CONTENTS
- 1. Redressement de la personne morale (redressement d’entreprise) | Notion

- - Conditions requises pour demander le redressement de la personne morale
- 2. Redressement de la personne morale (redressement d’entreprise) | Principales mesures prises par le tribunal

- - Consignation préalable des frais de procédure et audition du représentant
- - Décision ordonnant des mesures conservatoires pour protéger le patrimoine
- - Suspension de l’exécution forcée et ordonnance d’interdiction générale
- - Points à prendre en compte lors du retrait d’une demande de redressement
- 3. Redressement de la personne morale (redressement d’entreprise) | Dépôt du plan de redressement

- - Conditions impératives du plan de redressement
- 4. Redressement de la personne morale (redressement d’entreprise) | Conditions d’adoption du plan de redressement

- 5. Redressement de la personne morale (redressement d’entreprise) | Dispositif de restructuration autonome (ARS)

- - Présentation de la procédure ARS
- - Avantages de l’ARS
- 6. Redressement de la personne morale (redressement d’entreprise) | Stratégie de redressement

1. Redressement de la personne morale (redressement d’entreprise) | Notion

Le redressement de la personne morale (redressement d’entreprise) est un dispositif juridique destiné à favoriser le redressement efficace d’une entreprise ou de son activité lorsqu’elle est menacée de faillite en raison de difficultés financières, en aménageant les rapports juridiques entre les parties intéressées, notamment les créanciers, les actionnaires et les détenteurs de participations.
Ce dispositif a principalement pour objet de permettre à l’entreprise de poursuivre son activité tout en remboursant ses dettes. Il se distingue clairement de la procédure de faillite, qui consiste simplement à céder les actifs afin d’en répartir le produit entre les créanciers.
Conditions requises pour demander le redressement de la personne morale
La procédure de redressement peut être demandée par les personnes remplissant les conditions suivantes.
▶ Personnes habilitées à déposer la demande
• Un ou plusieurs créanciers détenant des créances correspondant à au moins 10 % du capital social total
• Un ou plusieurs actionnaires ou détenteurs de participations détenant des actions ou participations correspondant à au moins 10 % du capital social total
Ainsi, outre l’entreprise, les créanciers, actionnaires ou détenteurs de participations ayant un intérêt supérieur au seuil requis peuvent eux-mêmes demander l’ouverture de la procédure de redressement.
Ce dispositif permet aux parties intéressées d’engager la procédure juridique lorsqu’elles estiment nécessaire d’assurer la survie de l’entreprise, même si celle-ci ne prend pas elle-même l’initiative de son redressement.
2. Redressement de la personne morale (redressement d’entreprise) | Principales mesures prises par le tribunal
Lorsqu’une demande d’ouverture d’une procédure de redressement est déposée, le tribunal coréen prend progressivement différentes mesures afin de garantir l’équité et l’efficacité de la procédure.
Consignation préalable des frais de procédure et audition du représentant
En premier lieu, le tribunal vérifie que le demandeur peut engager la procédure de redressement, lui ordonne de consigner à l’avance les frais nécessaires et entend le représentant.
Il s’agit d’une étape préliminaire destinée à apprécier le caractère sérieux de la demande et les perspectives de redressement.
Décision ordonnant des mesures conservatoires pour protéger le patrimoine
Avant l’ouverture de la procédure de redressement, lorsqu’il existe un risque que le débiteur se livre à une gestion inconsidérée ou soustraie ou dissimule des biens, le tribunal ordonne des mesures conservatoires destinées à protéger le patrimoine.
Cette décision interdit au débiteur d’accomplir les actes suivants.
• Interdiction de disposer de biens au-delà d’un certain montant
• Interdiction de contracter de nouveaux emprunts
• Interdiction de recruter de nouveaux dirigeants ou salariés
Les mesures conservatoires restent en vigueur jusqu’à la décision d’ouverture de la procédure de redressement.
Suspension de l’exécution forcée et ordonnance d’interdiction générale
Le tribunal peut suspendre les procédures individuelles d’exécution forcée portant sur les biens du débiteur et, si nécessaire, rendre une ordonnance d’interdiction générale à l’égard de tous les créanciers du redressement et créanciers garantis dans le cadre du redressement.
• Interdiction des mesures d’exécution engagées par les créanciers, notamment les saisies, saisies conservatoires et ventes aux enchères
• Interdiction de toute mesure d’exécution forcée, notamment la réalisation des sûretés
Ces ordonnances préservent l’activité et les actifs du débiteur afin de garantir l’efficacité de l’élaboration du plan de redressement.
Points à prendre en compte lors du retrait d’une demande de redressement
La demande de redressement ne peut être retirée qu’avant la décision d’ouverture de la procédure.
Toutefois, si des mesures conservatoires, une ordonnance de suspension ou une ordonnance d’interdiction générale ont déjà été prononcées, le retrait de la demande nécessite l’autorisation du tribunal et requiert donc une décision mûrement réfléchie.
3. Redressement de la personne morale (redressement d’entreprise) | Dépôt du plan de redressement

