CONTENTS
- 1. Audit externe | Définition

- - Objectif et catégories d’opinions d’audit
- 2. Audit externe | Sociétés concernées

- - Entités exclues de l’audit externe
- 3. Audit externe | Normes d’audit comptable

- - Structure des normes d’audit comptable
- 4. Audit externe | Établissement et remise des états financiers

- - Délais de remise
- - Entités soumises à la remise et obligation de publication
- - Limites à l’intervention de l’auditeur
- 5. Audit externe | Méthodes de préparation et de réponse

- - Préparation préalable des documents comptables
- - Vérification du fonctionnement du contrôle interne
- - Stratégie de réponse au cours de l’audit
- 6. Audit externe | Prévention des litiges et suivi ultérieur

1. Audit externe | Définition

L’audit externe est un dispositif par lequel un auditeur externe indépendant de l’entreprise vérifie objectivement si les états financiers établis par celle-ci l’ont été correctement conformément aux principes comptables généralement admis, puis exprime une opinion à leur sujet.
La réalisation d’un audit comptable par un auditeur externe, distinct de l’auditeur interne de l’entreprise, contribue à la bonne gestion de celle-ci.
Elle contribue également à protéger les parties prenantes, notamment les actionnaires, les créanciers et les salariés, en leur fournissant des informations exactes.
L’audit consiste principalement à vérifier si les états financiers établis par l’entreprise sont exacts et conformes aux normes comptables.
Objectif et catégories d’opinions d’audit
L’audit externe a pour objectif de fournir aux parties prenantes, notamment aux investisseurs et aux créanciers, des informations comptables fiables grâce à l’audit des états financiers par un professionnel de la comptabilité indépendant des dirigeants de l’entreprise.
L’auditeur exprime l’une des opinions suivantes.
▪ Opinion sans réserve
Elle signifie que les états financiers ont été correctement établis conformément aux normes comptables applicables aux entreprises.
▪ Opinion avec réserve
Elle indique qu’une limitation de l’étendue de l’audit ou une violation des normes comptables est susceptible d’avoir une incidence significative sur les états financiers.
▪ Opinion défavorable
Elle signifie que les états financiers présentent des violations particulièrement significatives des normes comptables.
▪ Impossibilité d’exprimer une opinion
Il s’agit du cas dans lequel l’auditeur ne peut exprimer d’opinion en raison d’un défaut d’indépendance ou d’une limitation majeure de l’étendue de l’audit.
2. Audit externe | Sociétés concernées
Les entités soumises à un audit externe sont définies à l’article 4 de la Loi de la République de Corée sur l’audit externe des sociétés par actions et autres entités.
• Société qui prévoit de devenir une personne morale dont les actions sont cotées au cours de l’exercice concerné ou de l’exercice suivant
• Société dont le total de l’actif de l’exercice précédent est d’au moins 500 centaines de millions de wons sud-coréens
• Société dont le chiffre d’affaires de l’exercice précédent est d’au moins 500 centaines de millions de wons sud-coréens
• Société remplissant au moins 2 des critères suivants
- Total du passif d’au moins 70 centaines de millions de wons sud-coréens
- Chiffre d’affaires d’au moins 100 centaines de millions de wons sud-coréens
- Au moins 100 salariés
Par ailleurs, pour les sociétés à responsabilité limitée de droit coréen, l’assujettissement à un audit externe est déterminé selon les critères ci-dessous.
• Société à responsabilité limitée dont le chiffre d’affaires de l’exercice précédent est d’au moins 500 centaines de millions de wons sud-coréens
• Société à responsabilité limitée remplissant au moins 3 des critères suivants
- Total du passif d’au moins 70 centaines de millions de wons sud-coréens
- Chiffre d’affaires d’au moins 100 centaines de millions de wons sud-coréens
- Au moins 100 salariés
- Au moins 50 associés (associés mentionnés dans les statuts conformément à la Loi commerciale de la République de Corée)
Entités exclues de l’audit externe
Les sociétés exclues de l’audit externe sont les suivantes.
• Société dont la constitution a été enregistrée pour la première fois au cours de l’exercice concerné
• Société d’investissement dans la restructuration d’entreprises
• Société ad hoc de titrisation
• Société ayant fait l’objet d’une suspension de ses opérations par l’Institut coréen des télécommunications et des compensations financières, créé avec l’autorisation de la Commission des services financiers
• Société dont la dissolution, la liquidation ou la faillite a été enregistrée, ou dont l’activité est suspendue depuis au moins 1 an
• Société faisant l’objet d’une procédure de fusion et appelée à disparaître au cours de l’exercice concerné
• Société pour laquelle la Commission des services financiers a officiellement déclaré qu’un audit externe n’était pas nécessaire
3. Audit externe | Normes d’audit comptable

