CONTENTS
- 1. Cannabis | Définition

- - Qu’est-ce que le cannabis ?
- - Problèmes causés par le cannabis
- 2. Cannabis | Niveau des sanctions

- 3. Cannabis | Précautions et stratégie de défense en cas d’implication

- - Démonstration de l’intention et de la connaissance
- - Inhalation occasionnelle ou habituelle
- - Défense contre les soupçons de commerce, de fourniture et d’entremise
- 4. Cannabis | Exemples concrets de sanctions

- 5. Cannabis | Questions en litige

- - Pourquoi une assistance juridique peut être nécessaire
1. Cannabis | Définition

Le cannabis est l’un des types de stupéfiants régis par la Loi sur le contrôle des stupéfiants et est également appelé marijuana.
Il désigne les substances stupéfiantes tirées des feuilles et des fleurs du cannabis.
Les stupéfiants étant distingués selon leurs composants entre usages médical et récréatif, certains pays ont légalisé le cannabis à usage médical.
En République de Corée, le cannabis à usage récréatif est strictement interdit, mais son usage médical est autorisé de manière limitée depuis une modification législative intervenue en 2019.
Qu’est-ce que le cannabis ?
Le chanvre, dont est issu le cannabis, est également appelé hemp et constitue une plante cultivée depuis très longtemps.
Les fibres de sa tige servent à fabriquer de la toile de chanvre ou des filets, ses fruits sont utilisés comme ingrédients d’épices ou dans la pharmacopée traditionnelle coréenne, ses graines servent de condiment ou à produire de l’huile, tandis que ses feuilles et ses fleurs sont destinées à être fumées.
Il est estimé que le cannabis à fumer s’est diffusé en République de Corée à partir de 1965, alors que la guerre du Viêt Nam battait son plein.
Problèmes causés par le cannabis
Les tiges fines et les feuilles du cannabis contiennent une forte concentration de THC.
Lorsqu’il est absorbé par l’organisme, le THC exerce non seulement un effet analgésique, mais agit également sur le système nerveux central et provoque des troubles psychiques communément qualifiés d’hallucinations.
Il agit sur le système nerveux central et entraîne notamment des changements d’humeur, une altération des perceptions et de la perception du temps, ainsi qu’une diminution de la concentration. Son usage répété se caractérise par une forte dépendance et une tolérance accrue.
Pour ces raisons, le cannabis n’est pas considéré comme une simple substance récréative, mais est classé parmi les « hallucinogènes » et contrôlé en tant que stupéfiant.
Les effets de l’intoxication au THC durent généralement de 3 à 4 heures. Pendant cette période, les capacités de perception et de jugement diminuent, ce qui accroît fortement le risque d’accident de la circulation après avoir fumé. Des nausées ou des effets indésirables respiratoires peuvent également apparaître.
Le cannabis peut aussi entraîner une diminution de la mémoire, une augmentation du risque de crise cardiaque et une atteinte du système immunitaire, causant ainsi des dommages importants à l’organisme.
Il est particulièrement important de ne pas commencer à en consommer, car il n’existe aucun médicament permettant de traiter spécifiquement les effets du cannabis.
▶Problèmes de santé susceptibles d’être provoqués
-Effets
Euphorie intense, puis anxiété, excitation excessive, colère et peur. Accélération de la pensée et des actions, avec forte sensation de chaleur
-Administration à court terme
État d’éveil, augmentation de l’activité physique, diminution de l’appétit, augmentation de la respiration, de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle et de la température corporelle, rythme cardiaque irrégulier
-Administration à long terme
Anxiété, confusion, insomnie, troubles de l’humeur, comportement violent, paranoïa, hallucinations, délire, perte de poids, lésions dentaires graves et plaies cutanées causées par le grattage dû à de fortes démangeaisons
-Autres problèmes de santé
∙Grossesse : accouchement prématuré, décollement du placenta, faible poids à la naissance, léthargie du nouveau-né, troubles cardiaques et cérébraux
∙Risque de maladies infectieuses telles que le virus de l’immunodéficience humaine et l’hépatite en cas de partage d’aiguilles
-Symptômes de sevrage
Fatigue accompagnée d’une incapacité à dormir, dépression, anxiété, colère et agitation. Sentiment de mal-être et fatigue
2. Cannabis | Niveau des sanctions

