CONTENTS
- 1. Commission d’examen des mesures relatives à la violence scolaire | Fondement juridique de sa création

- - Composition de la Commission
- - Causes d’exclusion et de récusation des membres
- 2. Commission d’examen des mesures relatives à la violence scolaire | Fonctionnement et modalités d’examen

- - Questions examinées et modalités d’examen de la Commission
- 3. Commission d’examen des mesures relatives à la violence scolaire | Démarches du point de vue de l’élève auteur

- - Mesures de la Commission pouvant être supprimées du dossier scolaire
- - Consigner les faits dès la mise en cause
- - Préparation et précautions relatives à la comparution devant la Commission
- - Contestation après une mesure : recours administratif et contentieux administratif
- 4. Commission d’examen des mesures relatives à la violence scolaire | Démarches du point de vue de l’élève victime

- - L’établissement objectif des faits est essentiel
- - Comparaître personnellement pour présenter sa déclaration
- - Contestation des mesures de la Commission et démarches supplémentaires
- 5. Commission d’examen des mesures relatives à la violence scolaire | Liste de contrôle commune

1. Commission d’examen des mesures relatives à la violence scolaire | Fondement juridique de sa création

La Commission d’examen des mesures relatives à la violence scolaire est instituée en vertu de l’article 12 de la Loi de la République de Corée sur la prévention de la 🔗violence scolaire et les mesures applicables en la matière.
Lorsqu’un cas de violence scolaire survient, la Commission examine les faits, décide des mesures de protection de l’élève victime ainsi que des mesures éducatives et disciplinaires visant l’élève auteur, et assure la conciliation des différends. Elle exerce ainsi une fonction quasi juridictionnelle.
Lorsque l’élève auteur et l’élève victime relèvent de bureaux locaux de soutien à l’éducation différents, au moins deux de ces bureaux peuvent constituer conjointement la Commission après en avoir fait rapport au directeur de l’éducation.
Composition de la Commission
La Commission se compose de 10 à 50 membres. Au moins un tiers de l’ensemble des membres doivent être désignés parmi les parents d’élèves d’établissements situés dans le ressort du bureau local de soutien à l’éducation concerné.
- Directeur ou chef de service chargé de l’encadrement de la vie scolaire au sein du bureau local de soutien à l’éducation concerné
- Personne ayant exercé comme enseignant ou membre du personnel éducatif spécialisé
- Parents d’élèves
- Juges, procureurs ou avocats
- Fonctionnaire de police du ressort concerné, dont la présence est obligatoire
- Personne titulaire de la qualification de médecin
- Toute autre personne possédant des connaissances spécialisées en matière de violence scolaire
Causes d’exclusion et de récusation des membres
Afin de garantir l’impartialité de l’examen, un membre de la Commission est exclu d’office lorsque lui-même, son conjoint ou l’un de ses proches a un lien direct avec l’élève victime ou l’élève auteur concerné par l’affaire.
Une partie au différend peut présenter une demande écrite de récusation lorsqu’un motif, tel qu’une relation personnelle avec un membre, permet de douter de son impartialité. La Commission statue sur cette demande par délibération.
Le membre faisant l’objet d’une exclusion d’office ou d’une récusation ne peut pas participer à la délibération concernée et peut également se retirer de sa propre initiative.
2. Commission d’examen des mesures relatives à la violence scolaire | Fonctionnement et modalités d’examen
La Commission doit être convoquée dans les cas suivants.
• À la demande d’au moins 1/4 de ses membres, du chef d’établissement, de l’élève victime ou de son représentant légal
• Lorsqu’un cas de violence scolaire est signalé ou fait l’objet d’un rapport
• Lorsque des menaces ou des représailles de la part de l’élève auteur sont signalées ou font l’objet d’un rapport
• Lorsque le président de la Commission l’estime nécessaire
Lorsqu’il convoque une réunion de la Commission, le directeur du bureau local de soutien à l’éducation doit notifier à l’élève auteur, à l’élève victime et à leurs représentants légaux la date, l’heure, le lieu et l’ordre du jour de la réunion, les mesures demandées ainsi que les résultats.
La réunion est ouverte lorsque la majorité des membres en exercice est présente, et les décisions sont adoptées à la majorité des membres présents.
Un procès-verbal doit être établi et conservé. À la demande de l’élève victime, de l’élève auteur ou de leur représentant légal, il peut être consulté et copié après exclusion des données personnelles.
Questions examinées et modalités d’examen de la Commission
La Commission examine les mesures de prévention et de lutte contre la violence scolaire, la protection des élèves victimes, l’éducation et la discipline des élèves auteurs ainsi que la conciliation des différends entre les parties.
L’examen se déroule en principe en présence des parties. Toutefois, lorsqu’une comparution est impossible, notamment dans les régions insulaires ou montagneuses, il peut avoir lieu par téléphone, visioconférence ou écrit.
Au cours de l’examen, la Commission peut recueillir l’avis de spécialistes, notamment d’un pédiatre, d’un psychiatre ou d’un psychologue. Elle doit recueillir un avis spécialisé lorsque l’élève victime ou son représentant légal le demande.
Tout au long de la procédure, les personnes concernées sont tenues de ne divulguer ni les secrets ni les données personnelles dont elles ont connaissance dans l’exercice de leurs fonctions. Les réunions portant sur les mesures visant les élèves victimes ou auteurs ne sont pas publiques.
La divulgation d’un secret est passible d’une peine d’emprisonnement avec travail d’au plus 1 an ou d’une amende pénale d’au plus 10 000 000 de wons sud-coréens.
3. Commission d’examen des mesures relatives à la violence scolaire | Démarches du point de vue de l’élève auteur

