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Domaines de pratique

Prévention de la corruption

La prévention de la corruption constitue un processus essentiel à la gestion d’une entreprise. À mesure que les attentes et les exigences du public en matière d’intégrité des entreprises augmentent, les services juridiques consacrés à la prévention de la corruption se développent.

CONTENTS
  • 1. Prévention de la corruption | Présentation du concept
    • - Cadre législatif coréen relatif à la prévention de la corruption
    • - Législation relative à la prévention de la corruption applicable aux agents publics
  • 2. Prévention de la corruption | Actes de corruption fréquents
    • - Catégories et conditions des actes de corruption concernant les agents publics et les institutions publiques
  • 3. Prévention de la corruption | Exemples d’appréciation
    • - Applicabilité liée à la qualité d’agent public
    • - Lien avec les fonctions de l’agent public
    • - Existence d’un avantage recherché pour un tiers
    • - Applicabilité liée à la qualité d’institution publique
    • - Lien avec l’utilisation du budget d’une institution publique
  • 4. Prévention de la corruption | Nécessité de préparer des mesures de gestion
    • - Mise en place d’un système de gestion anticorruption et de conformité
    • - Mise en place d’un système de prévention en amont
    • - Mise en place d’un système de détection et de sanctions a posteriori
    • - Gestion des risques juridiques et recours aux certifications externes
  • 5. Prévention de la corruption | Liste de contrôle des risques anticorruption pour les entreprises

1. Prévention de la corruption | Présentation du concept

Conseil d’un avocat en matière de prévention de la corruption

La prévention de la corruption occupe une place de plus en plus importante parmi les éléments indispensables à la gestion des entreprises.


La prévention de la corruption désigne l’ensemble des dispositifs et des procédures visant, dans les secteurs public comme privé, à prévenir, contrôler et encadrer l’exercice abusif de pouvoirs ou l’utilisation abusive d’une fonction ou d’une autorité publique à des fins privées.

Les actes de corruption comprennent diverses pratiques par lesquelles un agent public abuse de sa fonction ou de ses pouvoirs dans l’exercice de ses missions, en violation de la législation, afin d’obtenir un avantage, notamment les pots-de-vin, la corruption publique, le détournement de biens confiés, les rétrocommissions, la violation du devoir de loyauté dans la gestion des affaires d’autrui, l’abus de pouvoir, les irrégularités relatives au financement politique, les ententes contractuelles et l’encadrement des activités de lobbying.


En termes simples, la prévention de la corruption peut être définie comme « l’ensemble des dispositifs institutionnels et éthiques destinés à empêcher qu’une personne utilise les pouvoirs liés à ses fonctions pour obtenir un avantage privé ou aide un tiers à obtenir indûment un avantage ».


Les auteurs potentiels d’actes de corruption ne se limitent pas aux agents publics. Il peut également s’agir de dirigeants ou de salariés d’entreprises, de partenaires commerciaux, de mandataires, voire de clients.


Ces dernières années en particulier, les initiatives des entreprises en matière de prévention de la corruption sont devenues un critère important d’évaluation pour les investisseurs internationaux dans le cadre de la gestion ESG. Elles constituent ainsi une valeur essentielle de la gestion durable, au-delà des seules obligations légales.

Cadre législatif coréen relatif à la prévention de la corruption

La législation de la République de Corée relative à la prévention de la corruption s’articule comme suit.


▶Loi relative à la prévention de la corruption ainsi qu’à l’institution et au fonctionnement de la Commission des droits civils et de la lutte contre la corruption
Cette loi encadre les actes de corruption et définit les missions de surveillance de la corruption confiées à la Commission coréenne des droits civils et de la lutte contre la corruption.


▶Loi sur l’interdiction des sollicitations indues (dite loi Kim Young-ran)
Cette loi réglemente notamment l’acceptation d’argent ou de biens, les sollicitations, les avantages d’hospitalité et l’octroi de facilités concernant les agents publics, les journalistes et les enseignants.

Législation relative à la prévention de la corruption applicable aux agents publics

Au sens de la législation coréenne relative à la prévention de la corruption, la « corruption » doit satisfaire aux conditions suivantes.


① Un agent public ou un dirigeant ou salarié d’une institution publique
② reçoit de l’argent, des biens ou des avantages d’hospitalité en lien avec ses fonctions, ou
③ abuse de ses pouvoirs pour obtenir un avantage, ou
④ cause un préjudice à une institution publique en violation de la législation.


