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Domaines de pratique

Contentieux civil fiscal

Le contentieux civil fiscal porte sur les litiges civils liés à la fiscalité. Il comprend notamment différents types d’actions concernant le remboursement d’impôts, la réparation de dommages ou l’action paulienne entre un contribuable et l’État ou une collectivité locale.

CONTENTS
  • 1. Contentieux civil fiscal | Domaine
    • - Types d’actions
  • 2. Contentieux civil fiscal | Demande de remboursement d’impôt
    • - Droit au remboursement d’impôt
    • - Conditions de naissance du droit
    • - Conditions selon le type de demande de remboursement
    • - Délai de demande
    • - Action en restitution de l’enrichissement sans cause
  • 3. Contentieux civil fiscal | Action en responsabilité de l’État
    • - Notion de responsabilité de l’État
    • - Prescription extinctive
    • - Introduction de l’action
    • - Procédure judiciaire
  • 4. Contentieux civil fiscal | Action paulienne
    • - Qu’est-ce qu’un acte portant atteinte aux créanciers ?
    • - Objet de l’action
    • - Conditions de l’action
    • - Modalités de réponse
  • 5. Contentieux civil fiscal | Liste de contrôle
    • - Dispositif d’assistance des avocats spécialisés en fiscalité

1. Contentieux civil fiscal | Domaine

Le contentieux civil fiscal désigne la procédure judiciaire civile engagée par un contribuable ayant subi un préjudice du fait d’une décision d’imposition erronée ou d’une imposition illégale de l’administration fiscale afin d’obtenir la protection de ses droits.

En règle générale, les affaires fiscales relèvent du contentieux administratif, mais il peut être nécessaire d’engager une procédure civile à l’encontre d’une décision d’imposition.

Lorsqu’une erreur de l’administration fiscale a conduit le contribuable à payer un impôt excessif ou à subir un préjudice, une action civile en matière fiscale peut permettre d’obtenir la restitution des sommes indûment acquittées ou la réparation du préjudice.

Types d’actions

Les principaux types d’actions relevant du contentieux civil fiscal sont les suivants.

Type d’action

Description

Action en remboursement d’impôt

Action en restitution de l’enrichissement sans cause visant à obtenir le remboursement d’un impôt indûment acquitté

Action en responsabilité de l’État

Demande de dommages-intérêts au titre du préjudice causé par l’imposition illégale d’un agent de l’administration fiscale

Action en radiation de l’inscription d’une saisie

Demande de radiation de l’inscription d’une saisie immobilière résultant d’une mesure injustifiée de recouvrement d’arriérés fiscaux

Action en contestation de la répartition

Contestation de la procédure de répartition portant sur la reconnaissance de la priorité des créances fiscales nationales

Action paulienne

Demande de révocation d’un acte de disposition patrimoniale accompli pour échapper à l’exécution forcée d’une créance fiscale

Ces actions sont régies par la Loi de procédure civile de la République de Corée et suivent une procédure semblable à celle d’un procès civil ordinaire.

2. Contentieux civil fiscal | Demande de remboursement d’impôt

Contentieux civil fiscal, droit au remboursement d’impôt et action en restitution de l’enrichissement sans cause

Dans le cadre du contentieux civil fiscal, la demande de remboursement d’impôt est la procédure par laquelle un contribuable réclame à l’État ou à une collectivité locale la restitution d’impôts acquittés par erreur ou en excédent.

À la différence du recours administratif ou du recours en annulation d’un acte administratif, elle suit une procédure civile.

Droit au remboursement d’impôt

Le droit au remboursement d’impôt désigne le droit d’un contribuable de demander à l’État ou à une collectivité locale la restitution d’un impôt acquitté par erreur ou en excédent.


Les sommes à restituer comprennent alors non seulement l’impôt initial, mais également les majorations et les frais de recouvrement des arriérés.

