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Domaines de pratique

Action en partage d’un bien indivis

Une action en partage d’un bien indivis désigne la procédure qui, lorsqu’un bien immobilier ou un actif appartient conjointement à plusieurs personnes, vise à mettre fin à l’indivision et à attribuer à chacune une propriété exclusive.

CONTENTS
  • 1. Action en partage d’un bien indivis | Dans quels cas est-elle nécessaire ?
    • - Nécessité résultant d’une succession
    • - Nécessité liée à la disposition d’un bien acquis conjointement
  • 2. Action en partage d’un bien indivis | Qui peut l’engager et jusqu’à quand ?
    • - Personnes ayant qualité pour agir
    • - Date d’introduction de l’action
    • - Possibilité d’une restriction par convention préalable
  • 3. Action en partage d’un bien indivis | Selon quelles modalités le partage est-il effectué ?
    • - Partage en nature
    • - Partage avec compensation financière
    • - Partage par vente aux enchères
  • 4. Action en partage d’un bien indivis | Selon quelle procédure se déroule-t-elle ?
    • - Rédaction et dépôt de la requête introductive
    • - Préparation des plaidoiries et examen de l’affaire
    • - Jugement et exécution
  • 5. Action en partage d’un bien indivis | Comment demander l’inscription du transfert de propriété ?
    • - Principe de la demande conjointe
    • - Pièces jointes
    • - Procédure de demande
  • 6. Action en partage d’un bien indivis | Comment la préparer ?
    • - Dispositif d’assistance par des avocats en droit immobilier

1. Action en partage d’un bien indivis | Dans quels cas est-elle nécessaire ?

Présentation par le Cabinet d'avocats Daeryun de la notion d’action en partage d’un bien indivis

L’action en partage d’un bien indivis peut être engagée lorsque plusieurs personnes détiennent conjointement un bien immobilier ou un actif et qu’il n’est plus possible ou nécessaire de maintenir cette propriété commune.

Nécessité résultant d’une succession

Lorsque le bien immobilier fait partie d’une succession, les cohéritiers en héritent sous la forme de quotes-parts indivises.

Si les héritiers ne parviennent pas à convenir d’un partage amiable, le bien reste en indivision et chacun d’eux peut engager une action en justice aux fins de partage du bien indivis.


En particulier, lorsqu’un bien immobilier est difficile à diviser matériellement, le tribunal examine si un partage en nature est possible. Dans le cas contraire, il procède à la liquidation par une vente aux enchères suivie du partage du prix.

Nécessité liée à la disposition d’un bien acquis conjointement

Après l’acquisition conjointe d’un bien immobilier, notamment à des fins d’investissement, une action en partage d’un bien indivis peut s’avérer nécessaire lorsqu’un différend survient entre les indivisaires en raison de divergences d’opinions ou de difficultés concernant la disposition du bien.


Des désaccords peuvent notamment survenir entre investisseurs au sujet de la répartition des revenus ou du moment de la cession, ce qui rend souvent difficile, en pratique, le maintien de la détention commune.

2. Action en partage d’un bien indivis | Qui peut l’engager et jusqu’à quand ?

Notion de demande conjointe dans le domaine de l’action en partage d’un bien indivis

Tout indivisaire peut engager une action en partage d’un bien indivis, sans aucune limitation légale quant à la date de sa saisine.

Ainsi, tout indivisaire qui souhaite clarifier sa quote-part peut engager cette action à tout moment.

Personnes ayant qualité pour agir

Le droit de demander le partage d’un bien indivis est reconnu à tous les indivisaires.

Chacun peut agir seul, sans devoir obtenir le consentement des autres indivisaires. La demande de partage demeure valable même si ceux-ci s’y opposent.

Qualité

Titulaire du droit d’agir

Demandeur

Tout indivisaire

Défendeurs

Tous les autres indivisaires

Date d’introduction de l’action

Le droit de demander le partage d’un bien indivis peut être exercé à tout moment. En vertu de l’article 268 de la Loi civile de la République de Corée, une convention interdisant le partage est valable dès lors que sa durée ne dépasse pas 5 ans.

Toutefois, si une convention ou une disposition légale interdit le partage pendant une période déterminée, aucune action ne peut être engagée durant cette période.

Possibilité d’une restriction par convention préalable

Les indivisaires peuvent convenir d’interdire le partage pendant une durée maximale de 5 ans. Une action peut de nouveau être engagée à l’expiration de cette période.

En pratique, ce type de convention est notamment utilisé pour les biens immobiliers ou les locaux commerciaux détenus aux fins d’une activité commune.

3. Action en partage d’un bien indivis | Selon quelles modalités le partage est-il effectué ?

Modes de partage et partage par vente aux enchères dans le domaine de l’action en partage d’un bien indivis

Avant toute action en partage d’un bien indivis, les indivisaires peuvent en principe fixer librement les modalités du partage d’un commun accord.