La notion d’« agent public » comprend notamment les fonctionnaires, les dirigeants et salariés des institutions publiques ainsi que les personnes chargées d’une mission déléguée par une institution publique. Les dirigeants et salariés des entreprises privées ordinaires ne relèvent pas de ce champ d’application.

Le détournement de biens confiés, la violation du devoir de loyauté dans la gestion des affaires d’autrui, les rétrocommissions, les ententes dans les appels d’offres, les transactions fictives, le lobbying ou les actes de corruption commis à l’étranger par les dirigeants et salariés d’une entreprise sont sanctionnés en vertu des lois particulières correspondantes, et non de la législation relative à la prévention de la corruption.

La prévention de la corruption désigne l’ensemble des mesures institutionnelles, administratives et juridiques destinées à prévenir et détecter ces actes de corruption commis par des agents publics, à les sanctionner lorsqu’ils se produisent et à empêcher leur répétition.

2. Prévention de la corruption | Actes de corruption fréquents

Raisons justifiant la prévention de la corruption

Les catégories d’actes de corruption prévues par la législation coréenne relative à la prévention de la corruption sont les suivantes.


▶Acceptation d’argent, de biens ou d’avantages d’hospitalité : fait de recevoir, demander ou se faire promettre, en lien avec ses fonctions, de l’argent, des biens, des avantages d’hospitalité ou des facilités


▶Abus de pouvoir : fait d’abuser de ses pouvoirs pour contraindre autrui à accomplir un acte auquel il n’est pas tenu ou pour entraver l’exercice de ses droits


▶Préjudice causé à une institution publique : fait de causer une perte financière à une institution publique en violation de la législation


▶Intervention indue dans une transaction : fait d’utiliser ses fonctions, notamment dans le cadre d’une autorisation administrative ou de la sélection d’un prestataire, pour accorder un traitement privilégié à une personne déterminée ou obtenir un avantage


▶Recrutement irrégulier de membres de la famille : fait de recruter un membre de sa famille en méconnaissant les règles d’équité applicables au processus de recrutement d’une institution publique


▶Ententes contractuelles et irrégularités dans les appels d’offres : fait de s’entendre préalablement avec une personne déterminée, dans le cadre de la conclusion d’un contrat lié à ses fonctions, afin d’ajuster les conditions de la transaction à son avantage ou de recevoir de l’argent ou des biens

Catégories et conditions des actes de corruption concernant les agents publics et les institutions publiques

Afin de prévenir la corruption des agents publics et de garantir l’intégrité des institutions publiques, la « Loi relative à la prévention de la corruption ainsi qu’à l’institution et au fonctionnement de la Commission des droits civils et de la lutte contre la corruption » de la République de Corée prévoit deux catégories d’actes de corruption.

La première concerne les actes de corruption liés aux fonctions d’un agent public et la seconde, ceux liés notamment à l’utilisation du budget d’une institution publique.

Les conditions et les exemples propres à chaque catégorie sont présentés ci-dessous.


▶Actes de corruption liés aux fonctions d’un agent public

Il s’agit des actes par lesquels un agent public abuse de sa position ou de ses pouvoirs, ou enfreint la législation dans le cadre de ses fonctions, afin d’obtenir un avantage pour lui-même ou pour un tiers.

Au sens de l’article 2 de cette loi, les agents publics comprennent les fonctionnaires nationaux et locaux, les dirigeants et salariés des institutions publiques ainsi que les personnes chargées d’une mission déléguée par une institution publique.

Les litiges strictement privés et les transactions personnelles sans rapport avec leurs fonctions sont exclus. Pour qu’un acte soit qualifié d’acte de corruption, il doit nécessairement présenter un lien avec les fonctions exercées, comporter un abus de position ou de pouvoir ou une violation de la législation, et procurer un avantage en droit ou en fait.

En revanche, un avantage obtenu par ricochet ou une simple influence indirecte ne suffit pas.

▶Actes de corruption liés notamment à l’utilisation du budget d’une institution publique

Il s’agit des actes qui, en violation de la législation, causent un préjudice patrimonial à une institution publique lors de l’exécution de son budget, de l’acquisition, de la gestion ou de la cession de ses biens, ou encore de la conclusion ou de l’exécution d’un contrat.

La notion d’institution publique désigne ici uniquement les organismes visés à l’article 2 de la « Loi relative à la prévention de la corruption ». Les entreprises et personnes morales privées en sont exclues.

