CONTENTS
- 1. Client interrogé par la police pour une infraction présumée à la législation sur la protection sexuelle des enfants et des adolescents

- 2. Assistance de l’avocat face aux soupçons d’infraction à la législation sur la protection sexuelle des enfants et des adolescents

- - Analyse des circonstances des échanges et de la tentative impossible dans l’affaire relevant de la législation sur la protection sexuelle des enfants et des adolescents
- - Analyse forensique du téléphone et examen du risque d’extension des soupçons d’infraction
- - Présentation des motifs de clémence au moyen d’une lettre de repentir et de documents relatifs à la prévention de la récidive
- 3. Affaire relevant de la législation sur la protection sexuelle des enfants et des adolescents close par une suspension de l’exercice de l’action publique sans renvoi en jugement

- - Principaux points à vérifier avant l’interrogatoire de police
- - Mesures à envisager en cas d’infraction présumée à la législation sur la protection sexuelle des enfants et des adolescents
1. Client interrogé par la police pour une infraction présumée à la législation sur la protection sexuelle des enfants et des adolescents

Le client, qui avait consulté un avocat en matière d’infractions sexuelles parce qu’il était soupçonné d’avoir enfreint la législation sur la protection sexuelle des enfants et des adolescents, avait engagé sur X (anciennement Twitter) une conversation avec une interlocutrice qui déclarait avoir 14 ans. Les échanges avaient ensuite porté sur une rencontre contre rémunération et sur son montant.
Cette interlocutrice était toutefois en réalité un agent de police qui dissimulait son identité dans le cadre d’une enquête. Le client a alors été formellement mis en cause pour une infraction à cette législation, notamment pour communication à des fins d’exploitation sexuelle, puis interrogé par la police.
Les autorités d’enquête avaient ensuite procédé à une perquisition et à une saisie, au cours desquelles elles avaient obtenu le téléphone portable du client.
Le client craignait notamment que l’analyse forensique de son téléphone ne révèle d’anciens échanges similaires, ce qui pouvait entraîner l’ajout d’autres soupçons à ceux de la présente affaire et l’élargissement de l’enquête.
De plus, comme il venait d’intégrer son entreprise, il souhaitait éviter que l’affaire ne soit renvoyée devant une juridiction pénale.
Il a donc sollicité l’assistance d’un avocat en matière d’infractions sexuelles afin d’élaborer une stratégie de défense concernant la perquisition, la saisie et l’analyse forensique, ainsi que de présenter dès l’interrogatoire de police les éléments justifiant une demande de clémence.
2. Assistance de l’avocat face aux soupçons d’infraction à la législation sur la protection sexuelle des enfants et des adolescents
Pour assister le client impliqué dans une affaire d’infraction à la législation sur la protection sexuelle des enfants et des adolescents, l’avocat en matière d’infractions sexuelles a d’abord précisé les circonstances dans lesquelles les échanges avaient commencé au cours d’une opération d’infiltration, ainsi que l’existence éventuelle d’un préjudice réel.
Il a ensuite préparé l’orientation des déclarations à faire lors de l’interrogatoire de police et les motifs justifiant une demande de clémence, en prévision de la possibilité que les échanges conservés sur X et KakaoTalk dans le téléphone saisi soient découverts au cours de l’analyse forensique.

