CONTENTS
- 1. Violence scolaire | Une situation nécessitant une réaction rapide

- - Points essentiels pour traiter une affaire de violence scolaire
- 2. Violence scolaire | Procédure de signalement et d’enquête

- - Méthodes d’enquête sur une affaire de violence scolaire
- - Traitement de l’affaire après l’examen par l’organe spécialisé de l’établissement
- 3. Violence scolaire | Réunion de la commission d’examen et médiation des différends

- - Demande de médiation auprès de la commission d’examen
- 4. Violence scolaire | Mesures concernant l’élève mis en cause et éléments de réponse

- - Mentions portées au dossier scolaire
- - Que faire en cas de désignation injustifiée comme auteur ?
- - Délinquance juvénile directement liée à l’affaire
- 5. Violence scolaire | Mesures de protection de l’élève victime et moyens d’action

- - Plainte pénale au titre de la Loi pénale et d’autres textes
- - Action civile contre l’auteur, l’enseignant et l’établissement scolaire
- - Éléments établissant le préjudice dans une action en dommages-intérêts
- 6. Violence scolaire | Voies administratives de contestation d’une décision de la commission d’examen

- - Contestation d’une décision de la commission d’examen par recours administratif
- - Contestation d’une décision de la commission d’examen par contentieux administratif
- - Demande de sursis à exécution
- 7. Violence scolaire | Rôle concret d’un avocat spécialisé dans les affaires de violence scolaire

- - Exemples d’interventions d’avocats spécialisés dans les affaires de violence scolaire
1. Violence scolaire | Une situation nécessitant une réaction rapide

La violence scolaire désigne notamment les actes d’exclusion, de violences physiques, de séquestration, de menaces, de diffamation, de violences sexuelles et de cyberviolence commis à l’encontre d’élèves, dans l’établissement scolaire ou en dehors de celui-ci.
Les préjudices causés par la violence scolaire peuvent dépasser les blessures physiques et psychologiques immédiates et avoir de graves répercussions à long terme, notamment une interruption de la scolarité, une stigmatisation sociale et des difficultés dans l’orientation future.
Le droit coréen régit de manière globale la prévention de la violence scolaire, la protection des victimes ainsi que l’accompagnement éducatif et les mesures applicables aux auteurs par la « Loi sur la prévention et les mesures de lutte contre la violence scolaire » (ci-après la « Loi sur la prévention de la violence scolaire »). Divers organismes interviennent, notamment les bureaux de l’éducation, les établissements scolaires, la police et les juridictions de la République de Corée.
La violence scolaire donne généralement lieu à une procédure complexe comprenant l’établissement des faits après l’incident, la réunion de la commission autonome de lutte contre la violence scolaire (ci-après la « commission d’examen »), l’adoption de mesures de protection pour la victime et de mesures concernant l’auteur, l’examen d’éventuelles sanctions pénales, une demande civile de dommages-intérêts et un contentieux administratif.
Bien que l’auteur comme la victime aient droit à une protection juridique, les parents et les élèves connaissent souvent insuffisamment la procédure et les voies de recours, ce qui peut entraîner une issue défavorable. Il convient donc de faire preuve de vigilance afin d’éviter toute victimisation secondaire inutile.
Points essentiels pour traiter une affaire de violence scolaire
Points essentiels pour traiter une affaire de violence scolaire | Principaux éléments |
