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Domaines de pratique

Examen des contrats

L’examen des contrats est un domaine qui requiert le conseil juridique d’un avocat compétent en la matière. L’exploitation d’une entreprise implique la conclusion continue de contrats. Qu’il s’agisse de contrats de faible ou de grande envergure, leur examen est important.

CONTENTS
  • 1. Examen des contrats | Présentation de la notion de contrat
    • - Principaux types de contrats établis par les entreprises
  • 2. Examen des contrats | Importance et problèmes juridiques susceptibles de survenir en l’absence d’examen
    • - Litiges résultant de l’ambiguïté du contenu contractuel
    • - Dissimulation de clauses inéquitables par l’autre partie
    • - Violation de la législation
    • - Questions d’interprétation des normes internationales et du droit local
  • 3. Examen des contrats | Clauses essentielles à vérifier impérativement
  • 4. Examen des contrats | Fonction essentielle de prévention des risques juridiques
    • - Pourquoi élaborer une stratégie de réponse aux litiges dès la rédaction du contrat
    • - Point de départ de la gestion des risques juridiques de l’entreprise
    • - Liste de contrôle pour l’examen des contrats

1. Examen des contrats | Présentation de la notion de contrat

Examen des contrats : nécessité de recourir à un avocat compétent

Il est important de procéder avec soin à l’examen des contrats avec un avocat compétent en la matière.


Un contrat désigne un document qui consigne clairement l’accord conclu entre les parties et fixe juridiquement leurs droits et obligations.

Un contrat peut également être conclu oralement, mais il est en principe établi par écrit afin d’en assurer la force probante et de pouvoir réagir clairement en cas de litige.

Dans les transactions entre entreprises, la précision et la conformité juridique du contrat constituent notamment des outils essentiels pour réduire les risques juridiques et financiers de l’entreprise.

Principaux types de contrats établis par les entreprises

Les principaux types de contrats auxquels les entreprises sont confrontées dans le cadre de leurs activités sont les suivants.


Contrat de vente
 : contrat prévoyant le transfert de biens ou d’actifs du vendeur à l’acheteur contre paiement du prix

Contrat de prestation de services : contrat prévoyant la fourniture d’un service déterminé contre rémunération

Contrat de bail : contrat prévoyant l’utilisation d’un bien immobilier, d’équipements ou d’autres biens loués contre paiement d’un loyer

Contrat d’approvisionnement : contrat prévoyant la fourniture de marchandises pendant une période et dans des quantités déterminées

Contrat de sous-traitance : contrat par lequel l’entreprise donneuse d’ordre confie une partie de son activité à un sous-traitant

Contrat de franchise : contrat par lequel le franchisé reçoit du franchiseur le droit d’utiliser notamment une marque et un mode d’exploitation en contrepartie du paiement de redevances

Accord de confidentialité (NDA) : contrat destiné à protéger les secrets d’affaires ou les informations techniques

Contrat d’externalisation : contrat par lequel des activités telles que la sécurité, la gestion des ressources humaines ou l’informatique sont confiées à une entreprise extérieure

Contrat de coentreprise (JV) : contrat permettant à plusieurs entreprises d’exercer conjointement une activité

Pacte d’actionnaires : contrat régissant notamment les participations et l’exercice des droits de vote entre les actionnaires d’une société

2. Examen des contrats | Importance et problèmes juridiques susceptibles de survenir en l’absence d’examen

Processus d’examen des contrats par un avocat en droit des affaires

La gestion d’une entreprise implique inévitablement la conclusion de contrats variés portant notamment sur les achats et les ventes, les prestations de services, l’immobilier, les ressources humaines, les investissements, les transferts de technologie, la sous-traitance, la franchise, la distribution et les licences.

Toutefois, si le contrat n’est pas examiné avec précision ou si les risques juridiques ne sont pas suffisamment vérifiés avant sa conclusion, les problèmes juridiques suivants peuvent survenir.

Litiges résultant de l’ambiguïté du contenu contractuel

Lorsque les conditions de la transaction ou les droits et obligations ne sont pas clairement indiqués dans le contrat, des litiges d’interprétation peuvent facilement survenir.

Par exemple, une formulation telle que « la livraison interviendra dans les meilleurs délais » présente une portée juridique incertaine et peut donner lieu à une demande fondée sur une clause pénale de retard ou à un refus de paiement du prix.

