CONTENTS
- 1. Contenus d’exploitation sexuelle d’enfants | Définition

- 2. Contenus d’exploitation sexuelle d’enfants | Peines applicables

- 3. Contenus d’exploitation sexuelle d’enfants | Principales catégories

- - Exemples d’application de la loi tirés de la jurisprudence
- 4. Contenus d’exploitation sexuelle d’enfants | Mesures à prendre

- - Mesures à prendre du point de vue de la personne mise en cause
- - Mesures à prendre du point de vue de la victime
- 5. Contenus d’exploitation sexuelle d’enfants | Aspects pratiques

- - Aspects pratiques du point de vue de la personne mise en cause
- - Aspects pratiques du point de vue de la victime
1. Contenus d’exploitation sexuelle d’enfants | Définition

Les contenus d’exploitation sexuelle d’enfants désignent toute forme de représentation, notamment les vidéos, photographies, dessins ou enregistrements audio, montrant des actes sexuels impliquant des enfants ou des adolescents, ou suggérant de tels actes.
Ils peuvent inclure non seulement des contenus montrant explicitement des actes sexuels, mais aussi des images sexualisant certaines parties du corps d’un enfant. Les représentations d’enfants virtuels, les images de synthèse et les animations peuvent également
être reconnues comme des contenus d’exploitation sexuelle d’enfants, même si elles ne représentent pas un enfant réel.
-Scènes de rapports sexuels
-Actes assimilables à des actes sexuels utilisant une partie du corps ou un objet
-Scènes de contact physique ou d’exposition sexuelle du corps susceptibles de provoquer un sentiment de honte sexuelle ou de répulsion chez une personne ordinaire
-Actes de masturbation
Les vidéos ou photographies comportant de tels éléments sont toutes considérées comme des contenus d’exploitation sexuelle lorsqu’elles sont diffusées au moyen de films, de vidéos, de jeux, de médias de télécommunication ou d’autres supports.
2. Contenus d’exploitation sexuelle d’enfants | Peines applicables
Examinons les peines applicables aux contenus d’exploitation sexuelle d’enfants.
Les peines applicables aux infractions liées à ces contenus sont les suivantes.
| Production, importation ou exportation de contenus d’exploitation sexuelle d’enfants | Réclusion à perpétuité ou peine d’emprisonnement avec travail d’au moins 5 ans |
Vente, location, diffusion ou fourniture de contenus d’exploitation sexuelle d’enfants à des fins lucratives, ou possession, transport, publicité, exposition publique ou projection de ces contenus à cette fin | Emprisonnement à durée déterminée d’au moins 5 ans |
Diffusion ou fourniture de contenus d’exploitation sexuelle d’enfants, ou publicité, présentation, exposition publique ou projection de ces contenus à cette fin | Emprisonnement à durée déterminée d’au moins 3 ans |
Mise en relation d’un enfant ou d’un adolescent avec un producteur de contenus d’exploitation sexuelle d’enfants, en sachant que de tels contenus seront produits | Emprisonnement à durée déterminée d’au moins 3 ans |
| Achat de contenus d’exploitation sexuelle d’enfants, ou possession ou visionnage de ces contenus en connaissance de leur nature | Emprisonnement à durée déterminée d’au moins 1 an |
| Menaces contre l’enfant concerné au moyen de contenus d’exploitation sexuelle le représentant | Emprisonnement à durée déterminée d’au moins 3 ans |
Achat, vente ou transfert à l’étranger d’un enfant en sachant qu’il sera utilisé pour produire des contenus d’exploitation sexuelle d’enfants | Réclusion à perpétuité ou peine d’emprisonnement avec travail d’au moins 5 ans |
▶Pourquoi ces actes sont-ils sanctionnés aussi sévèrement ?
La Cour constitutionnelle de la République de Corée et la Cour suprême de la République de Corée ont jugé que les contenus d’exploitation sexuelle d’enfants et d’adolescents ne constituaient pas de simples contenus audiovisuels, mais une infraction grave portant atteinte à la dignité humaine.
-Possibilité pour chacun de filmer et de produire facilement de tels contenus au moyen d’un appareil mobile
-Difficulté de supprimer complètement ces contenus d’Internet après leur diffusion
-Préjudice durable causé aux enfants et aux adolescents
-Risque élevé de favoriser socialement des conceptions et des valeurs sexuelles inappropriées
Les actes concernés font donc l’objet de sanctions pénales sévères et de mesures préventives.
3. Contenus d’exploitation sexuelle d’enfants | Principales catégories
Examinons les principales catégories de contenus d’exploitation sexuelle d’enfants.
1. Partage de vidéos sur des communautés en ligne, Telegram et d’autres plateformes
Depuis l’affaire dite des « salons de discussion n », la surveillance du partage de contenus d’exploitation sexuelle d’enfants sur les plateformes en ligne a été renforcée.
L’exploitation de salons privés ou payants afin d’en tirer des revenus est considérée comme relevant de la criminalité organisée.
2. Téléchargement et mise en ligne par l’intermédiaire de services P2P ou de stockage en ligne
Les programmes dont le fonctionnement entraîne le partage automatique des fichiers téléchargés avec d’autres utilisateurs peuvent également donner lieu à des sanctions.
3. Production d’images de synthèse ou de hypertrucages
La production de vidéos ou d’images susceptibles d’être prises pour la représentation d’un enfant réel est sanctionnée, même si aucun enfant réel n’y apparaît.
Exemples d’application de la loi tirés de la jurisprudence
▶Les faits sont sanctionnés même si l’enfant y a consenti
Même si l’enfant a volontairement accepté d’être filmé, les faits constituent une « production » de contenus d’exploitation sexuelle d’enfants.
Il n’existe pas d’exception lorsque les images ont été filmées uniquement en vue d’une conservation personnelle.
▶Les faits peuvent être qualifiés de « production » même sans filmer directement
Même si la personne poursuivie n’a pas elle-même tenu la caméra, le fait de planifier la production de la vidéo et de donner des instructions à l’enfant ou de l’inciter à agir est reconnu comme un acte de « production ».
▶Faire filmer l’enfant lui-même est également sanctionné
Par exemple, lorsqu’un enfant est contraint par des menaces à filmer lui-même une vidéo de sa propre exploitation sexuelle, la personne qui a planifié ou ordonné cet acte est sanctionnée pour « production » en qualité d’auteur indirect.
4. Contenus d’exploitation sexuelle d’enfants | Mesures à prendre