Définition de la violence scolaire et établissement des faits | - Vérifier en premier lieu le champ de la « violence scolaire » au sens de la Loi sur la prévention de la violence scolaire, notamment les violences verbales, l’exclusion et la cyberviolence, ainsi que la réalité des faits - Il est déterminant de recueillir des preuves objectives telles que des déclarations écrites, des enregistrements, des SMS et des images de vidéosurveillance |
Appréciation du caractère proportionné de la mesure | - Vérifier si des mesures telles que la suspension de l’assiduité, le changement de classe, le transfert d’établissement ou l’expulsion sont excessives au regard de la gravité de l’affaire et de l’étendue du préjudice - L’élève mis en cause peut invoquer des circonstances atténuantes, tandis que la victime peut demander un renforcement des mesures |
Réponse à la victimisation secondaire, aux représailles et à la diffamation | - Vérifier si une victimisation secondaire ou une diffamation s’est produite après l’incident, notamment dans des publications en ligne ou des conversations de groupe - Une procédure distincte peut ensuite être nécessaire, notamment une plainte pénale ou une demande civile de dommages-intérêts concernant les actes secondaires |
Gestion des dossiers et analyse des conséquences futures | - Les mesures adoptées à la suite d’un incident de violence scolaire sont inscrites au dossier scolaire et peuvent donc avoir une incidence sur l’admission dans l’enseignement supérieur et sur l’emploi - Il convient d’analyser précisément si elles doivent être inscrites, pendant quelle durée et si leur suppression est possible afin de définir une stratégie adaptée |
2. Violence scolaire | Procédure de signalement et d’enquête
Lorsqu’un incident de violence scolaire survient, l’élève, son représentant légal ou un enseignant peut le signaler au chef d’établissement ou directement à la police.
Toute personne qui assiste à un acte de violence scolaire ou en apprend l’existence doit le signaler ou le dénoncer sans attendre.
Après le rapport au chef d’établissement et la vérification des faits par le professeur principal, l’affaire est examinée selon la procédure suivante.
| Confirmation de la réception du signalement de violence scolaire > Séparation de l’élève mis en cause, rapport au bureau de l’éducation et, si nécessaire, mesures d’urgence > Désignation d’un enquêteur du Centre Zéro Violence Scolaire et enquête sur l’affaire + enquête menée par l’organe spécialisé de l’établissement > Examen par l’organe spécialisé |
▶ Présentation détaillée de la procédure de signalement de la violence scolaire
Méthodes d’enquête sur une affaire de violence scolaire
- Déclarations écrites : déclarations de l’élève victime et de l’élève mis en cause, ainsi que des élèves témoins
- Enquête par questionnaire : menée auprès des élèves et des classes concernés par l’élève victime et l’élève mis en cause
- Collecte de preuves : courriels, conversations en ligne, publications sur des forums, réseaux sociaux, captures d’écran en ligne établissant les faits, SMS, photographies, vidéos et enregistrements audio pertinents, notamment
- Certificats médicaux et avis : certificats médicaux physiques ou psychologiques et avis de médecins susceptibles d’établir les violences subies
Traitement de l’affaire après l’examen par l’organe spécialisé de l’établissement
L’organe spécialisé, qui comprend notamment le directeur adjoint, le conseiller scolaire, l’enseignant chargé de la violence scolaire et des parents d’élèves, examine si les conditions d’un règlement autonome par le chef d’établissement sont réunies.
Un tel règlement est possible après confirmation par l’élève victime et son représentant légal, ainsi qu’après examen par l’organe spécialisé.
Conditions du règlement autonome
3. Violence scolaire | Réunion de la commission d’examen et médiation des différends

