CONTENTS
- 1. Plainte pénale pour violence scolaire | Notion de plainte pénale

- 2. Plainte pénale pour violence scolaire | Modalités de dépôt

- - Signalement à la commission et dépôt parallèle d’une plainte pénale
- - Modalités de dépôt d’une plainte pénale et précautions
- - Sanction de l’élève mis en cause et réparation du préjudice
- - Recours prévu par la Loi sur les mineurs contre une mesure injustifiée
- 3. Plainte pénale pour violence scolaire | Réponse de l’élève mis en cause

- - Accord avec la victime et demande de clémence
- - Mesure de protection des mineurs après la procédure pénale
- - Types de mesures de protection des mineurs
- - Motifs d’une sanction pénale après transmission au procureur
- - Lien avec les mesures disciplinaires scolaires et la procédure civile
- 4. Plainte pénale pour violence scolaire | Liste des précautions

1. Plainte pénale pour violence scolaire | Notion de plainte pénale

La plainte pénale pour violence scolaire est une procédure par laquelle un élève victime cherche à faire reconnaître la responsabilité pénale de l’élève mis en cause, en plus de la procédure devant la commission d’examen des mesures contre la violence scolaire.
La violence scolaire ne se limite pas aux violences physiques. Elle peut notamment prendre la forme de violences verbales, de mise à l’écart, de cyberviolence ou de harcèlement répété et obsessionnel, et laisser à l’élève victime des séquelles psychologiques difficiles à surmonter.
L’élève victime et son représentant légal peuvent demander que des mesures disciplinaires internes soient prises contre l’élève mis en cause dans le cadre de la commission d’examen des mesures contre la violence scolaire, ci-après la « commission ». Lorsque le caractère pénal des violences est manifeste, ils peuvent également engager une procédure pénale afin que l’élève concerné soit sanctionné.
La plainte pénale pour violence scolaire est importante en ce qu’elle permet de rechercher la responsabilité pénale de l’élève mis en cause et d’assurer effectivement la protection des droits de l’élève victime.
Toutefois, les élèves mis en cause étant souvent mineurs, des procédures distinctes, telles que le renvoi à la section des mineurs en application de la Loi sur les mineurs de la République de Corée, sont fréquemment engagées. Une attention particulière est nécessaire, car la procédure interne à l’établissement scolaire et la procédure pénale se déroulent parallèlement.
Les âges auxquels un élève mis en cause peut faire l’objet d’une plainte pénale pour violence scolaire sont les suivants.
Âge de l’élève mis en cause | Procédure judiciaire de protection des mineurs | Procès pénal |
Moins de 10 ans | X | X |
De 10 ans à moins de 14 ans | 〇 | X |
14 ans ou plus | 〇 (moins de 19 ans) | 〇 |
2. Plainte pénale pour violence scolaire | Modalités de dépôt
Lorsqu’un incident justifiant une plainte pénale pour violence scolaire se produit, il convient en premier lieu d’établir les faits et de préserver les éléments de preuve.
Plutôt que de réagir sous le coup de l’émotion en élevant la voix, il est important que l’élève victime et son représentant légal consignent précisément la date, le lieu, l’identité de l’auteur et la nature des violences.
Signalement à la commission et dépôt parallèle d’une plainte pénale
Une affaire de violence scolaire peut être ouverte à la suite d’un signalement ou d’une dénonciation auprès d’un enseignant, de l’Agence nationale de la police de la République de Corée ou du centre 117 de lutte contre la violence scolaire.
Lorsque le chef d’établissement ne peut résoudre lui-même l’affaire, la commission est convoquée et une procédure est engagée afin de prononcer des mesures disciplinaires pour violence scolaire.
Selon les circonstances, l’élève mis en cause peut notamment être tenu de présenter des excuses écrites à la victime, faire l’objet d’une interdiction de contact, changer de classe ou être transféré dans un autre établissement.
Toutefois, ces mesures relevant uniquement de la discipline interne à l’établissement, une plainte pénale distincte peut être déposée auprès de la police lorsque des faits constitutifs d’une infraction, tels que des violences physiques, des blessures ou une infraction sexuelle, sont clairement établis.
La procédure devant la commission est distincte de la plainte pénale. Même si l’établissement scolaire estime que les mesures de la commission sont suffisantes et déconseille parfois une plainte pénale, le droit de l’élève victime de déposer une telle plainte demeure garanti.
Modalités de dépôt d’une plainte pénale et précautions
L’élève victime de violence scolaire ou son représentant légal doit déposer directement auprès de la police une plainte pénale pour violence scolaire.
La plainte doit décrire précisément les faits subis en indiquant successivement la date et l’heure, le lieu et les modalités des faits, et être accompagnée des éléments de preuve recueillis.
Après l’enregistrement de la plainte pénale, la police entend séparément l’élève mis en cause et l’élève victime. Le représentant légal peut assister à l’audition et, en principe, les déclarations sont enregistrées.

