CONTENTS
- 1. Action en paiement du prix des travaux | Définition et délai de prescription

- - Délai de prescription de l’action
- 2. Action en paiement du prix des travaux | Rédaction de la requête introductive d’instance

- - Principales mentions de la requête introductive d’instance
- - Rédaction de l’objet de la demande
- - Rédaction des fondements de la demande
- - Préparation des pièces justificatives
- - Liste des pièces jointes
- 3. Action en paiement du prix des travaux | Déroulement de la procédure et jugement définitif

- - Dépôt et notification de la requête introductive d’instance
- - Dépôt du mémoire en défense et des mémoires préparatoires
- - Production et administration de la preuve
- - Audience de plaidoirie et audience consacrée à l’administration concentrée de la preuve
- - Prononcé et caractère définitif du jugement
- - Vue d’ensemble de la procédure
- 4. Action en paiement du prix des travaux | Modalités d’exécution forcée

- - Qu’est-ce que l’exécution forcée ?
- - Synthèse des documents nécessaires
- 5. Action en paiement du prix des travaux | Liste de contrôle

- - Liste de contrôle pour l’entrepreneur (demandeur)
- - Liste de contrôle pour le maître d’ouvrage (défendeur)
- - Dispositif d’assistance des avocats spécialisés en droit de la construction
1. Action en paiement du prix des travaux | Définition et délai de prescription
L’action en paiement du prix des travaux est une action civile engagée devant un tribunal par l’entrepreneur lorsque le maître d’ouvrage ne verse pas le prix prévu par le contrat de travaux de construction.
Le prix des travaux désigne ici la contrepartie que l’entrepreneur doit recevoir après l’achèvement total ou partiel des travaux, conformément au contrat de travaux de construction conclu avec le maître d’ouvrage.
Une action en paiement du prix des travaux ne se limite pas à un simple litige portant sur une créance civile. Elle requiert de prouver notamment les modalités d’exécution du contrat, l’état d’avancement des travaux et les conditions de paiement, ce qui nécessite une analyse juridique approfondie.
Délai de prescription de l’action

Le droit de réclamer le prix des travaux est soumis à un délai de prescription abrégé de 3 ans conformément à l’article 163, point 3, de la Loi civile de la République de Corée.
Ainsi, à compter du jour où l’entrepreneur a achevé les travaux ou du jour où il pouvait réclamer leur prix, ce droit s’éteint si aucune action en justice n’est engagée dans un délai de 3 ans.
Points d’attention
Pour interrompre le délai de prescription de la créance, des mesures telles que l’envoi d’un courrier à contenu certifié, une demande d’injonction de payer ou l’engagement d’une action en justice sont nécessaires
2. Action en paiement du prix des travaux | Rédaction de la requête introductive d’instance