Toutefois, en l’absence d’accord, une action en justice aux fins de partage du bien indivis est nécessaire afin que le tribunal statue (article 269 de la Loi civile de la République de Corée).

Le tribunal choisit alors, selon les circonstances, le mode le plus approprié parmi le partage en nature, le partage avec compensation financière et le partage par vente aux enchères.

Partage en nature

Le partage en nature consiste à diviser matériellement le bien indivis afin que chaque indivisaire devienne l’unique propriétaire de la partie qui lui est attribuée.

Il s’agit du mode de principe du partage d’un bien indivis, envisagé en priorité lorsque le bien peut être divisé sans être endommagé.

▷ Principalement retenu lorsque les étages d’un bâtiment ou les parcelles d’un terrain sont clairement délimités

▷ La superficie ou la valeur peut varier selon la quote-part de chaque indivisaire

▷ Non admis lorsque le partage réduit sensiblement la valeur globale du bien

Partage avec compensation financière

Le partage avec compensation financière consiste à attribuer une partie du bien en nature à certains indivisaires et à régler en numéraire les quotes-parts des autres.

Également appelé partage mixte, il constitue une solution de compromis visant à préserver une valeur déterminée.

▷ Certains indivisaires conservent la propriété du bien et versent aux autres une somme correspondant à leur quote-part

▷ Appliqué lorsque le partage en nature est incomplet ou entraîne un déséquilibre important

▷ Chaque indivisaire doit pouvoir obtenir, après le partage, une valeur réelle correspondant à sa quote-part

Toutefois, ce mode de partage n’est admis que lorsqu’un partage en nature est possible, mais nécessite un règlement des quotes-parts. Tout retard de paiement peut entraîner un nouveau différend.

Partage par vente aux enchères

Le partage par vente aux enchères consiste à vendre de force le bien indivis aux enchères et à répartir le prix de vente entre les indivisaires selon leurs quotes-parts.

Le tribunal retient cette solution lorsque le partage en nature est impossible ou qu’il réduirait considérablement la valeur du bien indivis.

▷ Lorsque le bâtiment ou le terrain ne peut être divisé, ou qu’un indivisaire s’oppose fermement au partage en nature

▷ Lorsque le bien immobilier forme un ensemble indivisible compte tenu de son usage, ou que le partage lui ferait perdre sa valeur

▷ Lorsqu’un autre mode de partage est matériellement difficile, notamment pour un immeuble d’habitation

4. Action en partage d’un bien indivis | Selon quelle procédure se déroule-t-elle ?

Déroulement de l’action en partage d’un bien indivis, requête introductive et tribunal compétent

L’action en partage d’un bien indivis débute par le dépôt d’une requête introductive auprès du tribunal compétent.

Rédaction et dépôt de la requête introductive

Pour engager une action en justice aux fins de partage d’un bien indivis, il convient de rédiger une requête introductive comportant les éléments suivants.

∙ Informations personnelles du demandeur

∙ Informations personnelles des défendeurs

∙ Objet de la demande (modalités et finalité du partage du bien indivis)

∙ Fondement de la demande (à exposer précisément)

∙ Pièces justificatives

- Certificat d’inscription au registre immobilier
- Copie du registre foncier
- Convention relative à l’indivision
- Notification formelle
- Copie du plan cadastral, notamment

∙ Pièces jointes
- Éléments de preuve susmentionnés
- Copie de la requête introductive
- Justificatif du paiement des frais de signification

∙ Désignation du bien immobilier

∙ Indication des indivisaires et de leurs quotes-parts

Pour une action en partage portant sur un bien immobilier, le tribunal compétent est celui du lieu où se trouve le bien.

Préparation des plaidoiries et examen de l’affaire

Le tribunal fixe une date d’audience afin d’entendre les arguments des deux parties et d’examiner les preuves.

Si nécessaire, il peut ordonner une expertise afin d’évaluer le bien immobilier.

Jugement et exécution

Le tribunal rend son jugement en retenant l’une des différentes modalités possibles, notamment le partage en nature, le partage avec compensation financière ou le partage par vente aux enchères.

Lorsque le jugement devient définitif, les indivisaires acquièrent notamment la propriété exclusive des parties qui leur sont attribuées.

Ils doivent alors faire inscrire les droits de propriété résultant du partage selon la procédure d’enregistrement applicable.

5. Action en partage d’un bien indivis | Comment demander l’inscription du transfert de propriété ?

Modalités et documents requis pour demander l’inscription du transfert de propriété après une action en partage d’un bien indivis

Lorsque la décision rendue dans l’action en partage d’un bien indivis devient définitive, chaque indivisaire acquiert la propriété exclusive du bien immobilier qui lui a été attribué.

