CONTENTS
- 1. Action civile pour violence scolaire | Signification et objet de la procédure civile

- 2. Action civile pour violence scolaire | Conditions d'introduction et parties visées

- - Tribunal compétent et qualité des parties
- - Responsabilité indemnitaire de l'auteur
- - Responsabilité indemnitaire de l'enseignant et de l'établissement
- - Déroulement de la procédure civile
- 3. Action civile pour violence scolaire | Préparation du point de vue de la victime

- - Méthodes de collecte des preuves du préjudice
- - Mise en cause de la responsabilité de l'enseignant et de l'établissement
- - Points d'attention lors de la rédaction et du dépôt de la requête introductive d'instance
- 4. Action civile pour violence scolaire | Préparation du point de vue de l'auteur

- - Motifs d'atténuation de la responsabilité et éléments de réfutation
- - Respecter les notifications d'audience et les délais de production des preuves
- 5. Action civile pour violence scolaire | Un recours légitime pour la protection des droits

- - Consulter les exemples de dossiers d'action civile pour violence scolaire
1. Action civile pour violence scolaire | Signification et objet de la procédure civile

L'action civile pour violence scolaire vise l'🔗auteur de violences scolaires. Il s'agit d'une procédure civile engagée par l'élève victime afin d'obtenir réparation de ses préjudices physiques et moraux, lorsqu'elle ne souhaite pas se limiter aux simples sanctions pénales et mesures administratives le visant.
Dans cette action, l'élève victime devient le demandeur et saisit le tribunal, tandis que l'élève auteur, en qualité de défendeur, conteste sa responsabilité indemnitaire ou cherche à réduire le montant de la réparation.
L'objet de l'action civile est d'obtenir une compensation financière du dommage causé par les faits (préjudice patrimonial tel que les frais médicaux, auquel s'ajoute le préjudice moral).
Par ailleurs, un devoir de surveillance, une prévisibilité et une obligation de prévention peuvent également être reconnus à l'enseignant ou à l'établissement (État, collectivité territoriale ou personne morale gestionnaire de l'école), de sorte qu'une responsabilité indemnitaire solidaire peut être recherchée.
2. Action civile pour violence scolaire | Conditions d'introduction et parties visées
Le fondement de la demande dans l'action civile pour violence scolaire est l'article 750 (responsabilité délictuelle) de la « Loi civile de la République de Corée ».
La victime doit prouver que les droits d'autrui ont été atteints en raison de l'intention ou de la négligence de l'auteur, et qu'un préjudice en a résulté.
Le droit à réparation résultant du fait dommageable s'éteint 3 ans à compter du jour où la victime a eu connaissance de l'auteur et du dommage, ou 10 ans à compter du jour de la survenance du fait dommageable.
Dans les affaires de 🔗violence scolaire , la date est clairement établie, notamment par les mentions portées au dossier scolaire, de sorte qu'il convient de ne pas laisser expirer le délai de prescription.
Tribunal compétent et qualité des parties
Le tribunal de district du domicile de l'auteur ou du lieu de survenance du dommage (lieu où se situe l'école) est le tribunal compétent.
Le demandeur est l'élève victime (s'il est mineur, ses parents ou un autre représentant légal agissent en qualité de demandeur) ; le défendeur peut être l'élève auteur (accompagné de son représentant légal s'il est mineur), ainsi que l'enseignant, la personne morale gestionnaire de l'école ou l'État et la collectivité territoriale, dès lors qu'une responsabilité conjointe est reconnue.
Responsabilité indemnitaire de l'auteur
L'élève auteur, ayant directement causé le dommage résultant des violences scolaires, est tenu de réparer les frais médicaux, les frais de soins secondaires (consultation, psychiatrie) et le préjudice moral (indemnité pour préjudice moral).
Si les élèves auteurs sont plusieurs, ils répondent solidairement au titre du fait dommageable commun, et la 🔗victime de violences scolaires peut réclamer l'intégralité du montant à l'un quelconque des élèves auteurs.
Responsabilité indemnitaire de l'enseignant et de l'établissement
Dans les affaires de violence scolaire, l'enseignant et l'établissement ont un devoir d'encadrement et de surveillance, et peuvent être tenus responsables du dommage résultant d'un manquement à ce devoir.
• Responsabilité de l'enseignant : sa responsabilité est retenue lorsque les faits présentent un lien indissociable avec les activités éducatives de l'école et que, bien qu'il ait su ou pu savoir que des violences allaient survenir, il n'a pris aucune mesure de prévention.
Toutefois, si l'enseignant a pris toutes les mesures de prévention appropriées aux circonstances, il peut être exonéré de responsabilité.
• Établissements publics : lorsque l'enseignant n'a commis qu'une négligence légère, l'État ou la collectivité territoriale assume la responsabilité à sa place.
Toutefois, si l'enseignant a commis une faute intentionnelle ou une négligence grave, il en répond aussi personnellement.
• Établissements privés : la personne morale gestionnaire de l'école assume la responsabilité indemnitaire envers l'élève victime et, si l'enseignant a commis une faute intentionnelle ou une négligence, il en répond conjointement avec elle.
Déroulement de la procédure civile
L'action civile pour violence scolaire suit le même déroulement qu'une action civile ordinaire.
① Rédaction et dépôt de la requête introductive d'instance → ② Dépôt du mémoire en défense par la partie adverse → ③ Tenue des audiences de plaidoirie → ④ Administration de la preuve → ⑤ Prononcé du jugement.
Au cours de l'instance, le tribunal peut inviter les parties à une conciliation ou à une transaction ; il est donc préférable de définir à l'avance la position à adopter à cet égard.
3. Action civile pour violence scolaire | Préparation du point de vue de la victime

