CONTENTS
- 1. Signalement auprès de la Commission coréenne de la concurrence | Raisons d’effectuer un signalement

- - Principaux types de pratiques faisant l’objet d’un signalement auprès de la Commission coréenne de la concurrence
- - Cas exclus du champ d’application de la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable
- 2. Signalement auprès de la Commission coréenne de la concurrence | Déroulement de la procédure

- - Entreprise souhaitant effectuer un signalement auprès de la Commission coréenne de la concurrence
- - Entreprise faisant l’objet d’un signalement auprès de la Commission coréenne de la concurrence
- 3. Signalement auprès de la Commission coréenne de la concurrence | Pourquoi les entreprises doivent comprendre ce dispositif

- - Liste de contrôle destinée aux entreprises
1. Signalement auprès de la Commission coréenne de la concurrence | Raisons d’effectuer un signalement

Le signalement auprès de la Commission coréenne de la concurrence désigne la démarche par laquelle une entreprise saisit directement cette autorité lorsqu’elle constate ou subit une pratique commerciale déloyale dans le cadre de ses activités ou de ses relations avec une autre entreprise.
Lorsqu’elle reçoit un signalement, la Commission mène une enquête sur les actes susceptibles de constituer une violation de la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable et, si les soupçons de violation sont confirmés, elle peut ordonner des mesures correctives ou imposer une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum.
Lorsque la violation est intentionnelle, résulte d’une faute lourde ou présente un caractère grave, la Commission peut également exercer son pouvoir de dénonciation pénale auprès des autorités d’enquête.
Une personne lésée par une pratique commerciale déloyale ou une autre violation de cette loi peut donc faire valoir ses droits au moyen d’un signalement auprès de la Commission.
Toutefois, les pratiques commerciales déloyales et les violations de la loi ne peuvent pas toutes faire l’objet d’un tel signalement.
Il convient de solliciter un conseil juridique auprès d’un avocat en droit de la concurrence afin de déterminer précisément quels actes peuvent faire l’objet d’un signalement auprès de la Commission.
Une entreprise faisant l’objet d’un signalement et exposée à une sanction doit également déterminer quels actes sont en cause afin d’élaborer une réponse adaptée à leur nature.
L’assistance d’un avocat peut aussi être nécessaire dans cette situation, et le dossier peut devenir plus complexe si la Commission procède à une dénonciation pénale.
Principaux types de pratiques faisant l’objet d’un signalement auprès de la Commission coréenne de la concurrence
1. Ententes sur les prix et ententes dans les appels d’offres
Une entente sur les prix est une pratique par laquelle plusieurs entreprises éliminent la concurrence et fixent à l’avance un certain prix, au détriment des consommateurs.
Une entente dans un appel d’offres public ou privé consiste, pour les participants, à convenir à l’avance de l’adjudicataire, du prix ou des conditions d’attribution afin de restreindre la concurrence. Elle constitue une pratique déloyale représentative qui fausse le fonctionnement du marché.
2. Abus de position dominante sur le marché
Il s’agit du comportement d’une entreprise détenant une part de marché élevée qui utilise sa position pour évincer des concurrents ou porter préjudice aux consommateurs.
3. Pratiques commerciales déloyales
Les pratiques commerciales déloyales interdites par la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable comprennent notamment le refus de contracter, les conditions commerciales discriminatoires, l’incitation indue de clients, les ventes liées et l’achat imposé.
4. Violations de la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance
Cette catégorie comprend notamment les actes par lesquels un donneur d’ordre, tel qu’une grande entreprise, impose des exigences injustifiées à un sous-traitant ou réduit indûment le montant dû, ou encore en retarde le paiement.
5. Ententes restrictives de concurrence
Il s’agit de pratiques par lesquelles des entreprises se concertent à l’avance sur les prix du marché, les volumes de production, les zones de vente ou les conditions commerciales afin de restreindre la concurrence.
6. Entrave aux activités d’une entreprise
Il s’agit d’entraver indûment les activités d’un concurrent déterminé, notamment par l’utilisation injustifiée de sa technologie, le débauchage indu de son personnel ou la divulgation injustifiée d’informations.
7. Abus de droits de propriété intellectuelle et restrictions aux transactions exclusives
Cette catégorie vise les cas dans lesquels des droits de propriété intellectuelle, tels que les droits de brevet ou de marque, sont utilisés pour abuser d’une position dominante ou pour imposer des transactions exclusives dans le but de restreindre la concurrence.