Il doit alors suivre la procédure d’inscription du transfert de propriété afin de formaliser juridiquement son droit de propriété. Il s’agit de la dernière étape du partage du bien indivis.

Principe de la demande conjointe

En principe, l’inscription du transfert de propriété résultant du partage d’un bien indivis doit faire l’objet d’une demande conjointe.

Bénéficiaire de l’inscription

Personne qui acquiert une quote-part appartenant auparavant à autrui

Personne tenue de procéder à l’inscription

Personne qui transfère sa quote-part

Ainsi, toutes les parties au transfert doivent demander conjointement l’inscription (article 23, paragraphe 1, de la Loi de la République de Corée sur l’enregistrement immobilier).

Toutefois, lorsqu’un jugement rendu dans une action en partage d’un bien indivis est devenu définitif ou qu’une transaction judiciaire a été conclue, l’indivisaire concerné peut demander seul l’inscription du transfert de propriété en joignant le jugement définitif ou le procès-verbal de transaction judiciaire.

Pièces jointes

Pour demander l’inscription du transfert de propriété, il convient de joindre à la demande l’ensemble des documents énumérés ci-dessous.

∙ Attestation du paiement de la taxe d’acquisition

∙ Timbre fiscal d’enregistrement

∙ Procuration

∙ Certificat de sceau enregistré

∙ Copie ou extrait du registre coréen des résidents

∙ Copie du registre foncier

∙ Convention de partage du bien indivis (ou jugement définitif, ou procès-verbal de transaction judiciaire)

Procédure de demande

L’inscription du transfert de propriété résultant du partage d’un bien indivis peut être demandée en ligne ou directement sur place.

La demande électronique peut être effectuée directement par la partie concernée ou, en son nom, par un avocat ou un agent juridique coréen spécialisé dans les formalités d’enregistrement.

① Recherche du bureau d’enregistrement compétent et déplacement sur place

② Apposition du timbre fiscal d’enregistrement

③ Dépôt de la demande

④ Réception de la notification des informations attestant l’accomplissement de l’inscription ou de l’avis d’achèvement de l’inscription

⑤ Vérification du certificat d’inscription au registre immobilier

6. Action en partage d’un bien indivis | Comment la préparer ?

Préparation d’une action en partage d’un bien indivis

L’action en partage d’un bien indivis est une procédure permettant de demander au tribunal d’ordonner le partage lorsque l’indivision ne peut prendre fin à l’amiable ou qu’aucun accord n’est possible.

Pour engager cette action, il faut établir précisément les quotes-parts indivises, la situation actuelle du bien immobilier concerné et le déroulement des tentatives d’accord antérieures.

Éléments à préparer

Détails et modalités de vérification

Identification des indivisaires

Vérification des quotes-parts et du nombre d’indivisaires au moyen d’une copie du registre foncier

Vérification indispensable du pourcentage de chaque quote-part

État du bien indivis

Examen de l’emplacement, de la superficie et de l’état actuel du bien immobilier (plan cadastral, registre des bâtiments, photographies des lieux, notamment)

Éléments influant sur l’appréciation de la possibilité d’un partage

Récapitulatif des tentatives d’accord

Tentatives de négociation du partage, échanges entre les parties et circonstances du refus ou de l’opposition

La preuve de l’échec des négociations est nécessaire pour pouvoir engager l’action

Mode de partage souhaité

Détermination du mode souhaité parmi le partage en nature, le partage avec compensation financière et la vente aux enchères

Le tribunal en tient compte, mais conserve le pouvoir de décision final

Expertise et vérification de la valeur marchande

Détermination de la valeur marchande au moyen d’un rapport d’expertise ou d’informations relatives aux prix de transactions réelles

Nécessaire pour déterminer le mode de partage et la répartition

Requête introductive et pièces justificatives

Indication de l’objet et du fondement de la demande, avec notamment une copie du registre foncier, les documents relatifs aux tentatives d’accord, un plan de situation et des photographies

Dispositif d’assistance par des avocats en droit immobilier

Le cabinet compte des avocats inscrits auprès de l’Association du barreau coréen en qualité de spécialistes en droit immobilier, ainsi que des avocats disposant en moyenne d’au moins 10 ans d’expérience professionnelle.


Il peut fournir une assistance juridique couvrant l’ensemble de la procédure, depuis l’examen du bien-fondé de la demande de partage et la conception de ses modalités jusqu’à l’introduction de l’action en cas d’échec des négociations et à l’exécution du jugement.


Lorsque la gestion de l’ensemble de la procédure sans assistance s’avère difficile, l’accompagnement d’un avocat en droit immobilier peut contribuer à son déroulement précis et diligent.

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  1. Comment répondre aux poursuites liées aux enchères/à des charges

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