L’importation ou l’exportation du cannabis lui-même ou de tout produit fabriqué à partir de celui-ci, ainsi que sa fabrication, sa vente et l’entremise à sa vente, sont toutes passibles de sanctions.
Le cannabis est fréquemment transformé en cannabis de synthèse. Celui-ci n’est pas classé comme cannabis, mais comme substance psychotrope, et peut donc entraîner une aggravation de la peine.
Une personne ayant manipulé du cannabis dans un pays où celui-ci est légal lors d’un voyage à l’étranger peut néanmoins être considérée comme l’auteur d’une infraction liée aux stupéfiants après son retour en République de Corée.
Les niveaux de sanction applicables au cannabis sont les suivants.
| Simple consommation par inhalation | Peine d’emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou amende pénale de 50 000 000 de wons sud-coréens au plus |
| Importation ou exportation | Réclusion à perpétuité ou peine d’emprisonnement avec travail d’au moins 5 ans |
| Culture | Emprisonnement à durée déterminée d’au moins 1 an |
3. Cannabis | Précautions et stratégie de défense en cas d’implication

Parmi les infractions liées aux stupéfiants, celles concernant le cannabis impliquent une substance relativement facile d’accès et présentent une proportion élevée de primo-délinquants.
Toutefois, le seul fait qu’il s’agisse d’une première infraction ne permet pas de considérer la sanction comme légère. Une stratégie de défense soigneusement élaborée est nécessaire pour chercher à obtenir une décision du parquet coréen de suspendre l’exercice de l’action publique ou un sursis à l’exécution de la peine.
Démonstration de l’intention et de la connaissance
Lorsque la personne mise en cause a inhalé le produit sans savoir qu’il s’agissait de cannabis ou n’a pas compris qu’un produit contenant du cannabis constituait un stupéfiant, elle peut invoquer l’absence d’intention.
Toutefois, pour que la contestation de l’intention puisse effectivement être admise, des éléments objectifs sont importants, notamment les circonstances de la consommation, le contexte extérieur et la présence ou l’absence d’indications relatives à la composition du produit.
Il peut par exemple s’agir d’une personne ayant consommé du cannabis sous forme d’huile ou de cigarette électronique lors d’un voyage dans un pays où celui-ci est légal, puis étant revenue en République de Corée. L’appréciation des résidus de THC présents dans son organisme lors de son entrée sur le territoire peut alors constituer une question en litige.
Inhalation occasionnelle ou habituelle
En cas de simple inhalation, une personne qui commet une première infraction peut recevoir une sanction relativement moins sévère que celle applicable à une consommation habituelle.
Toutefois, la répétition des inhalations, une longue période de consommation ou une quantité importante augmentent la possibilité qu’une peine privative de liberté ferme soit prononcée.
Le parquet apprécie le caractère habituel de la consommation en tenant compte du nombre et des dates des prises, de la concentration en cannabis et des déclarations de l’entourage, puis établit les faits poursuivis sur cette base.
Défense contre les soupçons de commerce, de fourniture et d’entremise
Les transactions et l’entremise sont sanctionnées plus sévèrement que la consommation de stupéfiants.
En particulier, la vente de cannabis par l’intermédiaire de plateformes sans contact direct telles que Telegram ou le dark web est susceptible d’être considérée comme poursuivant un « but lucratif » et peut entraîner une aggravation de la peine.
Dans ce cas, l’analyse d’éléments de preuve précis, notamment les résultats de l’analyse forensique numérique, le contenu des conversations, les relevés de virements et les bordereaux d’expédition, constitue un élément central de la stratégie de défense.
4. Cannabis | Exemples concrets de sanctions
Voici des exemples concrets de sanctions prononcées dans des affaires liées au cannabis.
CAS 1. Soupçons d’entremise à la vente de cannabis et de consommation répétée : peine d’emprisonnement avec travail de 2 ans
A, poursuivi pour avoir acheté du cannabis pour autrui et en avoir fumé à plusieurs reprises, a été condamné à une peine d’emprisonnement avec travail de 2 ans.
La formation de jugement a considéré qu’une réponse rigoureuse était nécessaire compte tenu des graves effets préjudiciables de ces faits sur l’ensemble de la société. Elle a néanmoins également tenu compte du fait que la personne poursuivie reconnaissait tous ses actes, manifestait des remords et déclarait vouloir cesser de consommer des stupéfiants avant de prononcer cette peine.
CAS 2. Soupçons de contrebande et de dissimulation de cannabis de synthèse : peine d’emprisonnement avec travail de 1 an et 6 mois
Un ressortissant vietnamien ayant introduit clandestinement du cannabis de synthèse, puis l’ayant caché notamment dans des potagers avant de communiquer ses coordonnées géographiques aux acheteurs selon une méthode dite du « lancer », a été condamné en première instance à une peine d’emprisonnement avec travail de 1 an et 6 mois.
