CONTENTS
- 1. Action contre l’homme ayant eu une liaison adultère avec l’épouse | Conditions d’exercice

- - Existence d’un comportement infidèle
- - Rupture de la relation conjugale
- - Préjudice moral causé
- - Délais d’action et existence d’un divorce
- 2. Action contre l’homme ayant eu une liaison adultère avec l’épouse | Demande d’indemnisation du préjudice moral

- - Montant moyen
- - Facteurs d’appréciation de l’indemnisation du préjudice moral
- 3. Action contre l’homme ayant eu une liaison adultère avec l’épouse | Éléments de preuve

- - Éléments établissant le comportement infidèle
- - Éléments établissant le préjudice moral
- - Éléments établissant la connaissance et la responsabilité du tiers
- 4. Action contre l’homme ayant eu une liaison adultère avec l’épouse | Démarches du conjoint lésé

- - Rédaction et dépôt de la requête auprès du tribunal
- - Dépôt du mémoire en réponse et examen des preuves
- - Audience de plaidoirie
- - Prononcé du jugement
- - Défaut de paiement de l’indemnisation du préjudice moral
- 5. Action contre l’homme ayant eu une liaison adultère avec l’épouse | Démarches du défendeur

- - Premières démarches après la signification de la requête
- - Dépôt du mémoire en réponse et élaboration des moyens de défense
- - Procédure de conciliation et possibilité d’un accord
- 6. Action contre l’homme ayant eu une liaison adultère avec l’épouse | Liste de contrôle

- - Dispositif d’accompagnement par des avocats intervenant en matière de divorce
1. Action contre l’homme ayant eu une liaison adultère avec l’épouse | Conditions d’exercice

Lorsque, pendant le mariage, un conjoint a entretenu une relation extraconjugale avec un tiers, une action civile peut être engagée contre ce tiers afin d’obtenir une indemnisation du préjudice moral.
Il s’agit d’une forme de demande de dommages-intérêts fondée sur un fait dommageable, visant à engager la responsabilité juridique du tiers ayant porté atteinte à la famille (article 750 de la Loi civile de la République de Corée).
Pour engager cette action, les conditions suivantes doivent être remplies.
② Rupture effective de la relation conjugale en raison de ce comportement
③ Préjudice moral en résultant
Existence d’un comportement infidèle
La condition la plus importante de cette action est l’existence d’un comportement infidèle.
Il ne suffit pas d’une simple attirance ou de simples échanges. Du point de vue d’une personne ordinaire, il doit exister des contacts sexuels ou une relation intime pouvant être considérés comme une « violation du devoir de fidélité conjugale » prévu par l’article 826 de la Loi civile de la République de Corée.
Qu’est-ce que le devoir de fidélité conjugale ?
Exemples de circonstances
▷ Voyages prolongés en tête-à-tête
▷ Manifestations explicites d’affection
En revanche, un échange ponctuel de messages ou des rencontres relevant d’une simple amitié sont difficilement reconnus comme un comportement infidèle.
Il n’est pas indispensable de prouver l’existence de rapports sexuels : des circonstances caractérisant un comportement infidèle peuvent suffire.
Rupture de la relation conjugale
L’une des questions essentielles est de déterminer si le comportement infidèle a effectivement porté atteinte à la relation conjugale.
Autrement dit, le comportement du tiers doit avoir provoqué une rupture effective de la relation conjugale ou avoir, à tout le moins, contribué à cette rupture pour que sa responsabilité au titre du préjudice moral puisse être reconnue.
Toutefois, si la relation conjugale était déjà rompue, il est difficile d’engager la responsabilité du tiers.
Par exemple, si les époux vivaient séparément depuis un certain temps et que leur vie conjugale avait de fait pris fin, le comportement infidèle du tiers peut difficilement être considéré comme la cause de la rupture.
La jurisprudence de la Cour suprême de la République de Corée s’est également prononcée en ce sens.
Cour suprême de la République de Corée, décision du 20 novembre 2014, 2011므2997
Lorsque la vie commune conjugale s’est de fait désagrégée au point d’être irrémédiablement rompue, même si un tiers entretient des relations sexuelles avec l’un des époux, cet acte ne peut être considéré comme portant atteinte à leur vie commune ni comme en empêchant le maintien. Il ne peut non plus être considéré comme ayant causé un préjudice résultant d’une atteinte au droit du conjoint à la vie commune conjugale, de sorte qu’il est difficile de retenir un fait dommageable.
La question de savoir si la relation conjugale était effectivement maintenue au moment du comportement infidèle constitue donc le principal critère de reconnaissance de l’indemnisation du préjudice moral.
Préjudice moral causé
Pour demander une indemnisation au tiers, le conjoint lésé doit établir qu’il a subi un préjudice moral en raison du comportement infidèle.
Comme le préjudice moral est difficile à prouver directement, il est généralement apprécié au regard de l’ensemble des circonstances, notamment de la durée, de la répétition et de la nature du comportement infidèle ainsi que des réactions de la victime.
Délais d’action et existence d’un divorce
Conformément à l’article 766 de la Loi civile de la République de Corée, cette action peut être engagée dans les délais suivants.
Point de départ | Délai |
Date à laquelle la victime a eu connaissance du dommage causé par le fait dommageable et de son auteur | Dans un délai de 3 ans |
Date du fait dommageable | Dans un délai de 10 ans |
La demande d’indemnisation du préjudice moral constitue par ailleurs un droit distinct du divorce.
Ainsi, même en l’absence de divorce, l’indemnisation du préjudice moral résultant du comportement infidèle peut être demandée indépendamment.
2. Action contre l’homme ayant eu une liaison adultère avec l’épouse | Demande d’indemnisation du préjudice moral

