CONTENTS
- 1. Infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques | Définition

- - Définition de la Loi sur les transactions financières électroniques
- 2. Infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques | Types

- - Exemples représentatifs d’infractions à la Loi sur les transactions financières électroniques
- 3. Infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques | Sanctions applicables

- - Niveau des sanctions
- - Critères de détermination de la peine
- 4. Infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques | Mesures à prendre

- - Vérification des faits reprochés et des dispositions légales applicables
- - Organisation des faits en vue de répondre à l’enquête
- - Préparation des documents correspondant aux facteurs de détermination de la peine
- - Examen de la consignation pénale si nécessaire
- - Préparation du futur procès
- 5. Infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques | Que faire s’il est difficile d’agir seul ?

1. Infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques | Définition

L’infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques désigne tout acte qui enfreint les obligations ou les interdictions prévues par la « Loi sur les transactions financières électroniques », qui régit les opérations financières effectuées par voie électronique.
Définition de la Loi sur les transactions financières électroniques
La Loi sur les transactions financières électroniques de la République de Corée est une loi qui régit les opérations financières effectuées au moyen de dispositifs électroniques tels que des ordinateurs, des distributeurs automatiques de billets (ATM) et des téléphones, ainsi que l’exploitation et le contrôle des activités financières électroniques.
Elle vise à préciser les procédures et les relations juridiques relatives aux opérations financières utilisant des moyens de paiement électroniques, tels que les virements électroniques et la monnaie électronique, afin de protéger les utilisateurs et d’assurer la sécurité des transactions financières électroniques.
2. Infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques | Types

Les actes enfreignant la Loi sur les transactions financières électroniques peuvent notamment être utilisés pour commettre des escroqueries par appels ou messages frauduleux.
L’ouverture d’un compte bancaire sous prête-nom en vue de son utilisation à des fins criminelles constitue également une infraction à cette loi.
Ces règles sont énoncées dans la Loi sur les transactions financières électroniques. L’article 6, paragraphe 3, interdit les actes suivants.
▶ Article 6, paragraphe 3, de la Loi sur les transactions financières électroniques
2. Emprunter ou prêter un moyen d’accès en demandant ou en promettant une contrepartie
3. Emprunter ou prêter un moyen d’accès dans le but de l’utiliser pour une infraction ou en sachant qu’il sera utilisé à cette fin
4. Constituer un gage sur un moyen d’accès
5. Faciliter, servir d’intermédiaire ou faire la publicité des actes visés aux points 1 à 4, ou inciter à les accomplir en demandant ou en promettant une contrepartie
Exemples représentatifs d’infractions à la Loi sur les transactions financières électroniques
▷
▷ Fournir un moyen d’accès tout en sachant qu’il sera utilisé pour commettre une infraction
3. Infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques | Sanctions applicables
En 2024, la Commission de détermination des peines de la Cour suprême de la République de Corée a élaboré un projet de relèvement des lignes directrices applicables aux infractions à la Loi sur les transactions financières électroniques, compte tenu notamment de leur gravité et du risque de récidive.
La peine encourue, auparavant fixée à « une peine d’emprisonnement avec travail de 3 ans au plus », a été portée à « une peine d’emprisonnement avec travail de 5 ans au plus », permettant ainsi l’application de sanctions plus lourdes.
Lorsque les faits constitutifs d’une infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques sont établis, les sanctions pénales suivantes peuvent être prononcées.
Niveau des sanctions
▷ Niveau des sanctions applicables aux infractions à la Loi sur les transactions financières électroniques
Article 49 de la Loi sur les transactions financières électroniques (sanctions) | Peine d’emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou amende pénale de 30 000 000 de wons sud-coréens au plus |
En outre, lorsqu’un moyen d’accès, tel qu’un compte bancaire ou une carte de débit, est remis à une organisation criminelle et que la personne participe ainsi à une escroquerie par appels ou messages frauduleux, d’autres infractions, notamment l’infraction d’escroquerie, peuvent s’ajouter à la violation de la Loi sur les transactions financières électroniques et entraîner une aggravation de la peine.
▷ Niveau des sanctions applicables à l’infraction d’escroquerie
Article 347 de la Loi pénale de la République de Corée (escroquerie) | Peine d’emprisonnement avec travail de 20 ans au plus ou amende pénale de 50 000 000 de wons sud-coréens au plus |
Critères de détermination de la peine
▷ Participation mineure (en cas d’infraction organisée)
▷ Altération des facultés mentales
▷ Présentation volontaire aux autorités, signalement interne ou divulgation complète et volontaire de l’ensemble des faits (en cas d’infraction organisée)
▷ Absence de concrétisation du risque d’infractions ultérieures grâce à une suspension volontaire des transactions, une déclaration de perte ou une mesure similaire
▷ Participation passive
▷ Infraction commise pour subvenir aux besoins essentiels
▷ Absence de gain effectif ou gain de faible montant
▷ Remords sincères
▷ Absence d’antécédents de sanctions pénales
▷ Coopération ordinaire à l’enquête
▷ Réparation du préjudice causé par les infractions ultérieures ou volonté de la victime de ne pas demander de sanction
4. Infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques | Mesures à prendre

