CONTENTS
- 1. Infraction à la Loi sur les services médicaux | Notion

- 2. Infraction à la Loi sur les services médicaux | Principaux types d’infractions

- - Exercice d’actes médicaux sans licence
- - Publicité fausse ou exagérée
- - Ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée
- - Manquement aux obligations de gestion des dossiers médicaux
- 3. Infraction à la Loi sur les services médicaux | Mesures administratives

- - Mesures de suspension et de retrait de la licence
- - Cas dans lesquels une réhabilitation est possible
- - Réduction de la durée de suspension de la licence ou exemption
- 4. Infraction à la Loi sur les services médicaux | Mesures à prendre

- - Mesures à prendre lors de l’enquête de police
- - Recours administratif et contentieux administratif
- 5. Infraction à la Loi sur les services médicaux | Nécessité d’une assistance juridique

1. Infraction à la Loi sur les services médicaux | Notion

Une infraction à la Loi sur les services médicaux désigne tout acte contrevenant à cette loi, qui régit les actes médicaux et le fonctionnement des établissements médicaux.
La Loi sur les services médicaux encadre strictement l’ensemble des actes médicaux et du fonctionnement des établissements médicaux. En cas d’infraction, le professionnel de santé ou l’établissement médical peut faire simultanément l’objet de mesures administratives et de sanctions pénales.
2. Infraction à la Loi sur les services médicaux | Principaux types d’infractions
Les infractions à la Loi sur les services médicaux peuvent prendre différentes formes. La responsabilité juridique et le niveau des sanctions varient selon le type d’infraction.
Exercice d’actes médicaux sans licence
L’exercice d’actes médicaux sans licence désigne le fait, pour une personne dépourvue de licence médicale, d’accomplir de tels actes, ou pour un professionnel de santé titulaire d’une licence, d’accomplir des actes médicaux excédant le champ de celle-ci.
Cette pratique est strictement interdite par la Loi sur les services médicaux et fait l’objet de lourdes sanctions pénales, car elle peut présenter un risque grave pour la santé publique.
▶ Article 87-2 de la Loi sur les services médicaux (sanctions)
Exercice d’actes médicaux sans licence | Peine d’emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou amende pénale de 50 millions de wons sud-coréens au plus |
Publicité fausse ou exagérée
La diffusion, par un établissement médical ou un professionnel de santé, d’une publicité pour des services médicaux contenant des informations fausses ou exagérées constitue également une infraction à la Loi sur les services médicaux.
La publicité fausse ou exagérée est expressément interdite par cette loi. Lorsqu’elle est constatée, le professionnel de santé ou l’établissement médical à l’origine de la publicité peut faire l’objet de mesures administratives cumulées avec des sanctions pénales.
▶ Article 89 de la Loi sur les services médicaux (sanctions)
Publicité fausse ou exagérée | Peine d’emprisonnement avec travail de 1 an au plus ou amende pénale de 10 millions de wons sud-coréens au plus |
Ouverture d’un établissement médical par une personne non habilitée
L’ouverture et le fonctionnement d’un établissement médical doivent respecter strictement les conditions et les procédures prévues par la loi.
Un établissement médical exploité par un gestionnaire non habilité désigne un établissement ouvert ou effectivement exploité par une personne dépourvue de la qualité légale requise.
▶ Niveau des sanctions applicables à un établissement médical exploité par un gestionnaire non habilité
Gestionnaire non habilité ayant exploité l’établissement médical (article 87 de la Loi sur les services médicaux) | Peine d’emprisonnement avec travail de 10 ans au plus ou amende pénale de 100 millions de wons sud-coréens au plus |
Professionnel de santé ayant prêté son nom de concert avec le gestionnaire non habilité (article 87-2 de la Loi sur les services médicaux) | Peine d’emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou amende pénale de 50 millions de wons sud-coréens au plus, assortie d’une suspension de l’habilitation |
Manquement aux obligations de gestion des dossiers médicaux
Le dossier médical est un document important dans lequel sont consignées et conservées les informations relatives aux soins prodigués au patient.
Le fait d’établir un faux dossier médical ou de ne pas le gérer et le conserver conformément aux exigences légales constitue une infraction à la Loi sur les services médicaux.
▶ Article 88 de la Loi sur les services médicaux (sanctions)
Établissement ou modification mensongère d’un dossier médical | Peine d’emprisonnement avec travail de 3 ans au plus ou amende pénale de 30 millions de wons sud-coréens au plus |
3. Infraction à la Loi sur les services médicaux | Mesures administratives

