CONTENTS
- 1. Infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication | Notion

- 2. Infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication | Niveau des sanctions

- 3. Infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication | Principales formes

- - Principales tendances jurisprudentielles
- - Portée juridique et pratique
- 4. Infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication | Démarches envisageables

- - Du point de vue de la personne mise en cause pour diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication
- - Du point de vue de la victime d’une diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication
- 5. Infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication | Principaux aspects pratiques de la défense

1. Infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication | Notion

L’infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication consiste à transmettre à autrui, au moyen d’un média de télécommunication, des propos, images, vidéos ou autres contenus suscitant un sentiment de honte ou de répulsion sexuelle, dans le but d’éveiller ou de satisfaire son propre désir sexuel ou celui d’une autre personne.
Les médias de télécommunication désignent ici notamment le téléphone, le courrier et l’ordinateur. L’infraction est également constituée lorsque des propos, images ou vidéos, mais aussi des sons ou des objets, sont transmis au destinataire.
L’infraction peut être constituée même lorsque des contenus obscènes, notamment des écrits, sont transmis dans un salon de conversation 1:1. Leur diffusion à un grand nombre de personnes peut faire l’objet d’une aggravation de la peine au titre d’une infraction à la Loi sur les réseaux d'information et de communication de la République de Corée.
Même en l’absence de contact physique direct, elle est considérée comme une infraction sexuelle en ce qu’elle porte atteinte, à distance, au droit à l’autodétermination sexuelle et aux droits de la personnalité d’autrui. Elle est également classée parmi les infractions numériques.
2. Infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication | Niveau des sanctions
L’infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication est réprimée conformément à l’article 13 de la Loi portant dispositions spéciales relatives à la répression des infractions sexuelles de la République de Corée.
Quiconque fait parvenir à autrui, au moyen du téléphone, du courrier, d’un ordinateur ou de tout autre média de télécommunication, des propos, sons, écrits, images, vidéos ou objets suscitant un sentiment de honte ou de répulsion sexuelle, dans le but d’éveiller ou de satisfaire son propre désir sexuel ou celui d’une autre personne, encourt une peine d’emprisonnement avec travail de 2 ans au plus ou une amende pénale maximale de 20 millions de wons sud-coréens.
En outre, si cette infraction est reconnue et qu’une peine au moins égale à une amende pénale est prononcée, des mesures de sûreté telles que la publication d’informations personnelles ou des restrictions professionnelles peuvent également être imposées.
3. Infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication | Principales formes
L’infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication peut prendre diverses formes. Les principales sont les suivantes.
1. Envoi de messages écrits ou vocaux obscènes
Envoi d’expressions obscènes ou d’insultes à caractère sexuel par KakaoTalk, SMS, message privé Instagram, etc.
2. Envoi de photographies d’organes génitaux ou de nudité
Envoi, sans le consentement du destinataire, de photographies de son propre corps nu ou de ses organes génitaux.
3. Partage de vidéos obscènes
Envoi à autrui de vidéos montrant notamment sa propre masturbation ou un acte sexuel.
4. Propos suscitant un sentiment de honte sexuelle par téléphone
Fait d’émettre des gémissements ou d’inciter à une conversation sexuelle pendant un appel vocal, causant ainsi un malaise au destinataire.
5. Envoi massif de messages obscènes au moyen d’un robot de messagerie
Utilisation d’un programme automatisé, ou robot, pour envoyer des messages obscènes à un nombre indéterminé de personnes
Principales tendances jurisprudentielles
Examinons les principales tendances de la jurisprudence relative à l’infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication.
▶Affaire dans laquelle une personne a été poursuivie pour avoir employé des termes sexuels vulgaires dans la messagerie d’un jeu
La Cour suprême de la République de Corée a récemment précisé les conditions de constitution de cette infraction.
Elle a jugé qu’« il ne peut être immédiatement conclu à l’existence d’un dessein visant à éveiller ou à satisfaire un désir sexuel au seul motif que les propos comportent une expression sexuelle. L’infraction exigeant un dessein particulier, celui-ci doit être clairement établi pour qu’elle soit constituée ».
La Cour a ainsi précisé que la constitution de l’infraction exigeait de démontrer non seulement le caractère obscène des propos, mais aussi le dessein poursuivi. Cette affaire a montré qu’une décision déclarant la personne non coupable pouvait être rendue si le parquet ne démontrait ni l’intention ni ce dessein particulier.
▶Affaire portant sur l’emploi répété du terme « organe génital » dans la messagerie d’un jeu
Les propos ayant été tenus au cours d’un conflit émotionnel, une décision déclarant la personne non coupable a été rendue, le tribunal ayant considéré que le dessein d’éveiller un désir sexuel faisait défaut.
▶Affaire portant sur des propos injurieux contenant des insultes sexuelles répétées par messagerie
Une décision déclarant la personne non coupable a été rendue, l’intention principale ayant été considérée comme consistant à rabaisser ou à attaquer l’autre personne plutôt qu’à satisfaire un désir sexuel.
Portée juridique et pratique
La jurisprudence récente relative à l’infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication présente les conséquences suivantes.
1. Appréciation plus stricte du dessein particulier exigé comme élément constitutif
2. Possibilité de diversifier les moyens de défense de la personne mise en cause
-Il est possible d’invoquer l’absence de dessein sexuel en démontrant que les propos ou actes étaient ponctuels et survenus dans un contexte émotionnel
-L’ensemble du contexte de la conversation, les réactions de la victime et l’existence d’échanges réciproques peuvent être présentés comme éléments de preuve
3. Importance accrue de la constitution des preuves par la victime
-Une simple déclaration selon laquelle la victime a ressenti de la honte ne suffit pas
-La répétition et la précision des propos ainsi que l’intention ressortant du déroulement de la conversation doivent pouvoir être établies pour renforcer la possibilité que l’infraction soit reconnue
4. Appréciation juridique plus rigoureuse des propos tenus sur les réseaux sociaux
-La responsabilité liée aux expressions employées à distance, notamment sur les réseaux sociaux, dans les jeux et sur les messageries, fait l’objet d’un examen plus rigoureux
4. Infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication | Démarches envisageables