La victime ne doit pas se contenter d'alléguer les faits reprochés. Dans l'action civile, l'essentiel réside dans la mesure où la partie demanderesse parvient à établir le lien de corrélation entre le dommage subi et le fait dommageable.
- Frais médicaux : certificat médical de l'hôpital, reçus de frais de soins
- Frais de consultation supplémentaire et de soins psychiatriques : avis médical de l'hôpital, reçus du centre de consultation psychologique
- Indemnité pour préjudice moral : décision de la commission chargée des mesures contre la violence scolaire (hakpokwi) permettant d'apprécier l'ampleur du préjudice, copie des mentions portées au dossier scolaire, exposé des circonstances des faits, etc.
- Le tribunal apprécie l'ensemble de ces éléments : l'ampleur de la souffrance morale de la victime, l'intensité et la persistance des violences, l'attitude de l'auteur, etc.
Méthodes de collecte des preuves du préjudice
- Déclaration de la victime, journal (classé par date)
- Décision de la commission chargée des mesures contre la violence scolaire (hakpokwi) (comprenant les mesures prises à l'égard de l'auteur)
- Vidéosurveillance, photographies, captures de messages sur les réseaux sociaux
- Déclarations de témoins (professeur principal, camarades)
Il convient de conserver une copie des 🔗preuves de violence scolaire originales et, lors de leur production devant le tribunal, d'en dresser une liste et de les présenter dans l'ordre.
Certificat médical et dossier de soins | Dossier de consultation hospitalière, certificat médical, dossier du centre de consultation |
Décision de la commission (hakpokwi) | La décision de la 🔗commission de délibération sur les mesures contre la violence scolaire (hakpokwi) mentionne concrètement les faits reprochés, la teneur du préjudice et les mesures prises ; il convient donc d'en obtenir une copie |
Dossier scolaire | Dossier scolaire permettant d'établir les changements dans la vie scolaire résultant du préjudice subi, attestation du professeur principal, etc. |
Vidéosurveillance et autres supports visuels | Obtention de la vidéosurveillance des espaces communs par une demande de conservation de la preuve, captures des messages de menaces et de dénigrement envoyés par l'élève auteur |
Déclarations de témoins | Obtention des déclarations de témoins tels que les élèves de la classe, les camarades et les enseignants |
Tenue d'un journal | L'élève victime et son tuteur tiennent régulièrement un journal classant les faits par date, afin d'établir la gravité et la persistance des violences scolaires |
Mise en cause de la responsabilité de l'enseignant et de l'établissement
Pour engager également la responsabilité de l'enseignant et de l'établissement, deux éléments doivent être prouvés.
① l'existence d'un lien étroit avec les activités éducatives de l'école ;
② la question de savoir si l'enseignant pouvait prévoir la survenance des violences et s'il a rempli son obligation de prévention.
Si un harcèlement continu a duré plusieurs mois et que l'enseignant, bien qu'en ayant eu connaissance, l'a laissé perdurer, sa responsabilité a de fortes chances d'être retenue.
Ainsi, on qualifie de « négligence grave » le cas où, sans même exercer toute la diligence requise, un minimum d'attention aurait suffi à prévoir aisément l'illicéité et le résultat dommageable, et où cela a néanmoins été négligé.
Points d'attention lors de la rédaction et du dépôt de la requête introductive d'instance
- Objet de la demande : « Le défendeur est condamné à payer au demandeur la somme de ○○ wons ainsi que les intérêts moratoires y afférents. »
- Cause de la demande : circonstances de la survenance des violences, réalisation du dommage, motifs de responsabilité du défendeur (responsabilité directe de l'auteur, manquement au devoir de surveillance de l'enseignant et de l'établissement)
