CONTENTS
- 1. Action en remboursement d’une somme prêtée | Définition

- 2. Action en remboursement d’une somme prêtée | Procédure

- - ① Envoi d’un courrier avec certification de contenu
- - ② Demande de saisie conservatoire
- - ③ Demande d’injonction de payer ou action civile
- - ④ Exécution forcée
- 3. Action en remboursement d’une somme prêtée | Principales questions

- - Preuve de l’existence du prêt et de l’échéance de remboursement
- - Question de la prescription extinctive
- - Préservation du patrimoine du débiteur et exécution forcée
- 4. Action en remboursement d’une somme prêtée | Agir seul

- - Précautions relatives à l’action en remboursement d’une somme prêtée
- - Questions pratiques et stratégies de réponse
- - Questions fréquemment posées
- - Action en remboursement d’une somme prêtée | En cas de besoin d’assistance juridique
1. Action en remboursement d’une somme prêtée | Définition

L’action en remboursement d’une somme prêtée est une action introduite par le créancier lorsqu’il a prêté de l’argent au débiteur, mais n’a pas obtenu son remboursement à l’échéance convenue, afin d’en obtenir le recouvrement par voie judiciaire.
Elle ne se limite pas à demander au débiteur de rembourser la somme prêtée : elle comprend également l’obtention d’un titre exécutoire au moyen d’une décision d’un tribunal coréen, puis, le cas échéant, l’exécution forcée sur le patrimoine du débiteur.
La situation idéale reste bien entendu celle dans laquelle le débiteur exécute volontairement son obligation dans le délai prévu ou convient, par le dialogue, d’un calendrier de remboursement.
Dans la pratique, toutefois, les difficultés financières, la rupture volontaire de tout contact ou la dissimulation d’actifs donnent fréquemment lieu à des litiges.
Dans une telle situation, il convient d’envisager successivement, avant l’action au fond, l’envoi d’un courrier avec certification de contenu par la poste coréenne, une demande de saisie conservatoire ou une demande d’injonction de payer. Si ces démarches ne permettent pas de régler le différend, une action au fond en remboursement de la somme prêtée peut être engagée.
2. Action en remboursement d’une somme prêtée | Procédure

Examinons en détail la procédure applicable à une action en remboursement d’une somme prêtée.
① Envoi d’un courrier avec certification de contenu
Le créancier demande d’abord au débiteur de rembourser la somme au moyen d’un courrier avec certification de contenu.
Il s’agit d’un dispositif par lequel la poste coréenne certifie la date de remise et le contenu du document. Celui-ci peut ensuite constituer un élément de preuve important dans le cadre d’une action en justice.
② Demande de saisie conservatoire
S’il existe un risque que le débiteur dissimule ses actifs ou permette à un autre créancier d’être désintéressé en priorité, il convient de demander une saisie conservatoire afin d’empêcher la disposition de ces actifs.
La saisie conservatoire a également pour effet d’interrompre la prescription extinctive.
③ Demande d’injonction de payer ou action civile
Lorsque le débiteur reconnaît sa dette, le créancier peut demander une injonction de payer dans le cadre d’une procédure de sommation. En l’absence d’opposition, il peut ainsi obtenir rapidement un titre exécutoire.
En revanche, si le débiteur conteste la dette ou forme opposition, une action civile doit être engagée.
Lorsque la valeur du litige ne dépasse pas 30 millions de wons sud-coréens, l’affaire relève de la procédure simplifiée applicable aux petites créances.
④ Exécution forcée
Une décision favorable, une injonction de payer devenue définitive ou une décision de saisie conservatoire permettent de procéder à une exécution forcée sur le fondement d’un titre exécutoire.
Les sommes dues peuvent être recouvrées au moyen de la saisie et de la vente aux enchères judiciaire des biens immobiliers, des dépôts bancaires ou des salaires du débiteur.
3. Action en remboursement d’une somme prêtée | Principales questions