Analyse des circonstances des échanges et de la tentative impossible dans l’affaire relevant de la législation sur la protection sexuelle des enfants et des adolescents
L’avocat en matière d’infractions sexuelles a d’abord examiné les échanges du client sur X.
Il est apparu qu’après que l’interlocutrice avait déclaré avoir 14 ans, les échanges avaient porté sur une rencontre contre rémunération et sur son montant. Les autorités d’enquête pouvaient donc les considérer comme une communication à des fins d’exploitation sexuelle constitutive d’une infraction à la législation sur la protection sexuelle des enfants et des adolescents.
Toutefois, comme l’interlocutrice était en réalité un enquêteur et non une personne mineure, il convenait également d’examiner si les échanges pouvaient effectivement causer un préjudice à un enfant ou à un adolescent.
L’avocat a donc demandé une réduction de la sanction en se fondant sur les dispositions de la Loi pénale de la République de Corée relatives à l’infraction impossible.
L’article 27 de cette loi dispose ce qui suit au sujet de l’infraction impossible.
Article 27 de la Loi pénale (infraction impossible)
Toutefois, la peine peut être atténuée ou son auteur peut en être exempté.
Sur le fondement de cette disposition, l’avocat a expliqué dans ses observations écrites les circonstances pour lesquelles aucun préjudice réel ne pouvait survenir et a demandé qu’elles soient prises en considération comme motif facultatif d’atténuation de la peine.
Analyse forensique du téléphone et examen du risque d’extension des soupçons d’infraction
Des échanges sur X et KakaoTalk étant conservés dans le téléphone du client, celui-ci risquait également de faire l’objet de soupçons supplémentaires concernant des faits antérieurs.
L’avocat en matière d’infractions sexuelles a donc collaboré avec le centre d’analyse forensique numérique afin d’examiner d’abord l’étendue des données susceptibles d’être extraites du téléphone saisi.
Il a ensuite replacé les échanges dans leur contexte et précisé qu’aucune rencontre n’avait réellement eu lieu, afin d’éviter qu’une appréciation défavorable au client ne repose uniquement sur certaines phrases isolées.
Mesures relatives à l’enquête forensique
- Vérification des échanges sur X et KakaoTalk conservés dans le téléphone
- Repérage des passages susceptibles d’être retenus par les autorités d’enquête
- Préparation des questions prévisibles lors de l’interrogatoire à partir des données forensiques
- Mesures visant à éviter une interprétation extensive des données sans lien direct avec l’affaire
- Préparation des déclarations afin d’exposer l’absence de rencontre réelle et l’attitude de repentir
Présentation des motifs de clémence au moyen d’une lettre de repentir et de documents relatifs à la prévention de la récidive
L’avocat en matière d’infractions sexuelles a estimé que le client pouvait difficilement nier l’ensemble des échanges.
Plutôt que de contester les soupçons de manière excessive, il s’est donc attaché à reconnaître les faits qui devaient l’être et à réunir les documents permettant de solliciter la clémence.
L’avocat a ensuite rassemblé la lettre de repentir du client, les requêtes de clémence rédigées par sa famille, les documents relatifs à son emploi, ses certificats ainsi que les justificatifs de ses dons et dons de sang. Il a également produit une attestation de suivi d’une formation de prévention de la récidive en matière d’infractions sexuelles, afin d’expliquer que le client avait pris du recul sur son comportement après les faits et s’efforçait d’éviter toute récidive.
Dans ses observations écrites, l’avocat a demandé la clémence en exposant que le client reconnaissait sa faute et exprimait des regrets, qu’aucune personne mineure n’avait réellement subi de préjudice et qu’il entendait poursuivre sa formation et son suivi afin de ne pas renouveler ce comportement.
3. Affaire relevant de la législation sur la protection sexuelle des enfants et des adolescents close par une suspension de l’exercice de l’action publique sans renvoi en jugement

À l’issue des démarches entreprises concernant les soupçons d’infraction à la législation sur la protection sexuelle des enfants et des adolescents, le client a bénéficié, pour les faits de communication à des fins d’exploitation sexuelle notamment, d’une décision conditionnelle du parquet coréen de suspendre l’exercice de l’action publique, sous réserve du suivi d’une formation de prévention de la récidive en matière d’infractions sexuelles.
Le parquet a notamment pris en considération le fait que le client reconnaissait sa faute et exprimait des regrets, qu’aucune personne mineure n’avait réellement subi de préjudice et qu’il s’était engagé à suivre avec assiduité la formation de prévention de la récidive.
Le client a exprimé sa reconnaissance, indiquant que l’avocat en matière d’infractions sexuelles l’avait aidé à préparer ses déclarations et à éviter une interprétation défavorable des données issues de l’analyse forensique du téléphone, ce qui avait permis de clore l’affaire sans renvoi devant une juridiction pénale.
Principaux points à vérifier avant l’interrogatoire de police