Conditions de naissance du droit

Conditions de naissance du droit

Description

Absence initiale d’obligation fiscale

Cas dans lequel aucune obligation fiscale n’existait dès l’origine, mais où un paiement a été effectué par erreur ou l’imposition était erronée

Disparition de l’obligation fiscale après le paiement

Cas dans lequel une modification de la loi ou une circonstance postérieure fait disparaître l’obligation fiscale

Existence d’un motif légal de remboursement

Cas dans lequel la législation applicable à l’impôt concerné prévoit un motif de remboursement

(exemple : remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée)

Conditions selon le type de demande de remboursement

Selon leur nature juridique, les remboursements fiscaux sont répartis entre les sommes indûment acquittées, les trop-perçus et les montants d’impôt remboursables (article 51 de la Loi-cadre sur les impôts nationaux de la République de Corée).

Type de remboursement

Conditions

Somme indûment acquittée

Paiement effectué + nullité de la décision d’imposition ou de la déclaration

Trop-perçu

Paiement effectué + annulation de la décision d’imposition ou annulation du refus de rectification fiscale

Montant d’impôt remboursable

Nécessité de reconnaître le remboursement et respect des conditions précises

※ L’appréciation précise du montant d’impôt remboursable varie selon la catégorie d’impôt concernée (exemples : taxe sur la valeur ajoutée ou retenue à la source). Il convient de tenir compte de la législation et de l’interprétation officielle de l’administration fiscale.

Délai de demande

Le droit au remboursement d’un impôt national peut être exercé pendant 5 ans. Passé ce délai, la prescription extinctive est acquise (article 54 de la Loi-cadre sur les impôts nationaux de la République de Corée).

Action en restitution de l’enrichissement sans cause

La décision de l’administration fiscale relative au remboursement d’un impôt national ne constitue qu’une procédure administrative interne. Comme elle n’est pas reconnue comme un acte administratif, elle ne peut pas faire l’objet d’un recours contentieux contre un tel acte.

Selon la position constante de la Cour suprême de la République de Corée, le remboursement doit donc être demandé non par une action administrative distincte, mais par une action civile en restitution de l’enrichissement sans cause.

Ainsi, pour obtenir la restitution d’un impôt acquitté par erreur ou en excédent, le contribuable doit engager une action en restitution de l’enrichissement sans cause conformément à la Loi de procédure civile de la République de Corée. Cette action est également appelée « action en remboursement d’impôt ».

3. Contentieux civil fiscal | Action en responsabilité de l’État

Contentieux civil fiscal, action en responsabilité de l’État et calcul du délai de prescription

En matière de contentieux civil fiscal, une action en responsabilité de l’État peut être nécessaire lorsqu’un agent de l’administration fiscale enfreint intentionnellement ou par négligence la législation dans le cadre d’une décision d’imposition ou de recouvrement et cause ainsi un préjudice au contribuable.

En d’autres termes, il s’agit d’une action par laquelle un contribuable demande des dommages-intérêts à l’État ou à une collectivité locale.

Notion de responsabilité de l’État

La responsabilité de l’État désigne l’obligation pour l’État ou une personne publique de réparer le préjudice subi lorsque, dans l’exercice de ses fonctions, un agent public enfreint la législation et porte atteinte aux droits d’autrui (article 29, paragraphe 1, de la Constitution de la République de Corée).

Les actes d’imposition ou de recouvrement accomplis par les agents de l’administration fiscale constituent l’exercice officiel de fonctions de l’État ou d’une collectivité locale.

Par conséquent, si une décision illégale prise intentionnellement ou par négligence au cours d’une procédure d’imposition cause un préjudice au contribuable, celui-ci peut engager une action en responsabilité contre l’État ou la collectivité locale.

Prescription extinctive

Le droit d’engager la responsabilité de l’État doit être exercé dans les 3 ans à compter du jour où la victime a eu connaissance du dommage et de son auteur, et dans les 5 ans à compter du fait dommageable.

Passé ces délais, le droit s’éteint.