Pour engager une action en paiement du prix des travaux, il est important de respecter précisément la forme et le contenu de la requête introductive d’instance.
Il convient notamment d’indiquer clairement l’objet et les fondements de la demande, ainsi que de préparer soigneusement les pièces justificatives, afin d’accroître la possibilité que la demande soit admise.
Principales mentions de la requête introductive d’instance
Rubrique | Description |
Identification des parties | Indiquer clairement le nom, la dénomination commerciale et l’adresse du demandeur et du défendeur |
Identification du représentant | Indiquer le nom et l’adresse lorsqu’un représentant intervient |
Coordonnées | Numéro de téléphone, numéro de télécopie, adresse électronique, etc. |
Objet de la demande | Indiquer de manière concise et précise le montant réclamé et l’éventuelle demande d’intérêts |
Fondements de la demande | Présenter, preuves à l’appui, le contrat de travaux, l’achèvement des travaux et le défaut de paiement du prix |
Liste des pièces jointes | Préciser les pièces justificatives jointes et leurs rubriques |
Date de rédaction | Année, mois et jour de la rédaction de la requête |
Nom du tribunal | Indiquer précisément le tribunal compétent |
Signature du rédacteur | Une signature ou l’apposition d’un sceau est requise |
Rédaction de l’objet de la demande
L’objet de la demande constitue l’élément central qui expose la conclusion recherchée dans le procès. Il doit indiquer clairement la décision que le demandeur sollicite du tribunal.
Exemple d’objet de la demande
Il convient ainsi d’indiquer précisément le montant, le taux d’intérêt et la période concernés.
En outre, même si le juge estime que le défendeur est tenu de payer 50 000 000 de wons sud-coréens, si le demandeur ne réclame que 10 000 000 de wons sud-coréens dans l’objet de sa demande, le jugement ne lui accordera que 10 000 000 de wons sud-coréens.
L’objet de la demande doit donc être rédigé avec précision.
Rédaction des fondements de la demande
Les fondements de la demande sont la partie qui expose en détail la base juridique et les faits sur lesquels repose la prétention du demandeur.
Ils doivent être présentés clairement selon les six questions fondamentales : quand, où, qui, quoi, comment et pourquoi.
Exemple de fondements de la demande
2. Le prix total des travaux a été fixé à X0 000 000 wons sud-coréens et le défendeur s’est engagé à le payer au plus tard le 20XX. X. XX.
3. Toutefois, le défendeur n’ayant toujours pas payé cette somme, le demandeur engage la présente action.
Préparation des pièces justificatives
Dans une action en paiement du prix des travaux, il est essentiel de produire des documents permettant de prouver l’exécution effective des travaux et le défaut de paiement.
Principales pièces justificatives
∙ Devis et relevés d’achat des matériaux
∙ Plans de construction et cahier des charges
∙ Relevés de l’avancement des travaux et des travaux exécutés
∙ Attestation d’achèvement des travaux et document de remise du bâtiment
∙ Rapport d’expertise (une expertise peut être demandée si nécessaire)
Ces documents sont classés et produits sous la forme de pièces du demandeur no 1, no 2, etc. Lorsqu’une copie est produite, il convient d’attester qu’elle est conforme à l’original.
Liste des pièces jointes
Les documents à produire avec la requête introductive d’instance sont les suivants.
∙ Mandat de représentation en justice et demande d’autorisation de représentation en justice
∙ Justificatif du paiement du timbre fiscal et des frais de notification (peut être omis en cas de dépôt électronique)
∙ Copie de la requête introductive d’instance (au moins un exemplaire en cas de dépôt sur support papier)
Une requête introductive d’instance peut être retournée si des pièces jointes manquent. Il convient donc de vérifier soigneusement le dossier au préalable.
3. Action en paiement du prix des travaux | Déroulement de la procédure et jugement définitif