En outre, l’omission ou l’imprécision des conditions relatives notamment aux arrhes, au solde du prix, à la garantie de bonne exécution, à la date de remise ou à la période de garantie contre les défauts accroît le risque d’un contentieux portant sur l’interprétation du contrat.

Dissimulation de clauses inéquitables par l’autre partie

Il arrive que l’autre partie insère discrètement dans le contrat une clause pénale de retard excessive, telle que « la pénalité de retard s’élève à 5 % du prix de livraison par jour », ou une clause inéquitable imposant une « responsabilité pour les dommages indépendamment de toute cause imputable ».

Une signature sans avoir identifié ces clauses peut entraîner une responsabilité financière considérable en cas de litige et causer de graves pertes à l’entreprise.

Violation de la législation

Certains types de contrats relèvent notamment de la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable, de la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance, de la Loi sur les transactions équitables en matière de franchise, de la Loi sur l’étiquetage et la publicité équitables et de la Loi sur la protection des données personnelles de la République de Corée.

Si le contrat contient alors des conditions commerciales interdites par la loi ou des clauses spéciales inéquitables, les stipulations concernées peuvent être déclarées nulles et l’entreprise peut faire l’objet de sanctions telles qu’une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum, l’attribution de points de pénalité, une dénonciation aux autorités ou une suspension d’activité.

Questions d’interprétation des normes internationales et du droit local

Dans les contrats relatifs à des transactions multinationales, l’absence de clauses désignant le tribunal compétent et la loi applicable peut soulever des questions complexes d’application du droit international privé, prolonger le contentieux et entraîner une forte augmentation des frais juridiques.

L’interprétation du contrat peut également varier selon l’applicabilité des normes internationales. Il convient donc de coordonner ses stipulations en tenant compte des normes internationales, des droits étrangers concernés et des pratiques applicables.

3. Examen des contrats | Clauses essentielles à vérifier impérativement

Lors de l’examen d’un contrat, il convient de prêter attention aux principales clauses suivantes et de modifier ou de négocier au préalable les conditions ambiguës ou inéquitables.

✅ Licéité des parties au contrat : indication claire de la dénomination figurant au registre des personnes morales, de l’adresse et du représentant


✅ Objet et champ d’application : définition précise de la finalité du contrat


✅ Durée du contrat et clause de renouvellement : vérification de la présence de dispositions sur le renouvellement automatique et le délai de préavis de résiliation


✅ Conditions et montant du paiement : date et mode de paiement du prix, intérêts de retard, notamment


✅ Obligations et responsabilités : indication précise des obligations à exécuter par chaque partie


✅ Dommages-intérêts et pénalité contractuelle : indication de l’étendue de la responsabilité et des modalités de réparation en cas de manquement


✅ Confidentialité et attribution des droits d’auteur : vérification des clauses qui demeureront applicables après la fin du contrat


✅ Clause de règlement des litiges : indication du tribunal compétent ou de l’organisme d’arbitrage ou de conciliation


✅ Conditions de résiliation du contrat : indication claire des motifs légitimes et de la procédure


✅ Clause de force majeure : conditions d’exonération en cas de catastrophe naturelle, de réglementation gouvernementale ou d’autre circonstance comparable

4. Examen des contrats | Fonction essentielle de prévention des risques juridiques

Stratégie du Cabinet d'avocats Daeryun pour l’examen des contrats

L’examen d’un contrat ne se limite pas à organiser la forme de la transaction ou à satisfaire aux exigences documentaires.

Dans l’environnement actuel des entreprises, la formulation d’un seul contrat peut déterminer les intérêts financiers et la situation juridique de la société, ses droits liés à son activité et la protection de sa propriété intellectuelle. Elle peut parfois donner lieu à des dommages-intérêts atteignant plusieurs milliards de wons sud-coréens ou à des sanctions pénales.


Les transactions particulières portant notamment sur la sous-traitance, la franchise, la distribution, les prestations de services, les transferts de technologie, les opérations de M&A et les contrats internationaux d’importation ou d’exportation sont soumises à des règles impératives et à des restrictions juridiques propres à chaque loi.