Cette catégorie suppose à la fois une violation de la législation et un préjudice financier ou économique causé de ce fait à l’institution publique.

3. Prévention de la corruption | Exemples d’appréciation

Conseil du Cabinet d’avocats Daeryun en matière de prévention de la corruption

Les exemples concrets suivants permettent d’examiner si les faits constituent ou non un acte de corruption.

Applicabilité liée à la qualité d’agent public

Constitue un acte de corruption
 : le cas dans lequel l’agent public chargé du dossier achète des biens à un prix élevé auprès d’un fournisseur avec lequel il entretient des relations personnelles, puis règle le prix sans procédure de contrôle de conformité


Ne constitue pas un acte de corruption
 : le cas dans lequel le président d’une entreprise utilise illégalement les fonds de celle-ci à des fins personnelles
→ La législation relative à la prévention de la corruption n’est pas applicable, car cette personne n’est pas un agent public.

Lien avec les fonctions de l’agent public

Constitue un acte de corruption
 : le cas dans lequel un agent public communique à un prestataire des informations contractuelles confidentielles obtenues dans l’exercice de ses fonctions et reçoit en contrepartie de l’argent ou des biens


Ne constitue pas un acte de corruption
 : le cas dans lequel un agent public présente un acquéreur immobilier à la demande d’un voisin et perçoit une rémunération
→ Absence de lien avec ses fonctions

Existence d’un avantage recherché pour un tiers

Constitue un acte de corruption
 : le cas dans lequel un policier chargé d’enquêter sur un accident de la circulation reçoit de l’argent ou des biens et oriente l’enquête en faveur de l’une des parties

Ne constitue pas un acte de corruption
 : le cas dans lequel le juge chargé de l’affaire retient un témoignage favorable à l’une des parties et rend son jugement sans avoir reçu d’argent ou de biens
→ Absence d’acte illégal destiné à procurer un avantage à un tiers

Applicabilité liée à la qualité d’institution publique

Constitue un acte de corruption
 : le cas dans lequel une institution publique achète, en violation de la législation, des équipements inutiles afin de dépenser le solde de son budget, puis les laisse dans un entrepôt


Ne constitue pas un acte de corruption
 : le cas dans lequel une entreprise privée commande des équipements auprès de l’entreprise d’une connaissance de son président afin de l’aider, et gaspille ainsi ses fonds
→ La législation relative à la prévention de la corruption n’est pas applicable, car il ne s’agit pas d’une institution publique.

Lien avec l’utilisation du budget d’une institution publique

Constitue un acte de corruption
 : le cas dans lequel le Service national coréen d’assurance maladie falsifie les informations relatives aux soins afin de réclamer des remboursements excessifs au titre des tarifs médicaux


Ne constitue pas un acte de corruption
 : le fait de facturer à un patient des frais élevés pour des soins non pris en charge par l’assurance maladie, ou de facturer deux injections alors qu’une seule a été administrée
→ Absence de lien direct avec l’utilisation du budget d’une institution publique

4. Prévention de la corruption | Nécessité de préparer des mesures de gestion

La législation relative à la prévention de la corruption réglemente directement la corruption des agents publics et des institutions publiques. Toutefois, lorsqu’une entreprise est leur cocontractante et participe à un acte de corruption, notamment en fournissant de l’argent, des biens ou des avantages d’hospitalité à un agent public, ou en prenant part à des irrégularités dans les appels d’offres, à des activités de lobbying, à des sollicitations illégales ou à des demandes indues d’autorisations administratives, elle peut également faire l’objet de lourdes sanctions administratives et pénales. Celles-ci peuvent notamment être fondées sur l’infraction de corruption active prévue par la Loi pénale de la République de Corée, la violation de la Loi sur la gestion des institutions publiques ou de la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable, ainsi que sur une restriction de la participation aux appels d’offres du Service coréen des marchés publics.

En particulier, si une enquête de la Commission coréenne des droits civils et de la lutte contre la corruption établit l’implication d’une entreprise, celle-ci s’expose à des risques cumulatifs, notamment une restriction de sa participation aux appels d’offres, la suspension de ses transactions avec les institutions publiques, une demande de dommages-intérêts, un contrôle fiscal ainsi que des procédures civiles et pénales ultérieures.

Même en l’absence de sanction légale, la confiance accordée à l’entreprise, la valeur pour les actionnaires, la réputation de la marque et son image auprès des consommateurs peuvent fortement se dégrader.