8. Abus d’une position dominante dans une relation commerciale
Il s’agit du comportement d’une entreprise en position de supériorité qui impose des exigences injustifiées à son cocontractant ou le contraint à les accepter.
9. Publicité et étiquetage déloyaux
Les pratiques qui induisent les consommateurs en erreur au moyen de publicités fausses ou exagérées, ainsi que celles qui favorisent une concurrence déloyale, peuvent également faire l’objet d’un signalement.
Cas exclus du champ d’application de la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable
Avant de répondre à un signalement auprès de la Commission coréenne de la concurrence, il convient d’examiner les cas exclus du champ d’application de la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable.
Lorsqu’un consommateur demande le retour ou le remboursement d’un produit ou d’un service en raison d’un défaut après son achat et signale l’entreprise concernée à la Commission, la procédure ne peut pas être engagée devant celle-ci, car les questions relatives à la réparation des préjudices subis par les consommateurs relèvent de l’Agence coréenne de la consommation.
Les transactions entre particuliers qui n’agissent pas en qualité d’entrepreneurs ne peuvent pas non plus faire l’objet d’un signalement auprès de la Commission. Il en va de même des litiges juridiques relevant de relations privées.
Plutôt que de répondre seule à un signalement, l’entreprise peut solliciter l’examen de l’affaire par un professionnel du droit dans un délai adapté à la situation.
2. Signalement auprès de la Commission coréenne de la concurrence | Déroulement de la procédure

À compter du signalement auprès de la Commission coréenne de la concurrence, la procédure se déroule dans l’ordre suivant.
1. Étape de la prise de connaissance
2. Étape de l’enquête
3. Étape de la délibération
4. Étape de la notification
Entreprise souhaitant effectuer un signalement auprès de la Commission coréenne de la concurrence
1. Détermination précise du motif du signalement
L’entreprise qui souhaite saisir la Commission doit d’abord déterminer clairement si le préjudice qu’elle a subi résulte d’un acte illicite au regard de la Loi sur la régulation des monopoles et le commerce équitable.
Il peut notamment s’agir d’une entente sur les prix, d’une entente restrictive de concurrence, d’un abus de position dominante sur le marché, d’une pratique commerciale déloyale telle qu’une vente liée, un refus de contracter ou une fixation discriminatoire des prix, d’une appropriation illicite de technologie ou d’une violation de la Loi sur les transactions équitables en matière de sous-traitance.
Un simple différend avec un partenaire commercial ou un comportement déplaisant d’un concurrent ne suffit pas à justifier un signalement auprès de la Commission. Les éléments objectifs d’une violation de la loi doivent être réunis.
2. Procédure de signalement
Le signalement auprès de la Commission peut être effectué en ligne sur son site Internet, par écrit, par téléphone ou en personne.
Toutefois, lorsqu’il s’agit d’un « signalement » officiel et non d’une simple « information », le formulaire doit contenir les renseignements obligatoires.
Ceux-ci comprennent la dénomination exacte et les coordonnées de la personne mise en cause, une description précise de la violation, les éléments de preuve pertinents tels que les contrats, courriels, enregistrements ou reçus, la nature du préjudice et une estimation de son montant.
3. Effets susceptibles d’être obtenus
Si le signalement est admis et qu’une enquête ainsi qu’un examen sont ouverts, la violation peut donner lieu à une injonction de mise en conformité, à l’imposition d’une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum ou à une dénonciation pénale.
Ces mesures peuvent contribuer à faire cesser des pratiques concurrentielles illicites et à rétablir par la suite une concurrence loyale.
Les éléments recueillis au cours de l’enquête peuvent également être utilisés comme preuves dans une procédure civile ou une demande de dommages-intérêts et ainsi être utiles lors d’un litige ultérieur.
4. Précautions
Un signalement auprès de la Commission doit toutefois être envisagé avec prudence, car un signalement mensonger ou dépourvu de fondement peut exposer son auteur à une action fondée notamment sur la diffamation, la dénonciation calomnieuse ou l’entrave à l’activité professionnelle.
Le nom de l’entreprise ayant effectué le signalement ou les informations relatives aux transactions peuvent en outre être révélés au cours de l’enquête. L’entreprise peut alors subir une rupture commerciale en représailles ou d’autres désavantages de la part de l’entreprise mise en cause.
