CONTENTS
- 1. Sanctions applicables à la conduite sous l’emprise de l’alcool | Notion

- - Dispositions d’interdiction
- 2. Sanctions applicables à la conduite sous l’emprise de l’alcool | Sanctions pénales

- - Barème des sanctions selon l’alcoolémie
- - Aggravation de la peine en cas de récidive de conduite sous l’emprise de l’alcool
- - Sanctions en cas d’accident lié à la conduite sous l’emprise de l’alcool
- 3. Sanctions applicables à la conduite sous l’emprise de l’alcool | Mesures administratives

- - Critères de suspension et de retrait du permis de conduire
- - Restriction de la réobtention du permis de conduire
- - Permis conditionnel exigeant un dispositif antidémarrage contre la conduite sous l’emprise de l’alcool
- 4. Sanctions applicables à la conduite sous l’emprise de l’alcool | Méthodes de défense

- - Préparation d’un accord transactionnel et d’une requête sollicitant la clémence
- - Facteurs d’atténuation
- 5. Sanctions applicables à la conduite sous l’emprise de l’alcool | Stratégie globale

1. Sanctions applicables à la conduite sous l’emprise de l’alcool | Notion

Les sanctions applicables à la conduite sous l’emprise de l’alcool désignent la mise en jeu de la responsabilité pénale pour le fait d’avoir conduit en état d’ivresse.
La conduite sous l’emprise de l’alcool désigne le fait de conduire sur la voie publique un véhicule automobile, un cyclomoteur, y compris un engin de chantier, ou un autre véhicule alors que l’alcoolémie atteint ou dépasse un seuil déterminé.
Cet acte est expressément interdit par l’article 44, paragraphe 1, de la Loi sur la circulation routière de la République de Corée. Toute infraction expose son auteur à des sanctions pénales et à des mesures administratives, telles que la suspension ou le retrait du permis de conduire.
Dispositions d’interdiction
▶ Alcoolémie
L’« état d’ivresse » dans lequel la conduite est interdite correspond à une alcoolémie d’au moins 0,03 %.
Ce seuil peut être dépassé après la consommation d’un ou de deux verres seulement. Le conducteur ne doit donc pas sous-estimer la quantité d’alcool consommée.
▶ Pouvoir de la police d’effectuer un dépistage d’alcoolémie et obligation du conducteur
Un agent de police peut demander au conducteur de se soumettre à un contrôle par éthylomètre dans les cas suivants.
• Lorsqu’il existe des motifs raisonnables de penser que la personne a conduit en état d’ivresse
Le conducteur est tenu de se soumettre à ce contrôle. Un refus sans motif légitime l’expose aux sanctions suivantes.
Article 148-2 de la Loi sur la circulation routière
Refus de se soumettre au dépistage d’alcoolémie | Peine de 1 à 5 ans d’emprisonnement avec travail ou amende pénale de 5 000 000 à 20 000 000 de wons sud-coréens |
▶ Les actes entravant le dépistage d’alcoolémie sont également punissables
Il est également interdit à une personne soupçonnée d’être en état d’ivresse d’accomplir les actes suivants afin de rendre le contrôle plus difficile.
• Prendre certains médicaments susceptibles d’influer sur l’alcoolémie
(par exemple, chlorhydrate de vérapamil, érythromycine, etc.)
2. Sanctions applicables à la conduite sous l’emprise de l’alcool | Sanctions pénales