Les normes d’audit comptable sont les normes que l’auditeur doit respecter lorsqu’il réalise un audit des états financiers. Elles désignent les principes et procédures généralement reconnus comme équitables et appropriés.
L’auditeur doit réaliser l’audit conformément à ces normes afin d’en garantir la fiabilité et l’impartialité.
Les normes d’audit comptable comprennent des dispositions détaillées visant à préserver l’indépendance de l’auditeur, à garantir la fiabilité des états financiers et à assurer la transparence de la procédure d’audit.
Elles comprennent notamment les éléments suivants.
2. Méthode d’élaboration du plan d’audit et procédures d’audit
3. Catégories d’opinions d’audit et méthode permettant de les déterminer
4. Gestion des travaux d’audit, notamment l’établissement des dossiers de travail
5. Normes de présentation des résultats de l’audit
Structure des normes d’audit comptable
Les normes d’audit comptable sont établies par l’Institut coréen des experts-comptables agréés. Leur adoption ou leur modification est soumise à l’approbation préalable de la Commission des services financiers de la République de Corée.
Le projet d’adoption ou de modification doit être examiné et approuvé par le Comité des normes d’audit comptable, composé de 11 membres au maximum.
4. Audit externe | Établissement et remise des états financiers
Les états financiers constituent les principaux documents présentant aux parties prenantes externes les résultats de gestion et la situation financière de l’entreprise. Leur établissement relève de la responsabilité du représentant légal de la société et du dirigeant chargé de la comptabilité.
En l’absence de dirigeant chargé de la comptabilité, cette responsabilité incombe au salarié qui accomplit les tâches comptables.
※ Toutefois, l’auditeur de la société et les experts-comptables agréés qui lui sont rattachés ne peuvent intervenir directement dans l’établissement des états financiers ni fournir de conseils à ce sujet.
Cette mesure vise à préserver l’indépendance de l’auditeur et l’impartialité de l’audit.
Délais de remise
Après la clôture de l’exercice, la société doit remettre ses états financiers à l’auditeur dans le délai fixé par décret présidentiel de la République de Corée.
▶ États financiers
- Au plus tard 6 semaines avant l’assemblée générale ordinaire
(pour les sociétés faisant l’objet d’une procédure de redressement, dans les 45 jours suivant la clôture de l’exercice)
▶ États financiers consolidés
- En cas d’application des Normes internationales d’information financière adoptées par la Corée (K-IFRS) : 4 semaines avant l’assemblée générale ordinaire
(pour les sociétés faisant l’objet d’une procédure de redressement, dans les 60 jours suivant la clôture de l’exercice)
- En cas d’application des normes générales : dans les 90 jours suivant la clôture de l’exercice
(toutefois, dans les 70 jours pour les personnes morales dont le total de l’actif à la clôture de l’exercice précédent est d’au moins 2 billions de wons sud-coréens)
Entités soumises à la remise et obligation de publication
Après avoir remis leurs états financiers à l’auditeur, les sociétés suivantes doivent également les transmettre sans délai sous forme électronique à la Commission des valeurs mobilières et des contrats à terme de la République de Corée.
• Grandes sociétés par actions non cotées
• Sociétés financières (établissements financiers, NongHyup Bank, etc.)
En outre, lorsqu’une des sociétés précitées ne respecte pas le délai, elle doit en communiquer le motif à la Commission des valeurs mobilières et des contrats à terme au plus tard le lendemain de l’expiration de ce délai. Ce motif est rendu public.
Limites à l’intervention de l’auditeur
Afin de garantir la fiabilité des états financiers et l’indépendance de l’audit, les actes suivants sont strictement interdits à l’auditeur de la société ainsi qu’aux experts-comptables agréés qui lui sont rattachés.
• Fournir des conseils sur le traitement comptable
• Effectuer les écritures ou les calculs comptables pour le compte de la société
• Intervenir dans le choix des méthodes de traitement comptable
La société ne doit pas non plus demander à l’auditeur d’accomplir ces actes. En cas de violation, elle peut faire l’objet de sanctions pour atteinte à l’indépendance de l’audit externe.
5. Audit externe | Méthodes de préparation et de réponse