Introduction de l’action

En vertu de la Loi sur la responsabilité de l’État de la République de Corée, une action en dommages-intérêts peut être engagée sans qu’une demande d’indemnisation ait préalablement été présentée à la commission d’examen des indemnisations.

La partie concernée peut donc directement saisir le tribunal d’une action en responsabilité de l’État fondée notamment sur une décision d’imposition injustifiée (article 9 de la Loi sur la responsabilité de l’État).

Procédure judiciaire

L’action en dommages-intérêts engagée contre l’État suit la même procédure qu’une action ordinaire en dommages-intérêts.

① Dépôt et signification de la requête introductive d’instance

② Dépôt du mémoire en défense et des mémoires préparatoires

③ Production et administration de la preuve

④ Audience de plaidoirie et audience consacrée à l’examen concentré des preuves

⑤ Prononcé du jugement et acquisition de son caractère définitif

4. Contentieux civil fiscal | Action paulienne

Contentieux civil fiscal, procédure d’action paulienne et prescription extinctive

Dans le domaine du contentieux civil fiscal, l’action paulienne est une action engagée lorsqu’un contribuable accomplit un acte portant atteinte aux créanciers, notamment en disposant illégalement de ses biens ou en les dissimulant afin d’échapper à l’exécution forcée d’une créance fiscale ou d’en entraver l’exercice. Elle vise à révoquer cet acte afin d’assurer la protection effective des droits du créancier (article 406 de la Loi civile de la République de Corée).

Qu’est-ce qu’un acte portant atteinte aux créanciers ?

Un acte portant atteinte aux créanciers désigne un acte par lequel un débiteur réduit ou dissimule son patrimoine, entravant ainsi l’exercice légitime des droits de ses créanciers.

Il peut notamment s’agir du cas où un contribuable vend ses biens à bas prix à un tiers ou les lui donne afin d’échapper à une créance fiscale, c’est-à-dire à sa dette fiscale.

Exemples d’actes

∙ Transférer un bien immobilier au nom de son conjoint, de ses parents, de ses enfants ou d’un autre membre de sa famille

∙ Retirer une somme importante d’un compte puis en dissimuler l’utilisation

∙ Faire inscrire un bien au nom d’un tiers alors que le débiteur en est le véritable propriétaire

∙ Faire verser directement son salaire sur le compte d’un membre de sa famille afin de réduire son propre patrimoine

∙ Transférer gratuitement à un tiers des actifs de grande valeur, tels que des biens immobiliers, des véhicules, des œuvres d’art ou des bijoux

Objet de l’action

Lorsque l’acte accompli par un contribuable rend difficile l’exercice des droits du créancier, à savoir l’État ou une collectivité locale, celui-ci peut demander au tribunal de révoquer cet acte afin de rétablir le patrimoine et de préserver sa créance.

Si l’acte est révoqué, le patrimoine est rétabli dans son état antérieur et peut faire l’objet d’une exécution forcée ou d’une saisie.

Conditions de l’action

Condition

Description

Existence d’une créance

Une créance pécuniaire, telle qu’une créance fiscale, doit exister

Acte du débiteur portant atteinte aux créanciers

Le débiteur doit avoir disposé de ses biens ou les avoir dissimulés dans l’intention de porter atteinte aux droits de ses créanciers

Atteinte subie par le créancier

Le créancier doit éprouver des difficultés réelles à exercer ses droits

Délai d’introduction de l’action

L’action doit être engagée dans un délai de 1 an à compter du jour où l’existence de l’acte a été connue et de 5 ans à compter du jour où cet acte a été accompli

Modalités de réponse

Pour répondre, en qualité de contribuable, à une action paulienne, il importe en premier lieu d’établir le caractère légitime du transfert ou de la disposition des biens.

Il faut démontrer que le transfert des biens résulte d’une opération légitime et faire valoir qu’il ne constitue pas un acte portant atteinte aux créanciers.

