CONTENTS
- 1. Médicaments psychotropes | Notion

- 2. Médicaments psychotropes | Classification par catégorie et principaux médicaments

- - Catégorie ga (médicaments psychotropes présentant le risque le plus élevé)
- - Catégorie na (risque élevé, mais certaines utilisations médicales sont possibles)
- - Catégorie da (usage médical courant, mais risque de mésusage ou d’usage abusif)
- - Catégorie ra (médicaments d’usage médical courant présentant un risque d’abus)
- - Effets indésirables des médicaments psychotropes
- 3. Médicaments psychotropes | Cas de mésusage et d’usage abusif

- - Jurisprudence relative aux médicaments psychotropes
- 4. Médicaments psychotropes | Peines encourues

- 5. Médicaments psychotropes | Conduite à tenir en cas de mise en cause

- - Importance de la préparation de la défense dès le début de la procédure
1. Médicaments psychotropes | Notion

Les médicaments psychotropes sont des médicaments délivrés sur ordonnance qui agissent sur le système nerveux central humain et dont le mésusage ou l’usage abusif est reconnu comme susceptible de causer de graves atteintes à l’organisme.
Ils sont classés parmi les stupéfiants par la Loi sur le contrôle des stupéfiants de la République de Corée.
En termes simples, les médicaments psychotropes désignent les substances classées comme stupéfiants autres que les narcotiques et le cannabis.
La vente, l’achat ou la prise de médicaments psychotropes sans prescription médicale peut entraîner de lourdes sanctions en application de la Loi sur le contrôle des stupéfiants.
Les médicaments psychotropes sont répartis entre les catégories ga à ma en fonction de leur potentiel de mésusage ou d’usage abusif et de leur dangerosité.
Ils comprennent notamment le zolpidem utilisé comme somnifère, le propofol utilisé comme anesthésique et la phentermine utilisée comme médicament amaigrissant.
Ces médicaments stimulent ou inhibent le système nerveux central. Un usage incorrect peut entraîner une forte dépendance et de graves effets indésirables.
2. Médicaments psychotropes | Classification par catégorie et principaux médicaments