Le montant de l’indemnisation du préjudice moral pouvant être demandé dans cette action varie selon la gravité de l’affaire et les circonstances du comportement infidèle.
Montant moyen
Le montant accordé se situe souvent entre 5 000 000 et 30 000 000 de wons sud-coréens.
Toutefois, l’indemnisation du préjudice moral n’est pas fixée forfaitairement. Le tribunal l’apprécie au cas par cas en tenant compte de l’ensemble des circonstances, notamment de la nature et des conséquences du comportement infidèle, du degré d’implication du tiers et de la souffrance de la victime.
Facteurs d’appréciation de l’indemnisation du préjudice moral
Le tribunal détermine principalement le montant de l’indemnisation du préjudice moral en tenant compte de l’ensemble des facteurs suivants.
② Durée du mariage du demandeur et de son conjoint
③ Durée et nature précise du comportement infidèle
④ Gravité de la rupture de la relation conjugale causée par ce comportement
⑤ Situation patrimoniale et niveau de vie des époux
⑥ Existence d’enfants et prise en charge de leur éducation
⑦ Intensité du préjudice moral subi par le demandeur
3. Action contre l’homme ayant eu une liaison adultère avec l’épouse | Éléments de preuve

Dans cette action, trois faits essentiels doivent principalement être établis.
▷ Le préjudice moral causé par ce comportement
▷ Le fait que le tiers savait que l’épouse était mariée
Les éléments et méthodes permettant d’établir ces trois faits sont présentés ci-dessous.
Éléments établissant le comportement infidèle
Pour démontrer l’existence d’un comportement infidèle, il faut disposer, du point de vue d’une personne ordinaire, de circonstances objectives permettant de retenir une « violation du devoir de fidélité conjugale ».
Principaux éléments de preuve | Contenu |
Messages et conversations sur les réseaux sociaux | Contenu faisant apparaître des rendez-vous secrets, des marques d’affection, etc. |
Photographies et vidéos | Images permettant de présumer un comportement infidèle, telles qu’une entrée dans un motel ou des scènes affectueuses pendant un voyage |
Relevés d’appels et données de localisation | Appels fréquents tard dans la nuit et présence simultanée dans certains lieux |
Témoignages de tiers | Déclarations faites devant le tribunal par des connaissances du tiers ou du conjoint |
Éléments établissant le préjudice moral
Bien que le préjudice moral soit difficile à prouver directement, il peut être reconnu au regard des circonstances suivantes.
: caractère ponctuel, continu ou répété du comportement
▷ État psychologique et réactions de la victime
: dépression, stress, dossiers de consultation, déclarations de proches et d’amis
▷ Degré de rupture de la relation conjugale
: séparation, engagement d’une procédure de divorce, gravité des conflits familiaux, etc.
▷ Envoi ou non d’une notification formelle avant la demande d’indemnisation
: fait d’avoir informé l’autre partie du préjudice moral subi
Éléments établissant la connaissance et la responsabilité du tiers
Il est essentiel d’établir que le tiers savait ou pouvait savoir que l’épouse était mariée pour que sa responsabilité au titre du fait dommageable puisse être reconnue.
En effet, si le tiers ignorait que l’épouse était mariée, le fait dommageable peut ne pas être constitué.
La Cour suprême de la République de Corée s’est prononcée comme suit sur ce point.
Cour suprême de la République de Corée, décision du 18 août 1987, 87므19
Si la connaissance réelle ou possible du mariage de l’épouse n’est pas établie, le tribunal est susceptible d’écarter la responsabilité du tiers. Il est donc indispensable de recueillir des preuves sur ce point.
Principaux éléments de preuve
(établissant que le tiers connaissait l’existence du mariage)
∙ Déclarations écrites ou témoignages de personnes de l’entourage
(établissant que le tiers connaissait l’existence du mariage)
∙ Enregistrements audio ou vidéo dans lesquels l’autre partie mentionne l’existence du conjoint
∙ Documents accessibles faisant apparaître le mariage
(photographie familiale dans un véhicule, certificat coréen de relations familiales, demande de divorce, etc.)
∙ Autres indices permettant d’avoir connaissance du mariage
(par exemple : constatation d’un domicile commun ou propos du tiers révélant qu’il en avait connaissance)
4. Action contre l’homme ayant eu une liaison adultère avec l’épouse | Démarches du conjoint lésé