Les infractions sexuelles visant des enfants ou des adolescents sont appréciées avec rigueur dès l’enquête, compte tenu de la difficulté à réparer le préjudice subi et de la forte réprobation sociale qu’elles suscitent.
La Loi de la République de Corée sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels réprime notamment le viol et l’agression sexuelle par violence ou menace, la production, la détention et le visionnage de contenus d’exploitation sexuelle impliquant des enfants ou des adolescents, l’incitation ou l’entremise à la prostitution ainsi que les communications à des fins d’exploitation sexuelle.
Comme dans la présente affaire, le fait de poursuivre sur un réseau social ou une messagerie des échanges concernant une rencontre contre rémunération ou son montant tout en sachant que l’interlocuteur est mineur peut donner lieu à des soupçons de communication à des fins d’exploitation sexuelle visant un enfant ou un adolescent.
Dans une affaire de communication à des fins d’exploitation sexuelle visant un enfant ou un adolescent, il convient d’examiner conjointement le moment auquel l’âge de l’interlocuteur a été connu, le contenu précis des échanges, l’existence d’une rencontre réelle et les données susceptibles d’être découvertes lors de l’analyse forensique du téléphone.
Catégorie | Principaux éléments à vérifier |
|---|---|
Connaissance de l’âge | Moment auquel l’interlocuteur a déclaré être mineur et circonstances dans lesquelles cette information a été comprise |
Contenu des échanges | Contexte dans lequel ont été évoqués une rencontre contre rémunération, son montant et des propos à caractère sexuel |
Stade d’exécution | Existence d’un rendez-vous effectivement convenu, d’un déplacement ou d’une tentative de rencontre en personne |
Existence d’un préjudice | Existence avérée d’une victime mineure ou d’un préjudice sexuel |
Analyse forensique du téléphone | Autres données susceptibles d’être découvertes, notamment des échanges en ligne, des photographies, des vidéos, des fichiers enregistrés ou des historiques de connexion |
Préparation à l’interrogatoire de police | Distinction entre les faits à reconnaître et les circonstances à expliquer, ainsi que préparation des documents à l’appui d’une demande de clémence |
Mesures à envisager en cas d’infraction présumée à la législation sur la protection sexuelle des enfants et des adolescents
Daeryun, classé 9e parmi les cabinets d’avocats en République de Corée (selon les déclarations de TVA déposées auprès du Service national des impôts coréen pour l’année 25), élabore une stratégie adaptée aux enjeux propres à chaque affaire d’infraction à la Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels, depuis l’enquête jusqu’à la défense devant la juridiction de jugement.
Dans les affaires où les données numériques, telles que les conversations sur les réseaux sociaux, les historiques KakaoTalk, les photographies, les vidéos et les historiques de connexion, constituent des preuves essentielles, les avocats intervenant en matière d’infractions sexuelles collaborent avec le centre d’examen des preuves et le centre d’analyse forensique numérique afin d’examiner l’étendue des données et les interprétations susceptibles d’en être faites.
- Préparation à l’interrogatoire de police : définition de l’orientation des déclarations en distinguant les faits à reconnaître des circonstances à expliquer
- Préparation à la perquisition et à la saisie : vérification de la portée du mandat, des éléments susceptibles d’être saisis et de la procédure de sélection des données
- Analyse forensique numérique : examen des conversations sur les réseaux sociaux, des historiques KakaoTalk, des photographies, des vidéos et des historiques de connexion
- Examen des données supprimées : analyse des données supprimées ou récupérées à l’aide d’équipements récents d’analyse forensique numérique
- Collecte et analyse des preuves : vérification licite des éléments par des enquêteurs spécialisés titulaires d’une qualification de détective privé
- Préparation des documents visant à prévenir la récidive : présentation des éléments susceptibles de justifier la clémence, notamment une lettre de repentir, une attestation de formation et des requêtes de clémence
- Défense devant la juridiction de jugement : accompagnement par l’avocat chargé de l’affaire, depuis les interrogatoires de la police et du parquet jusqu’au procès
Si vous vous apprêtez à faire l’objet d’une saisie de votre téléphone portable ou d’un interrogatoire de police en raison de soupçons d’infraction à la Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels, vous pouvez utiliser la rubrique 🔗Réserver une consultation juridique afin d’examiner au préalable l’étendue de l’assistance en matière d’analyse forensique et l’orientation de vos déclarations.
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