L’action en paiement du prix des travaux commence par le dépôt de la requête introductive d’instance et comporte plusieurs étapes juridiques jusqu’à ce que le jugement devienne définitif.
Les principales étapes rencontrées au cours d’une procédure judiciaire sont présentées ci-dessous.
Dépôt et notification de la requête introductive d’instance
La procédure commence par le dépôt de la requête introductive d’instance.
Après avoir examiné la requête déposée, le tribunal en notifie une « copie » au défendeur si elle ne présente aucune irrégularité.
Si le défendeur ne réagit pas après avoir reçu la requête, la possibilité qu’un jugement favorable au demandeur soit rendu sans débats oraux augmente.
Dépôt du mémoire en défense et des mémoires préparatoires
Le défendeur doit généralement déposer un mémoire en défense dans les 30 jours suivant la notification de la requête.
Les deux parties peuvent également déposer des mémoires préparatoires auprès du tribunal avant l’audience afin d’organiser leurs arguments et leurs preuves.
Nom du document | Description |
Mémoire en défense | Le défendeur conteste les prétentions du demandeur ou en reconnaît une partie |
Mémoire préparatoire | Document récapitulant les preuves et les arguments |
Bordereau des preuves | Tableau récapitulant les pièces justificatives à produire |
Production et administration de la preuve
Dans une procédure civile, les parties ont la charge d’alléguer et de prouver les faits. L’administration de la preuve revêt donc une grande importance.
Les moyens de preuve sont variés : preuves écrites, témoins, expertises, inspections, demandes de renseignements factuels, transcriptions d’enregistrements, etc.
Type de preuve | Contenu et caractéristiques |
Preuves écrites | Documents tels que les contrats, factures fiscales et relevés de transactions |
Audition de témoins | Comparution devant le tribunal et recueil des déclarations de tiers tels que les intervenants du chantier ou les entreprises partenaires |
Demande de renseignements factuels | Demande de documents adressée au nom du tribunal à un tiers, tel qu’une administration ou une entreprise |
Ordonnance de production de documents | Demande visant à contraindre la partie adverse à produire devant le tribunal les documents qu’elle détient |
Audience de plaidoirie et audience consacrée à l’administration concentrée de la preuve
Le procès se déroule généralement au moyen d’audiences de plaidoirie.
Lors de la première audience, les parties comparaissent afin de préciser les points litigieux et de présenter leurs positions.
Lorsque les questions litigieuses sont complexes ou nombreuses, le tribunal organise d’abord l’affaire dans le cadre d’une « procédure préparatoire », puis procède de manière concentrée à l’audition des témoins et des parties lors d’une « audience consacrée à l’administration concentrée de la preuve ».
Points d’attention
=> Une absence peut entraîner un jugement sans débats oraux ou un jugement défavorable
∙ Lorsqu’un changement de date d’audience est nécessaire
=> une demande de changement de date doit être déposée à l’avance avec les documents justifiant son motif
Prononcé et caractère définitif du jugement
Lorsque l’administration de la preuve et les débats sont terminés, le tribunal fixe la date du prononcé du jugement et rend sa décision publique.
Si aucun appel n’est formé dans les 2 semaines suivant son prononcé, le jugement devient définitif et acquiert force obligatoire.
Mesures possibles après que le jugement est devenu définitif
▷ Recouvrement au moyen notamment d’une saisie conservatoire de biens immobiliers, d’une saisie de créances ou d’une saisie sur salaire
Vue d’ensemble de la procédure
Nom de l’étape | Résumé du contenu principal |
Dépôt et notification de la requête introductive d’instance | Le demandeur dépose la requête auprès du tribunal → La requête est notifiée au défendeur |
Dépôt du mémoire en défense et des mémoires préparatoires | Le défendeur dépose un mémoire en réponse à la requête → Les deux parties organisent leurs arguments par écrit |
Production et administration de la preuve | Production de pièces justificatives au moyen de documents, de témoins, etc. → Le tribunal admet les preuves |
Audience de plaidoirie et administration concentrée de la preuve | Examen approfondi de l’affaire à l’audience sur le fondement des arguments et des preuves des deux parties |
Prononcé et caractère définitif du jugement | Le juge prononce le jugement → En l’absence d’appel, il devient définitif après 2 semaines |
Exécution forcée (si nécessaire) | Si la partie adverse ne paie pas, engagement d’une procédure de recouvrement de la créance sur le fondement du jugement |
4. Action en paiement du prix des travaux | Modalités d’exécution forcée

Même après avoir obtenu gain de cause dans une action en paiement du prix des travaux, si la partie adverse ne verse pas volontairement la somme due, le créancier doit recouvrer le prix au moyen d’une procédure légale d’exécution forcée fondée sur le jugement.
Qu’est-ce que l’exécution forcée ?
L’exécution forcée est une procédure par laquelle les pouvoirs publics procèdent à la réalisation forcée des biens du débiteur, sur le fondement d’un titre exécutoire tel qu’un jugement définitif ou une injonction de payer, afin de permettre au créancier de recouvrer les sommes dues.
Synthèse des documents nécessaires
Nom du document | Description |
Expédition du titre exécutoire | Jugement, procès-verbal, acte authentique, etc. |
Formule exécutoire | Certification accordée sur demande par le tribunal et attestant que l’exécution est possible |
Certificat de notification | Prouve que le jugement a été remis à la partie adverse |
Certificat attestant le caractère définitif | Document prouvant que le jugement est devenu définitif |
Numéro d’enregistrement des résidents/numéro d’entreprise, etc. | Les informations permettant d’identifier les parties à l’exécution sont requises (pour une personne morale, extrait du registre/certificat d’immatriculation de l’entreprise, etc.) |
Si le jugement comporte une déclaration autorisant l’exécution provisoire, il n’est pas nécessaire d’obtenir le certificat attestant son caractère définitif.
5. Action en paiement du prix des travaux | Liste de contrôle