Le niveau des sanctions pénales encourues pour conduite sous l’emprise de l’alcool varie selon l’alcoolémie, la survenance éventuelle d’un accident et les antécédents. En cas de récidive ou de dommages corporels, les faits peuvent relever d’une infraction soumise à une aggravation de la peine.
En vertu de la Loi sur la circulation routière et de la Loi sur la répression aggravée de certaines infractions de la République de Corée, des peines d’emprisonnement avec travail et d’amende pénale sont imposées. Compte tenu de la gravité des faits, même une première infraction peut donner lieu à une peine privative de liberté ferme.
Barème des sanctions selon l’alcoolémie
Lorsqu’une conduite sous l’emprise de l’alcool est constatée, les sanctions pénales suivantes sont encourues selon l’alcoolémie relevée.
▶ Article 148-2, paragraphe 3, de la « Loi sur la circulation routière »
Alcoolémie d’au moins 0,2 % | Peine de 2 à 5 ans d’emprisonnement avec travail ou amende pénale de 10 000 000 à 20 000 000 de wons sud-coréens |
Alcoolémie d’au moins 0,08 % et inférieure à 0,2 % | Peine de 1 à 2 ans d’emprisonnement avec travail ou amende pénale de 5 000 000 à 10 000 000 de wons sud-coréens |
Alcoolémie d’au moins 0,03 % et inférieure à 0,08 % | Peine maximale de 1 an d’emprisonnement avec travail ou amende pénale maximale de 5 000 000 de wons sud-coréens |
Aggravation de la peine en cas de récidive de conduite sous l’emprise de l’alcool
Lorsqu’une personne commet une nouvelle infraction dans les 10 ans après avoir été définitivement condamnée à une amende pénale ou à une peine plus lourde pour conduite sous l’emprise de l’alcool, elle encourt les sanctions aggravées suivantes.
▶ Article 148-2, paragraphe 1, de la « Loi sur la circulation routière »
Alcoolémie d’au moins 0,2 % | Peine de 2 à 6 ans d’emprisonnement avec travail ou amende pénale de 10 000 000 à 30 000 000 de wons sud-coréens |
Alcoolémie d’au moins 0,03 % et inférieure à 0,2 % | Peine de 1 à 5 ans d’emprisonnement avec travail ou amende pénale de 5 000 000 à 20 000 000 de wons sud-coréens |
En cas de récidive de conduite sous l’emprise de l’alcool, l’aggravation de la peine tient non seulement à l’alcoolémie, mais aussi aux antécédents eux-mêmes. La probabilité qu’une peine privative de liberté ferme soit prononcée est nettement plus élevée que pour une première infraction, ce qui nécessite une défense adaptée.
Sanctions en cas d’accident lié à la conduite sous l’emprise de l’alcool
Lorsqu’une personne blesse ou cause la mort d’autrui alors qu’elle conduit sous l’emprise de l’alcool, elle est punie comme suit en vertu de la « Loi sur la répression aggravée de certaines infractions ».
▶ Article 5-11, paragraphe 1, de la « Loi sur la répression aggravée de certaines infractions »
Blessures causées | Peine de 1 à 15 ans d’emprisonnement avec travail ou amende pénale de 10 000 000 à 30 000 000 de wons sud-coréens |
Décès causé | Réclusion à perpétuité ou peine d’emprisonnement avec travail d’au moins 3 ans |
Contrairement à une simple conduite sous l’emprise de l’alcool, la survenance d’un accident entraîne des peines beaucoup plus lourdes. Un accord transactionnel avec la famille de la victime ainsi qu’une action civile en dommages-intérêts peuvent également être envisagés.
3. Sanctions applicables à la conduite sous l’emprise de l’alcool | Mesures administratives
Outre les sanctions pénales, la conduite sous l’emprise de l’alcool entraîne des mesures administratives, telles que la suspension ou le retrait du permis de conduire et la restriction de sa réobtention.
Ces mesures visent à prévenir la récidive et à renforcer la sécurité routière en limitant l’aptitude juridique du conducteur à conduire.
Critères de suspension et de retrait du permis de conduire
▶ Retrait du permis de conduire
Le permis de conduire est immédiatement retiré dans chacun des cas suivants.
• Accident avec dommages corporels causé en conduisant sous l’emprise de l’alcool, avec une alcoolémie d’au moins 0,03 %
• Nouvelle conduite sous l’emprise de l’alcool après avoir refusé un dépistage d’alcoolémie
• Conduite alors que les effets de substances, telles que des stupéfiants, du cannabis ou des substances psychotropes, empêchent de conduire normalement
▶ Suspension du permis de conduire
Lorsque l’alcoolémie est d’au moins 0,03 % et inférieure à 0,08 %, le permis est suspendu pour une durée maximale de 1 an et 100 points de pénalité sont attribués.
Restriction de la réobtention du permis de conduire
Lorsqu’une personne blesse ou cause la mort d’autrui dans un accident alors qu’elle se trouve sous l’influence de l’alcool ou de substances, puis est condamnée à une amende pénale ou à une peine plus lourde pour avoir manqué à son obligation de prendre les mesures requises, elle ne peut obtenir un nouveau permis de conduire pendant 5 ans à compter de la date de son retrait.
Toutefois, la réobtention peut exceptionnellement être autorisée lorsqu’une peine inférieure à une amende pénale, un ajournement du prononcé de la peine, une décision du parquet coréen de suspendre l’exercice de l’action publique ou une mesure de protection prévue par la Loi sur les mineurs est prononcé.
Permis conditionnel exigeant un dispositif antidémarrage contre la conduite sous l’emprise de l’alcool
Lorsqu’un permis est de nouveau retiré pour conduite sous l’emprise de l’alcool dans les 5 ans suivant une première conduite de cette nature, l’intéressé doit obtenir, avec l’autorisation du directeur de l’agence de police métropolitaine ou provinciale, un permis conditionnel limité aux véhicules équipés d’un « dispositif antidémarrage contre la conduite sous l’emprise de l’alcool ».
▶ Article 80-2 de la Loi sur la circulation routière (permis de conduire conditionnel exigeant l’installation d’un dispositif antidémarrage contre la conduite sous l’emprise de l’alcool)
4. Sanctions applicables à la conduite sous l’emprise de l’alcool | Méthodes de défense