Il est apparu que B avait introduit clandestinement des stupéfiants depuis le Viêt Nam et d’autres pays, notamment par colis international, avant de les diviser en petites quantités, de les emballer, de les cacher dans des lieux déterminés et d’en communiquer les coordonnées afin de vendre le cannabis de synthèse.
CAS 3. Soupçons de culture et de consommation de cannabis à domicile : peine privative de liberté ferme de 2 ans et 6 mois
Un homme âgé d’une vingtaine d’années, qui avait lui-même cultivé du cannabis, l’avait fumé et l’avait incorporé à des plats pour le consommer, a été condamné à une peine privative de liberté ferme de 2 ans et 6 mois.
Après avoir acheté des graines de cannabis, cet homme avait cultivé lui-même 5 plants à son domicile, puis fumé du cannabis à 10 reprises et l’avait consommé en l’incorporant à des plats à 11 reprises.
La formation de jugement a estimé que sa responsabilité était lourde, notamment parce qu’il avait installé divers équipements dans son domicile et était allé jusqu’à cultiver lui-même le cannabis.
5. Cannabis | Questions en litige
Une affaire liée au cannabis peut sembler ne concerner qu’une simple consommation de stupéfiants, mais de nombreuses questions complexes sont souvent imbriquées au cours de l’enquête et du procès.
En particulier, selon le caractère approprié ou non de la réponse initiale apportée aux questions essentielles suivantes, non seulement le niveau de la sanction, mais aussi l’existence même d’une mesure pénale peuvent varier.
▶Intention et connaissance
Le fait de savoir si la personne mise en cause avait conscience que le cannabis constituait un stupéfiant est essentiel pour déterminer si elle peut être sanctionnée et pour fixer la peine. Le résultat peut varier sensiblement selon qu’il s’agit d’une inhalation indirecte, d’une consommation intentionnelle ou de l’ingestion d’un produit sans en connaître la composition.
▶Mode et nombre de consommations
Le fait que le cannabis ait été inhalé une seule fois ou de manière habituelle exerce une influence importante sur l’appréciation des autorités d’enquête.
Le mode d’obtention et de consommation, par exemple par l’intermédiaire d’une connaissance, à la suite d’un achat à l’étranger ou dans le cadre d’une transaction sur les réseaux sociaux, constitue également un élément important pour déterminer l’orientation de l’enquête.
▶Utilisation de plateformes sans contact direct telles que Telegram ou le dark web
Récemment, les circuits de distribution des stupéfiants, notamment du cannabis, se sont déplacés vers des canaux en ligne sans contact direct fondés sur l’anonymat.
Dans ce type d’affaire, l’analyse des preuves numériques, notamment du contenu des conversations et des opérations financières, devient une question en litige.
▶Contestation de l’intention de détenir ou de transporter le cannabis
La simple détention de cannabis est passible de sanctions. Toutefois, s’il est établi que la personne n’en avait pas connaissance ou que le produit appartenait à autrui, un classement pour absence de charges suffisantes peut être envisagé.
Cette question nécessite une analyse précise des faits et des éléments de preuve.
Pourquoi une assistance juridique peut être nécessaire
Selon la Cellule spéciale d’enquête de la République de Corée sur les infractions liées aux stupéfiants, 1 173 kg de stupéfiants ont été saisis l’année dernière, tandis que le nombre de personnes impliquées dans de telles infractions a atteint 20 000 personnes, auxquelles se sont ajoutées 3 022 autres.
Dans ce contexte, il est prévu que les juridictions coréennes prononcent des sanctions plus sévères pour les infractions liées aux stupéfiants telles que celles concernant le cannabis.
Lorsqu’une personne est impliquée dans une affaire liée au cannabis, l’assistance d’un avocat intervenant dans ce domaine peut lui permettre de préparer sa défense de manière rigoureuse dès le stade de l’enquête.
-Prévenir l’ouverture excessive d’une enquête formelle ou des poursuites inutiles
-Procéder à une analyse forensique numérique et recueillir des éléments de réfutation
-Anticiper les conséquences accessoires susceptibles de s’ajouter à la sanction pénale, notamment la suspension d’une qualification ou les restrictions en matière d’entrée et de sortie du territoire
Le cabinet confie l’examen des affaires liées au cannabis à des avocats disposant d’une expérience pratique en matière d’infractions liées aux stupéfiants, afin d’en cerner précisément les circonstances et de veiller à la protection des droits et intérêts des personnes concernées.
Le cabinet dispose de bureaux régionaux dans tout le pays, d’un dispositif de consultation fonctionnant 365 jours par an avec une amplitude quotidienne de 24 heures, ainsi que d’un service de consultation vidéo à distance.
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