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Domaines de pratique

Dissolution de l’union de fait

La dissolution d’une union de fait est une procédure par laquelle un couple ayant vécu dans une union de fait sans enregistrer son mariage met fin à cette relation et règle des questions concrètes telles que le partage des biens des époux, le droit de garde des enfants et les demandes d’indemnisation du préjudice moral.

CONTENTS
  • 1. Dissolution de l’union de fait | Définition
    • - Modalités de dissolution d’une union de fait
  • 2. Dissolution de l’union de fait | Questions patrimoniales
    • - Conditions d’une demande de partage des biens
    • - Partage des biens également possible pour le partenaire responsable
    • - Absence de partage en cas d’union de fait à caractère bigamique
    • - Préparation d’une demande de partage des biens
  • 3. Dissolution de l’union de fait | Enfants et pension alimentaire
    • - Détermination du droit de garde et de l’autorité parentale
    • - Conditions d’une demande de pension alimentaire pour un enfant
  • 4. Dissolution de l’union de fait | Demande d’indemnisation du préjudice moral
    • - Cas permettant de demander une indemnisation du préjudice moral
    • - Demande d’indemnisation du préjudice moral à l’encontre d’un tiers
    • - Montant de l’indemnisation du préjudice moral
  • 5. Dissolution de l’union de fait | Procédures juridiques et liste de contrôle
    • - Système d’accompagnement par des avocats intervenant en matière de divorce

1. Dissolution de l’union de fait | Définition

Définition de la dissolution d’une union de fait et partage des biens, domaine d’intervention



La dissolution d’une union de fait désigne la procédure par laquelle deux personnes ayant effectivement mené une vie commune en tant que couple sans enregistrer leur mariage mettent fin à cette relation.

Une union de fait n’ayant pas fait l’objet d’un enregistrement du mariage, il n’est pas nécessaire de suivre la procédure ordinaire de divorce, notamment d’obtenir un jugement de divorce du tribunal de la famille coréen ou d’enregistrer le divorce.

Toutefois, dès lors que la relation était concrètement comparable à une vie conjugale, sa dissolution peut donner lieu à des litiges juridiques concernant notamment le partage des biens, le droit de garde des enfants, la pension alimentaire pour les enfants et l’indemnisation du préjudice moral.

Modalités de dissolution d’une union de fait

En l’absence d’enregistrement formel du mariage, il peut être librement mis fin à une union de fait de l’une des manières suivantes.

∙ Accord entre les parties

∙ Notification unilatérale (oralement, par écrit, par téléphone ou par tout autre moyen)


La procédure de dissolution n’est soumise à aucune exigence de forme. Il est toutefois recommandé, en prévision d’un éventuel litige ultérieur, d’établir un accord ou de conserver des messages, des enregistrements ou d’autres éléments permettant de prouver la dissolution.

2. Dissolution de l’union de fait | Questions patrimoniales

Résolution des litiges liés à la dissolution d’une union de fait, domaine d’intervention



Lors de la dissolution d’une union de fait, le partage des biens peut constituer une question litigieuse, comme lors du divorce d’un couple légalement marié.

En particulier, selon la jurisprudence de la Cour suprême de la République de Corée, lorsque le couple a constitué des biens grâce à ses efforts communs pendant l’union de fait, il est possible d’en demander le partage.

Arrêt de la Cour suprême de la République de Corée du 10 mars 1995, no 94므1379,1386

Les dispositions relatives au partage des biens ayant pour objet la liquidation du patrimoine des époux sont reconnues au regard de la réalité que constitue la communauté de vie du couple et peuvent donc être appliquées mutatis mutandis ou par analogie à une union de fait.

Conditions d’une demande de partage des biens

Pour demander le partage des biens lors de la dissolution d’une union de fait, les conditions suivantes doivent être remplies.

∙ L’existence effective d’une union de fait doit être établie

∙ Les biens doivent avoir été constitués pendant la vie commune

∙ La contribution à la constitution ou à la conservation des biens doit être reconnue


La Cour suprême de la République de Corée présume que ces biens appartiennent conjointement aux deux personnes et apprécie principalement leur contribution effective plutôt que la seule identité du titulaire officiel.

Partage des biens également possible pour le partenaire responsable

Même lorsque la cause de la dissolution de l’union de fait est imputable à l’une des parties, son droit de demander le partage des biens n’est pas limité.

