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Domaines de pratique

Victime de violence scolaire

L’expression « victime de violence scolaire » désigne un élève ayant subi un préjudice du fait de tels actes. Tout élève ayant subi, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’établissement scolaire, un préjudice physique, psychologique ou patrimonial est considéré comme une victime de violence scolaire.

CONTENTS
  • 1. Victime de violence scolaire | Signes observés chez l’élève victime
    • - Signes de préjudice observés chez l’élève victime
  • 2. Victime de violence scolaire | Mesures à prendre après les faits
    • - Moyens de préserver les preuves de violence scolaire
    • - Personnes habilitées à signaler les faits et modalités du signalement
  • 3. Victime de violence scolaire | Procédure devant la commission compétente
    • - Préparation de la déclaration et des documents de l’élève victime
    • - Mesures de protection des victimes adoptées par la commission
    • - Comment contester les mesures visant l’élève auteur ?
  • 4. Victime de violence scolaire | Articulation entre l’action civile et la plainte pénale
    • - Infractions pouvant faire l’objet d’une plainte et lois applicables
    • - Demande civile de dommages-intérêts
    • - Points à prendre en compte lors d’un accord avec l’auteur
  • 5. Victime de violence scolaire | La protection de l’élève victime est prioritaire

1. Victime de violence scolaire | Signes observés chez l’élève victime

Explication par le Cabinet d'avocats Daeryun de la notion de victime de violence scolaire

Les victimes de violence scolaire peuvent subir de graves atteintes physiques et psychologiques et souffrir de séquelles importantes.

La violence scolaire peut prendre diverses formes, notamment les violences physiques, la mise à l’écart, les violences verbales et le cyberharcèlement. Comme le préjudice peut se prolonger durant toute la scolarité, des signes tels que l’interruption des études, la dépression ou l’évitement des relations sociales peuvent apparaître chez l’élève victime.

L’élève victime et ses parents doivent envisager la possibilité que les procédures internes à l’établissement ne permettent pas d’obtenir des mesures suffisantes. Il leur faut donc bien comprendre les différentes étapes, depuis le signalement au sein de l’établissement et la procédure devant la commission compétente jusqu’au dépôt éventuel d’une plainte pénale et à l’engagement d’une action civile.

Signes de préjudice observés chez l’élève victime

  • Son expression est plus sombre qu’à l’ordinaire et il sursaute même pour des faits anodins.
  • Il hésite à se rendre à l’école ou souhaite s’absenter ou changer d’établissement.
  • Des blessures ou des ecchymoses apparaissent fréquemment sans explication.
  • Il cherche à rester seul et réalise des dessins ou écrit des propos extrêmes.
  • Il réagit avec indifférence même lorsque ses camarades sont dénigrés et se retrouve isolé.
  • Pendant les pauses, il évite les autres et se cache notamment dans les toilettes.
  • Ses effets personnels sont de plus en plus souvent perdus ou endommagés et ses fournitures disparaissent fréquemment.
  • Il cherche à éviter les activités de groupe ou les événements scolaires.
  • Il consulte fréquemment son téléphone avec anxiété et réagit vivement lorsqu’un membre de sa famille souhaite le regarder.
  • Ses publications ou son profil sur les réseaux sociaux deviennent soudainement dépressifs ou négatifs.

2. Victime de violence scolaire | Mesures à prendre après les faits

Procédure de signalement par une victime de violence scolaire

Si des actes de violence scolaire se sont produits et qu’une démarche est envisagée, il convient en priorité de récapituler les faits et de préserver les éléments de preuve avant de procéder au signalement.

Ces éléments pourront ensuite être utilisés tant dans la procédure devant la commission compétente que dans les procédures civiles et pénales. Il est donc recommandé de réunir de manière exhaustive même les documents qui paraissent anodins.


[Méthode de récapitulation des faits par une victime de violence scolaire]

Moyens de préserver les preuves de violence scolaire

  • Photographier immédiatement les blessures ou les ecchymoses et obtenir auprès d’un établissement médical un certificat médical, une attestation de soins et les ordonnances
  • Effectuer des captures d’écran datées des messages, publications sur les réseaux sociaux et échanges dans les salons de discussion
  • Conserver en l’état, sans les jeter, les objets endommagés, notamment les effets personnels ou l’uniforme scolaire détérioré
  • Obtenir les déclarations écrites des témoins ou les témoignages des camarades de classe
  • Demander à consulter les documents officiels, notamment le dossier scolaire et le journal des entretiens avec le professeur principal, puis en conserver des copies

Personnes habilitées à signaler les faits et modalités du signalement

🔗Le signalement de la violence scolaire peut être effectué par l’élève victime lui-même, son représentant légal ou un enseignant.