Lorsqu’une personne est soupçonnée de faits liés à des contenus d’exploitation sexuelle d’enfants, les premières mesures prises revêtent une grande importance.
Examinons les démarches envisageables du point de vue de la personne mise en cause et de celui de la victime.
Mesures à prendre du point de vue de la personne mise en cause
1. Mesures à prendre lors d’une perquisition et d’une saisie
Des appareils numériques tels qu’un PC, un disque dur externe ou un smartphone peuvent être saisis. Il convient donc de vérifier la portée et l’objet du mandat de perquisition et de saisie.
2. Demande d’analyse des résultats de l’analyse forensique numérique
Les données récupérées par les autorités d’enquête pouvant inclure des fichiers sans rapport avec l’établissement des faits reprochés, il convient d’analyser précisément la date de création des fichiers, leur voie de téléchargement et l’existence éventuelle d’un partage automatique.
3. Explication d’un téléchargement involontaire ou non intentionnel
-Fonction de téléchargement automatique
-Fichiers en cache
-Réception de fichiers par l’intermédiaire d’un virus ou d’un lien indésirable, notamment
Les circonstances permettant d’établir l’absence d’intention constituent des éléments importants pour la défense.
4. Attitude à adopter lors des déclarations au cours de l’enquête
Une dénégation systématique ou une déclaration selon laquelle les fichiers ont été supprimés peut produire un effet défavorable.
Il convient d’établir les faits, puis de faire des déclarations prudentes après avoir reçu les conseils d’un avocat.
5. Établissement des efforts accomplis pour prévenir la récidive
L’installation d’une application de blocage des contenus pour adultes, le suivi d’une formation appropriée et les consultations effectuées auprès d’un professionnel peuvent être pris en compte dans la détermination de la peine comme des circonstances indiquant une réduction du risque de récidive.
Mesures à prendre du point de vue de la victime
1. Signalement rapide et conservation des preuves
Un signalement peut être effectué auprès d’un commissariat de police ou du Centre d’aide aux victimes d’infractions sexuelles numériques relevant du ministère de l’Égalité des genres et de la Famille de la République de Corée. Il est particulièrement important de conserver les captures d’écran, les historiques de conversation, les URL et les autres preuves.
2. Demande de suppression et surveillance
Le Centre d’aide aux victimes d’infractions sexuelles numériques peut apporter une assistance pour la suppression des contenus et proposer un service de surveillance de leur diffusion.
3. Action civile menée parallèlement à la plainte pénale
Une demande d’indemnisation du préjudice moral peut être formée parallèlement à la plainte pénale déposée contre les producteurs et les diffuseurs.
4. Accompagnement psychologique et juridique
L’État propose également des programmes de protection des victimes, un accompagnement juridique et une prise en charge des frais de psychothérapie. Il convient de vérifier les informations relatives à ces dispositifs.
5. Contenus d’exploitation sexuelle d’enfants | Aspects pratiques
Dans les affaires liées à des contenus d’exploitation sexuelle d’enfants, les premières mesures prises revêtent une importance particulière.
Examinons les principaux aspects de la pratique juridique du point de vue de la personne mise en cause et de celui de la victime.
Aspects pratiques du point de vue de la personne mise en cause
Les infractions liées à des contenus d’exploitation sexuelle d’enfants étant passibles de peines très lourdes, il est nécessaire d’élaborer une argumentation claire dès l’enquête et de limiter les circonstances défavorables.
1. Explication de l’intention et de la connaissance des faits
Il convient d’établir les circonstances indiquant une possession involontaire, telles qu’un téléchargement automatique, une exécution en arrière-plan ou la présence de fichiers en cache.
L’analyse forensique du chemin d’accès aux fichiers, de leur heure de création et de leur mode de stockage peut permettre d’expliquer qu’ils n’ont pas été intentionnellement collectés.
2. Examen de la nature et du nombre de fichiers
Il convient d’examiner si les fichiers obtenus par les autorités d’enquête répondent effectivement aux critères légaux des « contenus d’exploitation sexuelle ».
La qualification de fichiers composés d’images floutées ou virtuelles, ou d’expositions momentanées, fait souvent l’objet de divergences et peut donc être contestée.
3. Vérification de la légalité de la procédure d’enquête
Il convient de rechercher d’éventuels vices de procédure, tels qu’une incitation à remettre volontairement des éléments sans mandat ou une collecte excessive de données forensiques. L’exclusion des preuves recueillies illégalement peut être demandée.