Il est également nécessaire d’établir que la dissimulation ou la disposition des biens ne visait pas à échapper aux créanciers afin que le tribunal puisse statuer sur ce point.

Principaux éléments de preuve

∙ Documents permettant d’établir le caractère normal de l’opération, tels qu’un contrat de vente, un acte de donation ou un contrat de bail

∙ Éléments d’évaluation établissant que l’opération a été conclue à un prix approprié lors du transfert du bien

∙ Preuves du dépôt régulier des déclarations fiscales et du paiement des impôts

∙ Déclarations et témoignages établissant que le transfert des biens répondait à des motifs ordinaires liés à la vie courante ou à l’activité professionnelle et ne visait pas à échapper aux créanciers

∙ Relevés bancaires et autres pièces montrant que le mouvement des biens correspondait à des flux financiers normaux

∙ Éléments établissant que le transfert des biens était inévitable

∙ Éléments prouvant que le bénéficiaire du transfert possède et utilise effectivement le bien
(exemples : relevés de paiement des charges ou justificatifs d’assurance)

5. Contentieux civil fiscal | Liste de contrôle

Liste de contrôle du contentieux civil fiscal et modalités de demande d’un remboursement d’impôt

Lors de la préparation d’une action civile en matière fiscale, il est important de vérifier attentivement plusieurs éléments.

La liste de contrôle ci-dessous permet de préparer le dossier sans omission et d’organiser la réponse à apporter.

Élément

Contenu

Vérification des éléments de la décision d’imposition

Examen des documents et des faits pertinents, notamment les déclarations, les décisions d’imposition et les justificatifs de paiement

Vérification de la prescription extinctive de la créance fiscale

Examen du délai de prescription et de ses causes d’interruption au regard de la Loi-cadre sur les impôts nationaux et de la Loi civile de la République de Corée

Détermination du type d’action

Choix entre une demande de remboursement d’impôt, une action en restitution de l’enrichissement sans cause, une action en responsabilité de l’État ou une autre procédure

Examen des fondements juridiques et de la jurisprudence

Vérification de la législation applicable, de la jurisprudence de la Cour suprême de la République de Corée et des règles administratives

Collecte et classement des preuves

Obtention des attestations de paiement de l’impôt, avis d’imposition, mises en demeure, résultats des contrôles fiscaux et communications pertinentes

Existence de mesures interrompant la prescription

Vérification de l’existence d’une cause d’interruption de la prescription, telle qu’un avis de paiement, une mise en demeure ou une demande en justice

Évaluation de la possibilité d’une exécution d’office

Examen des moyens permettant de recouvrer la créance, notamment la saisie et la réalisation des biens

Élaboration d’une stratégie de réponse

Préparation de mesures précises concernant la procédure, la production des preuves et les plaidoiries

Introduction et suivi de l’action

Rédaction et dépôt de la requête introductive d’instance, ainsi que gestion du calendrier judiciaire

Mesures ultérieures et protection des droits

Suivi après le jugement, notamment l’exécution de la décision définitive et la perception du remboursement

Dispositif d’assistance des avocats spécialisés en fiscalité

Notre cabinet compte notamment des avocats spécialisés en fiscalité enregistrés auprès de la Korean Bar Association, ainsi que plusieurs avocats spécialisés ayant en moyenne au moins 10 ans d’expérience.

Il peut ainsi apporter un soutien pratique et spécialisé dans l’ensemble des contentieux civils fiscaux, notamment pour la vérification des dettes fiscales du contribuable, la contestation d’une imposition indue, les demandes de remboursement d’impôt et les actions pauliennes.


Il collabore également avec des professionnels compétents, notamment des conseillers fiscaux et des experts-comptables, afin de préparer avec précision les éléments de preuve et de définir une stratégie contentieuse adaptée.


Si vous avez besoin d’aide concernant ces procédures, vous pouvez solliciter l’assistance d’un avocat spécialisé en fiscalité.

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