CONTENTS
- 1. Conseil fiscal | Présentation

- - Nécessité du conseil
- - Déroulement du conseil
- 2. Conseil fiscal | Principaux domaines concernant les particuliers

- - Droits de succession et de donation
- - Transactions immobilières et impôt sur les plus-values
- - Actifs financiers et revenus à l’étranger
- 3. Conseil fiscal | Principaux domaines concernant les entreprises

- - Impôt sur les sociétés et transactions
- - Taxe sur la valeur ajoutée et déduction de la taxe acquittée en amont
- - Transmission d’une entreprise familiale
- - Fiscalité internationale et douanes
- 4. Conseil fiscal | Éléments et documents à préparer

- - Données et finalité de leur utilisation
- 5. Conseil fiscal | Liste de contrôle

- - Dispositif d’assistance des avocats spécialisés en fiscalité
1. Conseil fiscal | Présentation

Le conseil fiscal est une démarche qui permet aux particuliers et aux entreprises contribuables de prévenir les risques associés et d’élaborer une stratégie fiscale.
Le droit fiscal coréen est très complexe dans son application et son interprétation. Ses modifications fréquentes rendent difficile, pour le contribuable ordinaire, la gestion pratique des questions fiscales.
Nécessité du conseil
La fiscalité exerce une influence directe ou indirecte sur la quasi-totalité des activités économiques, notamment la gestion d’une entreprise, les transferts de patrimoine des particuliers, les investissements et les successions.
Les différentes lois fiscales de la République de Corée, notamment la Loi-cadre sur les impôts nationaux, la Loi sur l’impôt sur les sociétés, la Loi sur l’impôt sur le revenu, la Loi sur la taxe sur la valeur ajoutée et la Loi sur les droits de succession et de donation, sont fortement interdépendantes et laissent une large place à l’interprétation, ce qui peut entraîner de nombreux différends en pratique.
Une planification fiscale préalable réalisée dans le cadre d’un conseil fiscal peut éviter des paiements d’impôt inutiles et permettre de réagir rapidement à des mesures défavorables telles qu’un contrôle fiscal ou un acte d’imposition.
Déroulement du conseil
Le conseil fiscal se déroule généralement selon les étapes suivantes.
: examen des données de base, notamment la structure des revenus, la situation patrimoniale, le modèle économique et le contenu des transactions
∙ Examen juridique et fiscal
: analyse de l’applicabilité des lois concernées, notamment la Loi-cadre sur les impôts nationaux, la Loi sur l’impôt sur le revenu, la Loi sur l’impôt sur les sociétés, la Loi sur les droits de succession et de donation et la Loi sur la taxe sur la valeur ajoutée, ainsi que des risques associés
∙ Évaluation des risques fiscaux et rédaction d’un rapport
: détermination des conclusions après examen des questions en cause, analyse du risque d’imposition et étude de décisions de justice similaires
∙ Aide à la prise de décision et à la mise en œuvre
: mesures pratiques, notamment les moyens de réduire légalement la charge fiscale, les stratégies de gestion des risques et la préparation préalable de documents explicatifs
∙ Suivi ultérieur
: préparation à un contrôle fiscal, présentation d’observations sur un avis préalable d’imposition et assistance dans les procédures de contestation, notamment
2. Conseil fiscal | Principaux domaines concernant les particuliers

