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Domaines de pratique

Stupéfiants chez les adolescents

Le problème des stupéfiants chez les adolescents connaît une progression continue depuis quelques années. L’accès à ces substances étant devenu plus facile, les infractions liées aux stupéfiants chez les adolescents persistent.

CONTENTS
  • 1. Stupéfiants chez les adolescents | Notion et définition
  • 2. Stupéfiants chez les adolescents | Tendances
    • - Augmentation rapide du nombre d’adolescents impliqués dans des infractions liées aux stupéfiants
    • - Risques liés à l’usage détourné ou abusif de stupéfiants à usage médical
    • - Antécédents des adolescents impliqués dans des infractions liées aux stupéfiants
    • - Facteurs conduisant à la consommation de stupéfiants et évolution vers des infractions
    • - Propagation des infractions liée au développement et à l’environnement social
  • 3. Stupéfiants chez les adolescents | Principales catégories
  • 4. Stupéfiants chez les adolescents | Niveau des sanctions
  • 5. Stupéfiants chez les adolescents | Réaction en cas d’implication
    • - Questions relatives aux stupéfiants chez les adolescents

1. Stupéfiants chez les adolescents | Notion et définition

Présentation par le Cabinet d'avocats Daeryun du problème des stupéfiants chez les adolescents


L’expression « stupéfiants chez les adolescents » désigne l’usage, la détention, l’achat, la vente ou le transport illicites de stupéfiants par une personne âgée de moins de 19 ans.

Ces dernières années, les stupéfiants chez les adolescents sont devenus un grave problème.

En raison de leur immaturité, les adolescents sont plus vulnérables à la dépendance et à l’addiction que les adultes, ce qui rend ce problème social particulièrement préoccupant.

Les infractions liées aux stupéfiants chez les adolescents ont commencé à être fréquemment détectées lorsque la vente en ligne de ces substances en a facilité l’accès.

Des transactions de stupéfiants sont notamment réalisées au moyen de Telegram, une messagerie étrangère utilisée pour tenter d’échapper aux investigations, ce qui favorise ces infractions chez les adolescents.

Les autorités d’enquête coréennes ont donc renforcé leurs investigations afin de lutter contre ce phénomène, et le nombre d’adolescents interrogés parce qu’ils sont soupçonnés d’être impliqués dans de telles affaires a augmenté.

Certains négligent leur défense au début de la procédure en pensant qu’un adolescent encourra une sanction moins sévère qu’un adulte pour une infraction liée aux stupéfiants.

Toutefois, selon la gravité des faits, une affaire impliquant un adolescent peut donner lieu à une enquête sous détention provisoire, voire au prononcé d’une peine privative de liberté ferme malgré l’absence d’antécédents.

2. Stupéfiants chez les adolescents | Tendances

Conséquences de la détection d’une infraction liée aux stupéfiants chez un adolescent


Les infractions liées aux stupéfiants commises par des adolescents représentent encore une faible proportion de l’ensemble des personnes mises en cause dans ce domaine. Leur forte augmentation au cours des dernières années suscite néanmoins une vigilance accrue au sein de la société.

Les principales tendances ressortant des statistiques officielles du Parquet suprême de la République de Corée, du ministère coréen de la Sécurité des aliments et des médicaments et de l’Agence nationale de la police coréenne sont les suivantes.

Augmentation rapide du nombre d’adolescents impliqués dans des infractions liées aux stupéfiants

Selon le Parquet suprême de la République de Corée, en 2022, sur un total de 18 395 personnes mises en cause pour des infractions liées aux stupéfiants, 481 étaient des adolescents âgés de 19 ans au maximum, soit environ 2,6 %.

Cette proportion est faible, mais, par rapport aux 119 personnes recensées en 2017, ce nombre a été multiplié par au moins 4. Cela montre que les infractions liées aux stupéfiants chez les adolescents se développent beaucoup plus rapidement que dans les autres tranches d’âge.