Il est donc nécessaire de mettre préalablement en place un système de conformité anticorruption et un cadre de gestion éthique afin de prévenir les risques et d’organiser la gestion des situations de crise.

Mise en place d’un système de gestion anticorruption et de conformité

1. Adoption d’une politique de gestion anticorruption
L’entreprise doit publier, au nom de son représentant légal, une déclaration de gestion anticorruption ou une charte éthique, en rendre le respect obligatoire pour ses dirigeants et salariés et établir clairement en son sein une politique de tolérance zéro à l’égard de la corruption.

Il est recommandé de diffuser cette politique dans toute l’entreprise, notamment sur son site internet, par son système d’approbation électronique ou par courrier électronique, afin d’en informer l’ensemble des salariés et des partenaires commerciaux.

2. Mise à jour des règles de gestion éthique et de conformité
L’entreprise doit établir des règles de prévention de la corruption, un code d’éthique applicable aux dirigeants et salariés, une déclaration d’intégrité ainsi que des règles de protection des lanceurs d’alerte. Elle doit y préciser les actes interdits dans l’exercice des fonctions et les sanctions applicables.

Des interdictions strictes doivent notamment porter sur l’acceptation d’argent, de biens ou d’avantages d’hospitalité, les sollicitations indues relatives aux autorisations administratives, les irrégularités contractuelles, les ententes dans les appels d’offres et la divulgation d’informations internes.


3. Création d’une structure chargée de la prévention de la corruption
Une unité spécialement chargée de la gestion éthique à l’échelle de l’entreprise doit être créée afin de contrôler en continu les risques de corruption. Un centre d’alerte interne distinct du service d’audit doit également être exploité.

Pour les petites et moyennes entreprises, la conclusion d’un accord avec un organisme externe de conseil juridique afin d’établir un dispositif de conseil anticorruption peut également être pertinente.

Mise en place d’un système de prévention en amont

1. Formation des dirigeants et salariés et déclaration d’intégrité
Il est important d’organiser régulièrement des formations sur la lutte contre la corruption et l’intégrité à l’intention des dirigeants et salariés, et de leur demander de remettre une déclaration d’intégrité lors de chaque recrutement ou promotion afin de les sensibiliser à leur obligation d’intégrité.

Il peut être pertinent de prévoir une formation renforcée distincte pour les cadres dirigeants et les personnes chargées de la comptabilité, des achats et des ressources humaines.

2. Mise en place d’un dispositif de contrat d’intégrité avec les partenaires commerciaux
Des clauses particulières d’intégrité doivent être insérées dans tous les contrats conclus avec les partenaires commerciaux. Elles doivent prévoir la résiliation du contrat et la responsabilité en matière de dommages-intérêts en cas d’acceptation d’argent ou de biens ou d’irrégularités dans un appel d’offres. Un dispositif de restriction de la participation aux appels d’offres et d’inscription sur une liste d’exclusion doit également être appliqué.

3. Mise en place d’un système de prévention des conflits d’intérêts
Lorsqu’un dirigeant ou un salarié réalise une transaction avec une entreprise externe avec laquelle il entretient un intérêt professionnel, ou avec l’entreprise d’un membre de sa famille ou d’une connaissance, il doit obligatoirement déclarer le conflit d’intérêts. En présence d’un tel conflit, il doit être écarté de la mission concernée ou soumis à un audit et à une approbation indépendants.

Mise en place d’un système de détection et de sanctions a posteriori

1. Fonctionnement d’un dispositif d’alerte interne
Un centre d’alerte interne anonyme et confidentiel doit être mis en place afin de recevoir les signalements des dirigeants et salariés, des partenaires commerciaux et des personnes extérieures. Les signalements reçus doivent faire l’objet d’une enquête indépendante par le service de gestion éthique ou le service d’audit.

Il est important de garantir l’impartialité des résultats de l’enquête en sollicitant l’avis de juristes externes.


2. Mise en place d’un dispositif de protection des lanceurs d’alerte
Les règles internes doivent clairement prévoir l’interdiction de toute mesure défavorable en matière de ressources humaines à l’encontre du lanceur d’alerte, la protection de son identité et de sa sécurité personnelle ainsi que le versement de récompenses. Elles doivent également permettre l’adoption rapide de mesures correctives en cas de mesure défavorable.