Sanction de l’élève mis en cause et réparation du préjudice
Si les faits commis par l’élève mis en cause sont établis, l’affaire donne lieu à une procédure judiciaire de protection des mineurs devant la section des mineurs ou à un procès pénal.
Un mineur de moins de 14 ans peut uniquement faire l’objet d’une mesure de protection en application de la Loi sur les mineurs. À partir de 14 ans, il peut faire l’objet d’une mesure de protection après son renvoi à la section des mineurs ou d’une sanction pénale.
L’élève mis en cause peut être jugé sur le fondement de la Loi pénale de la République de Corée pour des faits tels que des violences physiques, des menaces, des blessures, un viol ou une agression sexuelle par violence ou menace.
Même si les mesures de protection des mineurs, telles que la mise sous surveillance ou le travail d’intérêt général, sont plus fréquentes qu’une peine privative de liberté ferme, la victime qui demande une sanction sévère ne doit pas manifester son intention de parvenir à un accord transactionnel.
Recours prévu par la Loi sur les mineurs contre une mesure injustifiée
Selon l’article 43 de la Loi sur les mineurs de la République de Corée, un recours peut être formé après une plainte pénale pour violence scolaire lorsqu’une mesure de protection est manifestement injustifiée ou lorsque la décision est entachée d’une violation de la loi ou d’une grave erreur de fait susceptible de l’avoir influencée.
- Délai de recours : 7 jours
- Dépôt de l’acte de recours : auprès de la section des mineurs de la juridiction ayant rendu la décision initiale
- Examen du recours : rejet en l’absence de motif fondé, ou annulation de la décision initiale et renvoi devant la section des mineurs initialement saisie, notamment
- Sursis à exécution : le recours n’a pas pour effet de suspendre l’exécution de la décision (article 46 de la Loi sur les mineurs)
- Nouveau recours : lorsqu’une décision rejette le recours, un nouveau recours devant la Cour suprême de la République de Corée est possible en cas de violation de la loi
3. Plainte pénale pour violence scolaire | Réponse de l’élève mis en cause