- Liste des preuves : pièces justificatives jointes
- Préparation de la plaidoirie : identification des points litigieux, recherche de preuves supplémentaires
- Invitation à la conciliation ou à la transaction : apprécier avec soin si le préjudice a été réparé, la teneur des excuses et du montant transactionnel proposé, et si celui-ci est réellement acceptable
- Appel et pourvoi : en cas de contestation du jugement rendu, engagement des voies de recours telles que l'🔗appel en matière civile et le pourvoi devant la Cour suprême de la République de Corée
La requête introductive d'instance peut être déposée au guichet du tribunal de district compétent ou sur le site de la procédure électronique (ecfs.scourt.go.kr).
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4. Action civile pour violence scolaire | Préparation du point de vue de l'auteur
Si vous êtes le défendeur en tant qu'élève auteur de violences scolaires, vous devez préparer le dépôt d'un mémoire en défense dès la réception de la copie de la requête introductive d'instance.
Vous devez déposer le mémoire en défense dans les 30 jours à compter de la date de signification de la copie de la requête.
Il convient de vérifier la cause et l'objet de la demande figurant dans la requête, puis d'indiquer clairement les points à contester si les faits diffèrent, et ceux à réduire si le montant du dommage est excessif.
Motifs d'atténuation de la responsabilité et éléments de réfutation
Le tribunal peut rendre une décision de recommandation de transaction ; comme son acceptation produit les mêmes effets qu'un jugement définitif, il faut vérifier minutieusement les modalités et le délai de paiement du montant transactionnel.
Respecter les notifications d'audience et les délais de production des preuves
Manquer le délai fixé par le tribunal pour le dépôt du mémoire en défense ou pour la production de preuves supplémentaires vous serait défavorable.
Dès la réception de la notification, il convient d'inscrire les dates dans un calendrier et d'achever le plus rapidement possible la collecte des pièces nécessaires.
S'il existe un risque que les images de vidéosurveillance soient supprimées ou que des témoins se dérobent, il est possible de recourir à la procédure de demande de conservation de la preuve.
Si une demande de conservation de la preuve est présentée au tribunal, celui-ci peut ordonner à la partie adverse de conserver les preuves.
5. Action civile pour violence scolaire | Un recours légitime pour la protection des droits

L'action civile pour violence scolaire constitue un moyen légitime de protection des droits pour la victime, et, pour l'auteur également, une procédure d'exercice des droits de la défense visant à minimiser les conséquences défavorables.
L'instance pouvant s'inscrire dans la durée, il convient de privilégier avant tout l'établissement des faits, l'obtention des preuves et le respect des délais.
Même sans avoir nécessairement recours à un avocat, toute personne disposant de pièces et d'un plan suffisants peut se préparer par elle-même.
Consulter les exemples de dossiers d'action civile pour violence scolaire
Nous vous invitons à consulter, avec l'assistance d'un avocat expérimenté en matière de violence scolaire ayant notamment exercé comme membre expert de la commission sur la violence scolaire du bureau de l'éducation et comme membre d'une commission de conciliation en matière de sanctions disciplinaires d'élèves, des exemples d'affaires dans lesquelles une élève victime a obtenu une indemnité pour préjudice moral, ainsi que des exemples de réduction du montant des dommages-intérêts obtenue aux côtés de la partie auteur.