Il convient donc de procéder au préalable à une analyse juridique et à une évaluation suffisante des risques commerciaux. Si l’entreprise souhaite préserver son anonymat, elle doit également examiner précisément la procédure applicable à cette demande.
Entreprise faisant l’objet d’un signalement auprès de la Commission coréenne de la concurrence
1. Stratégie de réponse initiale
L’entreprise informée du dépôt d’un signalement auprès de la Commission coréenne de la concurrence ou de l’ouverture d’une enquête doit mettre en place un dispositif de réponse.
Elle doit mener une enquête interne diligente sur les faits signalés et conserver de manière structurée les contrats, relevés de transactions, courriels et autres communications pertinents.
Les documents doivent être conservés de manière transparente afin d’éviter tout soupçon de destruction de preuves. L’entreprise doit également sélectionner ceux qui permettent d’étayer sa position et peut mandater un avocat afin d’élaborer son argumentation.
Une réponse initiale inadéquate pouvant avoir une incidence importante sur la confiance accordée à l’entreprise, le montant de la sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum ou le risque de sanction pénale ultérieure, une appréciation diligente et précise est requise.
2. Procédure d’enquête de la Commission
Après réception d’un signalement, la Commission peut mener une enquête approfondie, notamment en exigeant la production de documents, en recueillant les déclarations des personnes concernées ou en procédant à une inspection sur place.
Lors d’une visite sur place, elle peut notamment recueillir directement des données provenant des serveurs, des ordinateurs ou des courriels. Dans ce cas, la sécurité du réseau interne de l’entreprise et la gestion des droits d’accès doivent également être préparées au préalable.
Si la Commission conclut à l’illégalité des actes à l’issue de l’enquête, elle peut prendre des mesures importantes telles que l’imposition d’une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum, une injonction de mise en conformité ou une dénonciation pénale.
Dans cette perspective, une communication structurée visant à expliquer les faits, à dissiper les malentendus éventuels et à invoquer le principe de proportionnalité au cours de l’enquête revêt une grande importance.
3. Risques juridiques et commerciaux
Les conséquences d’un signalement auprès de la Commission pour une entreprise ne se limitent pas aux mesures juridiques.
Si une violation est reconnue, elle peut donner lieu à une sanction pécuniaire administrative de plusieurs milliards de wons sud-coréens ou davantage, à une modification des activités imposée par une injonction de mise en conformité, à une sanction pénale, ainsi qu’à la poursuite et à la déclaration de culpabilité des dirigeants ou salariés responsables.
La couverture médiatique peut également porter gravement atteinte à l’image de l’entreprise et compromettre la confiance sur laquelle reposent ses relations avec des clients ou partenaires essentiels.
Elle peut en outre entraîner une perte de confiance des actionnaires ou des investisseurs, une dégradation de l’évaluation des établissements financiers et d’importantes répercussions négatives sur l’ensemble des activités de l’entreprise, notamment les fusions-acquisitions (M&A).
4. Stratégie de réponse
L’issue de la réponse à un signalement auprès de la Commission dépend largement de la qualité du système de gestion de la conformité que l’entreprise a mis en place en amont.
Il convient d’abord de préparer rigoureusement les éléments permettant de démontrer que la transaction ou le contrat en cause reposait sur des motifs objectivement légitimes, tout en adoptant une stratégie équilibrée consistant à coopérer de bonne foi avec l’enquête de la Commission et à exercer activement ses droits.
Selon les circonstances, l’entreprise peut également chercher à limiter les conséquences défavorables en présentant un plan volontaire de mise en conformité, en échangeant avec la Commission ou en demandant une conciliation.
En interne, il convient de renforcer la formation de tous les services en matière de concurrence, de consolider le système d’examen juridique et d’instaurer un dispositif de suivi des risques afin de prévenir toute récidive et d’améliorer la capacité de réponse de l’organisation.
La réponse à une enquête de la Commission ne constitue pas uniquement une démarche défensive ; elle peut aussi permettre à l’entreprise de renforcer sa fiabilité juridique et éthique.