En cas d’infraction à la Loi sur les services médicaux, le ministre de la Santé et des Affaires sociales de la République de Corée peut prononcer la suspension ou le retrait de la licence d’un professionnel de santé selon la nature et la gravité de l’infraction.
Ces mesures affectent directement le maintien de la licence du professionnel de santé ainsi que le fonctionnement même de l’établissement médical. Il convient donc d’examiner les mesures à prendre dès le début de la procédure.
Mesures de suspension et de retrait de la licence
En application des articles 65 et 66 de la Loi sur les services médicaux, le ministre de la Santé et des Affaires sociales peut suspendre ou retirer une licence pour les motifs suivants.
▶ Exemples de motifs de suspension de la licence
• Établissement d’un faux certificat médical
• Facturation mensongère de frais médicaux
• Emploi d’une personne non habilitée et accomplissement d’actes médicaux par celle-ci
▶ Exemples de motifs de retrait de la licence
• Prêt de la licence
• Ouverture sans habilitation d’un établissement médical exploité par un gestionnaire non habilité
• Obtention de la licence par des moyens mensongers ou frauduleux
La personne faisant l’objet d’une telle mesure ne peut accomplir d’actes médicaux pendant une période déterminée. Dans les cas graves, elle peut perdre définitivement sa qualité de professionnel de santé.
Cas dans lesquels une réhabilitation est possible
Même après le prononcé d’une mesure administrative, une réhabilitation peut être accordée sous certaines conditions lorsque l’un des motifs suivants est établi.
▶ Conditions permettant la réattribution de la licence
• Accomplissement d’un programme de formation désigné par le ministre de la Santé et des Affaires sociales
(contenu de la formation : compréhension des droits des patients, du rôle et de la déontologie des professionnels de santé, ainsi que de la législation médicale, notamment)
• Durée de la formation : 40 heures au moins
※ Dispositions relatives à l’accomplissement de la formation
Ce programme est dispensé par des organismes désignés, notamment l’Institut coréen pour le développement des ressources humaines en santé et protection sociale et les différentes associations médicales.
Réduction de la durée de suspension de la licence ou exemption
Le professionnel qui déclare spontanément sa propre infraction à la Loi sur les services médicaux peut bénéficier d’une réduction de la durée de suspension de sa licence ou d’une exemption de cette mesure.
Le niveau effectif de la mesure peut varier selon l’exercice du pouvoir discrétionnaire du ministère de la Santé et des Affaires sociales ou l’appréciation de la commission des recours administratifs. Il est donc important de préparer soigneusement la présentation des observations et la procédure de contestation.
4. Infraction à la Loi sur les services médicaux | Mesures à prendre
Une sanction pénale ou une mesure administrative prononcée pour une infraction à la Loi sur les services médicaux peut avoir d’importantes conséquences sur la qualité et la réputation du professionnel de santé ainsi que sur le fonctionnement de l’établissement médical.
Il est donc particulièrement important de déterminer des mesures adaptées dès le début de la procédure et de les mettre en œuvre.
Mesures à prendre lors de l’enquête de police
Lorsqu’une affaire relative à une infraction à la Loi sur les services médicaux est portée devant les autorités chargées de l’enquête, l’intéressé est interrogé par la police en qualité de personne mise en cause ou de témoin.
La teneur de ses déclarations pouvant influer directement sur la décision d’engager ou non des poursuites et sur le niveau de la mesure administrative, une approche prudente est nécessaire.
① Organisation des faits
Il est recommandé d’organiser préalablement le déroulement de ses actes médicaux et les documents connexes, tels que les dossiers médicaux et les règles internes de l’établissement médical.
② Maintien de réponses cohérentes malgré les questions répétées
Les enquêteurs recourent souvent à la répétition d’une même question afin de vérifier les points suscitant des doutes. Il convient donc de répondre de manière cohérente afin de préserver la crédibilité des déclarations.
③ Maintien de son calme face à la pression de l’enquêteur
Même lorsque l’enquêteur pose ses questions sur un ton ferme ou cherche à orienter les réponses, il convient de ne pas s’emporter et d’éviter toute déclaration inutile.
④Remise de documents et préparation des explications
Il convient d’établir, à l’aide de documents objectifs tels que les dossiers médicaux, les directives applicables et les rapports internes, le caractère justifié de l’acte contesté ou l’absence d’intention et de négligence.
Recours administratif et contentieux administratif
Lorsqu’une mesure prononcée en raison d’une infraction à la Loi sur les services médicaux est considérée comme injustifiée, elle peut être contestée au moyen des voies de recours suivantes.
▶ Recours administratif devant l’autorité administrative
La mesure peut notamment être contestée devant la Commission centrale des recours administratifs de la République de Corée. Cette procédure présente l’avantage d’être relativement simple et peu coûteuse.
Le recours administratif doit être formé dans les 90 jours suivant la date à laquelle l’intéressé a eu connaissance de la mesure ou dans les 180 jours suivant la date à laquelle celle-ci a été prononcée.
▶ Contentieux administratif
Il est également possible d’engager un contentieux administratif en cas de contestation de l’issue du recours administratif, ou directement sans exercer préalablement ce recours.
La juridiction détermine alors si la mesure est illégale. L’action doit être engagée dans les 90 jours suivant la date à laquelle l’intéressé a eu connaissance de la mesure concernée.
5. Infraction à la Loi sur les services médicaux | Nécessité d’une assistance juridique

Une infraction à la Loi sur les services médicaux peut résulter d’une simple méprise ou d’une erreur, mais, une fois qu’une mesure a été prononcée, elle peut porter gravement atteinte à l’habilitation professionnelle et à la carrière du professionnel de santé ainsi qu’à la confiance accordée à l’établissement médical.
En particulier, les procédures allant de l’enquête menée par les autorités compétentes à l’acte administratif du ministère de la Santé et des Affaires sociales de la République de Corée, puis au recours administratif et au contentieux, constituent un processus complexe dont chaque étape exige une analyse juridique approfondie et une stratégie adaptée.
Dans une telle situation, il importe d’interpréter avec précision les textes applicables et la jurisprudence, puis d’élaborer une stratégie de réponse appropriée.
S’appuyant sur son expérience pratique et ses compétences en matière d’infractions à la Loi sur les services médicaux, notre cabinet analyse avec précision la situation du client et élabore une stratégie d’intervention personnalisée, adaptée aux particularités de l’affaire.
En collaboration étroite avec des avocats intervenant en matière pénale et administrative, il fournit une assistance juridique structurée à chaque étape, depuis l’enquête de police jusqu’à la procédure administrative.
Si vous êtes impliqué dans une affaire d’infraction à la Loi sur les services médicaux et avez besoin d’une assistance juridique, vous pouvez envisager de consulter un 🔗avocat intervenant en droit médical afin d’élaborer une stratégie de réponse adaptée.
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