4. Réunion de documents établissant l’absence d’antécédents, les regrets exprimés et les efforts de prévention de la récidive
Il convient de produire les documents susceptibles d’être pris en compte dans la détermination de la peine, tels que les attestations de suivi d’une formation de prévention des infractions sexuelles, l’installation d’une application de blocage des contenus pour adultes ou des lettres de soutien de la famille.
Les consultations entreprises volontairement et les documents établissant des conséquences défavorables, telles que la perte d’un emploi, peuvent également être considérés comme des éléments d’atténuation de la peine.
5. Distinction de la stratégie selon l’existence d’une victime et la possibilité d’un accord
Dans les affaires de contenus d’exploitation sexuelle, la victime n’est généralement pas identifiée. Toutefois, lorsqu’un enfant réel est identifié, la possibilité de parvenir à un accord transactionnel avec la victime influe directement sur la stratégie adoptée pendant l’enquête et le procès.
Aspects pratiques du point de vue de la victime
La diffusion de contenus d’exploitation sexuelle expose la victime à une souffrance psychologique très importante ainsi qu’à un risque très élevé de victimisation secondaire (2e victimisation). Une réponse rapide et structurée est donc nécessaire.
1. Collecte et organisation des éléments de preuve
Les captures d’écran des vidéos, les URL de diffusion, le contenu des conversations sur les réseaux sociaux et les messageries ainsi que les dates de mise en ligne doivent être précisément recensés et joints à la plainte pénale.
Il est également souvent nécessaire de récupérer des données supprimées à partir d’un espace de stockage en nuage, de fichiers de sauvegarde ou d’une analyse forensique.
2. Dépôt rapide d’une plainte et demande d’ouverture diligente d’une enquête
Plus le dépôt de la plainte est tardif, plus le périmètre de diffusion risque de s’étendre. Il convient donc de déposer rapidement la plainte et de demander aux autorités d’enquête coréennes d’agir avec diligence.
Il convient également de leur demander de retracer les circuits de diffusion et de mettre en œuvre parallèlement des mesures numériques, telles que le blocage de sites établis à l’étranger.
3. Demandes de suppression et surveillance parallèle
Il convient de collaborer avec les organismes concernés afin de faire supprimer les contenus et de surveiller leur diffusion.
Un avocat spécialisé peut notamment accomplir les formalités de délégation des pouvoirs juridiques nécessaires à la procédure de suppression et demander des attestations confirmant les mesures prises.
4. Demande de dommages-intérêts au civil
Indépendamment de la plainte pénale, il est possible de demander l’indemnisation du préjudice moral ainsi que des dommages-intérêts.
5. Mise en œuvre parallèle de mesures de protection de la victime
Il convient également de solliciter les dispositifs de protection de la victime, notamment la confidentialité de son identité, la protection de ses déclarations et son audition séparée par les autorités d’enquête.
Les affaires de contenus d’exploitation sexuelle d’enfants sont classées parmi l’une des infractions les plus sensibles et les plus graves de la société coréenne. Le simple visionnage ou la seule possession de tels contenus peut faire l’objet de sanctions sévères.
En revanche, lorsqu’il n’existe aucune intention délibérée ou que la personne a été exposée sans intention malveillante à un réseau de diffusion illicite, elle peut présenter des explications circonstanciées. Dans ce processus, la réponse juridique revêt une importance particulière.
Qu’il s’agisse d’une personne mise en cause ou d’une victime, toute personne impliquée dans une telle affaire doit réagir rapidement dès le début et recourir à une assistance juridique afin d’établir précisément la nature des faits.
Les affaires de contenus d’exploitation sexuelle d’enfants constituent des infractions graves dont les conséquences sociales doivent être prises en compte parallèlement aux sanctions pénales. Une réponse rapide et précise est donc importante.
Le Cabinet d'avocats Daeryun collabore avec un centre d’examen des preuves et d’analyse forensique numérique afin d’analyser les éléments nécessaires au traitement de l’affaire et d’élaborer une stratégie structurée dès la phase d’enquête.
Pour les victimes, il propose également, outre la réponse juridique, un accompagnement du processus de rétablissement par l’intermédiaire d’un centre de soutien psychologique.
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