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Domaines de pratique

Action relative au salaire ordinaire

Une action relative au salaire ordinaire vise à obtenir le paiement d’un salaire ordinaire incorrectement calculé ou impayé. Les salaires horaire, journalier, hebdomadaire et mensuel entrent tous dans le salaire ordinaire.

CONTENTS
  • 1. Action relative au salaire ordinaire | Définition
    • - Qu’est-ce que le salaire ?
    • - Conditions de reconnaissance du salaire ordinaire
  • 2. Action relative au salaire ordinaire | Procédure
    • - Moyens d’action du point de vue du demandeur (salarié)
    • - Moyens de défense du point de vue du défendeur (employeur)
  • 3. Action relative au salaire ordinaire | Exemples
  • 4. Action relative au salaire ordinaire | Principaux points litigieux

1. Action relative au salaire ordinaire | Définition

Définition de l’action relative au salaire ordinaire

Une action relative au salaire ordinaire peut être engagée contre un employeur qui ne verse pas le salaire ordinaire ou qui le calcule de manière incorrecte.

Le salaire ordinaire désigne ici « le salaire dont il a été convenu qu’il serait versé de manière régulière et uniforme en contrepartie du travail contractuellement prévu ».

Il peut comprendre les salaires habituels, qu’ils soient horaires, journaliers, hebdomadaires ou mensuels, ainsi que diverses indemnités ou primes répondant à certaines conditions.

Le salaire ordinaire ne détermine pas uniquement le paiement du salaire lui-même. Il sert également de référence au calcul de diverses indemnités légales, notamment celles dues au titre des heures supplémentaires, du travail de nuit, du travail pendant les jours fériés, des congés annuels et du départ de l’entreprise. Il revêt donc une importance juridique majeure.

Qu’est-ce que le salaire ?

Le salaire désigne l’ensemble des sommes et avantages que l’employeur verse au salarié en contrepartie du travail, qu’ils soient qualifiés de salaire, de traitement ou autrement.


Les conditions de reconnaissance comme salaire sont les suivantes.


① Il doit s’agir de sommes ou d’avantages « versés par l’employeur »


Le salaire doit nécessairement être versé au salarié par l’employeur (l’entreprise).


Les sommes ou avantages versés par un tiers, tel qu’un client, un parent d’élève ou un organisme extérieur, ne constituent pas un salaire.


▶Exemples d’exceptions :


-Pourboires versés volontairement par les clients d’un casino

-Sommes versées par une association de soutien constituée par des parents d’élèves

-Cotisations d’assurance maladie supportées par l’employeur, entre autres


② Ils doivent être versés « en contrepartie du travail »


Les sommes ou avantages versés doivent présenter un lien direct avec le travail fourni pour être reconnus comme salaire. Les prestations de nature cérémonielle ou gracieuse ainsi que les remboursements de frais ne constituent pas un salaire.

③ La réalité prime sur la dénomination

La qualification de « salaire » dépend de la réalité de la prestation et non de sa dénomination.


Une somme ou un avantage versé de manière régulière et continue, que l’employeur est tenu de verser, est considéré comme un salaire.

Conditions de reconnaissance du salaire ordinaire

Le salaire ordinaire faisant l’objet d’une action doit répondre aux critères de régularité et d’uniformité.

-Régularité : le salaire doit être versé de façon répétée selon une périodicité déterminée, par exemple chaque mois, trimestre ou semestre

-Uniformité : le salaire doit être versé à tous les salariés à l’identique ou selon les mêmes critères

-(Ancien critère) Caractère fixe : les conditions de versement devaient être claires et définitivement établies (→ critère écarté par la jurisprudence de décembre 2024)


En décembre 2024, la Cour suprême de la République de Corée a toutefois rendu une décision excluant le « caractère fixe » des critères conceptuels du salaire ordinaire.

Elle a considéré que ce critère était dépourvu de fondement légal et réduisait indûment le champ du salaire ordinaire.

Cette décision a ainsi redéfini la notion de salaire ordinaire et ses critères d’appréciation.

Dans le cadre d’une action relative au salaire ordinaire, il peut donc être nécessaire de calculer précisément le montant demandé avec l’assistance d’un avocat spécialisé.

2. Action relative au salaire ordinaire | Procédure

L’action relative au salaire ordinaire est une action en paiement de salaire que le salarié (demandeur) introduit contre l’employeur (défendeur) devant un tribunal civil coréen.

Elle porte non seulement sur la reconnaissance du salaire ordinaire, mais aussi sur la période pouvant faire l’objet d’une demande rétroactive, les intérêts et l’éventuelle restitution d’un enrichissement sans cause.