La méconnaissance de ces règles peut entraîner une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum prononcée par la Commission du commerce équitable de la République de Corée, une sanction pénale, la nullité du contrat ou une demande de dommages-intérêts. Elle peut également nuire à la confiance des partenaires commerciaux, abaisser la notation de crédit attribuée par les établissements financiers et porter atteinte à l’image de l’entreprise en raison d’une exposition médiatique.


L’examen des contrats constitue donc un acte essentiel de gestion destiné à prévenir les risques financiers et juridiques de l’entreprise. Il ne s’agit pas d’une simple vérification formelle par le service juridique, mais d’une première étape du contrôle des risques liés à la gestion de l’entreprise.

Pourquoi élaborer une stratégie de réponse aux litiges dès la rédaction du contrat

Lorsque le contenu du contrat est imprécis ou que l’accord omet des questions essentielles, les moyens dont dispose l’entreprise pour se défendre en cas de litige peuvent être très limités, qu’il s’agisse d’une action civile, d’un arbitrage ou d’une dénonciation pénale.

L’entreprise ne doit donc pas se limiter à rédiger et à conclure le contrat. Dès la phase d’examen juridique précédant sa conclusion, elle doit envisager les litiges susceptibles de survenir et prévoir les clauses de réponse correspondantes, l’étendue des dommages-intérêts, le plafond des pénalités contractuelles, les clauses de résiliation et de résolution, les clauses relatives au tribunal compétent et à la loi applicable ainsi que les clauses de confidentialité et d’attribution des droits de propriété intellectuelle, afin de faire du contrat un instrument de protection juridique de l’entreprise.

Indépendamment de l’ampleur de la transaction ou de la nature du cocontractant, les entreprises ont intérêt à standardiser leurs procédures de rédaction et d’examen des contrats et à mettre en place un dispositif permanent de conseil juridique afin de favoriser des relations commerciales stables, la confiance envers l’entreprise et la stabilité durable de sa gestion.


De nombreuses entreprises omettent le conseil juridique pour réduire leurs coûts à court terme ou concluent leurs contrats après un examen exclusivement interne. Elles ne prennent alors conscience du problème qu’après avoir subi un préjudice à la suite d’un contentieux, d’une enquête de la Commission du commerce équitable de la République de Corée ou d’un jugement prononçant la nullité du contrat.

À ce stade, la récupération des pertes, le rétablissement de la confiance et les conséquences sur la gestion peuvent déjà avoir atteint un niveau difficilement réversible.


Les frais juridiques constituent une dépense liée à l’ampleur de la transaction et un moyen de prévention des risques importants. Les négliger peut donc conduire à une décision de gestion irrationnelle.

Point de départ de la gestion des risques juridiques de l’entreprise

L’examen des contrats n’est donc pas une simple vérification documentaire, mais un moyen essentiel de prévenir les risques juridiques, de répondre aux litiges, de protéger le droit de contrôle et de gestion de l’entreprise et d’établir un cadre ordonné pour les transactions.

Plus l’ampleur de la transaction est importante ou plus les intérêts en présence sont complexes, plus il importe de faire examiner précisément le contrat par un avocat ou un autre juriste compétent dès la phase contractuelle, afin de corriger les vices juridiques et les risques d’illégalité et de compléter les clauses susceptibles de fragiliser l’entreprise.


Les entreprises peuvent intégrer l’examen des contrats à la procédure standard de leur dispositif juridique et coopérer étroitement avec des professionnels du droit pour mettre en place un système permettant de mieux maîtriser les risques liés à l’ensemble de leurs transactions.

Liste de contrôle pour l’examen des contrats

□ Les parties au contrat sont-elles clairement identifiées ?


□ L’objet et le champ d’application du contrat sont-ils définis avec précision ?


□ La durée du contrat et les clauses de renouvellement sont-elles indiquées ?


□ Le mode et la date de paiement ainsi que les règles d’indemnisation en cas de retard sont-ils prévus ?

□ Les motifs et la procédure de résiliation sont-ils précisément indiqués ?


□ Des clauses relatives à la confidentialité, au droit d’auteur et aux données personnelles sont-elles prévues ?


□ Le tribunal compétent ou une clause d’arbitrage sont-ils indiqués en cas de litige ?


□ Des conditions particulières, telles qu’une interdiction de cession ou une restriction de la sous-traitance, sont-elles prévues ?


□ Le contrat comporte-t-il des éléments contraires à la législation applicable ?


□ Les examens internes et l’examen par un avocat ont-ils été effectués ?

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