Le conjoint lésé qui entend engager cette action en qualité de demandeur doit préparer soigneusement chaque étape afin de demander l’indemnisation de son préjudice moral.
Rédaction et dépôt de la requête auprès du tribunal
Cette action est une action civile en dommages-intérêts.
Pour l’engager, il faut d’abord rédiger une requête introductive demandant des dommages-intérêts.
Cette requête doit notamment contenir les éléments suivants.
∙ Éléments prouvant que la relation conjugale était toujours en vigueur
∙ Faits précis démontrant que le défendeur a entretenu une relation extraconjugale avec le conjoint du demandeur
∙ Lien de causalité entre la rupture du mariage et le comportement infidèle
∙ Nature du préjudice moral et fondement du calcul de l’indemnisation demandée
Si l’action suppose un divorce, la requête est déposée auprès du tribunal coréen aux affaires familiales ; dans les autres cas, elle est déposée auprès de la juridiction civile ordinaire coréenne.
Dépôt du mémoire en réponse et examen des preuves
Une fois la requête enregistrée, le défendeur doit déposer un mémoire en réponse dans les 30 jours suivant sa signification.
Il convient alors d’examiner le mémoire en réponse déposé par le tiers afin d’identifier ses arguments de réfutation et ses preuves.
Audience de plaidoirie
Lors de l’audience de plaidoirie, les parties échangent leurs arguments et il peut être procédé à l’audition de témoins ainsi qu’à l’administration de la preuve. Il faut donc préparer les déclarations et les témoins en conséquence.
Le demandeur doit alors établir précisément les éléments suivants.
∙ Connaissance par le défendeur du fait que l’épouse était mariée
∙ Rupture effective de la relation conjugale du demandeur en raison du comportement infidèle
∙ Préjudice moral subi en raison de ce comportement
Prononcé du jugement
Lorsque toutes les étapes de la procédure sont achevées, le tribunal rend son jugement après avoir examiné l’ensemble des preuves et des arguments.
Si une partie entend contester le jugement, elle peut interjeter appel dans les 14 jours suivant sa signification.
Défaut de paiement de l’indemnisation du préjudice moral
Même lorsqu’un jugement ordonne le paiement d’une indemnisation du préjudice moral, si le tiers ne verse pas cette indemnisation, une injonction d’exécution en matière familiale peut être demandée au tribunal coréen aux affaires familiales.
L’injonction d’exécution en matière familiale est une décision par laquelle le tribunal aux affaires familiales ordonne l’exécution d’une obligation dans un certain délai lorsque, sans motif légitime, une personne ne s’acquitte pas d’une obligation patrimoniale, telle que le paiement d’une somme d’argent, résultant notamment d’un jugement de ce tribunal (article 64, paragraphe 1, de la Loi sur la procédure en matière familiale de la République de Corée).
Si l’indemnisation n’est toujours pas versée après cette injonction, le tiers peut faire l’objet d’une amende administrative et d’une mesure de détention coercitive.
Défaut de paiement de l’indemnisation sans motif légitime | Amende administrative pouvant atteindre 10 000 000 de wons sud-coréens |
Défaut de paiement d’au moins 3 échéances sans motif légitime | Détention coercitive pour une durée maximale de 30 jours |
Il est également possible de demander une exécution forcée afin d’obtenir le paiement de l’indemnisation au moyen d’une vente aux enchères judiciaire.
5. Action contre l’homme ayant eu une liaison adultère avec l’épouse | Démarches du défendeur