Une action en remboursement d’une somme prêtée peut entraîner des coûts importants et prendre beaucoup de temps. En outre, l’absence de preuves suffisantes peut placer le créancier dans une position défavorable au cours de la procédure.
Preuve de l’existence du prêt et de l’échéance de remboursement
Dans le cadre de l’action, le créancier doit impérativement prouver qu’un prêt valable a été consenti et qu’il en découle une obligation de remboursement.
Toutefois, en l’absence de reconnaissance de dette ou d’acte authentique, un simple relevé de virement bancaire peut être considéré comme la preuve d’un simple transfert de fonds, ce qui peut être défavorable au créancier.
Il convient alors de compléter les preuves au moyen de SMS, de conversations sur les réseaux sociaux, d’enregistrements d’appels ou de courriels. Selon les circonstances, une analyse forensique numérique peut également être nécessaire pour renforcer les indices disponibles.
Question de la prescription extinctive
Le délai de prescription extinctive des créances civiles pécuniaires est de 10 ans, tandis que celui des créances commerciales résultant d’un acte de commerce est en principe de 5 ans.
Toutefois, si aucune mesure n’est prise pendant cette période, la créance peut s’éteindre.
Pour éviter cette situation, il est nécessaire d’envisager l’interruption de la prescription au moyen de l’envoi d’un courrier avec certification de contenu, d’une demande d’injonction de payer, de l’introduction d’une action ou d’une demande de saisie conservatoire.
En particulier, lorsqu’une créance est définitivement établie par un jugement ou une autre décision, le délai de prescription est de nouveau porté à 10 ans. Il est donc important d’agir avant son expiration.
Préservation du patrimoine du débiteur et exécution forcée
Lorsque le débiteur refuse de rembourser la somme prêtée, le tribunal accorde un titre exécutoire au moyen d’un jugement.
Sur le fondement de ce titre, une exécution forcée peut être engagée afin de saisir et de vendre aux enchères les biens du débiteur, notamment ses biens immobiliers, ses salaires, ses dépôts bancaires, ses véhicules et ses créances.
Une difficulté peut toutefois subsister.
Si les actifs du débiteur ont déjà été dissimulés ou si celui-ci ne dispose pas d’une capacité de paiement effective, le jugement ne suffit pas à garantir un remboursement effectif.
Il est donc nécessaire, avant et après l’introduction de l’action, d’envisager une recherche sur le patrimoine du débiteur ainsi que des mesures conservatoires anticipées, telles qu’une saisie conservatoire ou une mesure provisoire.
4. Action en remboursement d’une somme prêtée | Agir seul
Pour mener seul une action en remboursement d’une somme prêtée, il convient impérativement de vérifier et de préparer les éléments suivants.
-Rassembler une reconnaissance de dette ou des éléments prouvant le prêt : classer les SMS, les conversations sur les réseaux sociaux, les enregistrements et les relevés de virements bancaires
-Rédiger un courrier avec certification de contenu : se rendre dans un bureau de poste ou utiliser le système électronique de certification de contenu
-Rédiger une demande d’injonction de payer ou une requête introductive d’instance : les formulaires du tribunal peuvent être utilisés
-Vérifier le tribunal compétent : vérifier le tribunal compétent pour le domicile du débiteur
-Préparer les frais de timbre judiciaire, la prime d’assurance de garantie et les autres frais nécessaires à une demande de saisie conservatoire
-Demander la déclaration du patrimoine : si les actifs restent difficiles à identifier après l’obtention d’un titre exécutoire, il est possible de demander au tribunal d’ordonner au débiteur de déposer une liste de ses biens
Précautions relatives à l’action en remboursement d’une somme prêtée
-Risque de rejet de la demande en cas d’insuffisance des preuves
Lorsque seuls des relevés de virements bancaires sont disponibles, la position du créancier peut être défavorable si l’autre partie affirme que les sommes ne devaient pas être remboursées
-Échéance de remboursement imprécise
S’il n’est pas possible de déterminer la date du prêt, la demande peut être rejetée en raison d’une difficulté concernant le point de départ de la prescription extinctive
-Attention à l’expiration du délai de prescription
En l’absence de mesures juridiques appropriées dans le délai de 10 ans, le droit peut s’éteindre
-Risque d’impossibilité d’exécution
Même en présence d’un jugement favorable, le recouvrement peut être dépourvu d’effet concret si le débiteur est insolvable
Questions pratiques et stratégies de réponse
-Possibilité de déposer une plainte pour infraction d’escroquerie
Le seul fait de ne pas rembourser une somme ne suffit pas à entraîner une sanction pénale pour infraction d’escroquerie au sens du droit pénal coréen.
Il faut prouver que l’emprunteur n’avait aucune intention de rembourser dès le moment où il a emprunté l’argent. L’infraction d’escroquerie ne peut être retenue que si l’utilisation prévue des fonds ou le plan de remboursement a fait l’objet de fausses déclarations.
-Validité de la fixation anticipée du montant de l’indemnisation