Conformément à l’ordonnance de dépôt rendue par le tribunal, le plan de redressement peut être présenté dans le délai imparti par l’une des personnes suivantes.
• Créancier du redressement (s’il figure sur la liste ou a lui-même déclaré sa créance)
• Créancier garanti dans le cadre du redressement
• Actionnaire ou détenteur de participations
En outre, un ou plusieurs créanciers détenant au moins la moitié du montant total des dettes, ou le débiteur ayant obtenu leur accord, peuvent préparer et déposer à titre anticipé un plan de redressement avant l’ouverture de la procédure.
Conditions impératives du plan de redressement
Le plan de redressement ne doit pas constituer un simple plan de remboursement. Il doit être raisonnable, réalisable et acceptable pour les créanciers et le tribunal, et remplir l’ensemble des conditions ci-dessous.
① Respect de la législation
→ Le contenu du plan de redressement ne doit enfreindre aucune loi applicable.
② Maintien de l’équité
→ Toute différence de traitement entre les créanciers garantis dans le cadre du redressement et les autres créanciers du redressement doit être équitable, et l’équité entre les parties intéressées doit être garantie.
③ Respect du principe d’égalité
→ Des conditions de remboursement identiques doivent s’appliquer aux créanciers titulaires de droits assortis des mêmes conditions.
④ Garantie de la valeur de liquidation
→ Les sommes remboursées dans le cadre de la procédure de redressement ne doivent pas être inférieures à celles que chaque créancier recevrait en cas de liquidation de l’entreprise.
⑤ Garantie de la possibilité d’exécution
→ Le plan doit être structuré de manière à pouvoir être effectivement exécuté, et sa faisabilité doit être démontrée.
4. Redressement de la personne morale (redressement d’entreprise) | Conditions d’adoption du plan de redressement

Pour que le plan de redressement soit adopté, il doit recueillir l’accord d’une proportion déterminée de chaque catégorie de parties intéressées.
▪ Accord de chaque catégorie de créanciers du redressement
L’accord des titulaires représentant au moins les deux tiers (66,7 %) du montant total des droits de vote de la catégorie concernée est requis.
▪ Accord de chaque catégorie de créanciers garantis dans le cadre du redressement
L’accord des titulaires représentant au moins les trois quarts (75 %) du montant total des droits de vote des créanciers garantis dans le cadre du redressement est requis.
▪ Accord des actionnaires et détenteurs de participations
L’accord de la majorité des actionnaires et détenteurs de participations disposant d’un droit de vote (au moins 50 % du nombre total des droits de vote) est requis.
5. Redressement de la personne morale (redressement d’entreprise) | Dispositif de restructuration autonome (ARS)
Le dispositif de restructuration autonome peut être envisagé avant l’ouverture de la procédure de redressement de la personne morale (redressement d’entreprise).
Le dispositif de restructuration autonome (ARS) permet de différer temporairement l’ouverture de la procédure de redressement afin que le débiteur et les créanciers puissent négocier volontairement une restructuration.
Distinct de la procédure de redressement conduite sous la supervision du tribunal, l’ARS désigne un processus de négociation autonome dans lequel le débiteur élabore directement un plan de restructuration avec ses créanciers.
Il offre aux créanciers comme au débiteur la possibilité d’étudier une solution de redressement concrète et rapide.
Présentation de la procédure ARS
L’ARS se déroule entre le dépôt de la demande d’ouverture de la procédure de redressement et la décision d’ouverture de cette procédure.
Ce dispositif met ainsi à profit la période précédant la décision d’ouverture du tribunal pour favoriser les négociations de restructuration entre le débiteur et les créanciers.
▪ Modalités d’ouverture de la procédure ARS
Le débiteur ou un créancier peut demander au tribunal le renvoi de l’affaire vers l’ARS. Le tribunal peut également recommander le recours à l’ARS en tenant compte de la situation des parties intéressées.
▪ Durée de la procédure ARS
En principe, la durée de l’ARS est limitée à 3 mois au maximum. Une période initiale de 1 mois est généralement accordée, puis peut être prolongée de 2 mois si nécessaire.
Toutefois, le tribunal peut accorder une prolongation au-delà de 3 mois s’il l’estime nécessaire.
▪ Mesures prises selon l’issue de l’ARS
Si le débiteur et les créanciers parviennent à un accord sur le plan de restructuration, le débiteur peut retirer sa demande d’ouverture de la procédure de redressement.
(Même si des mesures conservatoires ont déjà été prononcées, le tribunal autorise le retrait de la demande.)
En revanche, si les négociations échouent, le tribunal examine s’il y a lieu d’ouvrir la procédure de redressement.
Avantages de l’ARS
▪ Stabilisation rapide des rapports juridiques
Avant l’ouverture de la procédure judiciaire de redressement, l’ARS favorise des échanges rapides entre les parties intéressées afin de réduire l’incertitude.
▪ Facilitation des négociations autonomes
En élaborant directement un plan de restructuration sans intervention du tribunal, les parties peuvent rechercher des solutions pratiques et réalistes.
▪ Amélioration de l’efficacité de la procédure
L’ARS permet de réduire les litiges juridiques et les coûts inutiles avant l’ouverture de la procédure, tout en favorisant le redressement de l’entreprise.
6. Redressement de la personne morale (redressement d’entreprise) | Stratégie de redressement
La première étape du redressement de la personne morale (redressement d’entreprise) consiste à vérifier si l’entreprise remplit les conditions requises pour déposer une demande de redressement.
Selon la taille et la situation de l’entreprise, la procédure peut être complexe et exigeante. La préparation des documents, les démarches auprès du tribunal et les négociations avec les créanciers nécessitent une stratégie rigoureuse et des connaissances spécialisées.
Notre cabinet fournit des solutions juridiques dans tous les domaines des procédures collectives, notamment le redressement et la faillite des entreprises ainsi que le redressement et la faillite des particuliers, grâce à la collaboration d’avocats intervenant dans ces matières, d’experts-comptables et de conseillers fiscaux.
Après la clôture de la procédure de redressement, le cabinet propose également un suivi comprenant des conseils juridiques et la prise en charge des éventuels contentieux ultérieurs, afin de contribuer à la protection des droits du client et à la stabilisation de la gestion de l’entreprise.
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