Les médicaments psychotropes sont des substances qui agissent sur le système nerveux central. Ils sont répartis entre les catégories ga, na, da, ra et ma en fonction notamment de la dépendance physique et psychique qu’ils peuvent provoquer, de leur sécurité et de leurs possibilités d’utilisation médicale.
Toutefois, des organismes coréens de santé, notamment le Centre d’information pharmaceutique, les répartissent parfois entre les types 1 à 5 selon leurs propriétés pharmacologiques, leur sécurité, leur potentiel de dépendance et leurs possibilités d’utilisation médicale.
Les classifications juridique et pharmacologique sont présentées ci-dessous.
Catégorie ga (médicaments psychotropes présentant le risque le plus élevé)
Ces substances présentent un risque élevé de mésusage ou d’usage abusif et exercent de puissants effets stimulants sur le système nerveux central, notamment des hallucinations ou un état d’éveil. Elles ne sont pas utilisées à des fins médicales.
▶Principales substances
-LSD
-Méthoxy
-Bufoténine
-Psilocybine, psilocine
Catégorie na (risque élevé, mais certaines utilisations médicales sont possibles)
Ces substances présentent un risque inférieur à celles de la catégorie ga, mais elles peuvent néanmoins provoquer une forte dépendance. Certaines sont utilisées à des fins médicales dans des conditions limitées.
▶Principales substances
-Substances de type amphétaminique
-Kétamine
-MDMA
Catégorie da (usage médical courant, mais risque de mésusage ou d’usage abusif)
Ces substances sont utilisées en milieu médical, mais leur usage répété peut entraîner une dépendance ou un risque d’abus en raison de leur effet inhibiteur sur le système nerveux central.
▶Principales substances
-Barbital
-Pentazocine
Catégorie ra (médicaments d’usage médical courant présentant un risque d’abus)
Ces substances présentent un niveau de sécurité relativement élevé et sont couramment prescrites dans le cadre des soins habituels. Elles peuvent toutefois provoquer une dépendance en cas d’usage abusif ou prolongé.
▶Principaux médicaments
-Zolpidem
-Propofol
-Phentermine (Dietamin, « comprimé papillon »)
Effets indésirables des médicaments psychotropes
Les médicaments psychotropes agissent directement sur le système nerveux central et peuvent donc provoquer une dépendance psychique et physique.
Ils doivent être pris conformément à une prescription médicale. Après une prise prolongée, le traitement ne doit pas être interrompu de sa propre initiative ; la dose doit être progressivement réduite conformément aux instructions du médecin.
✅ Principaux effets indésirables à surveiller : dépendance et symptômes de sevrage
L’interruption brutale ou la réduction de la dose après une prise prolongée de médicaments psychotropes peut entraîner les symptômes de sevrage suivants.
-Anxiété, insomnie, agitation
-État dépressif, hallucinations
-Vomissements, nausées
-Dans les cas graves, convulsions ou pulsions d’automutilation
En cas de symptômes de sevrage, une prise en charge par des professionnels de santé est nécessaire. La prise ou l’interruption du traitement de sa propre initiative présente des risques importants.
✅ Principaux effets indésirables selon le mode d’action
Les médicaments psychotropes produisent différents effets selon leur nature, notamment des effets hallucinogènes, stimulants, hypnotiques ou sédatifs. Leurs effets indésirables varient en conséquence.
▶Effets indésirables des substances hallucinogènes
-Symptômes psychiques : confusion mentale, diminution de la concentration, troubles de la mémoire, état dépressif, anxiété, insomnie
-Symptômes physiques : hypersalivation, augmentation de la transpiration ou du larmoiement, troubles sensoriels, dilatation des pupilles, tremblements des mains
Un usage prolongé peut provoquer des troubles neurologiques permanents, notamment des lésions des cellules cérébrales.
▶Effets indésirables des substances stimulantes
-Insomnie, anxiété, tension, agressivité
-Difficultés respiratoires, douleurs épigastriques, vomissements, fièvre
-Augmentation de la pression artérielle et du pouls, maux de tête, tremblements des mains, troubles sensoriels
Une stimulation excessive de l’organisme peut provoquer des effets indésirables cardiovasculaires.
▶Effets indésirables des substances hypnotiques
-Vertiges, somnolence, troubles de la mémoire
-Troubles de la concentration, diminution des facultés cognitives, maux de tête
-Dans de rares cas, hallucinations ou dépression respiratoire
Les personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques doivent être particulièrement attentives au risque de chute.
▶Effets indésirables des substances sédatives
-Fatigue, bégaiement, vision trouble, troubles de l’équilibre
-Diminution de la mémoire et du jugement, sécheresse buccale, vertiges