À l’issue de l’examen de la Commission, il est décidé soit de ne prendre aucune mesure à l’encontre de l’élève auteur, soit de prononcer des 🔗mesures disciplinaires de la Commission.
1. Présentation d’excuses écrites à l’élève victime
2. Interdiction de contacter ou de menacer l’élève victime et l’élève ayant effectué le signalement ou la dénonciation, ou d’exercer des représailles à leur encontre, y compris au moyen d’un réseau d’information et de communication
3. Travaux d’intérêt collectif au sein de l’établissement scolaire
4. Travaux d’intérêt collectif au service de la collectivité
5. Formation spéciale ou traitement psychologique dispensé par des spécialistes internes ou externes à l’établissement ou par un organisme désigné par le directeur de l’éducation
6. Suspension de la fréquentation scolaire
7. Changement de classe
8. Transfert dans un autre établissement
9. Exclusion définitive de l’établissement, sauf pour les élèves auteurs soumis à la scolarité obligatoire
Les mesures doivent être exécutées dans un délai de 14 jours. Les mesures allant de la suspension de la fréquentation scolaire à l’exclusion définitive peuvent être cumulées ou renforcées.
Mesures de la Commission pouvant être supprimées du dossier scolaire
Pour un élève auteur, la suppression des mesures de la Commission inscrites dans son dossier scolaire constitue souvent une préoccupation.
Les mesures 1, 2 et 3 peuvent être supprimées au moment de l’obtention du diplôme.
Les mesures 4 à 7 peuvent être supprimées au moment de l’obtention du diplôme après examen par l’organe spécialisé juste avant celle-ci. Le degré de prise de conscience de l’élève et l’évolution positive de son comportement sont alors pris en considération.
En outre, la mesure 8 est supprimée 4 ans après la date d’obtention du diplôme, tandis que la mesure 9, qui consiste en une exclusion définitive, ne peut pas être supprimée.
Consigner les faits dès la mise en cause
Lorsqu’un 🔗élève désigné comme auteur de violences scolaires doit comparaître devant la Commission, il doit d’abord consigner chronologiquement les faits relatifs à l’affaire dans laquelle il a été mis en cause.
Il convient de récapituler sans omission les circonstances dont il se souvient, les témoins éventuels et l’existence d’enregistrements de vidéosurveillance. Avant de rédiger sa déclaration, l’élève doit en discuter suffisamment avec ses parents, distinguer les faits qu’il reconnaît de ceux qu’il conteste et présenter une version cohérente.
Préparation et précautions relatives à la comparution devant la Commission
Lorsqu’une convocation à la Commission est notifiée, la comparution est obligatoire.
La représentation à la place de l’élève n’est pas autorisée, mais un avocat peut être présent à ses côtés.
Avant la comparution, il convient de préparer 1) une déclaration, des observations écrites et des éléments de preuve, ainsi que 2) les déclarations de camarades de classe, des captures d’images de vidéosurveillance et des messages publiés sur les réseaux sociaux.
Lors de la comparution, il convient d’éviter les paroles ou comportements dictés par l’émotion et d’exposer les faits de manière logique.
Le représentant légal doit expliquer la volonté de l’élève de prendre conscience de ses actes ainsi que le programme d’encadrement familial, afin que ces éléments soient pris en compte dans la détermination de la mesure.
Contestation après une mesure : recours administratif et contentieux administratif
Lorsqu’une mesure de la Commission est considérée comme injustifiée, une protection des droits peut être demandée au moyen d’un recours administratif, dans les 90 jours suivant la date à laquelle l’intéressé en a eu connaissance/les 180 jours suivant la date de la mesure, ou d’un contentieux administratif, dans les 90 jours suivant la date à laquelle l’intéressé en a eu connaissance/1 an suivant la date de la mesure.
En cas de contestation, il convient de réunir de nouveaux éléments de preuve et de faire de nouveau valoir les motifs justifiant la protection des droits. Une fois le délai expiré, l’obtention d’une telle protection devient difficile.