Si l’affaire de violence scolaire ne remplit pas les conditions d’un règlement autonome par le chef d’établissement, elle doit être examinée par la commission d’examen des mesures de lutte contre la violence scolaire.
La commission d’examen comprend de 10 à 50 membres. Au moins un tiers de l’ensemble de ses membres sont désignés parmi les parents d’élèves scolarisés dans les établissements du secteur concerné.
La commission d’examen se réunit lorsque la majorité de ses membres en exercice est présente et adopte ses décisions à la majorité des membres présents.
Elle examine les questions suivantes.
- Prévention de la violence scolaire et mesures de lutte
- Protection de l’élève victime
- Éducation, accompagnement et sanctions disciplinaires concernant l’élève mis en cause
- Médiation des différends entre l’élève victime et l’élève mis en cause
- Recommandations au chef d’établissement relatives à la prévention de la violence scolaire et aux mesures de lutte
Demande de médiation auprès de la commission d’examen
L’élève victime, l’élève mis en cause et leurs représentants légaux peuvent demander une médiation du différend à la commission d’examen.
Dans ce cas, la médiation doit commencer dans un délai de 5 jours. Elle peut toutefois ne pas être ouverte ou être interrompue si l’une des parties refuse d’y participer, ou si l’élève victime dépose une plainte pénale ou une dénonciation contre l’élève mis en cause, ou engage une action civile.
4. Violence scolaire | Mesures concernant l’élève mis en cause et éléments de réponse
Sur le fondement des faits et des textes applicables, la commission d’examen prononce une mesure disciplinaire en tenant compte de la gravité et de la continuité de la violence scolaire, de son caractère intentionnel, du degré de repentir et du niveau de réconciliation.
Les mesures suivantes peuvent être prises à l’encontre de l’élève auteur de violence scolaire. Elles peuvent être cumulées.
- Excuses écrites à l’élève victime
- Interdiction de contacter ou de menacer l’élève victime et l’élève ayant effectué le signalement ou la dénonciation, ou d’exercer des représailles à leur encontre
- Travaux au service de l’établissement scolaire
- Travaux d’intérêt général
- Formation spéciale ou traitement psychologique dispensé par des spécialistes ou des organismes internes ou externes à l’établissement
- Suspension de l’assiduité scolaire
- Changement de classe
- Transfert dans un autre établissement
- Expulsion
La commission d’examen présente un caractère quasi juridictionnel. En l’absence d’explications et de pièces suffisantes, sa décision peut être défavorable.
Mentions portées au dossier scolaire
Les mesures prises à l’encontre de l’élève auteur de violence scolaire sont inscrites dans son dossier scolaire.
Les excuses écrites à l’élève victime, l’interdiction des représailles contre celui-ci et les travaux au service de l’établissement peuvent être supprimés dès l’obtention du diplôme. En revanche, les mesures correspondant au numéro 4 ou à un numéro supérieur sont supprimées de 2 à 4 ans après la date d’obtention du diplôme.
La date de suppression varie selon l’âge de l’élève mis en cause ; veuillez donc vérifier celle de la 🔗sanction disciplinaire pour violence scolaire concernée.
Que faire en cas de désignation injustifiée comme auteur ?
Si un élève a été injustement désigné comme auteur dans une affaire de violence scolaire et a subi une décision défavorable à la suite des mesures adoptées par la 🔗commission d’examen des mesures de lutte contre la violence scolaire, il peut contester cette décision au moyen d’un recours administratif ou d’un 🔗contentieux administratif en matière de violence scolaire.
Délinquance juvénile directement liée à l’affaire
L’élève auteur de violence scolaire doit également tenir compte du fait que l’affaire peut être directement liée à un cas de 🔗délinquance juvénile et donner lieu à des sanctions.
Une mesure de protection peut être prononcée selon l’âge de l’élève mis en cause. Même s’il est exempté de responsabilité pénale, les conséquences administratives, telles que les sanctions disciplinaires scolaires et l’inscription au dossier scolaire, demeurent.
Les mineurs âgés de 10 ans ou plus et de moins de 14 ans n’ont pas atteint l’âge de la responsabilité pénale et ne peuvent faire l’objet que de mesures de protection plutôt que de sanctions pénales. Si l’auteur est âgé de 14 ans ou plus, la Loi sur les mineurs et la Loi pénale de la République de Corée lui sont toutes deux applicables.
5. Violence scolaire | Mesures de protection de l’élève victime et moyens d’action
Lorsqu’il est nécessaire de protéger l’élève victime, la commission d’examen peut demander l’adoption des mesures de protection suivantes et solliciter une décision en ce sens.
Les absences nécessaires à la mise en œuvre de ces mesures sont comptabilisées comme des jours de présence.
Plainte pénale au titre de la Loi pénale et d’autres textes
La victime de violence scolaire peut, parallèlement aux mesures de la commission d’examen, déposer une plainte pénale distincte contre 🔗l’auteur de la violence scolaire.
Lorsqu’une plainte pénale est déposée pour infraction de violences physiques, infraction de coups et blessures, contrainte, infraction de diffamation, infraction de menaces ou infraction sexuelle, les autorités d’enquête examinent l’affaire pénale si l’élève mis en cause a atteint l’âge de la responsabilité pénale. Le parquet peut ensuite engager des poursuites si nécessaire, donnant lieu à un procès pénal.