Par ailleurs, les substances psychotropes étaient les produits les plus fréquemment détectés dans ces affaires (69.0 %), suivies des narcotiques (22,5 %) et du cannabis (8,5 %).

Cette répartition diffère de celle observée chez les adultes impliqués dans des infractions liées aux stupéfiants et suggère que les adolescents sont relativement plus exposés aux substances psychotropes.

Risques liés à l’usage détourné ou abusif de stupéfiants à usage médical

Selon une analyse du ministère coréen de la Sécurité des aliments et des médicaments, la quantité de stupéfiants à usage médical prescrite aux adolescents augmente elle aussi fortement.

La quantité prescrite par personne chez les adolescents et les enfants a notamment progressé de 48,6 % par rapport à 2019. Pour les patchs de fentanyl, cette hausse a atteint 84,2 %.


Le fentanyl est un médicament qui produit un puissant effet analgésique même à faible dose et dont l’usage illicite peut avoir des conséquences mortelles.


Les stupéfiants à usage médical ne sont pas illicites lorsqu’ils sont prescrits. Toutefois, les cas d’usage détourné ou abusif et de revente en ligne ne sont pas rares, ce qui crée un risque important qu’ils soient ultérieurement utilisés dans des infractions impliquant des adolescents.

Antécédents des adolescents impliqués dans des infractions liées aux stupéfiants

Selon les statistiques de l’Agence nationale de la police coréenne, les personnes impliquées dans des infractions liées aux stupéfiants présentent, dans leur ensemble, davantage d’antécédents judiciaires et un risque de récidive supérieur à celui observé pour d’autres infractions. Chez les adolescents, les taux d’antécédents et de récidive restent toutefois relativement faibles.

Cela signifie qu’une intervention précoce et une rééducation offrent davantage de possibilités chez les adolescents que chez les adultes, même lorsque les premiers ont déjà consommé des stupéfiants. Une réaction dès le début est donc particulièrement importante.

À l’inverse, un adolescent qui commence à consommer des stupéfiants risque de s’impliquer dans des infractions plus graves à l’âge adulte. Les autorités d’enquête coréennes estiment donc qu’une réponse rigoureuse est nécessaire dès les premiers faits.

Facteurs conduisant à la consommation de stupéfiants et évolution vers des infractions

Selon les entretiens menés avec des praticiens par un institut coréen de recherche sur la politique juridique, les adolescents commencent généralement à consommer des stupéfiants en raison de leur « méconnaissance », de leurs « attentes » et de facteurs environnementaux.

Ils peuvent être trompés par des affirmations selon lesquelles ces produits faciliteraient les études ou la perte de poids, être incités par leurs pairs ou y accéder aisément sur les réseaux sociaux et les communautés en ligne.

Le problème réside dans le fait que la consommation ne reste pas toujours ponctuelle, mais peut s’étendre progressivement et évoluer selon les étapes suivantes.

-Le type de substance change (passage des substances psychotropes au cannabis, puis à des drogues puissantes comme la méthamphétamine)

-Le consommateur devient transporteur ou vendeur

-L’adolescent peut également devenir victime d’exploitation sexuelle (notamment les adolescentes)

-Une polyconsommation s’installe, avec l’usage simultané de plusieurs types de stupéfiants et une dépendance rapide



Au cours de ce processus, de nombreux adolescents sont exposés à des infractions de plus en plus graves sans même avoir conscience de leur dépendance.

Propagation des infractions liée au développement et à l’environnement social

La propagation rapide des infractions liées aux stupéfiants chez les adolescents résulte à la fois des caractéristiques propres à leur développement et de l’évolution de leur environnement social.

Selon les analyses d’experts, les facteurs suivants figurent parmi les principales causes.