En règle générale, les faits sont d’abord portés à la connaissance du professeur principal. Lorsque le chef d’établissement reçoit le signalement, l’organisme spécialisé dans la violence scolaire ou le centre Zéro violence scolaire doit examiner l’affaire sans délai.

L’établissement procède rapidement à l’examen des faits, à la séparation de l’élève auteur et de l’élève victime ainsi qu’à des mesures provisoires de protection, telles que la protection temporaire et les soins. Lorsque le chef d’établissement ne peut pas résoudre lui-même l’affaire ou que la médiation échoue, il doit réunir la 🔗commission de délibération sur les mesures contre la violence scolaire afin qu’elle examine l’affaire et adopte les mesures nécessaires.

Dans ce cas, la protection du droit à l’éducation de l’élève victime est prioritaire conformément à la législation coréenne relative à la prévention de la violence scolaire et aux mesures destinées à y répondre. L’élève peut donc demander un changement de classe ou un accompagnement psychologique.

Au cours du signalement, l’élève auteur ou ses parents peuvent tenter de convaincre la victime de « ne pas aggraver le problème ». Il convient alors de ne pas renoncer aux preuves ni accepter un compromis contre sa volonté et de mener la procédure à son terme.

3. Victime de violence scolaire | Procédure devant la commission compétente

La commission coréenne de délibération sur les mesures contre la violence scolaire est composée d’enseignants, d’experts extérieurs issus notamment des domaines juridique, médical et éducatif, ainsi que de représentants des parents d’élèves. Elle examine les questions suivantes.

  • La prévention de la violence scolaire et les mesures destinées à y répondre
  • La protection des élèves victimes
  • L’éducation, l’accompagnement et les sanctions disciplinaires visant les élèves auteurs
  • La médiation des différends entre l’élève victime et l’élève auteur
  • Les autres questions prévues par décret présidentiel de la République de Corée

Préparation de la déclaration et des documents de l’élève victime

La victime de violence scolaire doit exposer les faits lors de la réunion de la commission compétente.

Il est important que sa déclaration reste cohérente avec le signalement initial et qu’elle ne contredise pas les éléments de preuve produits.

La présence des parents ou d’un représentant légal de confiance peut réduire l’anxiété psychologique. Il peut également être utile de préparer à l’avance le déroulement de la déclaration.

Mesures de protection des victimes adoptées par la commission

Après avoir examiné l’affaire, la commission adopte les mesures suivantes pour protéger la victime.

1. Accompagnement psychologique et conseils fournis par des professionnels internes ou extérieurs à l’établissement

2. Protection temporaire

3. Traitement et prise en charge nécessaires aux soins

4. Changement de classe

5. Suppression

6. Toute autre mesure nécessaire à la protection de l’élève victime, notamment la mise en relation avec un établissement médical ou l’aide à la suppression d’images issues de cyberviolences

Dans ce cas, les frais d’accompagnement psychologique, de protection temporaire et de traitement de l’élève victime doivent notamment être supportés par le représentant légal de l’élève auteur. Le chef d’établissement ou l’organisme coréen d’indemnisation pour la sécurité scolaire peut les prendre en charge avant d’exercer une action récursoire.

Les jours d’absence nécessaires à l’exécution de ces mesures peuvent être comptabilisés comme des jours de présence.

Le fait d’avoir bénéficié de mesures de protection ne doit par ailleurs entraîner aucun désavantage pour l’élève victime, notamment dans l’évaluation de ses résultats scolaires.

Comment contester les mesures visant l’élève auteur ?

La commission coréenne d’examen des violences scolaires peut imposer à l’élève auteur des mesures allant jusqu’au n° 9, notamment des excuses écrites, l’interdiction de contacter, de menacer ou d’exercer des représailles contre l’élève victime, des travaux d’intérêt collectif au sein de l’établissement ou au service de la collectivité, une formation spéciale ou un traitement psychologique, une suspension de la fréquentation scolaire, un changement de classe, un transfert dans un autre établissement ou l’exclusion définitive.

À l’issue de l’examen, elle peut également décider de ne prendre aucune mesure.

L’élève victime de violence scolaire peut exercer un recours administratif ou engager une 🔗action contentieuse administrative en matière de violence scolaire afin de contester une décision de ne prendre aucune mesure à l’égard de l’élève auteur ou une mesure excessivement clémente au regard des faits.

Si une demande de suspension de l’exécution de la mesure prise à l’égard de l’élève auteur est accueillie, l’élève victime de violence scolaire peut demander à être séparé de celui-ci.

4. Victime de violence scolaire | Articulation entre l’action civile et la plainte pénale

Réponse civile et pénale d’une victime de violence scolaire

Les seules sanctions disciplinaires internes à l’établissement peuvent ne pas suffire à mettre fin aux violences de l’élève auteur et ne permettent qu’une indemnisation limitée du préjudice.

