CONTENTS
- 1. Client exposé à une sanction pénale liée à un accident de la circulation après avoir été injustement désigné comme responsable

- 2. Sanction pénale liée à un accident de la circulation : l’avocat soutient que le client doit être déclaré « non coupable »

- - ① Explication de la situation ayant nécessité une manœuvre d’urgence lors de l’accident
- - ② Réfutation de la constitution de l’infraction alléguée à la Loi sur la circulation routière
- 3. Sanction pénale liée à un accident de la circulation : pourquoi le client a-t-il été déclaré « non coupable » ?

- - Critères de sanction des accidents de la circulation et lois applicables
- - Quelle procédure permet de contester une sanction pénale liée à un accident de la circulation ?
- - Sanction pénale liée à un accident de la circulation : pourquoi l’assistance d’un avocat peut-elle être utile ?
1. Client exposé à une sanction pénale liée à un accident de la circulation après avoir été injustement désigné comme responsable

Voici le récit d’un client qui a consulté un avocat intervenant en matière d’accidents de la circulation alors qu’il risquait une sanction pénale.
Alors qu’il se rendait au travail en voiture, le client a été impliqué dans un accident imprévu.
Il circulait alors sur la troisième voie lorsqu’un autre véhicule, qui roulait sur la quatrième voie, a brusquement changé de voie sans actionner son clignotant et s’est engagé dans sa trajectoire.
Pour éviter la collision, le client s’est déporté sur la deuxième voie. Lorsqu’il a ensuite regagné sa voie initiale, son véhicule est entré en contact avec celui de l’autre conducteur.
Le client estimait que l’accident avait été causé par l’empiétement soudain de l’autre véhicule sur sa voie. Les autorités chargées de l’enquête ont toutefois considéré qu’il avait effectué un changement de voie imprudent et l’ont mis en cause pour manquement à l’obligation de conduite prudente prévue par la Loi sur la circulation routière. Une ordonnance pénale lui infligeant une amende pénale a finalement été rendue.
Ne pouvant accepter qu’une condamnation soit ainsi inscrite à son casier judiciaire, le client a décidé de contester la sanction et de demander un procès ordinaire avec l’assistance d’un avocat intervenant en matière d’accidents de la circulation.
2. Sanction pénale liée à un accident de la circulation : l’avocat soutient que le client doit être déclaré « non coupable »

Après avoir examiné le dossier relatif à l’accident de la circulation et analysé attentivement les circonstances de l’accident ainsi que les pièces de l’enquête, l’avocat a estimé que le comportement du client ne constituait pas un manquement à l’obligation de conduite prudente prévue à l’article 48, paragraphe 1, de la Loi sur la circulation routière.
Article 48 de la Loi sur la circulation routière (obligation de conduite prudente et de conduite économique respectueuse de l’environnement) |
① Tout conducteur d’un véhicule ou d’un tramway doit manœuvrer correctement les dispositifs de direction et de freinage ainsi que les autres équipements, et ne doit pas conduire à une vitesse ou d’une manière susceptible de mettre autrui en danger ou de lui causer une gêne, compte tenu des conditions de circulation ainsi que de la structure et des performances du véhicule ou du tramway. |
Sur ce fondement, l’avocat a développé les arguments suivants.
① Explication de la situation ayant nécessité une manœuvre d’urgence lors de l’accident
L’avocat intervenant en matière d’accidents de la circulation a présenté au tribunal le déroulement chronologique des faits, depuis les instants précédant l’accident jusqu’à la collision.
Il a notamment souligné que l’empiétement soudain de l’autre véhicule sur la voie du client avait été à l’origine de l’accident et que ce dernier n’avait eu d’autre choix que d’effectuer une manœuvre d’évitement urgente afin d’empêcher la collision.
Il a également expliqué de manière circonstanciée qu’au regard du trafic et des conditions de circulation au moment des faits, la conduite du client constituait une mesure inévitable destinée à faire face à une situation imprévue.
② Réfutation de la constitution de l’infraction alléguée à la Loi sur la circulation routière
L’avocat intervenant en matière d’accidents de la circulation a relevé que, pour que l’article 48, paragraphe 1, de la Loi sur la circulation routière soit applicable, il fallait établir objectivement que la manière de conduire était susceptible de mettre autrui en danger ou de lui causer une gêne.
Il a souligné que le changement de voie effectué par le client ne visait ni à menacer l’autre conducteur ni à créer un danger, mais constituait uniquement une réaction destinée à éviter un accident dans une situation imprévue et à retrouver des conditions normales de circulation.
Il a en outre soutenu que la seule survenance d’un accident ne suffisait pas à caractériser un manquement à l’obligation de conduite prudente et que, par conséquent, l’infraction alléguée à la Loi sur la circulation routière ne pouvait être constituée.
3. Sanction pénale liée à un accident de la circulation : pourquoi le client a-t-il été déclaré « non coupable » ?