L’audit externe est une procédure prévue par la loi qui permet de vérifier la solidité financière et la transparence comptable d’une entreprise. Celle-ci doit coopérer activement aux demandes de l’auditeur tout en préparant sa réponse de manière structurée.
Préparation préalable des documents comptables
L’entreprise qui prépare un audit externe doit d’abord organiser méthodiquement ses états financiers, ses documents relatifs aux traitements comptables et les informations concernant ses principales opérations.
Il est souhaitable de préparer ces documents de manière à pouvoir répondre rapidement aux demandes de l’auditeur.
Il peut notamment être utile de préparer à l’avance des documents explicatifs concernant les traitements comptables atypiques, tels que les opérations avec des parties liées ou la comptabilisation de produits ponctuels.
Vérification du fonctionnement du contrôle interne
Les entreprises soumises à un audit externe doivent vérifier que leur dispositif interne de gestion comptable fonctionne effectivement.
Il est important de s’assurer que les procédures d’approbation, la répartition des pouvoirs et les systèmes de double contrôle ne restent pas purement formels, mais fonctionnent réellement dans la pratique, et d’en conserver les justificatifs.
En outre, lorsque des observations ont été formulées lors de l’audit de l’exercice précédent, il est souhaitable de consigner l’état de mise en œuvre des mesures correctives correspondantes.
Stratégie de réponse au cours de l’audit
Les réponses aux questions de l’auditeur doivent reposer sur des documents objectifs et présenter les faits. Lorsqu’une appréciation est fondée sur les normes comptables, il est souhaitable de la documenter et de produire les éléments correspondants.
Pour les questions comptables susceptibles de donner lieu à discussion, notamment la date de comptabilisation des produits, la constitution de provisions et le traitement des actifs incorporels, il est souhaitable de consulter préalablement l’auditeur ou de solliciter l’avis d’un professionnel externe afin de préparer les éléments nécessaires.
6. Audit externe | Prévention des litiges et suivi ultérieur
La procédure d’audit externe exige de comprendre précisément des normes comptables et des règles juridiques complexes. Il peut donc être difficile pour une entreprise d’accomplir seule l’ensemble des démarches.
L’assistance d’un professionnel du droit peut notamment être utile lorsqu’une difficulté concerne l’opinion d’audit ou qu’une coordination avec l’auditeur est nécessaire.
Notre cabinet fournit des conseils juridiques portant sur la désignation de l’auditeur externe et l’ensemble de la procédure d’audit. La coopération avec des professionnels, notamment des experts-comptables agréés et des conseillers fiscaux, vise à aider les entreprises à réduire leurs risques juridiques.
Notre accompagnement contribue à prévenir les litiges juridiques susceptibles de survenir au cours des procédures d’audit et à soutenir la gestion de l’entreprise grâce au traitement des affaires connexes résultant de l’audit et au suivi ultérieur.
Si vous avez besoin d’une assistance juridique au cours d’un audit externe, vous pouvez solliciter l’aide d’un 🔗avocat en droit financier.
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