3. Signalement auprès de la Commission coréenne de la concurrence | Pourquoi les entreprises doivent comprendre ce dispositif

1. Protection de la concurrence et prévention des préjudices subis par l’entreprise
Lorsqu’une entreprise ou l’un de ses partenaires subit un préjudice résultant notamment d’une entente, d’une transaction imposée ou d’une appropriation illicite de technologie, un signalement peut lui permettre de bénéficier d’une protection juridique et de faire cesser les actes illicites d’un concurrent, contribuant ainsi à un environnement concurrentiel loyal.
2. Prévention des risques d’illégalité et gestion interne de la conformité
La compréhension de la structure du dispositif et de ses cas d’application est donc nécessaire pour permettre à l’entreprise de contrôler elle-même les facteurs d’illégalité et de renforcer son système de conformité.
Elle peut ainsi prévenir des risques juridiques importants, notamment des sanctions, des sanctions pécuniaires administratives de type gwajinggeum ou une dénonciation pénale.
3. Gestion de l’image et de la réputation de l’entreprise
À l’inverse, lorsqu’elle est victime d’une pratique déloyale, le fait de signaler celle-ci pour y remédier peut contribuer à renforcer la confiance dans le caractère loyal de ses activités.
4. Mise en place de capacités de réponse au risque de signalement
Une connaissance préalable suffisante du dispositif et de la procédure permet de répondre efficacement à l’enquête, de produire les documents requis et d’élaborer une stratégie d’explication.
Une stratégie de communication en matière de relations publiques doit notamment accompagner la réponse juridique.
Un signalement auprès de la Commission peut aboutir à une recommandation corrective ou à l’imposition d’une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum et, dans les cas graves, à une sanction consécutive à une dénonciation pénale.
Ces mesures peuvent causer un préjudice important à l’entreprise. Une défense étayée est nécessaire lorsque le signalement a été effectué sans motif légitime.
Les inspections sur place de la Commission étant conduites sur une base volontaire, l’entreprise peut être accompagnée d’un 🔗avocat en droit de la concurrence afin de répondre à l’enquête, et une préparation dès le début de l’affaire est recommandée.
La Commission coréenne de la concurrence a déclaré vouloir contribuer activement à l’instauration d’une économie de marché loyale, tandis que la division des enquêtes sur la concurrence du parquet du district central de Séoul a annoncé son intention de renforcer les sanctions applicables aux infractions en matière de concurrence.
Daeryun confie l’examen des dossiers à des avocats ayant traité des missions de conseil relatives aux enquêtes de la Commission sur la sous-traitance et des affaires de pratiques commerciales déloyales, afin de présenter les options envisageables.
Lorsqu’un signalement auprès de la Commission entraîne des risques juridiques, la situation peut faire l’objet d’un examen juridique adapté.
Liste de contrôle destinée aux entreprises
| Vérification | Élément à vérifier | Description |
|---|---|---|
| Existence de pratiques commerciales déloyales | Des transactions susceptibles d’être illicites, telles qu’une entente, une transaction imposée ou une appropriation illicite de technologie, ont-elles eu lieu ? | |
| Contrats loyaux avec les partenaires et franchisés | Des conditions contractuelles défavorables ont-elles été imposées unilatéralement à des sous-traitants, des franchisés ou d’autres partenaires ? | |
| Indépendance de la fixation des prix | Des prix ou des conditions d’appel d’offres ont-ils été discutés avec des concurrents ? | |
| Caractère approprié des formulations publicitaires | L’entreprise s’abstient-elle de recourir à des publicités fausses ou exagérées susceptibles d’induire les consommateurs en erreur ? | |
| Mise en œuvre d’un programme de conformité autonome (CP) | L’entreprise a-t-elle instauré en interne des politiques et un dispositif de conformité autonome en matière de concurrence ? | |
| Organisation de formations régulières | Des formations relatives au droit de la concurrence sont-elles régulièrement dispensées aux dirigeants et aux salariés ? | |
| Mise en place d’un système de signalement interne | Un canal anonyme permettant les alertes ou les signalements internes est-il opérationnel ? | |
| Mise en place d’un dispositif de réponse aux enquêtes de la Commission | Existe-t-il un manuel interne de réponse aux signalements ou aux enquêtes de la Commission ? | |
| Analyse et prise en compte de cas similaires | L’entreprise a-t-elle examiné les signalements et sanctions antérieurs la concernant ou concernant son secteur afin de prendre des mesures préventives ? | |
| Organisation du dispositif de conseil juridique | Un système de coopération avec des professionnels externes ou le service juridique a-t-il été préparé ? |
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