Dans cette affaire relative à une sanction pénale liée à un accident de la circulation, le tribunal a estimé que le changement de voie du client constituait une mesure inévitable destinée à éviter une collision dans une situation imprévue.
Il a également considéré qu’il était difficile d’estimer que le client avait l’obligation de prévoir l’empiétement soudain de l’autre véhicule sur sa voie afin d’empêcher l’accident.
Le tribunal a en outre jugé que les seules preuves produites par le procureur ne permettaient pas d’établir au-delà de tout doute raisonnable que le client avait manqué à son obligation de conduite prudente. Il a donc déclaré le client non coupable.
Soulagé de ne plus être exposé à une sanction pénale liée à cet accident, le client a exprimé sa gratitude à l’avocat.
Critères de sanction des accidents de la circulation et lois applicables
La survenance d’un accident de la circulation ne signifie pas que tous les conducteurs font l’objet de la même sanction.
Selon la cause de l’accident, l’ampleur du préjudice et la nature des règles enfreintes, la Loi sur la circulation routière, la Loi portant dispositions spéciales relatives au traitement des accidents de la circulation ou la Loi sur la répression aggravée de certaines infractions peuvent notamment s’appliquer. La gravité de la sanction pénale peut également varier considérablement.
Par exemple, un simple manquement à l’obligation de conduite prudente ou le non-respect des signaux de circulation peut être qualifié d’infraction à la Loi sur la circulation routière. Toutefois, si ce manquement cause des blessures ou la mort d’une personne, la Loi portant dispositions spéciales relatives au traitement des accidents de la circulation peut également s’appliquer.
En outre, lorsqu’un conducteur provoque un accident sous l’emprise de l’alcool ou quitte les lieux sans porter secours à la victime après l’accident, la Loi sur la répression aggravée de certaines infractions peut s’appliquer et entraîner une sanction nettement plus lourde que celle encourue pour un accident de la circulation ordinaire.
La décision d’imposer ou non une sanction pénale repose par ailleurs sur l’examen global de différents éléments, notamment le degré de faute du conducteur, la gravité des blessures de la victime, l’éventuelle appartenance des faits à l’une des 12 catégories de faute grave ainsi que la réparation du préjudice et la conclusion éventuelle d’un accord transactionnel avec la victime.
Ainsi, même pour des accidents de la circulation similaires, la décision peut varier en fonction des faits et des lois applicables. Il est donc important d’examiner précisément les dispositions susceptibles de s’appliquer au comportement concerné.
Quelle procédure permet de contester une sanction pénale liée à un accident de la circulation ?

Le prononcé d’une sanction pénale liée à un accident de la circulation ne signifie pas que la décision devient nécessairement définitive en l’état.
Même lorsqu’une ordonnance pénale infligeant une amende pénale a été rendue, les accusations peuvent être réexaminées dans le cadre d’un procès ordinaire si les faits ou l’application de la loi peuvent être contestés.
Une fois ce délai expiré et l’ordonnance pénale devenue définitive, il n’est en principe plus possible de la contester par la même procédure. Il importe donc de préparer dans les délais les preuves objectives et les arguments juridiques nécessaires.
Sanction pénale liée à un accident de la circulation : pourquoi l’assistance d’un avocat peut-elle être utile ?
Comme l’illustre le cas de ce client, l’issue d’une procédure relative à une sanction pénale liée à un accident de la circulation peut varier selon la manière dont les faits sont établis et les arguments juridiques présentés.
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