Lorsqu’une personne est mise en cause pour une infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques, elle doit rassembler rapidement les éléments de preuve pertinents et préparer une stratégie de réponse structurée.
Lorsqu’il est particulièrement difficile de contester les faits reprochés, il importe notamment d’établir précisément le caractère limité de sa participation afin de solliciter une appréciation clémente.
Vérification des faits reprochés et des dispositions légales applicables
Lorsqu’une personne est passible de sanctions pour une infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques, elle doit d’abord identifier les dispositions légales susceptibles de s’appliquer à ses actes et déterminer précisément les faits qui lui sont reprochés.
Par exemple, la cession ou le prêt d’un moyen d’accès, tel qu’un compte bancaire ou une carte, peut constituer une violation de l’article 6, paragraphe 3, de la Loi sur les transactions financières électroniques et être passible de sanctions pénales en application de son article 49.
Il importe d’examiner au préalable si les actes de la personne concernée sont juridiquement illicites.
Organisation des faits en vue de répondre à l’enquête
Avant de comparaître devant les autorités chargées de l’enquête, les éléments suivants doivent être précisément organisés.
Afin d’éviter toute confusion au cours des déclarations, une préparation préalable est également nécessaire pour en préserver la cohérence.
Il peut être utile de consigner les faits par date et par situation, notamment l’identité de la personne ayant proposé l’activité, la manière dont elle l’a proposée et le rôle joué par la personne mise en cause.
▶ Ouverture et remise éventuelles d’un compte bancaire
▶ Réception éventuelle d’une contrepartie, notamment
Préparation des documents correspondant aux facteurs de détermination de la peine
Lorsque certains éléments peuvent être favorables à la détermination de la peine, tels que le fait d’avoir agi pour subvenir à des besoins essentiels, l’absence d’antécédents ou les efforts de réparation du préjudice, il convient de préparer les documents permettant de les établir.
Une présentation précise des tentatives d’accord transactionnel avec la victime, des consignations effectuées, des difficultés financières ou problèmes de santé et des lettres exprimant des remords sincères peut être prise en considération comme facteur d’atténuation au cours de l’enquête ou du procès.
Toutefois, la production de faux documents pouvant au contraire avoir des conséquences défavorables, ceux-ci doivent être préparés avec prudence et sur le fondement de faits véridiques.
Examen de la consignation pénale si nécessaire
Lorsqu’un accord avec la victime est difficile à conclure ou que celle-ci ne peut plus être jointe, le dispositif coréen de consignation pénale permet de manifester la volonté de réparer le préjudice.
Cette procédure consiste à consigner auprès du tribunal une somme correspondant au montant du préjudice. Même si la victime ne la perçoit pas effectivement, la consignation peut être retenue au cours du procès comme circonstance justifiant une réduction de la peine.
La consignation peut être demandée directement au tribunal ou effectuée auprès de l’organisme dépositaire. L’acte de consignation et le justificatif de versement de la somme consignée doivent être préparés.
Préparation du futur procès
En cas de poursuites et de procès pénal, il importe d’organiser les faits et les observations relatives à la détermination de la peine, de les présenter par écrit et d’adopter une attitude sérieuse devant le tribunal.
La modification des déclarations ou une attitude peu sérieuse pouvant avoir une incidence défavorable sur l’appréciation du tribunal, il convient de maintenir dès le début une présentation cohérente des faits et une attitude exprimant des remords.
Les circonstances favorables, telles que la présentation volontaire aux autorités, le fait d’avoir agi pour subvenir à des besoins essentiels ou une participation passive, doivent être invoquées en s’appuyant sur des éléments justificatifs.
5. Infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques | Que faire s’il est difficile d’agir seul ?
Lorsque des soupçons d’infraction à la Loi de la République de Corée sur les transactions financières électroniques sont soulevés, il est particulièrement important d’agir rapidement et méthodiquement dès le début de l’affaire.
Il convient d’établir précisément les faits, d’analyser objectivement la gravité des faits reprochés et d’adopter une approche stratégique.
Le cabinet compte de nombreux avocats spécialisés ayant une expérience moyenne d’au moins 10 ans et élabore des stratégies adaptées à la situation de chaque client.
Il prépare notamment avec rigueur l’orientation des déclarations préalables et les questions susceptibles d’être posées, afin d’éviter que des déclarations défavorables ne soient faites au cours de l’enquête et de protéger les droits du client.
En outre, il collabore avec son propre centre d’investigation sur les éléments de preuve et son centre d’analyse forensique numérique afin de recueillir et d’analyser méthodiquement les éléments de preuve, puis de construire une argumentation de défense pertinente.
Si vous éprouvez des difficultés à répondre à une procédure susceptible d’entraîner des sanctions pour infraction à la Loi sur les transactions financières électroniques, vous pouvez solliciter l’avis d’un avocat pénaliste.
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