Une personne désignée comme défendeur dans cette action peut éprouver un sentiment d’injustice et de désarroi.
Il peut toutefois exister des moyens de défense juridiques et, selon les circonstances et la réponse apportée, la responsabilité au titre du préjudice moral peut être écartée ou atténuée.
Les principales étapes de la réponse du défendeur sont présentées ci-dessous.
Premières démarches après la signification de la requête
Après réception de la requête signifiée par le tribunal, il faut d’abord déterminer précisément l’objet de la demande et les faits invoqués.
Il convient d’examiner attentivement la requête et de vérifier les points suivants.
• Dans l’affirmative, à quelle fréquence et de quelle manière la relation s’est-elle déroulée ?
• Le défendeur savait-il que l’épouse du demandeur était mariée ?
• La relation conjugale du demandeur était-elle toujours maintenue à ce moment-là ?
Si le défendeur ignorait que l’autre personne était mariée, sa responsabilité peut ne pas être reconnue.
Il convient donc de conserver les éléments circonstanciels permettant d’établir cette ignorance et de consigner les circonstances de l’époque.
Dépôt du mémoire en réponse et élaboration des moyens de défense
Le mémoire en réponse doit être déposé dans les 30 jours suivant la signification de la requête. Ce document expose officiellement la position du défendeur.
Selon les circonstances, la défense peut notamment être structurée autour des arguments suivants.
▷ Ignorance du mariage de l’autre personne et impossibilité d’en avoir connaissance
▷ Séparation de fait ou rupture effective du couple du demandeur avant le comportement allégué
▷ Exagération du préjudice moral allégué par le demandeur
Il convient également de préparer les conversations, les déclarations de tiers et les documents permettant d’expliquer les circonstances de la relation afin de réfuter les affirmations du demandeur.
• Messages et conversations échangés avec le conjoint du demandeur
• Reçus ou photographies permettant de démontrer que les affirmations du demandeur ne correspondent pas aux faits
Procédure de conciliation et possibilité d’un accord
De nombreuses actions de ce type sont également résolues dans le cadre d’une procédure de conciliation.
Même lorsque le comportement infidèle est reconnu, un ajustement du montant de l’indemnisation ou un accord sur ses modalités de paiement peut réduire la charge liée au procès.
Si les parties souhaitent limiter leur confrontation et parvenir plus rapidement à une résolution, il est également possible d’envisager une conciliation reposant sur la reconnaissance d’une partie de la responsabilité et la présentation de circonstances justifiant une réduction du montant.
6. Action contre l’homme ayant eu une liaison adultère avec l’épouse | Liste de contrôle

L’action en dommages-intérêts contre l’homme ayant eu une liaison adultère avec l’épouse est une action civile fondée sur un fait dommageable relevant de la responsabilité délictuelle.
Il est donc très important de réunir au préalable des preuves objectives à l’appui des prétentions et de vérifier si les conditions juridiques sont remplies.
La liste de contrôle ci-dessous permet de vérifier l’ensemble des préparatifs nécessaires avant et après l’introduction de l’action.
Si vous êtes le conjoint lésé par l’infidélité de votre épouse
▷ Avez-vous recueilli des preuves indiquant clairement la date et la nature de ce comportement, telles que des conversations KakaoTalk, des messages ou des photographies ?
▷ Existe-t-il des circonstances montrant que l’autre personne savait que votre épouse était mariée ?
▷ La découverte du comportement infidèle remonte-t-elle à 3 ans au maximum ? (vérification du délai de prescription)
▷ Disposez-vous de déclarations, de dossiers médicaux ou d’autres éléments susceptibles d’établir votre souffrance morale dans le cadre de l’action ?
▷ Existe-t-il un intérêt pratique à demander des dommages-intérêts à l’autre personne, à savoir l’homme ayant eu une liaison adultère avec votre épouse ?
Si vous êtes le défendeur désigné comme l’homme ayant eu une liaison adultère
▷ Existe-t-il des éléments montrant qu’au moment du comportement infidèle allégué, ces deux personnes étaient de fait en cours de divorce ou séparées ?
▷ Existe-t-il des circonstances, telles que des relevés d’appels ou des messages, montrant qu’une volonté de divorcer était partagée explicitement ou implicitement ?
▷ Existe-t-il des éléments permettant de contester le caractère excessif du préjudice moral allégué par le demandeur ?
▷ Le délai de prescription s’est-il écoulé entre la date du comportement infidèle allégué et l’introduction de l’action ?
▷ Existe-t-il des éléments permettant de contester directement l’existence d’une liaison adultère, notamment au regard de la nature, du lieu et de la durée des rencontres ?
Dispositif d’accompagnement par des avocats intervenant en matière de divorce
Daeryun, classé au 9e rang parmi les cabinets d’avocats de la République de Corée selon les déclarations de TVA de l’année 25 auprès du Service national des impôts de la République de Corée, compte plusieurs avocats disposant d’une expérience des actions liées à une liaison adultère.
Sur la base des données issues des affaires traitées jusqu’à présent, Daeryun propose, dans le cadre d’un dispositif d’accompagnement structuré, une stratégie adaptée à la situation du client.
Lorsque des éléments sont nécessaires pour établir ou contester le comportement infidèle et la souffrance morale, la collaboration avec le Centre d’investigation des preuves et le Centre d’analyse forensique numérique permet de fournir une assistance juridique coordonnée, de la collecte des preuves à la représentation devant la juridiction.
Lorsqu’il est difficile de préparer seul cette action, l’assistance d’un avocat intervenant dans ce domaine peut permettre de suivre la procédure avec davantage de précision et de diligence.
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