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Domaines de pratique

Demande de paiement des salaires/indemnités de départ

La demande de paiement des salaires et indemnités de départ relève des droits fondamentaux du salarié. Le salarié peut légitimement réclamer la rémunération du travail fourni à l’employeur. Nous présentons plusieurs voies permettant de demander le paiement des salaires et indemnités de départ.

CONTENTS
  • 1. Demande de paiement des salaires/indemnités de départ | Guide de traitement des arriérés
  • 2. Demande de paiement des salaires/indemnités de départ | Notion et réglementation du salaire
    • - Délais de prescription et créances en cas d’arriérés de salaires et d’indemnités de départ
    • - Intérêts de retard sur les salaires impayés
    • - Indemnité de suspension d’activité et indemnisation pour suspension de travail
  • 3. Demande de paiement des salaires/indemnités de départ | Moyens de résoudre les arriérés
    • - Dépôt direct d’une réclamation auprès du ministère coréen de l’Emploi et du Travail
    • - Demande d’ordonnance de paiement (procédure sommatoire)
    • - Action civile en paiement des salaires
    • - Sanctions contre l’employeur au moyen d’une plainte pénale
  • 4. Demande de paiement des salaires/indemnités de départ | Points à vérifier lors de la demande
  • 5. Demande de paiement des salaires/indemnités de départ | Différences entre les positions du salarié et de l’employeur
    • - Du point de vue de l’employeur ?

1. Demande de paiement des salaires/indemnités de départ | Guide de traitement des arriérés

Présentation par le Cabinet d'avocats Daeryun de la demande de paiement des salaires/indemnités de départ

La demande de paiement des salaires et indemnités de départ constitue un domaine important de la protection des droits des salariés.

Tout salarié doit percevoir un salaire en contrepartie du travail fourni sous la direction de son employeur.

Dans la pratique, de nombreux cas d’atteinte à ces droits fondamentaux continuent toutefois de se produire, notamment des arriérés de salaire, le non-paiement des indemnités de départ ou l’omission de majorations pour heures supplémentaires et jours fériés.

Nous présentons les violations de la Loi sur les normes du travail de la République de Corée que les salariés comme les employeurs doivent connaître, les moyens d’y répondre ainsi que les procédures et les éléments de preuve relatifs aux réclamations auprès du ministère coréen de l’Emploi et du Travail, aux actions civiles et aux plaintes pénales.

2. Demande de paiement des salaires/indemnités de départ | Notion et réglementation du salaire

L’article 2 de la Loi sur les normes du travail de la République de Corée définit le « salaire » comme l’ensemble des sommes et prestations reçues de l’employeur en contrepartie du travail.

Cette notion comprend notamment le salaire de base, les primes, les indemnités, la majoration pour heures supplémentaires, les majorations pour travail de nuit ou pendant les jours fériés et l’indemnité légale de repos hebdomadaire.

L’indemnité de départ est régie séparément par la Loi sur la garantie des prestations de fin de carrière et de retraite des salariés. L’employeur est néanmoins également tenu de la verser et, après au moins 1 an de service continu, doit payer au moins 30 jours de salaire moyen par année de service.

Délais de prescription et créances en cas d’arriérés de salaires et d’indemnités de départ

Dans les litiges relatifs aux arriérés de salaire, le délai de prescription extinctive revêt une importance particulière.

L’article 49 de la Loi sur les normes du travail fixe à 3 ans le délai de prescription des créances salariales.

Le même délai s’applique aux indemnités de départ. Par exemple, si un salarié a quitté son emploi en août 2022 sans percevoir son indemnité de départ, il doit engager une action avant l’expiration du délai en août 2025 afin que sa créance ne soit pas prescrite.

Lorsque l’expiration du délai approche, une action en paiement des salaires doit être engagée.

Pour bénéficier du paiement de substitution par l’État dans le cadre d’une réclamation auprès du ministère coréen de l’Emploi et du Travail, il convient notamment de déposer cette réclamation dans un délai de 1 an après la cessation d’emploi.

Le délai commence à courir à compter du dernier paiement ou de la date à laquelle le paiement aurait dû intervenir.

Mécanisme de paiement prioritaire des créances salariales

Lorsque les biens de l’employeur sont vendus aux enchères en raison notamment de son insolvabilité, un mécanisme de paiement prioritaire des créances salariales protège les salariés qui n’ont pas reçu les sommes dues au titre de la relation de travail. Il couvre notamment les salaires des 3 derniers mois, les indemnités dues au titre des accidents du travail et les indemnités de départ correspondant aux 3 dernières années.

Intérêts de retard sur les salaires impayés

Lors d’une demande de paiement des salaires ou indemnités de départ, il est également possible de réclamer des intérêts de retard sur les sommes impayées.

En principe, les salaires et indemnités de départ doivent être versés dans les 14 jours suivant la date à laquelle le paiement devient exigible, à savoir le jour de paie ou la date de cessation d’emploi. Le délai commence donc à courir à l’issue de ces 14 jours.