-Caractéristiques liées au développement : influence des pairs, impulsivité, spontanéité et indifférence aux conséquences, notamment

-Délaissement social : absence d’éducation, vie hors du foyer, déscolarisation, incitation ou exploitation par des adultes

-Environnement numérique : facilité des transactions de stupéfiants dans des espaces garantissant l’anonymat et l’accessibilité, tels que Telegram et le dark web


L’environnement numérique rend notamment les contrôles plus difficiles et crée un problème structurel auquel les dispositifs traditionnels de prévention et de sanction peinent à s’adapter.

3. Stupéfiants chez les adolescents | Principales catégories

Accompagnement proposé par le Cabinet d'avocats Daeryun en matière de stupéfiants chez les adolescents

Les infractions liées aux stupéfiants impliquant des adolescents prennent diverses formes. Les principaux cas sont les suivants.

1. Usage abusif de médicaments contre le TDAH (« médicaments pour mieux étudier »)

Des médicaments contenant du méthylphénidate et utilisés pour traiter le TDAH, tels que Concerta ou Pering, ont été présentés comme des « médicaments pour mieux étudier » dans des opérations de promotion destinées aux parents et aux candidats aux examens.

Il s’agit de substances psychotropes dont la consommation sans prescription médicale est illégale.

De nombreux cas d’usage abusif par des adolescents cherchant à atténuer leur stress scolaire ou à améliorer leur concentration ont notamment été détectés.

2. Usage détourné de coupe-faim (« médicaments pour maigrir »)

L’obsession de la minceur chez certains adolescents entraîne de nombreux cas d’usage détourné, à des fins d’amaigrissement, de coupe-faim contenant de la phentermine, tels que Dietamin ou Redupack.

Ces médicaments sont des substances psychotropes dont l’usage est interdit aux adolescents de moins de 16 ans.

3. Stéroïdes et produits de renforcement musculaire

Il existe également des cas de consommation inconsidérée de compléments alimentaires contenant des stéroïdes afin d’améliorer les effets de l’exercice physique.


Certains produits illicites contiennent des stéroïdes anabolisants susceptibles de nuire à la croissance et au développement des adolescents. Des effets secondaires psychologiques ont également été signalés.

4. Achat de stupéfiants sur Internet et par messagerie

Les achats de stupéfiants par des adolescents au moyen de Telegram, du dark web ou de forums anonymes sont devenus fréquents.


Une identification reste possible grâce à des techniques telles que l’analyse forensique numérique, mais de nouvelles méthodes visant à contourner les investigations apparaissent continuellement, ce qui exige une vigilance particulière.

4. Stupéfiants chez les adolescents | Niveau des sanctions

Le niveau des sanctions dans une affaire de stupéfiants impliquant un adolescent peut varier selon le type de substance et les actes concernés.

Même adolescent, s’il ne relève pas de la catégorie coréenne des mineurs non pénalement responsables, il peut encourir les mêmes sanctions qu’un adulte lorsqu’il est impliqué dans l’usage ou le transport de stupéfiants.

ActeNiveau de la sanction
Détention, possession, gestion ou réception de stupéfiantsEmprisonnement avec travail à durée déterminée d’au moins 1 an
Usage de stupéfiants/ mise à disposition d’un lieu, d’installations, de matériel ou d’un moyen de transportJusqu’à 10 ans d’emprisonnement avec travail ou une amende pénale maximale de 100 millions de wons sud-coréens

En cas de soupçons, il peut être nécessaire de faire valoir que l’adolescent a été impliqué par curiosité et de réunir des éléments objectifs à l’appui de cette affirmation.

Comme les mesures prises dans ces affaires mettent l’accent sur la prévention de la dépendance et la rééducation, l’assistance active d’un avocat connaissant les affaires de stupéfiants peut permettre de présenter les éléments susceptibles de conduire à une mesure moins sévère.

5. Stupéfiants chez les adolescents | Réaction en cas d’implication

Lorsqu’un adolescent est impliqué dans une affaire de stupéfiants, la réponse doit tenir compte des éléments suivants.