Lorsqu’un élève est informé par son établissement scolaire ou par la police qu’une plainte pénale pour violence scolaire a été déposée contre lui, il doit rapidement établir les faits et en discuter avec ses parents.
La reconnaissance ou non des faits reprochés pouvant dépendre du contenu des premières déclarations, il convient de veiller à ce que la lettre d’excuses rédigée à l’école et la déclaration faite à la police ne se contredisent pas.
Ainsi, déformer les faits et les nier de manière déraisonnable au cours de l’enquête peut être défavorable. Il convient donc d’établir précisément les faits et de définir l’orientation de la réponse.
L’élève mis en cause dispose du droit de garder le silence et du droit d’être accompagné par ses parents ou par un avocat.
Il peut formuler une objection si des aveux lui sont imposés ou si l’interrogatoire devient excessif.
Accord avec la victime et demande de clémence
Lorsque les faits reprochés sont clairement établis, il est important de solliciter la clémence au moyen d’un accord transactionnel avec la victime.
En revanche, si les faits sont différents de ceux allégués ou si la plainte est mensongère, il convient de préparer rapidement les éléments de preuve contraires.
Les enregistrements des conversations avec l’élève victime et les déclarations de témoins pouvant également être utiles à l’élève mis en cause pour établir qu’il n’est pas coupable, leur collecte ne doit pas être négligée.
Mesure de protection des mineurs après la procédure pénale
Lorsqu’un élève mis en cause pour violence scolaire a 14 ans ou plus, il relève à la fois de la Loi sur les mineurs et de la Loi pénale de la République de Corée.
Il peut donc faire l’objet d’une mesure de protection ou d’une sanction pénale.
Le juge de la section des mineurs peut examiner l’affaire de protection du mineur et prononcer une mesure de protection. Contrairement à une sanction pénale, cette mesure ne laisse pas de mention au casier judiciaire et n’a donc pas d’incidence négative sur l’avenir du mineur.
Lorsque le risque de récidive est faible et qu’un accord est conclu, l’affaire peut se terminer par une mesure relativement légère. Toutefois, la mesure est consignée séparément du dossier disciplinaire de l’établissement scolaire, de sorte qu’une réponse prudente est nécessaire.
Types de mesures de protection des mineurs
Après le dépôt d’une plainte pénale pour violence scolaire et l’examen de l’affaire, l’élève mis en cause peut faire l’objet d’une décision de ne pas prononcer de mesure de protection avec clôture de l’affaire, d’une mesure de protection ou d’une sanction pénale après transmission du dossier au procureur.
Les différents types de mesures de protection sont présentés ci-dessous. Plusieurs mesures peuvent être prononcées conjointement.
Numéro | Type de mesure de protection |
1 | Placement sous la garde du représentant légal ou d’une personne susceptible de protéger le mineur à sa place |
2 | Injonction de suivre une formation |
3 | Travail d’intérêt général |
4 | Mise sous surveillance de courte durée par un agent de probation |
5 | Mise sous surveillance de longue durée par un agent de probation |
6 | Placement dans un établissement de protection sociale prévu par la Loi sur la protection de l’enfance ou dans un autre établissement de protection des mineurs |
7 | Placement dans un établissement médical de réadaptation pour mineurs, tel qu’un hôpital ou un établissement de soins |
8 | Placement dans un établissement éducatif pour mineurs pour une durée maximale de 1 mois |
9 | Placement de courte durée dans un établissement éducatif pour mineurs pour une durée maximale de 6 mois |
10 | Placement de longue durée dans un établissement éducatif pour mineurs pour une durée maximale de 2 ans |
Lorsqu’une décision a été rendue dans une affaire concernant un élève ayant fait l’objet d’une mesure de protection, il n’est généralement pas possible d’engager de nouveau l’action publique ni de renvoyer de nouveau l’affaire à la section des mineurs.
Motifs d’une sanction pénale après transmission au procureur
Il s’agit d’une décision de transmettre le dossier au procureur lorsque l’enquête ou l’examen judiciaire de protection des mineurs révèle des faits constitutifs d’une infraction passible d’une peine d’emprisonnement sans travail ou d’une peine plus lourde, et qu’une sanction pénale est jugée nécessaire au regard des motifs et de la gravité des faits.
Lorsqu’un mineur âgé de 14 ans ou plus et de moins de 19 ans commet une infraction passible d’une peine à durée déterminée dont le maximum est d’au moins 2 ans, les durées maximale et minimale d’une peine d’emprisonnement avec travail ne peuvent excéder respectivement 10 ans et 5 ans.
En outre, un mineur âgé de moins de 18 ans au moment des faits ne peut être condamné à la peine de mort ni à la réclusion à perpétuité. Dans ce cas, une peine d’emprisonnement à durée déterminée de 15 ans est prononcée.
Lien avec les mesures disciplinaires scolaires et la procédure civile
Après une plainte pénale pour violence scolaire, des mesures disciplinaires de la commission peuvent être prises indépendamment de la procédure pénale, et une action civile est également susceptible d’être engagée par la suite.
Dans ce cas, la manifestation de remords sincères et les efforts visant à réparer le préjudice, notamment le versement d’une somme transactionnelle, la remise d’une lettre d’excuses ou la participation à un suivi psychologique, peuvent contribuer à réduire la sévérité de la mesure disciplinaire.
En principe, les échanges avec la victime doivent avoir lieu par l’intermédiaire d’un avocat. Tout contact direct pouvant être perçu comme une victimisation secondaire, la prudence est nécessaire.
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4. Plainte pénale pour violence scolaire | Liste des précautions
La violence scolaire n’est pas une simple dispute entre enfants ou adolescents.
Elle peut laisser des séquelles durables à l’élève victime. L’élève mis en cause peut également être impliqué dans une affaire de délinquance juvénile et voir son orientation affectée par un casier judiciaire ou un dossier disciplinaire défavorable.
Une consultation peut être sollicitée lorsqu’une représentation pour le dépôt d’une plainte ou une stratégie de défense est nécessaire dans une affaire de plainte pénale pour violence scolaire.
Des consultations sont proposées 24 heures sur 24 et 365 jours par an, y compris par visioconférence. Des bureaux sont présents dans plusieurs régions afin de faciliter les démarches des clients.