Ainsi, parallèlement aux mesures adoptées par la commission, les cas dans lesquels une 🔗plainte pénale pour violence scolaire et une action civile sont engagées conjointement sont de plus en plus fréquents.

Infractions pouvant faire l’objet d’une plainte et lois applicables

Les actes de violence scolaire peuvent relever de l’🔗infraction de violences physiques prévue à l’article 260 de la Loi pénale de la République de Corée, de l’infraction de coups et blessures prévue à l’article 257, de l’infraction de menaces prévue à l’article 283 ou de l’infraction de contrainte à accomplir un acte auquel on n’est pas tenu prévue à l’article 324.

Les cyberviolences commises sur les réseaux sociaux ou dans des salons de discussion peuvent également faire l’objet d’une plainte supplémentaire pour infraction à la Loi sur les réseaux d’information et de communication de la République de Corée.

La victime de violence scolaire dépose une plainte pénale notamment auprès du commissariat de police territorialement compétent.

La plainte doit exposer précisément les faits et être accompagnée des éléments de preuve. Lorsque l’élève victime est mineur, elle est rédigée conjointement avec ses parents ou un autre représentant légal.

La police entend ensuite séparément la victime et l’élève auteur.

Il est possible de mandater un avocat et de demander sa présence lors de l’enquête. Les déclarations doivent également être préparées afin d’éviter toute divergence entre l’enquête scolaire et l’enquête pénale.

Demande civile de dommages-intérêts

Une 🔗action civile relative à la violence scolaire peut engager la responsabilité de l’élève auteur ainsi que celle de ses parents ou autres représentants légaux au titre des dommages-intérêts.

En règle générale, les frais médicaux, l’indemnisation du préjudice moral et les préjudices supplémentaires résultant de l’interruption des études peuvent notamment être réclamés.

Si l’attitude insuffisamment diligente d’un enseignant ou de l’établissement face aux faits de violence scolaire a causé un préjudice, une demande de dommages-intérêts peut également être dirigée contre l’enseignant, la personne morale gestionnaire de l’établissement ou la collectivité territoriale.

Le tribunal fixe l’indemnisation du préjudice moral en tenant compte de manière globale, notamment, de la gravité des violences commises, de la souffrance psychologique de l’élève victime et des perspectives de réparation de son préjudice.

Le caractère répété et planifié des violences scolaires ainsi que la responsabilité des parents de l’auteur au titre de leur négligence peuvent également être pris en compte dans le montant de l’indemnisation du préjudice moral.

Toutefois, la charge de prouver le préjudice incombe à la victime dans le cadre de l’action civile. Tous les documents, notamment le rapport d’enquête de la commission et la déclaration du professeur principal, doivent donc être utilisés comme éléments de preuve.

Points à prendre en compte lors d’un accord avec l’auteur

Dans le cadre de la procédure pénale, l’élève auteur ou ses représentants peuvent proposer à l’avance une somme transactionnelle afin d’éviter une sanction lourde.

La conclusion d’un accord transactionnel dépend de la volonté de l’élève victime. Même en cas d’accord, le droit de présenter séparément une demande civile de dommages-intérêts subsiste, de sorte qu’une action en dommages-intérêts distincte de la somme transactionnelle demeure possible.

5. Victime de violence scolaire | La protection de l’élève victime est prioritaire

Une victime de violence scolaire peut ne pas bénéficier d’une protection suffisante dans le seul cadre de la procédure interne devant la commission compétente.

Il importe donc, dès le signalement, de recueillir les preuves et de récapituler soigneusement les faits. Si nécessaire, le recours à une plainte pénale et à une action civile peut permettre d’obtenir une réparation effective du préjudice.

La priorité demeure la réparation effective du préjudice de l’élève victime et son rétablissement psychologique.

Si le résultat de la procédure devant la commission n’est pas satisfaisant, les droits de l’élève peuvent être défendus par les voies ultérieures, notamment le recours administratif devant l’autorité administrative et le contentieux. Les parents, les enseignants et les professionnels doivent également agir ensemble afin que l’élève victime ne supporte pas seul cette situation.

Il est nécessaire que la société dans son ensemble porte attention à ces situations, offre aux victimes de réelles possibilités de rétablissement et veille à ce que les auteurs répondent de leurs actes.

Afin que l’élève victime et sa famille puissent poursuivre leurs démarches sans s’épuiser, l’accompagnement d’un 🔗avocat intervenant en matière de violence scolaire peut leur apporter des informations précises et une assistance juridique adaptée.

Le cabinet propose également, notamment pour assurer la protection personnelle des victimes de violence scolaire, l’envoi d’agents de protection dans le cadre d’un 🔗service de protection. Cette possibilité peut être prise en compte lors d’une consultation ou du choix d’un avocat.

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