Si la reconnaissance de dette prévoit des intérêts moratoires ou une pénalité contractuelle, leur paiement peut être demandé sans avoir à prouver le préjudice. Toutefois, un montant d’indemnisation anticipée excessivement élevé peut être réduit.
-Question du taux d’intérêt applicable
Le taux d’intérêt applicable est de 5 % par an pour une dette civile et de 6 % par an pour une dette commerciale. Après le prononcé du jugement, des intérêts moratoires de 12 % par an s’appliquent. Toutefois, si un taux contractuel a été convenu, celui-ci s’applique.
Demande de déclaration et de recherche du patrimoine : lorsque les actifs du débiteur doivent être identifiés aux fins de l’exécution, il est possible de demander au tribunal d’ordonner le dépôt d’une liste des biens ou d’autoriser des recherches auprès des établissements financiers.
Questions fréquemment posées
Q. J’ai prêté de l’argent sans intérêts, mais il n’a été remboursé qu’après l’échéance. Puis-je percevoir des intérêts ?
R. Oui, cela est possible.
Si vous avez établi une reconnaissance de dette prévoyant un prêt sans intérêts à un ami pendant un mois, aucun intérêt n’est dû pendant le mois initialement convenu.
Toutefois, si l’argent n’a pas été remboursé après l’échéance convenue, des « intérêts moratoires » peuvent être perçus pour la période de retard.
Il s’agit d’intérêts ayant la nature de dommages-intérêts en raison du défaut de remboursement dans le délai prévu.
Lorsque la somme n’est pas remboursée à la date convenue, elle doit être restituée en y ajoutant un certain montant d’intérêts pour chaque jour écoulé jusqu’au remboursement.
Q. Une addition de restaurant impayée ne peut-elle plus être recouvrée après un an ?
R. Oui, il est malheureusement difficile de la recouvrer après un an.
Les frais de restauration, d’hébergement et d’utilisation d’installations de loisirs sont soumis à un bref délai de prescription extinctive d’un an.
Autrement dit, si le droit de réclamer le paiement n’est pas exercé pendant un an, il s’éteint automatiquement.
Une addition laissée impayée est également soumise à cette prescription extinctive abrégée.
Toutefois, son recouvrement aurait pu être possible si l’une des mesures suivantes avait été prise à l’avance.
-Demande de saisie conservatoire : une mesure conservatoire portant sur les biens de l’autre partie permet d’interrompre la prescription extinctive.
-Envoi d’un courrier avec certification de contenu : ce courrier peut prouver que la créance a été exercée et produire un effet interruptif de prescription.
Ces mesures devaient être prises dans le délai d’un an pour empêcher l’expiration de la prescription.
Q. J’ai remboursé une partie de l’argent que j’avais emprunté à un ami 12 ans auparavant. Puisque le délai de prescription était expiré, n’étais-je pas dispensé de le rembourser ?
R. Toutefois, lorsqu’une partie, même minime, de la dette est remboursée après l’expiration du délai de prescription, ce paiement est considéré comme une reconnaissance de la dette et une renonciation au bénéfice de la prescription.
Il en résulte une obligation juridique de rembourser également le solde.
Vous devez donc rembourser à votre ami le montant restant. Il convient de garder à l’esprit que les paroles ou les actes intervenant après l’expiration de la prescription peuvent ainsi avoir pour effet de reconnaître la dette.
La renonciation au bénéfice de la prescription consiste, alors que la personne a déjà acquis le droit de ne plus rembourser, à renoncer elle-même à ce droit et à reconnaître la dette.
Dans ce cas, elle redevient juridiquement tenue de rembourser la dette.
Action en remboursement d’une somme prêtée | En cas de besoin d’assistance juridique
Une action en remboursement d’une somme prêtée ne se limite pas à la restitution de l’argent prêté. Il s’agit d’une procédure dans laquelle différents éléments juridiques, notamment la charge de la preuve, la prescription extinctive et la possibilité d’une exécution forcée, sont étroitement liés.
Une prudence accrue est nécessaire lorsque le prêt a été consenti oralement, sans reconnaissance de dette, ou lorsque le litige survient après une longue période.
En particulier, l’identification des actifs du débiteur, les mesures conservatoires et les démarches visant à interrompre la prescription extinctive doivent être envisagées dès le stade initial. Selon les circonstances, il peut également être nécessaire d’examiner la possibilité d’une procédure pénale.
Lorsque les pièces sont suffisantes et que le débiteur n’entend pas contester la demande, il est possible d’agir seul. En revanche, si les preuves sont insuffisantes ou si l’autre partie soulève une objection, l’assistance d’un professionnel du droit dès le début de la procédure peut permettre de réduire le temps et les coûts nécessaires.
Après avoir examiné notamment le délai de prescription extinctive de la créance et la situation patrimoniale du débiteur, les avocats de notre cabinet spécialisés en droit civil élaborent une stratégie adaptée au dossier.
Lorsque les éléments de preuve disponibles sont insuffisants, notre cabinet coopère également avec des spécialistes de la collecte de preuves afin de rassembler les pièces nécessaires et d’assurer un accompagnement juridique coordonné.