Examinons les démarches envisageables du point de vue de la personne mise en cause et de la victime d’une infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication.
Du point de vue de la personne mise en cause pour diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication
1. Premières démarches : vérifier les faits avant toute déclaration
Avant d’être interrogée par les autorités d’enquête, la personne concernée doit déterminer précisément si ses actes sont susceptibles de faire l’objet d’une sanction pénale.
Par exemple, si elle fait soudainement l’objet d’une plainte alors qu’elle échangeait des plaisanteries sexuelles avec l’autre personne, il est nécessaire de consigner et de conserver le contenu et le contexte de la conversation ainsi que les réactions de cette personne.
2. Examiner la possibilité d’un accord transactionnel avec la victime
Lorsqu’il s’agit d’une première infraction ou d’une affaire de faible gravité, l’existence d’un accord peut avoir une influence importante sur la détermination de la peine.
Toutefois, une attitude consistant systématiquement à solliciter la clémence peut être défavorable. Il convient donc d’examiner cet accord de manière réfléchie, indépendamment de la reconnaissance ou non des faits reprochés.
3. Anticiper une éventuelle inscription des informations personnelles
Une peine au moins égale à une amende pénale prononcée pour cette infraction peut entraîner une obligation d’inscription des informations personnelles.
Des restrictions professionnelles, notamment dans les établissements d’enseignement ou de protection sociale, peuvent en résulter. Il convient donc d’envisager, avant l’engagement des poursuites, les éléments susceptibles de conduire à un classement pour absence de charges suffisantes ou à une décision du parquet coréen de suspendre l’exercice de l’action publique.
▶Conseils pour agir sans représentation
-Il est possible d’exercer son droit au silence lors d’une comparution devant la police
-Les déclarations doivent être préparées par écrit et reposer strictement sur les faits
-Il convient de conserver les preuves, notamment l’intégralité des conversations, les photographies et les vidéos, puis de préparer les documents explicatifs
-Il convient de préparer une explication fondée sur une appréciation globale des réactions de la victime et du déroulement de la conversation quant à l’existence d’un sentiment de honte sexuelle
Du point de vue de la victime d’une diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication
La victime d’une infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication peut éprouver un profond sentiment de honte et une grande souffrance psychologique dans une situation inattendue.
Il peut être particulièrement difficile de réagir lorsque l’auteur des faits est un collègue de travail, un partenaire ou une connaissance.
1. Conservation des preuves
Les SMS, photographies, vidéos et enregistrements d’appels susceptibles d’établir les faits ne doivent pas être supprimés et doivent être conservés. Il est recommandé d’en conserver plusieurs copies au moyen de captures d’écran, du téléchargement des fichiers originaux ou d’une sauvegarde par courrier électronique.
2. Dépôt d’une plainte auprès de la police ou du parquet
Une déclaration centrée sur la persistance du malaise ou du sentiment de honte peut faciliter l’appréciation juridique des autorités d’enquête.
Le contexte des échanges avec l’autre personne étant également important, la remise de l’intégralité de la conversation peut être utile.
3. Demande civile de dommages-intérêts
Outre la procédure pénale, il est possible de demander une indemnisation du préjudice moral.
En particulier, lorsque l’auteur des faits ne manifeste aucun regret ou évite tout accord, une action civile menée parallèlement à la plainte pénale peut constituer une démarche concrète.
▶Conseils pour agir sans représentation
-La conservation des preuves est prioritaire, car leur suppression peut compliquer l’enquête
-La plainte doit être déposée conformément au formulaire prévu
-Les circonstances des faits doivent être exposées de manière précise et chronologique
-Il est recommandé de préparer un projet de déclaration avant l’interrogatoire par les autorités d’enquête
-La publication de l’identité de l’auteur relève de l’appréciation du tribunal, mais la déclaration de la victime joue un rôle essentiel
5. Infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication | Principaux aspects pratiques de la défense
Examinons les principaux aspects pratiques de la défense dans les affaires de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication.
✅ Principaux aspects de la défense du point de vue de la personne mise en cause
1. Souligner l’absence de dessein sexuel
Pour que l’infraction de diffusion de contenu obscène au moyen de médias de télécommunication soit constituée, l’élément subjectif consistant dans le dessein d’éveiller ou de satisfaire un désir sexuel doit impérativement être démontré.