À défaut de paiement dans ce délai, des intérêts de retard de 20 % sont dus pour le nombre de jours de retard jusqu’à la date du paiement.

Certaines circonstances excluent toutefois l’application des intérêts de retard aux demandes portant sur des salaires ou indemnités de départ impayés.

  • Catastrophe naturelle ou cas de force majeure concernant l’employeur
  • Décision d’ouverture d’une procédure de redressement en vertu de la Loi coréenne sur la réhabilitation des débiteurs et la faillite
  • Déclaration de faillite en vertu de la Loi coréenne sur la réhabilitation des débiteurs et la faillite
  • Reconnaissance d’une situation d’insolvabilité ou d’une circonstance similaire par le ministre coréen de l’Emploi et du Travail
  • Autres situations dans lesquelles il est difficile de réunir les fonds nécessaires au paiement des salaires et indemnités de départ

Indemnité de suspension d’activité et indemnisation pour suspension de travail

Lorsque l’employeur suspend le travail sans que cette interruption soit imputable au salarié, l’article 46 de la Loi sur les normes du travail prévoit le versement d’une indemnité de suspension d’activité par l’employeur.

L’indemnité de suspension d’activité doit être au moins égale à 70 % du salaire moyen. Cette règle s’applique également lorsque l’entreprise rencontre des difficultés ou lorsque les travaux sont interrompus en raison d’un problème lié au donneur d’ordre.

L’indemnisation de la suspension de travail pour accident du travail est une notion susceptible d’être confondue avec l’indemnité de suspension d’activité.

Elle relève de l’indemnisation des accidents du travail et correspond au versement de 60 % du salaire moyen pendant la période au cours de laquelle le salarié reçoit des soins pour une blessure ou une maladie professionnelle.

Cette indemnisation est intégralement supportée par l’employeur ou versée au titre de l’assurance contre les accidents du travail. Une demande de reconnaissance de l’accident du travail doit donc être préalablement déposée.

3. Demande de paiement des salaires/indemnités de départ | Moyens de résoudre les arriérés

Moyens de résoudre les arriérés de salaires/indemnités de départ

L’employeur qui ne verse pas les salaires ou indemnités de départ dans les délais s’expose aux conséquences suivantes.

Le salarié peut recourir aux moyens suivants pour demander le paiement des salaires et indemnités de départ et remédier aux arriérés correspondants.

Dépôt direct d’une réclamation auprès du ministère coréen de l’Emploi et du Travail

En cas d’arriérés de salaire, la démarche la plus simple consiste à déposer une réclamation auprès du ministère coréen de l’Emploi et du Travail.

Lorsqu’une réclamation ou une plainte pénale est déposée auprès du service local de l’emploi et du travail compétent, un inspecteur du travail convoque l’employeur et mène une enquête. Si les arriérés sont établis, il émet une injonction de mise en conformité.

L’affaire est close si le salarié reçoit les sommes réclamées au titre des salaires ou indemnités de départ. Si l’employeur ne procède toujours pas au paiement après la réclamation, le dossier peut être transmis au parquet pour infraction à la Loi sur les normes du travail et donner lieu à une sanction pénale.

L’employeur pouvant faire l’objet d’une peine d’amende ou d’une peine d’emprisonnement avec travail, de nombreuses affaires sont réglées par un accord portant sur le paiement.

Lors de la rédaction de la réclamation, il est essentiel d’établir clairement les faits en joignant des éléments de preuve tels que le contrat de travail, les bulletins de salaire, les relevés bancaires, les relevés de présence et les échanges de messages.

Demande d’ordonnance de paiement (procédure sommatoire)

La demande d’ordonnance de paiement constitue une procédure plus simple qu’une action en justice.

Lorsque les salaires impayés sont peu contestés et que les faits sont clairement établis, le tribunal peut rendre une ordonnance de paiement sans interroger le débiteur, à savoir l’employeur.

La procédure est toutefois convertie en action civile lorsque le demandeur reçoit une ordonnance de rectification de l’adresse du débiteur, lorsque le tribunal le décide d’office ou lorsque le débiteur forme opposition.

Action civile en paiement des salaires

Requête introductive d’instance civile pour une demande de paiement des salaires et indemnités de départ
Exemple réel de requête introductive d’instance civile en paiement de salaires

Lorsqu’une réclamation ne permet pas de régler l’affaire ou qu’il existe un risque que l’employeur dissimule ses biens, il convient d’engager une action civile.

Lorsque le montant des arriérés ne dépasse pas 30 000 000 de wons sud-coréens, l’affaire peut relever de la procédure des petits litiges, qui est relativement simple.

L’action civile est introduite par le dépôt d’une requête auprès du tribunal de district coréen compétent. (Un dépôt électronique est possible.)