La stratégie judiciaire en matière de conduite sous l’emprise de l’alcool diffère sensiblement selon qu’il s’agit d’une première infraction ou d’une récidive.
▶ En cas de première infraction
Lorsque l’alcoolémie est faible et qu’aucun accident n’est survenu, la probabilité qu’une peine d’amende soit prononcée est élevée.
Toutefois, des circonstances atténuantes suffisantes, telles que la nécessité professionnelle de conduire, une lettre exprimant des remords ou une requête sollicitant la clémence, doivent être présentées pour qu’une réduction de la peine ou un sursis à l’exécution de la peine puisse être envisagé.
▶ En cas de récidive
Lorsqu’une conduite sous l’emprise de l’alcool est constatée pour la deuxième fois en 10 ans, la probabilité qu’une peine privative de liberté ferme soit prononcée augmente.
Dans ce cas, les antécédents de traitement d’une dépendance à l’alcool, les obligations liées à la subsistance de la famille et les démarches volontaires d’abstinence constituent des éléments importants de la défense.
Lorsqu’un accident est survenu, les démarches entreprises pour parvenir à un accord transactionnel avec la victime ainsi que le paiement des frais médicaux peuvent également influer sur la détermination de la peine.
Préparation d’un accord transactionnel et d’une requête sollicitant la clémence
En cas d’accident lié à la conduite sous l’emprise de l’alcool ayant fait une victime, la conclusion ou non d’un accord transactionnel constitue un élément essentiel de la détermination de la peine.
Outre le paiement des frais médicaux et de l’indemnisation du préjudice moral, des excuses sincères et le dialogue avec la victime en vue d’un accord sont importants.
Même en cas de simple conduite sous l’emprise de l’alcool, des requêtes présentées par des membres de la famille ou des collègues peuvent inviter le tribunal à faire preuve de clémence.
Il est pertinent que la requête soit rédigée par une personne directement liée à l’affaire, par exemple un membre de la famille à charge, un supérieur hiérarchique ou un responsable d’un organisme de bénévolat.
Son contenu doit être sincère et précis et exposer clairement les raisons justifiant la demande de réduction de la peine.
Facteurs d’atténuation
La Commission coréenne de détermination des peines reconnaît expressément les circonstances suivantes comme facteurs d’atténuation dans les affaires de conduite sous l’emprise de l’alcool.
• Remords sincères
• Absence d’antécédents de sanctions pénales
• Risque très faible pour la circulation routière résultant de la conduite
5. Sanctions applicables à la conduite sous l’emprise de l’alcool | Stratégie globale
Une affaire de conduite sous l’emprise de l’alcool ne se limite pas à une simple infraction à la loi : elle peut associer des sanctions pénales, des mesures administratives et, selon les circonstances, la nécessité d’envisager un accord transactionnel civil avec la victime.
La peine, le retrait éventuel du permis et la durée de restriction de sa réobtention peuvent avoir des conséquences importantes sur la vie de l’intéressé. Un accompagnement juridique spécialisé peut donc être utile.
Le Cabinet fournit des services juridiques adaptés à la situation de chaque client en s’appuyant sur son expérience du traitement des affaires de conduite sous l’emprise de l’alcool.
Selon les caractéristiques de l’affaire, il peut également coordonner son intervention avec des avocats spécialisés en matière civile et administrative afin d’examiner les différentes questions juridiques découlant de la conduite sous l’emprise de l’alcool.
Si vous rencontrez des difficultés liées aux sanctions applicables à la conduite sous l’emprise de l’alcool, vous pouvez consulter un 🔗avocat spécialisé dans les affaires de conduite sous l’emprise de l’alcool afin d’examiner les sanctions pénales et les conséquences administratives susceptibles de s’appliquer.
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