Même si le message ou la conversation en cause contient des expressions sexuelles, il convient de souligner que l’intention n’était pas de satisfaire un désir sexuel, mais d’exprimer de la colère ou une émotion, ou qu’il s’agissait d’une simple plaisanterie.
Il est par exemple possible d’expliquer, à partir du déroulement objectif de la conversation, de l’horaire et du contexte, qu’il s’agissait d’une insulte proférée au cours d’un conflit ou d’une réaction émotionnelle à une provocation de l’autre personne.
2. Analyser le déroulement et le caractère réciproque de la conversation
Si des expressions similaires ont été employées de manière répétée et réciproque dans les conversations antérieures avec la victime, il est possible de soutenir que « l’acte n’avait pas pour objet de susciter un sentiment de honte et était perçu comme relevant d’une conversation ordinaire ».
Les réactions actives de la victime, les plaisanteries, les émoticônes et l’atmosphère des échanges ultérieurs peuvent être invoqués pour montrer qu’il s’agissait d’une conversation familière plutôt que d’un contenu obscène ou suscitant un malaise.
3. Souligner l’absence de répétition et de préméditation
Un envoi unique, une situation imprévue ou un état d’ivresse peuvent être mentionnés afin de démontrer que l’acte n’était pas prémédité.
L’absence de caractère habituel et le fait que l’incident soit survenu fortuitement peuvent être invoqués à l’appui d’une demande de clémence.
4. Première infraction, regrets et efforts en vue d’un accord
Cette infraction est sanctionnée tout en accordant une place à la possibilité de réinsertion. Lorsqu’il s’agit d’une première infraction, les circonstances permettant une atténuation de la peine peuvent être davantage prises en considération.
Le fait de présenter des excuses à la victime, de consigner les efforts accomplis pour parvenir à un accord, de suivre volontairement une formation de prévention des violences sexuelles ou de rédiger une déclaration exprimant des regrets sincères peut être pris en considération lors de la détermination de la peine.
✅ Principaux aspects de la représentation de la victime
1. Réunir les circonstances établissant clairement le dessein sexuel
Il ne suffit pas d’affirmer qu’un sentiment de honte a été ressenti. Il faut démontrer que le contenu des messages de l’auteur révèle clairement un dessein sexuel.
2. Souligner le refus explicite exprimé par la victime
Si l’auteur a ignoré les manifestations de malaise, de honte ou de peur exprimées par la victime ou a répété ses actes malgré celles-ci, ces éléments peuvent constituer des preuves essentielles de son intention et de son dessein.
3. Démontrer la répétition et la persistance des faits
Cette infraction peut être constituée par un seul envoi, mais des envois répétés peuvent accroître la possibilité qu’une sanction soit prononcée.
Les circonstances montrant que plusieurs messages au contenu similaire ont été envoyés au même moment ou que certains actes ont été demandés de manière persistante peuvent justifier une appréciation plus sévère de la peine.
4. Vérifier l’existence d’autres victimes de faits similaires
Si l’auteur a répété les mêmes actes à l’encontre d’un nombre indéterminé de personnes au sein d’une communauté en ligne, sur une messagerie ou sur un réseau social, cette circonstance peut contribuer à établir clairement son dessein et le caractère habituel des faits.
Les témoignages d’autres victimes et les captures d’écran peuvent être joints à la plainte afin de faciliter une enquête approfondie.
5. Exposer le risque de victimisation secondaire et demander la réparation du préjudice
Si, après les faits, l’auteur a causé un préjudice secondaire par des menaces, des tentatives d’influence ou de la diffamation, cette circonstance peut entraîner une aggravation de la peine.
Lors de la déclaration à la police ou au parquet, il convient d’exposer clairement les conséquences subies, telles que la souffrance psychologique ou les difficultés dans la vie sociale, au-delà des seuls faits initiaux. Ces éléments peuvent être pris en considération tant dans la procédure pénale que dans le cadre d’une demande de dommages-intérêts.
L’envoi d’un simple message peut, lorsque les conditions de cette infraction sont réunies, conduire à une sanction pénale. Une réponse inadaptée peut également entraîner des conséquences importantes, notamment l’inscription des informations personnelles, une stigmatisation sociale et une sanction pénale.
Inversement, une victime peut ne pas bénéficier de la protection prévue si elle ne suit pas les procédures appropriées.
Le cabinet fournit des services juridiques comprenant l’analyse du contexte des conversations et des preuves, la rédaction de la plainte, l’assistance au cours de l’enquête et la demande de dommages-intérêts.
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