  1. Objet des demandes : montant à payer et date limite de paiement
  2. Fondement de la demande : période de travail, conditions de travail et défaut de paiement
  3. Éléments de preuve joints : contrat de travail, bulletins de salaire, documents relatifs à l’embauche et au départ, relevés bancaires, messages contenant les échanges entre les parties au sujet du paiement et enregistrements, notamment

Si nécessaire, une saisie conservatoire peut également permettre de bloquer au préalable les dépôts bancaires, les biens immobiliers ou d’autres actifs de l’employeur.

Si la demande de paiement des salaires ou indemnités de départ est ensuite admise, le jugement peut servir de fondement à une exécution forcée.

Sanctions contre l’employeur au moyen d’une plainte pénale

Une infraction à la Loi sur les normes du travail est en principe passible d’une sanction pénale.

Le salarié peut déposer une plainte pénale auprès de la police ou après avoir présenté une réclamation au ministère coréen de l’Emploi et du Travail. Une fois la plainte enregistrée, le dossier est transmis au parquet compétent.

Les arriérés de salaires et d’indemnités de départ ainsi que le non-versement des cotisations de retraite peuvent faire l’objet d’une plainte pénale contre l’employeur.

L’infraction faisant l’objet d’une plainte pénale relative au paiement des salaires ou indemnités de départ n’est pas punissable si la victime s’oppose aux poursuites. L’affaire peut donc être close au moyen d’un accord transactionnel avec le salarié.

Si les arriérés de salaires ou d’indemnités de départ sont établis, l’employeur encourt jusqu’à 3 ans d’emprisonnement avec travail ou une amende pénale pouvant atteindre 30 000 000 de wons sud-coréens.

4. Demande de paiement des salaires/indemnités de départ | Points à vérifier lors de la demande

ⓛ Majoration pour heures supplémentaires : lorsqu’un salarié travaille plus de 40 heures par semaine, une majoration pour heures supplémentaires lui est due.

Les heures supplémentaires sont autorisées dans la limite de 12 heures par semaine et doivent être rémunérées avec une majoration d’au moins 50 % du salaire ordinaire.

L’omission de l’indemnité de repos hebdomadaire étant également fréquente, il convient de vérifier attentivement le bulletin de salaire.

② Calcul de l’indemnité de suspension d’activité : en cas d’interruption du travail, il convient de conserver les documents relatifs aux circonstances de cette interruption, tels que les communications internes ou les instructions du donneur d’ordre, afin de démontrer qu’elle n’était pas imputable au salarié.

③ Conservation des preuves : les éléments de preuve doivent être recueillis à partir de sources aussi diverses que possible, notamment le contrat de travail, les relevés de présence, les courriels et les transcriptions d’enregistrements. Les déclarations de collègues constituent également des preuves recevables.

④ Interruption de la prescription : la réclamation, la demande d’ordonnance de paiement et l’action en justice interrompent toutes le délai de prescription.

Lorsqu’une seule réclamation ne suffit pas, une action civile et une plainte pénale peuvent ensuite être engagées.

Exécution forcée : après avoir obtenu une décision favorable dans l’action civile, il faut se procurer le jugement puis engager une procédure d’exécution forcée.

Lorsque les arriérés sont inférieurs à un certain montant, notamment au plafond de 7 000 000 de wons sud-coréens applicable au paiement simplifié de substitution, il est possible de recourir au mécanisme permettant à l’État d’en payer une partie à la place de l’employeur.

5. Demande de paiement des salaires/indemnités de départ | Différences entre les positions du salarié et de l’employeur

Aide d’un avocat pour une demande de paiement des salaires et indemnités de départ

La demande de paiement des salaires ou indemnités de départ concerne un droit directement lié aux moyens de subsistance du salarié.

En cas d’arriérés, le salarié peut établir les faits au moyen d’une réclamation auprès du ministère coréen de l’Emploi et du Travail et, selon la situation, présenter parallèlement une demande d’ordonnance de paiement, engager une action civile ou déposer une plainte pénale afin de faire valoir ses droits.

Les preuves revêtent une importance particulière. Le contrat, les relevés bancaires et les relevés de présence doivent être soigneusement préparés afin d’établir la réalité du travail effectué et le défaut de paiement du salaire.

Du point de vue de l’employeur ?

Du point de vue de l’employeur également, il est préférable d’établir clairement les faits et de préparer les documents de manière transparente plutôt que d’imputer systématiquement la faute au salarié.

Il est notamment possible de démontrer que des motifs légitimes ont empêché le versement d’une partie des sommes ou que certains points avaient déjà fait l’objet d’un accord.

Il est également conseillé de chercher à prévenir l’escalade de l’affaire vers une réclamation auprès du ministère coréen de l’Emploi et du Travail ou une sanction pénale en concluant rapidement un accord avec le salarié.

Notre cabinet associe des avocats intervenant en droit du travail et en matière d’accidents du travail à des conseillers en droit du travail afin de proposer un examen rapide et des pistes de résolution concernant les demandes de paiement des salaires ou des indemnités de départ.

Si une consultation est nécessaire à ce sujet, notre cabinet est disponible 24 heures sur 24, 365 jours par an, dans ses bureaux régionaux répartis sur l’ensemble du territoire.

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