CONTENTS
- 1. Contentieux administratif en matière de concurrence | Notion

- - Exemples de contentieux administratifs en matière de concurrence
- 2. Contentieux administratif en matière de concurrence | Procédure

- - Principaux motifs d’introduction d’un contentieux administratif en matière de concurrence
- 3. Contentieux administratif en matière de concurrence | Risques auxquels l’entreprise peut être confrontée

- - Stratégies de réponse des entreprises dans le contentieux administratif en matière de concurrence
- - Nature de l’assistance proposée par Daeryun
1. Contentieux administratif en matière de concurrence | Notion

Le contentieux administratif en matière de concurrence désigne une action introduite afin de contester notamment une mesure corrective ou l’imposition d’une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum par la Commission coréenne du commerce équitable.
Cette action devant être engagée contre la Commission, elle exige une compréhension approfondie de la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable ainsi que des compétences spécialisées en la matière.
Une compréhension générale de la Loi sur le contentieux administratif et une bonne connaissance de la procédure sont également nécessaires.
La Commission a indiqué qu’en 2024, le montant des sanctions pécuniaires administratives imposées aux entreprises avait augmenté de plus de 26 % par rapport à l’année précédente.
De nombreuses entreprises engagent donc un contentieux administratif, mais la proportion d’issues favorables demeure faible. En outre, les actions dirigées contre la Commission relèvent d’un système à deux degrés de juridiction dans lequel la première instance est omise, ce qui peut donner le sentiment que les voies judiciaires de protection des droits sont insuffisantes.
Contrairement aux autres contentieux administratifs relevant de trois degrés de juridiction, ce contentieux suit une procédure à deux degrés qui, sans passer par un tribunal de district, débute devant la Haute Cour de Séoul avant un éventuel pourvoi devant la Cour suprême de la République de Corée.
Il convient donc de conduire la procédure avec prudence, après avoir obtenu les conseils juridiques d’un avocat connaissant le contentieux administratif en matière de concurrence.
À la différence d’autres voies contentieuses, les faits sont examinés par la Haute Cour. De nombreuses pièces doivent ainsi être préparées et analysées dans un délai restreint, et les motifs ayant conduit la Commission à imposer la mesure doivent être examinés attentivement.
Si vous envisagez un contentieux administratif en matière de concurrence, vous pouvez consulter un avocat spécialisé afin d’examiner les circonstances précises de l’affaire.
Exemples de contentieux administratifs en matière de concurrence
Le contentieux administratif en matière de concurrence est la procédure par laquelle une entreprise conteste devant une juridiction les différents actes administratifs adoptés par la Commission coréenne du commerce équitable à l’encontre d’une entreprise ou d’un particulier, notamment une injonction de mise en conformité, l’imposition d’une sanction pécuniaire administrative, une demande de dénonciation au parquet ou une injonction de publication.
Cette procédure prend la forme d’un recours en annulation ou d’une action visant à faire constater la nullité. Elle constitue une voie de droit permettant de remédier à un acte administratif de la Commission considéré comme illégal ou injustifié.
Les mesures imposées par la Commission en raison d’une infraction à la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable peuvent causer à l’entreprise non seulement des répercussions financières, telles qu’une sanction pécuniaire administrative ou les coûts d’exécution d’une mesure corrective, mais aussi des risques commerciaux concrets, notamment une baisse de la confiance dans la marque, la rupture de relations d’affaires ou une détérioration de l’opinion publique à la suite d’articles de presse.
Le contentieux administratif en matière de concurrence est donc utilisé non seulement pour contester une sanction, mais aussi comme un moyen stratégique étroitement lié à la continuité de l’entreprise et à la stabilité de sa gestion.
▶Principaux exemples d’actions
Demande d’annulation d’une injonction de mise en conformité: cas dans lequel un distributeur conteste la légalité d’une injonction reçue au motif qu’il aurait imposé des conditions contractuelles à un fournisseur
Demande d’annulation d’une demande de dénonciation: cas dans lequel une entreprise dénoncée au parquet en raison d’une infraction conteste le bien-fondé de cette dénonciation
2. Contentieux administratif en matière de concurrence | Procédure