1. Importance des premières déclarations

Il est important d’établir clairement les faits dès les premiers interrogatoires de police et d’exposer les circonstances susceptibles d’être prises en considération, telles qu’une consommation ponctuelle par curiosité ou sous l’influence d’un tiers.

Des déclarations unilatérales faites sans l’assistance d’un avocat peuvent au contraire produire des effets défavorables.


2. Collecte d’éléments objectifs

La consommation de stupéfiants peut être établie par des analyses capillaires, urinaires ou sanguines. Les achats illicites peuvent être vérifiés au moyen des conversations sur Telegram, des relevés de paiement et des informations de livraison.

Un avocat compétent en la matière peut recourir à des techniques d’analyse forensique numérique pour examiner et organiser de manière ciblée les éléments défavorables et mettre en évidence les circonstances favorables.


3. Demande de clémence

En l’absence d’antécédents, lorsque la quantité consommée est faible et que l’adolescent remet volontairement une lettre exprimant ses remords ou suit une formation de prévention contre les stupéfiants, une mesure de protection ou une décision du parquet coréen de suspendre l’exercice de l’action publique sous condition de suivre une formation peuvent être envisagées.

Ces dispositifs offrent une possibilité de rééducation sans prononcé d’une sanction pénale.


4. Coopération de la famille et de l’établissement scolaire

L’encadrement assuré par la famille et l’établissement scolaire ainsi que la création d’un environnement favorisant la prise de conscience peuvent également influer sur la mesure prononcée.

Les lettres de soutien de la famille et les avis des enseignants peuvent constituer des éléments pris en considération dans la détermination de la peine. Ils peuvent également être examinés lors d’un appel ou d’une procédure de révision après le jugement.

Questions relatives aux stupéfiants chez les adolescents

Les infractions liées aux stupéfiants chez les adolescents constituent en elles-mêmes un grave problème social. Elles soulèvent également, au cours de l’enquête et du procès, les questions juridiques et sociales suivantes, qui exigent une réponse prudente.

1. Détermination de l’appartenance à la catégorie coréenne des mineurs non pénalement responsables et caractère approprié d’une mesure de protection

2. Distinction entre la simple consommation et la distribution ou la fourniture

3. Fiabilité et interprétation des preuves numériques

4. Sincérité des remords et éléments pris en compte dans la détermination de la peine


Les infractions liées aux stupéfiants commises par des adolescents peuvent avoir des conséquences trop graves pour être considérées comme une simple erreur passagère.

Une réponse initiale inadaptée, des déclarations inconsidérées ou une mauvaise compréhension de la procédure peuvent conduire au prononcé d’une peine privative de liberté ferme ou d’une mesure de protection de longue durée et affecter gravement la scolarité, la poursuite des études, l’emploi et, plus généralement, l’avenir de l’adolescent.

Le Cabinet d'avocats Daeryun mobilise une équipe d’avocats intervenant dans les affaires pénales impliquant des adolescents, la défense dans les affaires de stupéfiants et les procédures relatives aux mesures de protection des mineurs.

Son intervention peut porter sur l’assistance lors des premières déclarations, la réponse à un renvoi devant le tribunal de la famille de la République de Corée, l’analyse forensique numérique, la préparation de lettres exprimant des remords ou de requêtes de soutien, ainsi que la présentation d’éléments en vue d’une décision du parquet coréen de suspendre l’exercice de l’action publique sous condition de suivre une formation. Elle vise à assurer un suivi adapté au déroulement des affaires impliquant des adolescents.

Lorsqu’un enfant est impliqué dans une affaire de stupéfiants, il peut être utile de solliciter l’assistance d’un professionnel.

Daeryun dispose de bureaux dans plusieurs régions du pays et propose des consultations juridiques accessibles 24 heures sur 24 et 365 jours par an, notamment par visioconférence, sans contrainte de lieu.

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