-Dans de rares cas, dépression respiratoire ou diminution des fonctions cardiovasculaires
La conduite ou l’utilisation de machines peut augmenter le risque d’accident et requiert donc une vigilance particulière.
✅ Mesures à prendre en cas d’effets indésirables
Ne pas interrompre brutalement le traitement : cela pourrait aggraver les symptômes de sevrage.
-En cas de symptômes, en informer un médecin ou un pharmacien
-Les informations relatives aux effets indésirables figurent dans la notice du médicament ou dans les données d’autorisation du ministère coréen de la Sécurité des aliments et des médicaments
-L’arrêt du médicament ou la modification de la dose sans consultation d’un professionnel de santé présente des risques importants.
3. Médicaments psychotropes | Cas de mésusage et d’usage abusif
Examinons des cas représentatifs de mésusage et d’usage abusif de médicaments psychotropes.
1. Mésusage et usage abusif de coupe-faim (surnommés « pilules papillon »)
-Achat sans ordonnance dans le but de perdre du poids ou obtention de prescriptions multiples en consultant plusieurs hôpitaux (pratique appelée « shopping médical »)
-Obtention d’une partie des médicaments prescrits à une connaissance ou achat illégal en ligne
-Vente et publicité sur les réseaux sociaux, les blogs et les communautés en ligne sous l’appellation « drogues pour maigrir »
Risques : stimulation du système nerveux central pouvant entraîner des effets indésirables graves, notamment de l’insomnie, de l’anxiété, de l’hypertension et une accélération du rythme cardiaque
2. Mésusage de somnifères (zolpidem, etc.)
-Prise de sa propre initiative en cas d’insomnie due au stress ou à des troubles du sommeil
-Cas de dépendance consécutive à une augmentation progressive de la dose
Risques : en cas de surdosage, effets indésirables tels que des hallucinations, du somnambulisme, une perte de mémoire et des tentatives de suicide
3. Cas d’auto-prescription par des médecins
-Cas dans lesquels des médecins se prescrivent eux-mêmes des quantités excessives de médicaments classés parmi les stupéfiants
-Une analyse a montré que la quantité annuelle moyenne de stupéfiants auto-prescrite pour 1 médecin était supérieure à la quantité moyenne prescrite à la population générale
Jurisprudence relative aux médicaments psychotropes
La suspension pendant 3 mois de l’autorisation d’exercer d’un dentiste s’étant auto-administré une substance psychotrope a été jugée « légale »
Le Tribunal administratif de Séoul, en République de Corée, a jugé justifiée la décision du ministère coréen de la Santé et du Bien-être social de suspendre pendant 3 mois l’autorisation d’exercer de M. A, dentiste condamné à une peine d’amende pour s’être auto-administré de la méthamphétamine.
En 2021, M. A a été condamné à une amende de 30 000 000 de wons sud-coréens pour avoir acheté et s’être auto-administré de la méthamphétamine. Le ministère a considéré ces faits comme une « pratique médicale contraire à l’éthique » au sens de la Loi coréenne sur les services médicaux et a suspendu son autorisation d’exercer pendant 3 mois.
M. A a engagé un recours en faisant valoir que l’auto-administration ne constituait pas un acte de soins prodigué à autrui, mais le tribunal a rejeté son recours.
-L’auto-administration relève-t-elle également de la « pratique médicale contraire à l’éthique » d’un professionnel de santé ?
-Le tribunal a estimé que l’auto-administration était contraire à la moralité et à l’éthique professionnelle des professionnels de santé et qu’elle portait atteinte à l’ordre médical
-Le tribunal a relevé que les médicaments psychotropes présentent un risque élevé de mésusage ou d’usage abusif et que leur utilisation inconsidérée doit faire l’objet de sanctions strictes
La remise de méthamphétamine conformément à des instructions ne caractérise pas nécessairement sa réception au sens juridique
S’agissant de la remise d’environ 500 g de méthamphétamine par le prévenu Gap au prévenu Eul, le tribunal a considéré que ce dernier ne disposait pas d’un pouvoir effectif de disposition ou de contrôle sur la substance et que les conditions de l’infraction de réception de méthamphétamine n’étaient donc pas réunies.
Le prévenu Eul avait uniquement tenté de remettre la méthamphétamine à un tiers conformément aux instructions du prévenu Gap. Il ne pouvait être considéré comme disposant du pouvoir ou du contrôle lui permettant d’utiliser ou de céder cette substance comme si elle lui appartenait.
-Sens juridique de la « réception de médicaments psychotropes » : la simple détention ne suffit pas ; le destinataire doit disposer d’un pouvoir de disposition ou d’un contrôle de fait