Le conseil fiscal est indispensable pour analyser l’environnement fiscal complexe des contribuables particuliers, notamment les personnes à hauts revenus, les détenteurs d’un patrimoine important, les membres de professions libérales et les investisseurs à l’étranger, et pour élaborer une stratégie de réponse licite et efficace.
Les successions et donations, les transactions immobilières, les revenus financiers et la détention d’actifs à l’étranger constituent notamment des domaines à haut risque susceptibles de faire l’objet d’un contrôle du Service national des impôts de la République de Corée. En l’absence de conseil préalable, ils peuvent entraîner d’importants rappels d’impôts ou des sanctions pénales.
Droits de succession et de donation
Lors d’un transfert de patrimoine entre membres d’une famille, des questions fiscales peuvent se poser concernant une donation préalable, le portage d’un bien au nom d’un tiers ou une cession à un prix inférieur à sa valeur.
Même lorsqu’un transfert de patrimoine est légitime, s’il est considéré à tort comme une donation indirecte ou une succession organisée de manière irrégulière, il peut donner lieu à des majorations d’impôt et à l’ouverture d’un contrôle fiscal.
Points à examiner
∙ Préparation des contrats et documents fiscaux établissant les motifs légitimes de la transaction
∙ Vérification de la déclaration préalable des donations et du respect des procédures légales
→ Réduire le risque d’une imposition imprévue au titre des droits de succession ou de donation et permettre l’élaboration d’un plan de transmission patrimoniale à long terme
Transactions immobilières et impôt sur les plus-values
Les propriétaires de plusieurs logements, les détenteurs de biens au nom d’une personne morale et les titulaires de droits d’acquisition sur un logement en construction appartiennent notamment aux catégories à haut risque lors de la déclaration et du paiement de l’impôt sur les plus-values.
En conséquence, si la transaction réelle ne correspond pas à son évaluation fiscale, une dissimulation fiscale peut être suspectée.
Points à examiner
∙ Vérification du respect des conditions d’exonération
∙ Calcul préalable des dépenses nécessaires, du prix d’acquisition et de la durée de détention, notamment
Actifs financiers et revenus à l’étranger
L’absence de déclaration d’un compte à l’étranger ou l’omission de revenus de source étrangère peut entraîner des majorations d’impôt, des amendes administratives et des sanctions pénales. Elle peut également faire l’objet d’une enquête du Service national des impôts de la République de Corée sur l’évasion fiscale extraterritoriale.
Points à examiner
∙ Vérification de l’applicabilité du CRS (système international d’échange de renseignements financiers)
∙ Déclaration appropriée des revenus de source étrangère et préparation des documents requis
→ Une déclaration et une mise en conformité préalables peuvent à elles seules réduire le montant des amendes administratives et le risque de contrôle
3. Conseil fiscal | Principaux domaines concernant les entreprises

Le conseil fiscal permet d’analyser systématiquement les risques fiscaux susceptibles de découler de l’ensemble des activités de gestion, de transaction et de financement d’une entreprise. Il apporte également une aide concrète pour préparer un contrôle fiscal et élaborer une stratégie fiscale.
Les modifications du modèle économique d’une entreprise, les transactions entre sociétés affiliées, l’expansion à l’étranger ou encore le transfert d’actions non cotées peuvent notamment, en cas d’appréciation fiscale erronée, entraîner une imposition se chiffrant en milliers de milliards de wons sud-coréens ou des sanctions pour infraction fiscale.
Impôt sur les sociétés et transactions
L’omission de recettes, la comptabilisation excessive de dépenses et la distorsion des transactions internes d’une personne morale figurent parmi les principaux motifs de contrôle fiscal.
L’utilisation d’actifs de la personne morale à des fins privées et les transactions anormales entre personnes liées peuvent également relever du dispositif coréen de rectification des calculs résultant d’actes indus.
Points à examiner
∙ Examen de l’équité des transactions internes et des transactions entre personnes liées
∙ Évaluation des possibilités de report d’imposition et de déduction en charges fiscales
→ Assurer la cohérence entre le traitement comptable et le traitement fiscal de l’entreprise
Taxe sur la valeur ajoutée et déduction de la taxe acquittée en amont
La taxe sur la valeur ajoutée est un impôt indirect généré à chaque transaction. Le montant effectivement dû peut varier sensiblement selon les modalités de déclaration et le respect des conditions de déduction.
La régularité de la taxe acquittée en amont, la possibilité d’appliquer un taux zéro et le respect des conditions applicables aux contribuables soumis au régime simplifié constituent des points importants du conseil.
Points à examiner
∙ Détermination de l’applicabilité du taux zéro ou d’une exonération
∙ Vérification de la régularité de la réception des factures fiscales et du respect des conditions de conservation
→ Une erreur mineure peut entraîner le refus du traitement fiscal ou une majoration d’impôt ; un examen précis est donc nécessaire
Transmission d’une entreprise familiale
La transmission d’une entreprise familiale est une procédure complexe qui va au-delà d’un simple transfert de participations et exige de prendre simultanément en considération la continuité de l’activité et le transfert du patrimoine entre générations.
En particulier, la déduction applicable à la succession d’une entreprise familiale, le régime fiscal spécial des donations destinées à sa transmission et l’évaluation des actions non cotées peuvent, selon que leurs conditions sont ou non remplies, entraîner un écart de charge fiscale de plusieurs milliards de wons sud-coréens.
Le risque est également important lorsque le non-respect des conditions de suivi ultérieur entraîne une application rétroactive de l’imposition.
Points à examiner
∙ Analyse des critères quantitatifs concernant notamment la durée d’activité, le chiffre d’affaires et le nombre de salariés du défunt ou du donateur
∙ Élaboration de mesures permettant de respecter, pendant la période de suivi, les obligations relatives notamment au maintien du dirigeant et à l’interdiction de changer de secteur d’activité
∙ Élaboration d’une stratégie adaptée pour éviter la dispersion des participations et évaluer les actions non cotées
Fiscalité internationale et douanes
Le conseil fiscal est indispensable pour diagnostiquer à l’avance les risques liés à la fiscalité internationale et aux droits de douane des entreprises dont les transactions et les structures sont transfrontalières, puis élaborer une stratégie fiscale adaptée.
Si l’entreprise n’examine pas attentivement sa structure en amont, elle peut être confrontée à une double imposition imprévue ou à l’omission d’éléments imposables.
Principales questions
∙ Crédit d’impôt étranger et correction de la double imposition
∙ Interprétation et application des conventions fiscales
∙ Détermination de l’existence d’un établissement stable (PE)
∙ Détermination du code HS et de la valeur en douane
∙ Vérification de l’origine au titre des accords de libre-échange (FTA)
∙ Contrôles douaniers et vérification des marchandises soumises à des restrictions à l’importation
∙ Réponse aux infractions à la Loi sur les douanes de la République de Corée
Points à examiner
∙ Examen de la possibilité d’un crédit d’impôt étranger et des mécanismes prévus par les conventions fiscales, notamment la procédure amiable et la prévention de la double imposition
∙ Diagnostic préalable de l’existence d’un établissement stable (PE) et adaptation des contrats et du périmètre des activités
∙ Établissement de critères internes pour la classification des marchandises importées selon le code HS et le calcul de leur valeur en douane
∙ Collecte préalable des documents de vérification de l’origine au titre des accords de libre-échange (FTA) et mise en place d’un système de conservation documentaire
∙ Vérification préalable de la concordance des déclarations en douane et des risques d’infraction en prévision d’un contrôle douanier
4. Conseil fiscal | Éléments et documents à préparer