En effet, contrairement à l’indemnisation du préjudice moral, le partage des biens est apprécié non pas au regard de la seule responsabilité de chacun, mais principalement en fonction de sa contribution à la constitution des biens.

Décision de la Cour suprême de la République de Corée du 11 mai 1993, no 93스6

>Lorsque des biens ont été constitués par les efforts communs des époux pendant le mariage, même l’époux responsable de la rupture du mariage peut en demander le partage.

Absence de partage en cas d’union de fait à caractère bigamique

En revanche, lorsqu’une personne entretient une union de fait avec un tiers alors qu’elle est déjà légalement mariée, c’est-à-dire en présence d’une union de fait à caractère bigamique, la demande de partage des biens n’est en principe pas admise, sauf circonstances particulières.

Cette solution tient au fait que la protection de l’union de fait repose initialement sur l’existence d’une relation comparable au mariage.

Arrêt de la Cour suprême de la République de Corée du 26 septembre 1995, no 94므1638

>Même lorsque l’un des membres d’un couple légalement marié a quitté le domicile et n’y est pas revenu pendant une longue période, tandis que l’autre mène avec un tiers une véritable vie conjugale avec l’intention de se marier, cette relation ne peut, sauf circonstances particulières, être reconnue comme une union de fait ni bénéficier d’une protection comparable à celle accordée au mariage légal.

Préparation d’une demande de partage des biens

Pour demander le partage des biens à la suite de la dissolution d’une union de fait, il est important de préparer suffisamment d’éléments permettant de prouver l’existence de cette relation, l’existence de biens communs et la contribution de chacun.

∙ Copie du registre de résidence coréen (pour établir la cohabitation)

∙ Déclaration de naissance de l’enfant (lorsqu’un enfant est né de l’union de fait)

∙ Documents relatifs aux dépôts bancaires, biens immobiliers, véhicules et autres biens constitués conjointement pendant l’union de fait

∙ Relevés de compte et justificatifs de dépenses permettant d’établir la contribution à la constitution ou à la conservation des biens (cotitularité, origine des fonds, répartition des frais de subsistance, etc.)

∙ Photographies, messages, lettres, déclarations de tiers et autres éléments permettant de prouver l’existence d’une véritable vie conjugale


Une demande de partage des biens n’est pas un simple litige patrimonial, mais une procédure de liquidation fondée sur la relation familiale que constitue l’union de fait. La préparation des preuves peut donc influer de manière déterminante sur son issue.

3. Dissolution de l’union de fait | Enfants et pension alimentaire

Litiges relatifs à la pension alimentaire et au droit de garde des enfants lors de la dissolution d’une union de fait



Lors de la dissolution d’une union de fait, les enfants nés de cette relation sont juridiquement considérés comme des « enfants nés hors mariage ».

En effet, le lien juridique de filiation maternelle est établi dès la naissance, tandis que le lien juridique de filiation paternelle n’est pas reconnu avant l’accomplissement d’une procédure de reconnaissance de paternité.

Détermination du droit de garde et de l’autorité parentale

Lors de la dissolution d’une union de fait, les parents peuvent déterminer d’un commun accord le droit de garde des enfants et l’autorité parentale.

À défaut d’accord, il est possible de demander au tribunal de désigner la personne ayant la garde des enfants (articles 837, 837-2 et 843, notamment, de la Loi civile de la République de Corée).

En cas de litige relatif au droit de garde, la décision étant prise au regard de l’intérêt de l’enfant, il est important de préparer des éléments concernant notamment les conditions effectives d’accueil et les capacités éducatives de chacun des parents.

Conditions d’une demande de pension alimentaire pour un enfant

Pour demander une pension alimentaire pour un enfant, un lien juridique de filiation paternelle doit être établi entre l’enfant et le père.

À cette fin, ce lien juridique doit d’abord être reconnu selon l’une des modalités suivantes.

∙ Reconnaissance volontaire de l’enfant par le père (article 855 de la Loi civile de la République de Corée)

∙ Introduction, par l’enfant ou son représentant légal, d’une action en reconnaissance de paternité aboutissant à un jugement de reconnaissance (article 863 de la Loi civile de la République de Corée)


Une fois le lien juridique de filiation paternelle établi au terme de cette procédure, le père est tenu de contribuer à l’entretien de l’enfant, et la pension alimentaire peut être réclamée et exécutée par l’intermédiaire du tribunal de la famille coréen.