Le contentieux administratif en matière de concurrence permet de contester une injonction de mise en conformité ou l’imposition d’une sanction pécuniaire administrative par la Commission coréenne du commerce équitable.
Avant d’engager l’action, il est également possible de former auprès de la Commission un recours contre sa décision.
La demande de recours doit être rédigée et remise à la Commission dans les 30 jours suivant la réception de la notification de la décision.
Si l’entreprise souhaite encore contester la décision après avoir formé ce recours, elle peut engager un contentieux administratif. Elle peut aussi saisir directement la juridiction sans former de recours préalable.
La procédure d’introduction du contentieux administratif en matière de concurrence est la suivante.
1. Dépôt de la requête introductive (introduction de l’action)
La requête doit contenir les éléments suivants.
-Informations relatives à la demanderesse (l’entreprise) et à la défenderesse (la Commission)
-Contenu précis de l’acte et préjudices en résultant
-Raisons et fondements juridiques pour lesquels l’acte est considéré comme illégal
-Objet de la demande (par exemple : « L’acte OO est annulé. »)
-Brève présentation des éléments de preuve
※ Dans la pratique, il est courant de confier à un avocat la rédaction et le dépôt de la requête. Une présentation claire des faits pertinents et des motifs d’illégalité constitue le fondement de la stratégie contentieuse.
2. Signification du mémoire en défense
La Commission remet généralement son mémoire en défense dans un délai de 30 jours.
Ce mémoire comprend les éléments suivants.
-Arguments relatifs à la légalité et au bien-fondé de l’acte
-Réfutation détaillée des arguments de la demanderesse
-Pièces jointes telles que le rapport d’enquête, les documents de l’audition et la décision de la Commission
Après avoir reçu le mémoire de la Commission, la demanderesse peut rédiger un mémoire préparatoire pour compléter ses arguments ou répondre à ceux de la défenderesse. Elle peut également produire des preuves supplémentaires.
※ Les échanges de mémoires entre les parties peuvent se poursuivre à plusieurs reprises.
3. Déroulement des audiences de plaidoirie
Plusieurs audiences ont généralement lieu. Elles portent principalement sur les éléments suivants.
-Vérification des positions des parties et délimitation des questions essentielles
-Présentation des preuves et décision sur leur admission
-Audition de témoins ou désignation d’un expert si nécessaire
-Examen de documents d’analyse économique ou d’avis d’experts
※ Dans la pratique, le responsable juridique ou un membre de la direction de l’entreprise peut comparaître afin d’exposer la position de celle-ci. Des spécialistes de l’économie, notamment des experts-comptables ou des économistes, peuvent également présenter un avis.
4. Prononcé du jugement
Le jugement prend l’une des formes suivantes.
-Issue favorable à la demanderesse (annulation de l’acte)→ L’acte de la Commission devient nul et l’entreprise n’a plus à en subir les effets défavorables.
-Admission partielle→ Cas dans lequel seule la sanction pécuniaire administrative est réduite ou dans lequel certains éléments seulement sont annulés
-Issue défavorable à la demanderesse (maintien de l’acte)→ L’acte devient définitif en l’état et doit être exécuté
En cas de contestation du jugement, il est possible d’interjeter appel devant la Haute Cour, puis de former un pourvoi devant la Cour suprême de la République de Corée.
※ Le contentieux administratif pouvant avoir d’importantes répercussions sur l’image et la stratégie de gestion de l’entreprise, l’élaboration d’une stratégie à long terme doit prendre en considération non seulement l’annulation éventuelle de l’acte, mais aussi un possible lien avec une sanction pénale, la gestion des relations avec les médias et la confiance des investisseurs extérieurs.
Principaux motifs d’introduction d’un contentieux administratif en matière de concurrence
Un contentieux administratif en matière de concurrence est engagé lorsque l’acte de la Commission coréenne du commerce équitable est considéré comme juridiquement ou factuellement injustifié ou excessif.
Les principaux motifs d’introduction d’une telle action sont détaillés ci-dessous.
▶Erreur dans l’établissement des faits ou insuffisance des preuves
Ce motif concerne notamment le cas où la Commission adopte une mesure sur le fondement d’une interprétation restrictive, alors que la structure du comportement de l’entreprise ne permet guère de conclure qu’il limite la concurrence.
Il peut s’agir, par exemple, d’un cas dans lequel des négociations réciproques ont eu lieu pendant la conclusion du contrat, mais ont été considérées comme une contrainte unilatérale, ou dans lequel les données du rapport d’enquête ont fait l’objet d’une interprétation déformée.
▶Erreur dans l’application du droit ou interprétation arbitraire
Une action peut être engagée lorsque la Commission applique le droit dans un sens défavorable à l’entreprise sur des questions pour lesquelles les critères juridiques sont ambigus ou susceptibles de plusieurs interprétations, telles que la délimitation du marché, l’appréciation de la restriction de concurrence ou la reconnaissance d’une pratique concertée.
Des erreurs d’interprétation juridique se produisent notamment lors de la distinction entre marchés de produits similaires et marchés de produits différents.
▶Caractère injustifié ou disproportionné des critères de calcul de la sanction pécuniaire administrative
Les critères de calcul tiennent compte de la gravité de l’infraction, du chiffre d’affaires et de la répétition du comportement. Une action peut néanmoins être engagée lorsque le montant effectivement imposé est assez élevé pour affecter la gestion de l’entreprise ou paraît déraisonnablement élevé par rapport à des cas similaires.
▶Vice de procédure
Lorsque les droits de la défense de l’entreprise ont été méconnus au cours de l’enquête ou que la procédure présente une illégalité, telle que l’omission d’une audition ou l’absence de communication de documents obligatoires, il est possible de contester la régularité de la procédure.
3. Contentieux administratif en matière de concurrence | Risques auxquels l’entreprise peut être confrontée