① Établissement des faits et analyse juridique

-Identification des éléments susceptibles de relever du salaire ordinaire
-Collecte de preuves telles que le contrat de travail, le règlement intérieur de l’entreprise, les bulletins de salaire et les règles de versement des primes


② Concertation préalable et tentative de règlement du différend

-Tentative de règlement par l’intermédiaire du conseil de concertation entre employeur et salariés, du syndicat ou de la commission coréenne des relations du travail
-Examen de la possibilité d’une transaction privée ou d’un accord de paiement


③ Introduction de l’action

-Introduction d’une action en paiement de salaire devant le tribunal civil compétent
-Indication précise, dans l’acte introductif d’instance, du montant demandé, des éléments constitutifs du salaire ordinaire, de la période de paiement et du fondement du paiement


④ Réponse du défendeur (employeur) et détermination des points litigieux

-Moyens de défense portant notamment sur le fondement du paiement, la qualification de salaire ordinaire et la prescription extinctive


⑤ Administration de la preuve et débats

-Analyse juridique de chaque point litigieux au regard de la jurisprudence et d’affaires similaires
-Appréciation détaillée de l’inclusion dans le salaire ordinaire des primes régulières, indemnités de fonction et primes de performance


⑥ Jugement et paiement

-Calcul du montant définitif conformément à l’injonction de payer ou au jugement
-En cas de refus de paiement, mise en œuvre d’une procédure d’exécution forcée

Moyens d’action du point de vue du demandeur (salarié)

Lorsqu’un salarié prépare une action relative au salaire ordinaire, l’approche stratégique suivante peut être nécessaire.

① Identification des éléments relevant du salaire ordinaire

Il convient de déterminer précisément les éléments susceptibles d’être inclus dans le salaire ordinaire.

La qualification de salaire ordinaire est examinée en tenant compte notamment des conditions et de la récurrence du versement des primes régulières, indemnités d’ancienneté, indemnités de fonction et frais de logement ou de nourriture.


② Obtention des relevés de paiement et des documents de calcul du salaire

Les bulletins de salaire des dernières années, le contrat de travail et les règles internes de gestion du personnel constituent des preuves essentielles dans le cadre de l’action.

Les salaires impayés peuvent être réclamés dans le délai de prescription extinctive de 3 ans. Il convient donc de vérifier, pour chaque date de paiement, si la créance est prescrite.


③ Analyse de la jurisprudence comparable et nouveau calcul de la rémunération

Il convient d’analyser des affaires similaires, notamment les décisions de la Cour suprême de la République de Corée, afin d’évaluer la possibilité que les éléments concernés soient reconnus comme salaire ordinaire dans le cas considéré.

Cette analyse permet de calculer de manière réaliste le montant à réclamer avant d’engager l’action.


④ Examen d’une action collective

Lorsque de nombreux salariés d’un même établissement sont concernés par une situation identique, l’introduction d’une action collective ou conjointe peut réduire le temps et les coûts nécessaires tout en renforçant leur capacité à défendre collectivement leurs intérêts face à l’employeur.

Moyens de défense du point de vue du défendeur (employeur)

Lorsqu’un employeur répond en qualité de défendeur à une action relative au salaire ordinaire, les moyens de défense juridique suivants peuvent être envisagés.

① Contestation de la qualification de salaire ordinaire

L’employeur peut faire valoir que l’élément de rémunération concerné ne satisfait pas aux critères du salaire ordinaire, à savoir la régularité et l’uniformité.

Les primes de performance, certaines indemnités fondées sur une évaluation et les primes irrégulières peuvent notamment ne pas remplir ces conditions.


② Invocation de la prescription extinctive

Les créances salariales sont soumises à un délai de prescription extinctive de 3 ans à compter de leur naissance. L’employeur doit donc faire clairement valoir l’absence d’obligation de paiement pour la partie de la créance dont le délai est expiré.


③ Mise en avant de la charge financière et contestation de l’enrichissement sans cause

L’employeur peut soutenir que le montant total des salaires déjà versés ne s’écarte pas sensiblement des critères légaux et que la demande supplémentaire est contraire à l’équité et au principe de bonne foi.

3. Action relative au salaire ordinaire | Exemples

Examinons des affaires et des décisions de jurisprudence relatives au salaire ordinaire.

Cas 1. Jugement ordonnant le versement d’environ 500 millions de wons sud-coréens en incluant une prime de performance et une prime du Nouvel An lunaire

Dans cette affaire, un syndicat avait engagé une action en paiement de salaire après que la société B de sûreté portuaire, se fondant sur son règlement intérieur, n’avait retenu que la moitié de la prime de performance dans le salaire ordinaire et avait calculé les différentes indemnités légales en excluant la prime du Nouvel An lunaire.