Principales informations sur l’action en reconnaissance de paternité

Personnes habilitées à agir

L’enfant lui-même, ses descendants directs ou son représentant légal

Partie adverse

Le père (en cas de décès, le procureur est la partie adverse)

Délai pour agir

En cas de décès du père, dans les 2 ans suivant la date à laquelle ce décès a été connu

Juridiction compétente

Tribunal de la famille du domicile de la partie adverse

※ Lorsque le jugement de reconnaissance devient définitif, l’enfant est considéré comme l’enfant biologique du père depuis sa naissance. La pension alimentaire et le droit de visite et d’hébergement peuvent ensuite être examinés juridiquement.

4. Dissolution de l’union de fait | Demande d’indemnisation du préjudice moral

Demande d’indemnisation du préjudice moral après la dissolution d’une union de fait, domaine d’intervention



Lors de la dissolution d’une union de fait, si l’une des parties y met fin sans motif légitime, l’autre peut lui demander réparation de son préjudice moral, c’est-à-dire une indemnisation du préjudice moral (articles 750 et 751 de la Loi civile de la République de Corée et article 2, paragraphe 1, point 1, sous-point c, de la Loi sur la procédure en matière familiale).

Cas permettant de demander une indemnisation du préjudice moral

Lorsque l’un des motifs suivants est reconnu, une indemnisation du préjudice moral peut être demandée au partenaire responsable de la dissolution de l’union de fait.

∙ Rupture unilatérale de l’union de fait sans motif légitime

∙ Infidélité ou autre comportement déloyal du partenaire de fait

∙ Rupture de l’union de fait en raison d’injures, de violences physiques ou de faits similaires

∙ Traitement gravement injuste infligé par le partenaire de fait ou l’un de ses ascendants directs

∙ Intervention injustifiée d’un tiers rendant difficile la poursuite de l’union de fait
(par exemple, harcèlement continu de la part des beaux-parents), notamment


La Cour suprême de la République de Corée considère que les membres d’une union de fait sont également tenus à des devoirs de cohabitation, d’entretien et de coopération. Par conséquent, celui qui manque unilatéralement à ces devoirs, abandonne l’autre de mauvaise foi ou met fin à la relation sans motif légitime ne peut échapper à sa responsabilité en dommages-intérêts (arrêt de la Cour suprême de la République de Corée du 21 août 1998, no 97므544, 551).

Demande d’indemnisation du préjudice moral à l’encontre d’un tiers

Lorsque la cause principale de la rupture de l’union de fait est imputable à un tiers, par exemple la personne ayant une liaison avec le partenaire ou un parent qui s’immisce dans la relation, une indemnisation du préjudice moral peut également être demandée à ce tiers.

Il faut toutefois prouver que l’union de fait était établie et que sa rupture est imputable au tiers.

Principaux éléments de preuve

Éléments prouvant l’union de fait

Cohabitation figurant dans le registre de résidence coréen

(enregistrement comme cohabitant, déclaration de changement de domicile, etc.)

Copie du registre foncier d’un bien immobilier détenu conjointement, contrat de bail

Compte bancaire, carte, contrat d’assurance ou autre élément détenu ou souscrit conjointement

Photographies, lettres et publications sur les réseaux sociaux révélant une vie comparable à celle d’un couple marié

Déclarations de membres de la famille ou de proches concernant l’union de fait

Photographies de la cérémonie de mariage ou faire-part de mariage

Éléments prouvant que la cause

de la rupture de l’union de fait est imputable à un tiers

Messages KakaoTalk, SMS, courriels ou autres échanges avec la personne ayant une liaison avec le partenaire

Photographies de cohabitation ou de voyage avec le tiers, justificatifs d’hébergement ou de transport aérien

Enregistrement d’une conversation téléphonique entre le partenaire et le tiers ou d’un échange révélant l’infidélité

Déclaration d’une connaissance informée de la relation entre le partenaire et le tiers

Circonstances montrant que le tiers connaissait l’existence de l’union de fait (messages sur les réseaux sociaux, propos, comportement, etc.)

