à l’assurance
- 3. Certificat médical mensonger | Mesures administratives

- - Suspension de l’autorisation d’exercer
- - Restriction de l’activité de l’établissement de santé
- - Délai de prescription des mesures administratives et possibilité d’atténuation
- - Imposition d’une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum
- 4. Certificat médical mensonger | Conduite à adopter lors d’une enquête

- - Principes de l’enquête
- - Exercice du droit de ne pas faire de déclaration (droit de garder le silence)
- - Désignation d’un avocat
- - Importance d’une préparation stratégique avant l’enquête
- 5. Certificat médical mensonger | Assistance juridique

1. Certificat médical mensonger | Notion

Un certificat médical mensonger désigne un certificat établi par un professionnel de santé contrairement aux faits, sans reposer sur des soins réellement dispensés ni sur une appréciation médicale.
Tel est notamment le cas lorsque le certificat exagère une blessure inexistante ou légère, ou indique qu’une hospitalisation est nécessaire alors qu’elle ne l’est pas.
De tels faits peuvent résulter d’une demande illégale du patient et risquent d’être détournés afin de présenter une demande frauduleuse d’indemnité d’assurance.
2. Certificat médical mensonger | Sanctions
Lorsqu’un certificat médical mensonger est établi ou utilisé, les faits ne constituent pas une simple violation déontologique, mais une infraction passible de sanctions pénales.
Le professionnel de santé qui établit un certificat médical mensonger s’expose à des sanctions pénales. La personne qui utilise ce certificat peut également engager une responsabilité juridique distincte selon les circonstances de son utilisation.
Un médecin, un praticien de médecine traditionnelle coréenne, un chirurgien-dentiste ou une sage-femme qui établit mensongèrement un certificat médical, un certificat d’examen post-mortem ou un certificat relatif à la vie ou au décès commet une infraction et encourt les sanctions suivantes.
Établissement de certificats médicaux mensongers, etc.
▶ Article 233 de la Loi pénale de la République de Corée
Établissement de certificats médicaux mensongers, etc. | Une peine d’emprisonnement avec ou sans travail d’une durée maximale de 3 ans, une suspension de qualification d’une durée maximale de 7 ans ou une amende pénale maximale de 30 000 000 de wons sud-coréens |
Les professionnels de santé sont tenus d’assumer leur responsabilité sociale en tant que spécialistes. L’établissement d’un certificat contraire aux faits peut entraîner des sanctions pénales ainsi que des mesures administratives, notamment la suspension de l’autorisation d’exercer.
Infraction d’escroquerie à l’assurance
L’obtention d’une indemnité d’assurance, notamment, au moyen d’un certificat médical mensonger constitue une infraction d’escroquerie à l’assurance.
▶ Article 8 de la Loi spéciale de la République de Corée sur la prévention de la fraude à l’assurance
Infraction d’escroquerie à l’assurance | Une peine d’emprisonnement avec travail d’une durée maximale de 10 ans ou une amende pénale maximale de 50 000 000 de wons sud-coréens |
3. Certificat médical mensonger | Mesures administratives

