CONTENTS
- 1. Délinquance juvénile | Guide en cas d'implication dans une affaire

- 2. Délinquance juvénile | Principales formes et âge de la responsabilité pénale

- - Distinction de la responsabilité pénale selon l'âge
- 3. Délinquance juvénile | Étapes de l'enquête et points d'attention

- - Droits et défense du mineur mis en cause
- - Premières démarches en matière de délinquance juvénile
- - Déroulement de l'audience de protection des mineurs
- - Types de mesures de protection
- - Possibilité et critères d'une sanction pénale
- - Gestion des dossiers et incidences futures
- 4. Délinquance juvénile | Rôle des parents et des représentants légaux

- - Exemples de traitement d'affaires de délinquance juvénile par un avocat intervenant en matière de violence scolaire
1. Délinquance juvénile | Guide en cas d'implication dans une affaire

Ce guide s'adresse aux élèves impliqués dans une affaire de délinquance juvénile ainsi qu'à leurs représentants légaux.
Ces dernières années, la délinquance juvénile a pris des formes si diverses qu'elle peut difficilement être considérée comme une simple plaisanterie ou un simple écart de conduite.
Elle recouvre des faits de plus en plus variés, notamment des violences, des vols, des infractions sexuelles et des infractions commises dans le cyberespace. L'ampleur des préjudices et leurs répercussions sociales augmentent également.
Il importe toutefois de noter que la délinquance juvénile relève, contrairement aux infractions commises par des adultes, de la Loi sur les mineurs de la République de Corée. Les procédures d'enquête, de jugement et de sanction sont donc différentes, et le rôle ainsi que l'attitude des représentants légaux peuvent également exercer une influence importante.
Lorsqu'un mineur est impliqué dans une telle affaire, une sanction pénale prononcée en fonction de son âge et de la nature des faits peut entraîner une stigmatisation durable. La manière de réagir dès le début revêt donc une importance particulière.
L'élève concerné et ses parents doivent connaître précisément la procédure et limiter les erreurs afin de réduire le risque de récidive et de favoriser la poursuite d'une scolarité normale ainsi que la réinsertion sociale.
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2. Délinquance juvénile | Principales formes et âge de la responsabilité pénale
Les formes les plus fréquentes de délinquance juvénile sont les violences physiques, les coups et blessures et les menaces liés à la violence scolaire.
D'autres faits surviennent aussi fréquemment, notamment le 🔗vol commis par un adolescent portant sur les biens d'un autre élève, le vol avec violence en groupe, les infractions sexuelles, les infractions sexuelles numériques (captation et diffusion illicites d'images) et la diffamation en ligne.
Les cas de menaces, d'injures et d'extorsion d'argent ou de biens au moyen des réseaux sociaux et des messageries sont également de plus en plus nombreux.
Ces différentes infractions sont liées à de nombreuses lois, notamment la Loi sur les mineurs, la Loi pénale, la Loi sur les réseaux d'information et de communication et la Loi portant dispositions spéciales relatives à la répression des infractions sexuelles de la République de Corée. Elles ne doivent donc pas être prises à la légère.
Distinction de la responsabilité pénale selon l'âge
Mineur ayant commis un acte contraire à la loi | Âge inférieur à 10 ans | Aucune sanction possible |
Mineur ayant commis un acte répréhensible mais n'ayant pas atteint l'âge de la responsabilité pénale | Âge compris entre 10 ans inclus et 14 ans exclus | Mesure de protection O, sanction pénale X |
Mineur pénalement responsable | Âge compris entre 14 ans inclus et 19 ans exclus | Mesure de protection O, sanction pénale O |
L'âge est un élément important en matière de délinquance juvénile.
En droit coréen, seuls des mesures de protection, à l'exclusion des sanctions pénales, peuvent être prononcées à l'égard des mineurs dont l'âge est compris entre 10 ans inclus et 14 ans exclus.
Ils sont classés comme mineurs ayant commis un acte répréhensible mais n'ayant pas atteint l'âge de la responsabilité pénale. Bien que les faits constitutifs de l'infraction soient reconnus, l'affaire est renvoyée à la procédure de protection des mineurs en vertu de la Loi sur les mineurs de la République de Corée.
Les mineurs dont l'âge est compris entre 14 ans inclus et 19 ans exclus sont qualifiés de « mineurs pénalement responsables » ; leur responsabilité pénale est reconnue, et ils peuvent faire l'objet d'une mesure de protection ou d'un procès pénal.
Toutefois, même lorsque le mineur n'a pas atteint l'âge de la responsabilité pénale, ses parents peuvent, selon les circonstances de l'affaire, être tenus de verser des dommages-intérêts aux victimes de violence scolaire, notamment dans le cadre d'une 🔗action civile relative à la violence scolaire. Il convient donc d'en tenir compte.
3. Délinquance juvénile | Étapes de l'enquête et points d'attention