Un dispositif de récompense destiné à encourager les signalements d’actes de corruption peut également être mis en place.


3. Sanctions strictes en cas de détection d’un acte de corruption
Lorsqu’un acte de corruption est détecté, le principe consiste à appliquer, conformément à une politique de tolérance zéro, les règles internes relatives aux sanctions disciplinaires et à la gestion du personnel, et à prendre parallèlement des mesures telles que le licenciement disciplinaire, une demande de dommages-intérêts et une dénonciation pénale.

Concernant un partenaire commercial, des mesures de résiliation du contrat, de restriction de la participation aux appels d’offres et de demande de dommages-intérêts doivent être prises.

Gestion des risques juridiques et recours aux certifications externes

1. Gestion des risques liés aux appels d’offres des institutions publiques
Un acte de corruption peut entraîner des sanctions administratives, notamment une restriction de la participation aux appels d’offres du Service coréen des marchés publics, la suspension des transactions avec les institutions publiques ainsi qu’une dégradation de la notation de crédit et de l’évaluation de la fiabilité. Il convient donc d’évaluer les risques en amont et, lorsqu’un acte est détecté, d’en rechercher rapidement les causes et de rendre compte des mesures correctives adoptées.

2. Obtention d’une certification du système de management anticorruption
Pour renforcer la confiance accordée à l’entreprise et sa compétitivité dans les appels d’offres externes, l’obtention d’une certification du système de management anticorruption peut permettre de faire évaluer objectivement son dispositif de prévention de la corruption.

Cette certification est considérée comme indispensable par de nombreuses grandes entreprises et institutions publiques, et son adoption s’étend progressivement aux entreprises de taille intermédiaire ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises.

3. Recours au conseil juridique et à l’audit externe
Il est recommandé aux entreprises de suivre en permanence les modifications de la législation anticorruption, les recommandations de la Commission coréenne des droits civils et de la lutte contre la corruption ainsi que les cas d’actes de corruption détectés. Elles peuvent également conclure un contrat avec un cabinet d’avocats ou d’expertise comptable externe afin de bénéficier régulièrement de conseils juridiques et d’un soutien en matière d’audit interne.

5. Prévention de la corruption | Liste de contrôle des risques anticorruption pour les entreprises

✅Les principaux dirigeants et responsables de service ont-ils été exempts, au cours des 3 dernières années, de tout antécédent en matière de corruption, de détournement de biens confiés, de pots-de-vin ou de violation du devoir de loyauté dans la gestion des affaires d’autrui ?


✅Un système permet-il de contrôler les risques d’irrégularités dans les appels d’offres, de rétrocommissions ou d’ententes occultes lors de la sélection des fournisseurs, partenaires commerciaux et prestataires ainsi que pendant le processus contractuel ?

✅Les personnes chargées des contrats avec les institutions publiques, des autorisations administratives et des approbations sont-elles exemptes de pratiques de lobbying externe, de sollicitations ou d’octroi de cadeaux et d’avantages d’hospitalité ?

✅Un système interne d’approbation et de consignation est-il prévu pour les réunions, repas et réceptions avec les personnes chargées des dossiers au sein des institutions publiques ?


✅Les risques d’entente, de concertation préalable indue et de sous-traitance illégale sont-ils contrôlés avant toute participation à un appel d’offres public ?


✅Les procédures de sanction disciplinaire interne, de résiliation des contrats et de mesures juridiques applicables en cas d’acte de corruption sont-elles définies dans un manuel ?


✅Une déclaration de prévention de la corruption ou un engagement à respecter les règles éthiques est-il exigé des partenaires commerciaux, agents distributeurs et sous-traitants ?


✅Un dispositif de réaction rapide faisant intervenir des juristes et des cabinets d’avocats externes est-il prévu en cas de corruption ?


✅Des mesures ont-elles été préparées afin de réparer le préjudice, de demander des dommages-intérêts et de déterminer la responsabilité de l’auteur lorsqu’un acte de corruption est détecté ?

✅Une feuille de route a-t-elle été établie en prévision de mesures administratives telles que la restriction de la participation aux appels d’offres des institutions publiques ou l’exclusion des programmes publics de soutien ?

✅Des mesures sont-elles prévues afin d’informer les organismes d’évaluation ESG, les investisseurs institutionnels et les principaux partenaires commerciaux d’un acte de corruption et de leur fournir ultérieurement des explications ?

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  1. La prévention des risques est essentielle à la gestion ESG

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