4. Commission d’examen des mesures relatives à la violence scolaire | Démarches du point de vue de l’élève victime
La Commission prévoit des mesures de protection en faveur de l’élève victime.
Avec l’accord du représentant légal de l’élève victime, ces mesures sont mises en œuvre dans un délai de 7 jours.
- Accompagnement psychologique et conseils assurés par des spécialistes internes ou externes à l’établissement
- Protection temporaire
- Traitement et séjour de soins nécessaire au traitement
- Changement de classe
- Toute autre mesure destinée à protéger l’élève victime
L’établissement objectif des faits est essentiel
Lorsque l’élève victime comparaît devant la Commission d’examen des mesures relatives à la violence scolaire, il est essentiel de réunir des 🔗preuves de la violence scolaire permettant d’établir les faits.
Il convient de réunir tous les éléments de preuve disponibles, notamment les messages, les captures d’écran de réseaux sociaux, les enregistrements de vidéosurveillance et les déclarations enregistrées de témoins, puis de rédiger une déclaration cohérente concernant les faits subis.
Il est également utile de communiquer avec l’établissement, le professeur principal et l’association des parents d’élèves afin de vérifier que le contenu de l’enquête n’est pas déformé.
Comparaître personnellement pour présenter sa déclaration
Bien qu’il puisse être difficile de se trouver face à l’élève auteur, l’élève victime doit lui aussi comparaître personnellement devant la Commission et présenter sa déclaration.
Il peut s’appuyer sur une déclaration écrite ou des notes afin de relater tous les faits sans omission et doit signaler tout préjudice supplémentaire ou toute victimisation secondaire.
Si l’élève victime éprouve des difficultés psychologiques, il peut également être utile de préparer et de produire un certificat médical, un avis de médecin ou de conseiller psychologique, ou tout document similaire.
Si un avocat a été mandaté après une 🔗consultation avec un avocat intervenant en matière de violence scolaire, l’élève victime peut également être accompagné de cet avocat devant la Commission.
Contestation des mesures de la Commission et démarches supplémentaires
Lorsque les mesures visant l’élève auteur sont considérées comme injustifiées ou insuffisantes, l’élève victime peut également les contester au moyen d’un recours administratif ou d’un contentieux administratif.
Si, au cours de cette procédure de contestation, une demande de sursis à l’exécution des mesures visant l’élève auteur est admise, l’élève victime et son représentant légal peuvent demander qu’il soit séparé de l’élève auteur.
L’organe spécialisé détermine les modalités de séparation comme suit.
En outre, l’indemnisation du préjudice moral et les frais de traitement peuvent être réclamés au moyen d’une 🔗action civile distincte relative à la violence scolaire. Indépendamment de l’examen de la Commission, une plainte pénale peut également être déposée afin de demander que les infractions imputées à l’élève auteur fassent l’objet de sanctions pénales.
5. Commission d’examen des mesures relatives à la violence scolaire | Liste de contrôle commune

Une affaire de violence scolaire est une question grave susceptible d’avoir des répercussions sur l’avenir de l’élève victime comme de l’élève auteur.
Si vous engagez seul les démarches, il est recommandé de veiller tout particulièrement à consigner les faits, respecter les délais et conserver les documents.
Selon les besoins, vous pouvez consulter le site Internet de l’autorité éducative, le service d’accompagnement de l’établissement ainsi que les lignes directrices et formulaires des organismes publics afin d’établir un programme de démarches adapté.
Si vous avez besoin de consulter un avocat, vous pouvez vous adresser au groupe du Cabinet Daeryun chargé des affaires de violence scolaire.
Des avocats ayant notamment siégé au sein d’une commission d’examen de la violence scolaire ou d’une commission de conciliation en matière disciplinaire des élèves auprès d’une autorité éducative peuvent examiner votre affaire dans le cadre d’une 🔗prise de rendez-vous pour une consultation juridique avec un avocat en matière de violence scolaire.