L'enquête relative à une affaire de délinquance juvénile débute généralement à la suite d'un signalement ou d'une plainte de la victime. En matière de violence scolaire, les élèves victimes et les élèves mis en cause sont informés de l'enquête et invités à faire une déclaration.
Même lorsque les faits ne relèvent pas de la violence scolaire, les infractions commises hors de l'établissement, telles que le vol, l'extorsion ou les actes obscènes commis au moyen de médias de télécommunication, donnent lieu à une procédure légale applicable à la délinquance juvénile.
Droits et défense du mineur mis en cause
Un mineur mis en cause bénéficie lui aussi du droit de garder le silence et du droit à l'assistance d'un avocat. S'il a moins de 19 ans, un parent, un autre représentant légal ou un avocat peut assister à son audition, et les autorités chargées de l'enquête doivent garantir ce droit.
Une fois la date de l'audition fixée, le représentant légal doit aider le mineur à clarifier suffisamment les faits et sa position avant qu'il ne soit entendu.
Il est alors possible de solliciter l'assistance d'un 🔗avocat intervenant en matière de violence scolaire afin qu'un professionnel accompagne le mineur ou réalise avec lui une simulation préalable de l'audition par la police.
Premières démarches en matière de délinquance juvénile
Les premières démarches au stade de l'enquête jouent un rôle dans la détermination de la reconnaissance ou de la contestation des faits reprochés.
Si les faits reprochés sont établis et les preuves suffisantes, un accord transactionnel avec la victime peut être recherché afin d'obtenir une atténuation de la peine. À l'inverse, si les faits sont contestés ou si une fausse plainte est soupçonnée, il convient de réunir rapidement les éléments permettant de les réfuter.
Même lorsque l'infraction ne fait pas partie des infractions non punissables si la victime s'oppose aux poursuites, un accord transactionnel avec la victime constitue un élément important pour l'atténuation de la peine en matière de délinquance juvénile.
Un contact direct avec la victime ou une tentative de lui imposer un accord peut entraîner une victimisation secondaire. Il est donc préférable de procéder par l'intermédiaire d'un avocat.
Le montant de l'accord transactionnel en matière pénale est déterminé en tenant compte de l'ampleur du préjudice subi par la victime, des frais médicaux et de l'indemnisation du préjudice moral.
Même après la conclusion d'un accord, la victime peut retirer sa déclaration indiquant qu'elle ne souhaite pas de sanction. Il est donc préférable d'obtenir une 🔗déclaration écrite de la victime indiquant qu'elle ne souhaite pas de sanction afin d'en conserver une trace documentaire.
Déroulement de l'audience de protection des mineurs
La procédure d'une 🔗audience de protection des mineurs comprend les étapes suivantes : enquête de police et transmission du dossier > enquête du parquet et renvoi à la section des mineurs du tribunal, ou signalement direct au tribunal sans passer par les autorités d'enquête > enquête > décision d'ouvrir l'audience > audience > décision.
La section des mineurs relève du tribunal de la famille de la République de Corée. Elle statue sur les mesures en collaboration avec le service de probation et les organismes de protection des mineurs.
Les décisions possibles sont les suivantes.
- Absence de mesure : clôture de l'affaire lorsqu'aucune mesure de protection n'est nécessaire
- Renvoi au procureur : transmission au procureur et ouverture d'un procès pénal lorsque les faits sont passibles d'une peine au moins égale à l'emprisonnement sans travail ou lorsqu'une sanction pénale est jugée nécessaire
- Décision prononçant une mesure de protection du mineur : mesure déterminée en tenant compte notamment du degré de violence, du risque de récidive et de la conclusion éventuelle d'un accord avec la victime, plusieurs mesures pouvant être appliquées simultanément ou cumulées
Types de mesures de protection
Catégorie | Type de mesure de protection |
1 | Placement du mineur sous la garde de son représentant légal ou d'une personne en mesure d'en assurer la protection à sa place |
2 | Injonction de suivre une formation |
3 | Travail d'intérêt général |
4 | Placement sous la surveillance de courte durée d'un agent de probation |
5 | Placement sous la surveillance de longue durée d'un agent de probation |
6 | Placement dans un établissement d'aide sociale régi par la Loi sur la protection de l'enfance ou dans un autre établissement de protection des mineurs |
7 | Placement dans un établissement médical de réadaptation pour mineurs, tel qu'un hôpital ou un établissement de soins |