L’établissement d’un certificat médical mensonger ne donne pas seulement lieu à des sanctions pénales. Il peut également faire l’objet d’une mesure administrative prise par le ministère de la Santé et des Affaires sociales de la République de Corée.
Il peut notamment entraîner la suspension de l’autorisation d’exercer du professionnel de santé ou une restriction de l’activité de l’établissement de santé concerné, avec de lourdes conséquences sur sa carrière professionnelle.
Suspension de l’autorisation d’exercer
Le ministre de la Santé et des Affaires sociales de la République de Corée peut suspendre l’autorisation d’exercer d’un professionnel de santé ayant établi un certificat médical mensonger.
Selon la Loi sur les services médicaux, lorsqu’un certificat médical, un certificat d’examen post-mortem ou un autre certificat a été mensongèrement établi, ou qu’un dossier médical a été intentionnellement établi ou modifié de manière mensongère, le ministre de la Santé et des Affaires sociales peut prononcer une suspension de l’autorisation d’exercer d’une durée maximale de 1 an.
Restriction de l’activité de l’établissement de santé
Lorsqu’un professionnel de santé fait l’objet d’une suspension de son autorisation d’exercer, son établissement de santé ne peut accomplir aucun acte médical pendant la durée de cette suspension.
L’article 66, paragraphe 3, de la Loi sur les services médicaux précise qu’un établissement de santé ouvert par une personne dont l’autorisation d’exercer a été suspendue ne peut exercer d’activité médicale pendant la durée de la suspension.
Par conséquent, si le médecin ayant ouvert l’établissement fait l’objet d’une mesure pour avoir établi un certificat médical mensonger, l’hôpital ou la clinique concerné doit interrompre ses activités médicales, notamment les soins et les demandes de remboursement auprès des assureurs. Cette situation peut également causer un préjudice aux patients et aux salariés.
Délai de prescription des mesures administratives et possibilité d’atténuation
Une mesure administrative ne peut être prononcée que dans un délai déterminé et peut être atténuée en cas de déclaration spontanée.
Selon la Loi sur les services médicaux, une suspension de l’autorisation d’exercer ne peut, en principe, être prononcée que dans un délai de 5 ans à compter de la date de l’infraction.
Toutefois, lorsqu’une procédure pénale est en cours, ce délai est suspendu jusqu’à ce que le jugement devienne définitif, de sorte que la période pendant laquelle la mesure administrative peut être prononcée peut être prolongée.
Imposition d’une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum
Lorsqu’une infraction à la Loi sur les services médicaux, notamment l’établissement d’un certificat médical mensonger, est constatée, le ministre de la Santé et des Affaires sociales ou le responsable de la collectivité territoriale peut imposer, à la place d’une suspension de l’activité médicale, une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum d’un montant maximal de 1 000 000 000 de wons sud-coréens.
Cette sanction pécuniaire peut être imposée jusqu’à 3 reprises. Lorsqu’une sanction pécuniaire a déjà été imposée en vertu d’une autre loi pour la même infraction, son montant peut être réduit ou il peut être décidé de ne pas l’imposer.
Si cette sanction pécuniaire n’est pas acquittée dans le délai imparti, une procédure de recouvrement forcé est engagée conformément aux règles applicables aux impôts locaux impayés.
4. Certificat médical mensonger | Conduite à adopter lors d’une enquête
Lorsqu’un professionnel de santé fait l’objet d’une enquête parce qu’il est soupçonné d’avoir délivré un certificat médical mensonger, sa manière de réagir au début de la procédure peut influer de manière déterminante sur l’éventuelle application ultérieure de sanctions pénales.
Lors d’un interrogatoire par les autorités chargées de l’enquête, il est important de connaître précisément les droits garantis par la loi et d’agir avec prudence.
Principes de l’enquête
Lorsqu’une enquête est ouverte à l’encontre d’une personne impliquée dans une affaire d’établissement de certificat médical mensonger, elle est en principe menée sans détention provisoire.
Les autorités chargées de l’enquête doivent respecter les droits fondamentaux de la personne mise en cause et gérer les données personnelles recueillies pendant l’enquête dans le strict respect de leur obligation de confidentialité. Elles ne doivent exercer aucune pression inutile ni lui faire subir de désavantage injustifié.
Exercice du droit de ne pas faire de déclaration (droit de garder le silence)
Le professionnel de santé interrogé parce qu’il est soupçonné d’avoir établi un certificat médical mensonger a le droit de ne pas répondre aux questions des autorités chargées de l’enquête.
Avant d’interroger la personne mise en cause, les autorités chargées de l’enquête doivent obligatoirement l’informer des éléments suivants. Elle peut vérifier qu’ils lui ont été notifiés et exercer les droits correspondants.
• L’absence de déclaration n’entraîne aucun désavantage
• Si elle renonce à son droit de ne pas faire de déclaration et décide de répondre, ses déclarations peuvent être utilisées comme preuve de sa culpabilité
• Elle a le droit d’être assistée par un avocat pendant l’interrogatoire
Désignation d’un avocat
Le professionnel de santé soupçonné d’avoir établi un certificat médical mensonger peut désigner un avocat et bénéficier de son assistance dès le début de l’enquête. Les membres de sa famille en ligne directe ou ses frères et sœurs peuvent également désigner un avocat pour son compte.
Compte tenu de l’imbrication des appréciations médicales et des critères du droit pénal propre à ce type d’affaire, l’assistance d’un avocat dès le début de l’enquête peut contribuer à éviter des déclarations inutiles et à élaborer une stratégie de défense.
L’avocat a le droit d’assister à l’interrogatoire de la personne mise en cause. Les autorités chargées de l’enquête ne peuvent restreindre ce droit sans motif légitime.
Importance d’une préparation stratégique avant l’enquête
Dans une affaire de délivrance d’un certificat médical mensonger, l’autonomie de l’appréciation médicale et l’existence d’une intention constituent des questions essentielles. L’attitude adoptée dans les déclarations et la décision de remettre ou non des documents au début de l’enquête peuvent donc influer sur son déroulement.
Il est nécessaire d’établir précisément les faits et d’organiser l’analyse juridique, notamment afin de déterminer s’il s’agissait d’une simple erreur, si le certificat avait été établi à la demande du patient et si son contenu était conforme aux critères médicaux.
Des déclarations faites sans préparation ou la remise de documents connexes peuvent être interprétées, indépendamment de l’intention, comme révélant la délivrance d’un certificat mensonger. Il est donc nécessaire d’obtenir préalablement un conseil juridique et d’élaborer une stratégie de défense.
5. Certificat médical mensonger | Assistance juridique

Lorsqu’il est reconnu qu’un professionnel de santé a établi un certificat médical mensonger, celui-ci peut faire l’objet de sanctions pénales ainsi que de mesures administratives importantes, notamment la suspension de son autorisation d’exercer. Une vigilance particulière est donc nécessaire.
Le cabinet examine les circonstances de l’affaire afin d’élaborer une stratégie adaptée, portant notamment sur la défense dans la procédure pénale et sur les mesures relatives à l’autorisation d’exercer ou les autres mesures administratives.
Une équipe dédiée, composée d’avocats intervenant en droit de la santé et en droit pénal, analyse l’affaire et prend également en compte les éventuels contentieux ultérieurs afin de fournir une assistance couvrant ses différents aspects.
Les personnes impliquées dans une affaire relative à un certificat médical mensonger et ayant besoin d’assistance peuvent solliciter l’aide d’un avocat intervenant en droit de la santé.
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