-La conservation ou le transport temporaire d’une substance conformément à des instructions ne caractérise pas nécessairement sa réception
-La possession matérielle sans pouvoir de disposition ne remplit pas les conditions constitutives de l’infraction de réception
4. Médicaments psychotropes | Peines encourues
Les peines applicables en République de Corée aux infractions relatives aux médicaments psychotropes sont les suivantes.
| Acte | Peine encourue |
| Importation, exportation, fabrication ou vente habituelles de médicaments psychotropes à des fins lucratives | Peine de mort, réclusion à perpétuité ou peine d’emprisonnement avec travail d’au moins 10 ans |
▶Administration et possession
| Administration et possession de médicaments psychotropes de catégorie ga | Peine d’emprisonnement avec travail d’au moins 1 an |
| Administration et possession de médicaments psychotropes de catégories na et da | Peine d’emprisonnement avec travail de 10 ans au plus ou amende pénale de 100 000 000 de wons sud-coréens au plus |
| Administration et possession de médicaments psychotropes de catégorie ra | Peine d’emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou amende pénale de 50 000 000 de wons sud-coréens au plus |
▶Vente et entremise
| Vente de médicaments psychotropes de catégorie ga ou entremise à cette vente | Réclusion à perpétuité ou peine d’emprisonnement avec travail d’au moins 5 ans |
| Vente de médicaments psychotropes de catégories na et da ou entremise à cette vente | Peine d’emprisonnement avec travail de 10 ans au plus ou amende pénale de 100 000 000 de wons sud-coréens au plus |
| Vente de médicaments psychotropes de catégorie ra ou entremise à cette vente | Peine d’emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou amende pénale de 50 000 000 de wons sud-coréens au plus |
5. Médicaments psychotropes | Conduite à tenir en cas de mise en cause
Même lorsqu’il s’agit d’une première infraction, une affaire relative aux médicaments psychotropes peut donner lieu à une enquête en détention provisoire et à une peine privative de liberté ferme.
Il convient donc de préparer la défense dès le début de l’affaire.
▶Points à prendre en considération pendant l’enquête
-Prudence dans les déclarations : il convient d’éviter toute déclaration précipitée avant de bénéficier de l’assistance d’un avocat.
-Présence lors de l’interrogatoire : l’interrogatoire par la police peut avoir lieu en présence d’un avocat. Cette présence contribue à prévenir la déformation des déclarations ou les aveux défavorables.
-Dépôt d’un mémoire de l’avocat : la présentation, au début de l’affaire, d’un mémoire exposant clairement la position de la personne mise en cause peut influer sur l’orientation de l’enquête.
▶Vérification de la qualification juridique du médicament psychotrope
-La qualité de médicament psychotrope peut être vérifiée en déterminant si le produit figure sur la liste des stupéfiants désignés par un avis du ministère coréen de la Sécurité des aliments et des médicaments.
-Même si la personne mise en cause affirme qu’elle ignorait que le produit était un médicament psychotrope, le tribunal peut retenir sa culpabilité en raison d’un manquement à une obligation de prudence.
Importance de la préparation de la défense dès le début de la procédure
Les médicaments psychotropes peuvent être perçus comme de simples somnifères ou médicaments amaigrissants. Ils relèvent toutefois juridiquement de la catégorie des stupéfiants et leur usage illicite est passible de sanctions sévères.
Les autorités d’enquête coréennes accordent une attention particulière aux infractions relatives aux stupéfiants, y compris aux médicaments psychotropes. Même une transaction, une prise ou une possession portant sur une faible quantité peut donc donner lieu à des sanctions.
Lorsqu’une personne est impliquée ou soupçonnée d’être impliquée dans de tels faits, l’assistance d’un avocat intervenant dans les affaires relatives aux stupéfiants peut permettre de préparer sa défense dès le début de la procédure.
Le Cabinet d’avocats Daeryun constitue une équipe dédiée aux affaires relatives aux stupéfiants et fournit notamment les services juridiques suivants.
-Vérification du classement du produit parmi les stupéfiants
-Analyse de la quantité effectivement consommée et de l’existence d’un mésusage ou d’un usage abusif
-Évaluation de la possibilité d’invoquer un usage médical
-Identification d’éventuels coauteurs ou de la filière d’approvisionnement et préparation des déclarations
-Rassemblement des éléments de preuve relatifs à une prescription illicite
-Recensement des motifs d’atténuation de la peine applicables à une première infraction et préparation des écritures, notamment des requêtes et lettres sollicitant la clémence
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