Dossiers de soins psychiatriques, comptes rendus de consultations ou autres éléments établissant le préjudice psychologique causé par la rupture

Montant de l’indemnisation du préjudice moral

Le tribunal détermine globalement le montant de l’indemnisation du préjudice moral en tenant compte des facteurs suivants.

∙ Durée de l’union de fait et de la cohabitation

∙ Circonstances de la dissolution et motifs de responsabilité

∙ Présence d’enfants et conditions de leur prise en charge

∙ Étendue du préjudice psychologique

∙ Situation économique et position sociale

※ La demande d’indemnisation du préjudice moral doit être formée dans les 3 ans suivant la fin de l’union de fait (article 766 de la Loi civile de la République de Corée).

5. Dissolution de l’union de fait | Procédures juridiques et liste de contrôle

Liste de contrôle pour la préparation des procédures juridiques liées à la dissolution d’une union de fait



La dissolution d’une union de fait n’exige pas nécessairement une procédure formelle comparable à une action en divorce. Toutefois, lorsque des questions concrètes telles que le partage des biens, le droit de garde des enfants ou l’indemnisation du préjudice moral se posent, elles doivent être résolues au moyen de procédures juridiques.

Les préparatifs suivants sont nécessaires pour anticiper les litiges juridiques susceptibles de survenir après la dissolution de l’union de fait.

Procédures à vérifier avant et après la dissolution de l’union de fait

① Vérification de l’intention de mettre fin à l’union de fait
∙ Dissolution possible par accord mutuel ou notification unilatérale
∙ Notification claire de l’intention de mettre fin à la relation et conservation de preuves telles que des messages ou des enregistrements d’appels

② Obtention de preuves de l’existence de l’union de fait
∙ Éléments attestant la vie commune : documents relatifs à la cohabitation, photographies, lettres, relevés de paiement des charges
∙ Éléments attestant la constitution commune des biens : compte bancaire et bien immobilier détenus conjointement, assurance, documents financiers
∙ Éléments complémentaires tels que les déclarations de membres de la famille ou de connaissances

③ Préparation de la demande de partage des biens
∙ Établissement d’une liste des biens communs
∙ Obtention d’éléments prouvant la contribution à la constitution des biens
∙ Collecte de documents relatifs aux revenus et au patrimoine du partenaire (y compris une demande de communication d’informations sur les opérations financières)

④ Examen des questions relatives aux enfants
∙ Concertation sur la désignation du titulaire de l’autorité parentale et de la personne ayant la garde
∙ Détermination des modalités et du montant de la pension alimentaire pour les enfants
∙ Reconnaissance de paternité par le père (si elle n’a pas eu lieu, une action en reconnaissance est nécessaire)

⑤ Examen de l’opportunité d’une demande d’indemnisation du préjudice moral
∙ Examen de la responsabilité dans la rupture de l’union de fait
∙ Obtention d’éléments prouvant le caractère injustifié de la rupture et la souffrance psychologique
∙ Possibilité de former une demande distincte de dommages-intérêts lorsque des preuves concernant un tiers ont été obtenues

⑥ Décision d’engager ou non une procédure juridique
∙ En cas de difficulté à parvenir à un accord concernant le partage des biens, la pension alimentaire pour les enfants ou l’indemnisation du préjudice moral
→ possibilité de saisir le tribunal de la famille coréen compétent d’une demande de constatation de l’existence ou de l’inexistence de l’union de fait,
d’une demande de partage des biens, d’une action en reconnaissance de paternité ou d’une demande de désignation de la personne ayant la garde, notamment

Système d’accompagnement par des avocats intervenant en matière de divorce

Notre cabinet constitue une équipe dédiée de 1 à 20 personnes selon l’ampleur et la complexité de l’affaire.

Sur la base de son expérience acquise dans différents dossiers de divorce, il constitue une équipe adaptée à chaque affaire et collabore avec des professionnels de différents domaines, notamment des experts-comptables, des conseillers fiscaux et des spécialistes de l’investigation probatoire.

Ce dispositif permet également un accompagnement global dans les procédures connexes résultant de la dissolution d’une union de fait, notamment le partage des biens, le droit de garde des enfants, l’indemnisation du préjudice moral et les actions en reconnaissance de paternité.

Si un accompagnement est nécessaire, il est possible de consulter un avocat intervenant en matière de divorce.

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