Au-delà de la simple contestation d’un acte administratif, le contentieux administratif en matière de concurrence présente de nombreux risques susceptibles d’affecter directement la gestion de l’entreprise.
▶Absence de réduction ou augmentation de la sanction pécuniaire administrative : même après l’introduction de l’action, le montant peut ne pas être réduit. Une stratégie contentieuse inadaptée peut donc accroître les répercussions financières.
▶Dégradation de l’image de l’entreprise à la suite de la confirmation de l’acte : pour une société cotée ou une grande entreprise notamment, la confirmation définitive d’un acte de la Commission peut avoir une incidence négative sur la confiance extérieure lorsqu’elle est soumise à une obligation d’information.
▶Possibilité de poursuites pénales concomitantes : indépendamment de la sanction pécuniaire administrative, la Commission peut dénoncer les faits au parquet lorsque l’infraction est intentionnelle ou répétée. Le contentieux administratif et la procédure pénale peuvent alors se dérouler simultanément.
▶Prolongation des coûts et des risques liés au contentieux : pendant toute la durée de la procédure, les frais juridiques et la mobilisation des ressources de la direction peuvent représenter une charge importante.
Stratégies de réponse des entreprises dans le contentieux administratif en matière de concurrence
1. Réaction rapide avant l’adoption de l’acte administratif
En particulier, la présentation rigoureuse d’avis, de documents explicatifs et de déclarations peut accroître la possibilité d’atténuer la portée de l’acte administratif.
La rapidité et la précision de la réaction initiale influent fortement sur l’éventualité d’un contentieux ultérieur.
2. Analyse économique et collecte de données sur le marché
Pour contester ces points, des données empiriques sur la structure du marché concerné, les parts de marché et la substituabilité de la demande sont nécessaires.
Il est donc déterminant, pour convaincre la formation de jugement, d’obtenir un avis rédigé notamment par un spécialiste ou de produire des documents d’analyse issus d’une base de données fiable.
3. Élaboration d’une stratégie contentieuse en collaboration avec un cabinet d’avocats spécialisé
Il convient de travailler avec les avocats spécialisés d’un cabinet afin de distinguer et d’organiser l’ensemble des questions de fait, de procédure et de droit, puis de structurer méthodiquement les arguments de réfutation.
Il importe notamment de définir les conclusions de la demande, la stratégie relative à l’admission des preuves et, si nécessaire, la convocation de témoins.
4. Perfectionnement de la stratégie par l’analyse de jurisprudences similaires
Il convient de préciser la stratégie en recensant les différences entre les affaires rejetées et celles dans lesquelles les demandes ont été admises, puis en déterminant les critères d’appréciation des juridictions afin de les appliquer à l’affaire de l’entreprise.
5. Gestion de la communication interne et externe face aux risques
Une réponse stratégique visant notamment à prévenir la détérioration des relations avec les actionnaires et les partenaires commerciaux est importante.
Nature de l’assistance proposée par Daeryun
Le contentieux administratif en matière de concurrence relevant exceptionnellement d’un système à deux degrés de juridiction, il est important de solliciter l’assistance d’un avocat connaissant bien les particularités de cette procédure.
Selon les données publiées par la Commission coréenne du commerce équitable sur les contentieux la concernant en 2024, la proportion d’affaires administratives ayant donné lieu l’année précédente à une décision définitive favorable à la Commission dépassait 90 %.
Ces données montrent qu’il est très difficile d’obtenir l’issue recherchée lorsqu’un contentieux administratif est engagé pour contester un acte de la Commission.
Pour engager une telle action, il convient donc de recourir à l’assistance d’un avocat maîtrisant les affaires relatives à la Commission coréenne du commerce équitable.
Daeryun réunit au sein d’une équipe dédiée des 🔗avocats spécialisés en droit de la concurrence et des avocats spécialisés en droit administratif, qui accompagnent le client depuis les premières étapes du contentieux administratif en matière de concurrence jusqu’au prononcé du jugement.
Lorsque le Cabinet est chargé d’une affaire de contentieux administratif en matière de concurrence, il élabore une stratégie adaptée aux circonstances afin d’œuvrer à la protection des droits du client.
Les avocats spécialisés en droit de la concurrence proposent, selon la situation du client, différents modes de consultation, notamment sur site, dans les locaux du Cabinet, par téléphone ou en présentiel. Un système de consultation juridique est disponible 24 heures sur 24 et 365 jours par an.
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