Le tribunal a partiellement fait droit aux demandes des demandeurs et ordonné le versement d’environ 500 millions de wons sud-coréens à 308 salariés.

Il a retenu dans le salaire ordinaire 75 % de la prime de performance ainsi que l’intégralité de la prime du Nouvel An lunaire. Il a également estimé que l’inclusion par l’employeur de l’indemnité compensatrice de congés annuels non pris dans la prime de performance contrevenait à la Loi sur les normes du travail de la République de Corée.


Points litigieux :
-Inclusion de la prime de performance et de la prime du Nouvel An lunaire dans le salaire ordinaire
-Mode de calcul de l’indemnité compensatrice de congés annuels non pris et éventuelle violation de la Loi sur les normes du travail
-Effet d’un calcul salarial défavorable fondé sur le règlement intérieur de l’entreprise
-Nécessité de verser l’indemnité de repos hebdomadaire aux salariés mensualisés

CAS 2. Décision reconnaissant également les primes des agents de nettoyage comme salaire ordinaire

Des agents de nettoyage employés par la mairie de l’arrondissement G ont obtenu une décision définitive faisant droit à leur demande dans une action en paiement de salaire engagée contre la collectivité locale. Ils soutenaient que l’indemnité de transport, l’indemnité de formation à la sécurité, les points de prestations sociales et les primes relevaient du salaire ordinaire.

La Cour suprême de la République de Corée a jugé que ces indemnités ainsi que la prime de fin de période, la prime d’assiduité, l’allocation d’entraînement physique et l’indemnité de congé versée à l’occasion des fêtes relevaient également du salaire ordinaire.

Cette affaire a confirmé la jurisprudence établie en décembre 2023 par l’assemblée plénière de la Cour suprême, selon laquelle une condition liée au taux de présence attachée à une prime ne suffit pas, à elle seule, à exclure sa qualification de salaire ordinaire.

La Cour a reconnu ces primes comme salaire ordinaire au motif qu’elles étaient versées de manière régulière et uniforme en contrepartie du travail contractuellement prévu.


Points litigieux :
-Inclusion des points de prestations sociales dans le salaire ordinaire
-Qualification salariale des indemnités régulières, notamment celles de transport et de formation à la sécurité
-Possibilité de reconnaître comme salaire ordinaire une prime assortie d’une condition liée au taux de présence
-Critères d’appréciation de la nature réelle des avantages versés uniformément aux salariés

4. Action relative au salaire ordinaire | Principaux points litigieux

Dans les actions relatives au salaire ordinaire, les questions juridiques suivantes figurent fréquemment parmi les principaux points litigieux.

-Inclusion des primes régulières dans le salaire ordinaire

-Critères d’appréciation de la régularité et de l’uniformité des primes de performance

-Point de départ du délai de prescription extinctive des créances salariales

-Qualification, au regard du salaire ordinaire, des indemnités ayant le caractère de prestations sociales (frais d’hébergement, frais de repas, etc.)

-Inclusion des anciens salariés ou des salariés en congé parmi les bénéficiaires des versements

-Validité des règles de versement des salaires et communication de celles-ci au sein de l’entreprise

-Qualification, au regard du salaire ordinaire, des indemnités soumises à des critères de versement différenciés entre les salariés


Contrairement aux litiges ordinaires portant sur des salaires impayés, les actions relatives au salaire ordinaire sont des procédures civiles complexes qui exigent une compréhension approfondie des principes juridiques et de la jurisprudence.

Les critères ayant notamment évolué à la suite d’un changement de jurisprudence de la Cour suprême de la République de Corée en 2024, la conclusion juridique peut varier selon les faits précis et les règles de versement applicables.

L’issue de l’action peut par ailleurs entraîner des charges salariales supplémentaires s’élevant à des centaines de millions de KRW ou un afflux ponctuel de demandes de salariés. Il est donc recommandé de déterminer au préalable, avec un avocat spécialisé, le périmètre du salaire ordinaire et d’élaborer une stratégie contentieuse.

Le cabinet réunit, au sein d’une équipe dédiée, des avocats spécialisés ayant traité de nombreuses affaires relatives aux salaires impayés et au salaire ordinaire, et propose des stratégies adaptées à la situation de chaque client.

L’accompagnement proposé couvre la consultation, la collecte des preuves et la procédure contentieuse.

Afin de faciliter l’accès aux services juridiques, le cabinet dispose de bureaux régionaux dans l’ensemble du pays et propose un dispositif de consultation disponible 365 jours par an et 24 heures par jour, ainsi que des consultations à distance par visioconférence.

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