8 | Placement dans un établissement coréen de rééducation pour mineurs pour une durée maximale de 1 mois |
9 | Placement de courte durée dans un établissement coréen de rééducation pour mineurs, pour une durée maximale de 6 mois |
10 | Placement de longue durée dans un établissement coréen de rééducation pour mineurs, pour une durée maximale de 2 ans |
Les différents types de mesures de protection sont présentés ci-dessus. Leur durée et l'âge des mineurs auxquels elles s'appliquent étant différents, il convient également de consulter la procédure de 🔗renvoi d'une affaire à la juridiction de protection des mineurs.
Possibilité et critères d'une sanction pénale
Le parquet peut renvoyer les infractions graves, telles que les violences sexuelles commises en groupe, les blessures graves ou le vol avec violence, devant une juridiction pénale, et une peine est alors prononcée à l'issue d'un procès ordinaire.
Lorsqu'un mineur a commis une infraction passible d'une peine d'emprisonnement à durée déterminée d'au moins 2 ans, une peine comportant une durée maximale et une durée minimale peut être prononcée dans les limites de la peine applicable.
La durée maximale ne peut excéder 10 ans et la durée minimale 5 ans. En cas de sursis à l'exécution de la peine ou d'ajournement du prononcé de la peine, une peine d'une durée fixe est prononcée.
Lorsque la durée minimale de cette peine est écoulée, le responsable de l'établissement chargé de son exécution peut y mettre fin, sur instruction du procureur du parquet compétent, s'il estime que le mineur a eu un comportement satisfaisant et que l'objectif de rééducation a été atteint.
Les enquêtes sur l'environnement familial et les comptes rendus de consultation constituent également des éléments de référence importants lors des audiences concernant un mineur. Les parents doivent donc participer activement à la procédure et exposer avec sincérité le milieu dans lequel leur enfant a grandi ainsi que ses possibilités d'amélioration.
Gestion des dossiers et incidences futures
Une mesure de protection se distingue clairement d'une inscription au casier judiciaire et n'a donc pas d'incidence négative sur la situation personnelle future du mineur.
Des conséquences défavorables peuvent toutefois survenir si un pays refuse de délivrer un visa ou exige un relevé des antécédents d'enquête, ou si des faits de violence scolaire sont ensuite inscrits dans le dossier scolaire.
En outre, si l'affaire est renvoyée devant une juridiction pénale plutôt que devant la juridiction de protection des mineurs en raison de la gravité des faits, la condamnation peut être inscrite au casier judiciaire et entraîner des restrictions concernant le recrutement dans les organismes publics, le service militaire ou la délivrance de visas étrangers.
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4. Délinquance juvénile | Rôle des parents et des représentants légaux
Les parents d'un mineur impliqué dans une affaire de délinquance juvénile doivent l'accompagner dès le stade de l'enquête afin de réduire son anxiété et veiller à ce qu'il ne déforme pas les faits.
Pour prévenir la récidive, il convient également de favoriser une amélioration de la vie scolaire, d'orienter le mineur vers un centre de consultation et de résoudre les conflits familiaux.
Ces dernières années, les juridictions coréennes examinent strictement la responsabilité des parents dans la surveillance du mineur.
Si les parents manifestent un repentir sincère et présentent un plan visant à prévenir la récidive, la mesure prononcée peut être moins sévère.
Même lorsqu'elle résulte d'une erreur momentanée, une infraction commise par un mineur peut entraîner une stigmatisation susceptible de bouleverser l'ensemble de sa vie.
Il importe avant tout d'apporter rapidement une réponse appropriée, de maintenir la cohérence des déclarations dès les premières démarches et, si nécessaire, de solliciter l'assistance d'un professionnel.
La section des mineurs tient pleinement compte de la conclusion d'un accord transactionnel avec la victime, d'un repentir sincère et d'efforts concrets visant à prévenir la récidive.
Les parents, les enseignants et les autres personnes chargées de la protection du mineur doivent faire preuve d'attention et l'accompagner afin de limiter son exposition à la délinquance juvénile.
Exemples de traitement d'affaires de délinquance juvénile par un avocat intervenant en matière de violence scolaire
Lorsqu'un mineur est impliqué dans une affaire de délinquance juvénile et qu'une assistance juridique est nécessaire, une première analyse du dossier peut être réalisée dans le cadre d'une 🔗prise de rendez-vous avec un avocat intervenant en matière de violence scolaire.