Pour mener correctement un conseil fiscal, les données et documents de base suivants doivent être soigneusement préparés.
Ces éléments jouent un rôle essentiel dans l’appréciation de l’imposition, l’élaboration de mesures permettant de réduire légalement la charge fiscale et la préparation d’un argumentaire en cas de contrôle fiscal.
Données et finalité de leur utilisation
Catégorie | Documents requis | Objet de l’utilisation |
Revenus et historique des transactions | Déclaration globale d’impôt sur le revenu, relevé des revenus professionnels, notamment | Analyse de la structure des revenus et détermination de la base imposable |
Situation des actifs détenus | Extrait du registre foncier, état des participations détenues, notamment | Évaluation des actifs et conception du plan de transfert |
Contrats et justificatifs de paiement | Contrat de vente, relevé des paiements, historique des virements, notamment | Authenticité de la transaction et critères de calcul de l’impôt |
Documents fiscaux antérieurs | Avis de contrôle fiscal, avis préalable d’imposition, réclamation, notamment | Analyse des difficultés antérieures et mesures visant à éviter leur réapparition |
5. Conseil fiscal | Liste de contrôle

Le conseil fiscal est particulièrement pertinent dans les situations suivantes.
L’assistance d’un spécialiste en fiscalité peut être utile pour examiner les risques fiscaux à titre préventif ou pour prendre des mesures anticipées face à un risque d’imposition.
▷ Réception d’un avis de contrôle fiscal ou d’un avis préalable d’imposition
▷ Réalisation de nombreuses transactions internes entre personnes morales ou de transactions entre personnes liées
▷ Survenance d’un différend avec l’administration fiscale ou d’une controverse d’interprétation
▷ Questions fiscales concernant des actifs à l’étranger, notamment une personne morale, un bien immobilier ou un compte bancaire à l’étranger
▷ Examen préalable du risque d’imposition d’une opération susceptible de faire l’objet d’une controverse quant à l’interprétation de la législation
Dispositif d’assistance des avocats spécialisés en fiscalité
Le cabinet compte notamment des avocats spécialisés en fiscalité inscrits auprès de l’Association du barreau coréen, ainsi que plusieurs avocats spécialisés disposant en moyenne d’au moins 10 ans d’expérience.
Il peut ainsi apporter un soutien pratique et spécialisé face aux questions complexes relevant de différents domaines fiscaux, notamment l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu, la taxe sur la valeur ajoutée et les droits de succession et de donation.
Le cabinet travaille également en étroite collaboration avec des experts-comptables, des conseillers fiscaux et des spécialistes des douanes afin de fournir un conseil fiscal global, notamment pour élaborer une stratégie structurée visant à réduire légalement la charge fiscale, répondre à un contrôle fiscal, accompagner une procédure de contestation et protéger les droits des contribuables.
L’assistance d’un avocat spécialisé en fiscalité peut être sollicitée pour l’ensemble du processus, depuis le diagnostic des risques fiscaux et la planification fiscale préalable jusqu’aux mesures de suivi ultérieures.
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