L’issue d’une action en paiement du prix des travaux peut dépendre notamment de la relation contractuelle, de l’exécution des travaux et de la disponibilité des preuves.
Il est donc important de vérifier à l’avance, avant et pendant la procédure, les éléments correspondant à sa position.
Liste de contrôle pour l’entrepreneur (demandeur)
▷ Le relevé des travaux exécutés jusqu’à leur achèvement ou jusqu’à la résiliation anticipée a-t-il été établi ?
▷ Existe-t-il des preuves du déroulement des travaux, telles que des photographies, des SMS ou des conversations par messagerie ?
▷ Existe-t-il un historique des demandes de paiement, notamment des demandes de virement bancaire ou des courriers à contenu certifié ?
▷ Les conditions contractuelles de paiement selon l’avancement des travaux et les bases de calcul des montants sont-elles clairement établies ?
▷ Le caractère raisonnable du motif invoqué par la partie adverse, le maître d’ouvrage, pour ne pas payer le solde a-t-il été examiné ?
▷ L’adresse et la situation patrimoniale de la partie adverse sont-elles connues ? (En prévision d’une exécution forcée)
▷ Des pièces pouvant être produites devant le tribunal, telles que des décomptes et des factures fiscales, ont-elles été obtenues ?
▷ Une vérification interne de l’existence d’éventuelles malfaçons a-t-elle été effectuée afin d’anticiper un litige à ce sujet ?
Liste de contrôle pour le maître d’ouvrage (défendeur)
▷ L’entrepreneur a-t-il manqué à ses obligations contractuelles, notamment en raison d’un retard ou de travaux défectueux ?
▷ Existe-t-il des preuves d’une divergence entre les travaux réellement exécutés, le devis et les stipulations du contrat ?
▷ L’historique des demandes de réparation des malfaçons, notamment par SMS, courrier électronique ou messagerie, a-t-il été conservé ?
▷ Existe-t-il un motif expliquant l’interruption des travaux avant leur achèvement ou en cours d’exécution ?
▷ Une expertise des malfaçons ou un rapport d’expert est-il en cours de préparation ou déjà disponible ?
▷ Les sommes versées à l’entrepreneur, les paiements correspondant à l’avancement des travaux, les avances et le solde ont-ils été récapitulés ?
▷ Des photographies du chantier, relevés de communications et déclarations pouvant être produits devant le tribunal ont-ils été obtenus ?
▷ Si des sommes ont déjà été versées, existe-t-il des reçus ou des relevés de virements bancaires correspondants ?
Dispositif d’assistance des avocats spécialisés en droit de la construction
Le cabinet compte des avocats inscrits comme spécialistes du droit de la construction auprès de la Korean Bar Association, ainsi que des avocats spécialisés justifiant en moyenne d’au moins 10 ans d’expérience.
Il peut ainsi fournir une assistance juridique globale, depuis l’examen de l’achèvement des travaux, du calcul des sommes dues selon leur avancement, des manquements contractuels et de l’existence de malfaçons jusqu’à l’envoi d’un courrier à contenu certifié, l’engagement d’une action en paiement du prix des travaux et l’exécution forcée.
Lorsqu’il est difficile de prendre seul en charge l’ensemble de ces démarches, l’assistance d’un avocat spécialisé en droit de la construction peut contribuer à mieux organiser la procédure.
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