Dans ce cas, l’élève mis en cause peut faire l’objet d’une mesure de protection prévue par la Loi sur les mineurs ou être condamné, à l’issue d’un procès ordinaire, à une amende pénale ou à une peine d’emprisonnement avec travail.
En outre, en cas de déclaration de culpabilité, une ordonnance de réparation peut être rendue au titre des préjudices matériels causés par l’infraction et des frais de traitement.
Action civile contre l’auteur, l’enseignant et l’établissement scolaire
Une demande civile de dommages-intérêts peut être formée au titre des préjudices subis par la victime en raison de la violence scolaire.
L’auteur lui-même peut être tenu responsable, de même que ses parents, en leur qualité de représentants légaux, s’ils ont manqué à leur obligation de surveillance. Leur responsabilité peut être conjointe.
Si l’établissement scolaire avait connaissance des violences, mais n’est pas intervenu, l’enseignant ainsi que l’établissement ou le bureau de l’éducation dans le cas d’un établissement public peuvent également voir leur responsabilité engagée.
Éléments établissant le préjudice dans une action en dommages-intérêts
- Réalité du préjudice causé par la violence scolaire
- Lien de causalité entre les actes de l’auteur et le préjudice
- Étendue du préjudice moral
- Frais de traitement et frais de traitement futurs, notamment
Compte tenu des caractéristiques de l’affaire, l’obtention effective de la réparation suppose un examen global du patrimoine de l’auteur et de la possibilité d’une exécution forcée.
6. Violence scolaire | Voies administratives de contestation d’une décision de la commission d’examen
Si vous envisagez de contester une décision de la commission d’examen, vous pouvez demander l’annulation de la sanction disciplinaire au moyen d’un recours devant la commission des recours administratifs du bureau de l’éducation ou d’un contentieux administratif.
Les sanctions disciplinaires graves, telles que le transfert dans un autre établissement ou l’expulsion, ont une incidence directe sur le droit à l’éducation et les droits fondamentaux de l’élève. Leur annulation est possible si leur caractère illégal ou injustifié peut être établi.
Dans le cadre du contentieux administratif, il faut toutefois établir l’illégalité tenant aux faits, un vice de procédure ou une violation du principe de proportionnalité de la sanction disciplinaire. Une argumentation juridique spécialisée est donc nécessaire.
Contestation d’une décision de la commission d’examen par recours administratif
-Procédure de protection des droits engagée devant une commission coréenne des recours administratifs par une personne dont les droits ou les intérêts ont été lésés par un acte administratif illégal ou injustifié, ou par l’inaction d’une autorité administrative
-L’élève mis en cause comme l’élève victime peut former un recours administratif contre une mesure prise par le directeur du bureau local de l’éducation
-Recours à former dans un délai de 90 jours à compter de la date à laquelle l’intéressé a eu connaissance de la mesure du directeur du bureau local de l’éducation, et dans un délai de 180 jours à compter de la date de cette mesure
Contestation d’une décision de la commission d’examen par contentieux administratif
-Procédure visant à remédier à l’atteinte aux droits ou aux intérêts d’une personne causée par un acte administratif illégal ou par l’exercice ou le non-exercice de la puissance publique
-L’élève mis en cause comme l’élève victime peut engager un contentieux administratif contre une mesure du directeur du bureau local de l’éducation (demandeur : élève demandant l’annulation de la mesure ou la constatation de sa nullité / défendeur : directeur du bureau local de l’éducation)
-Action à engager dans un délai de 90 jours à compter de la date à laquelle l’intéressé a eu connaissance de la mesure du directeur du bureau local de l’éducation, et dans un délai de 1 an à compter de la date de cette mesure
Demande de sursis à exécution
Dans ce cas, une décision de sursis à exécution rendue par la commission des recours administratifs ou par la juridiction est nécessaire pour suspendre les effets ou l’exécution de la mesure, ou la procédure.
Si la demande de sursis à exécution de l’élève mis en cause est admise, l’élève victime peut demander à être séparé de celui-ci.
7. Violence scolaire | Rôle concret d’un avocat spécialisé dans les affaires de violence scolaire

La violence scolaire est une question sensible susceptible de causer un préjudice irréversible tant à la victime qu’à l’auteur.
Avant que l’affaire ne donne lieu à un recours administratif ou à un contentieux, il peut être utile de définir la réponse à apporter dès la procédure devant la commission d’examen avec les conseils d’un avocat spécialisé.
La protection effective des droits et des intérêts suppose de recueillir les preuves nécessaires et d’exercer activement les droits procéduraux, notamment avec l’assistance d’un avocat spécialisé dans les affaires de violence scolaire.
Exemples d’interventions d’avocats spécialisés dans les affaires de violence scolaire
L’assistance d’avocats spécialisés dans les affaires de violence scolaire, notamment forts d’une expérience comme membres experts des commissions des bureaux de l’éducation ou membres de commissions de médiation disciplinaire des élèves, permet de faire valoir concrètement les droits et intérêts à chaque étape.
🔗Obtention de dommages-intérêts auprès de l’élève auteur de violence scolaire









