CONTENTS
- 1. Contentieux contre une compagnie d’assurance | Définition

- 2. Contentieux contre une compagnie d’assurance | Principales catégories

- - Action en paiement d’une indemnité d’assurance
- - Action en constatation relative à la nullité du contrat d’assurance
- - Action en dommages-intérêts
- - Réponse à une procédure pénale liée à une escroquerie à l’assurance
- 3. Contentieux contre une compagnie d’assurance | Modes de médiation des différends

- - Médiation des litiges par le Service coréen de surveillance financière
- - Comité de médiation des litiges de consommation de l’Agence coréenne de la consommation
- - Comité coréen de médiation des litiges relatifs à l’épargne postale et à l’assurance
- 4. Contentieux contre une compagnie d’assurance | Procédure civile

- - Dispositif de décision recommandant une transaction
- - Présentation de la procédure de conciliation civile
- 5. Contentieux contre une compagnie d’assurance | Modalités de préparation

- - Envoi d’un courrier à contenu certifié
- - Examen du contrat d’assurance et des documents connexes
- - Définition de l’objet et du fondement de la demande
- 6. Contentieux contre une compagnie d’assurance | Principales questions litigieuses

- 7. Contentieux contre une compagnie d’assurance | Modalités de réponse

1. Contentieux contre une compagnie d’assurance | Définition
Le contentieux contre une compagnie d’assurance désigne une action civile visant à résoudre un différend juridique opposant un assureur à un assuré ou à un bénéficiaire au sujet du paiement d’une indemnité d’assurance.
Cette action est principalement engagée lorsque l’assureur refuse ou retarde le paiement de l’indemnité, ou verse un montant inférieur à celui prévu au contrat.
Comme toute entreprise commerciale, une compagnie d’assurance poursuit un objectif lucratif et doit gérer son taux de sinistralité.
Elle tend donc à appliquer des critères d’examen prudents lors du traitement des demandes d’indemnisation, ce qui entraîne fréquemment des conflits d’intérêts avec les assurés qui souhaitent percevoir leur indemnité.
En particulier, la fraude à l’assurance étant récemment devenue un problème de société, les assureurs ont renforcé leurs critères d’examen. Il arrive ainsi de plus en plus souvent que des demandes d’indemnisation légitimes soient retardées ou rejetées.
Dans une telle situation, l’action en justice contre la compagnie d’assurance constitue l’un des recours dont dispose le demandeur de l’indemnité.
2. Contentieux contre une compagnie d’assurance | Principales catégories

Les actions contre les compagnies d’assurance se répartissent en plusieurs catégories selon la nature du différend.
Action en paiement d’une indemnité d’assurance
Il s’agit de la forme la plus courante de contentieux contre une compagnie d’assurance. Lorsqu’un assuré a demandé le paiement d’une indemnité, mais que l’assureur l’a refusé ou n’en a versé qu’une partie, l’assuré peut réclamer cette indemnité par la voie d’une action civile.
Action en constatation relative à la nullité du contrat d’assurance
Lorsqu’un assureur soutient que le contrat d’assurance est nul, notamment en raison d’un manquement à l’obligation de déclaration lors de sa conclusion, et refuse en conséquence de verser l’indemnité, l’assuré peut engager une action en constatation afin de faire reconnaître la validité du contrat.
Action en dommages-intérêts
Lorsqu’une compagnie d’assurance cause un préjudice à l’assuré en retardant ou en refusant, intentionnellement ou par négligence, le paiement de l’indemnité, une action distincte en dommages-intérêts peut également être engagée.
Réponse à une procédure pénale liée à une escroquerie à l’assurance
Lorsqu’une procédure pénale est engagée parce qu’une demande d’indemnisation est soupçonnée de constituer une escroquerie à l’assurance, une procédure complexe peut être nécessaire afin de répondre aux poursuites pénales tout en faisant valoir, sur le plan civil, le droit au paiement de l’indemnité.
3. Contentieux contre une compagnie d’assurance | Modes de médiation des différends

Avant d’engager une action contre une compagnie d’assurance, il est possible de tenter une médiation du différend auprès du Service coréen de surveillance financière ou de l’Agence coréenne de la consommation.
Médiation des litiges par le Service coréen de surveillance financière
▶Autorité compétente : Comité de médiation des litiges financiers du Service coréen de surveillance financière
▶Modalités de dépôt d’une demande de médiation
-Voies de dépôt : Centre des réclamations financières (Internet, courrier, télécopie ou dépôt sur place)
-Mentions obligatoires : informations relatives au demandeur, compagnie d’assurance adverse et résumé du différend (exposé selon les six questions fondamentales : qui, quoi, quand, où, pourquoi et comment)
▶Procédure de médiation
Dépôt de la réclamation → notification de sa réception par SMS
Enquête et demande de documents
Recommandation d’accord → en cas de non-exécution, renvoi devant le comité de médiation
Proposition de médiation du comité → décision d’acceptation dans un délai de 20 jours
En cas d’acceptation par les deux parties, la proposition produit les mêmes effets qu’une « transaction judiciaire »
▶Points d’attention
-Si une action est engagée avant le dépôt de la demande, la procédure de médiation peut ne pas avoir lieu
-Pour les litiges concernant des consommateurs financiers ordinaires et portant sur 20 millions de wons sud-coréens au maximum, aucune action ne peut être engagée avant la présentation de la proposition de médiation, sous réserve d’exceptions
-La procédure de médiation peut être suspendue si l’affaire fait déjà l’objet d’une instance judiciaire
Comité de médiation des litiges de consommation de l’Agence coréenne de la consommation
▶Autorité compétente : Comité de médiation des litiges de consommation de l’Agence coréenne de la consommation
▶Litiges concernés : différends entre une compagnie d’assurance et un consommateur (possibilité de demander réparation d’un préjudice subi par le consommateur)
▶Procédure de médiation
Réception de la réclamation (par l’intermédiaire du centre de consultation)
Recommandation d’accord (renvoi devant le comité en l’absence d’accord dans les 30 jours)
Élaboration d’une proposition de médiation par le comité (généralement sous 30 jours, avec possibilité de prorogation)
En cas d’acceptation par les parties, la proposition produit les effets d’une « transaction judiciaire »
En l’absence d’objection dans un délai de 15 jours, la proposition est réputée acceptée
Comité coréen de médiation des litiges relatifs à l’épargne postale et à l’assurance
▶Litiges concernés : différends relatifs aux contrats, paiements, résiliations et interprétations des clauses en matière d’épargne postale et d’assurance
▶Procédure de médiation
Réception de la demande → décision de saisir ou non le comité
La réunion peut ne pas avoir lieu notamment en cas de saisine d’un tribunal ou d’absence d’intérêt pratique
Des compléments peuvent être demandés
Examen et médiation (dans un délai de 60 jours)
Notification de la proposition de médiation et information sur le résultat
La proposition prend effet si les deux parties l’acceptent
4. Contentieux contre une compagnie d’assurance | Procédure civile

Une action contre une compagnie d’assurance peut être engagée afin d’obtenir la protection d’un droit lorsque les procédures externes de médiation, notamment auprès du Service coréen de surveillance financière ou de l’Agence coréenne de la consommation, n’ont pas abouti.
Dispositif de décision recommandant une transaction
Avant de rendre un jugement formel, le tribunal peut prononcer une décision recommandant une transaction au cours de la procédure préparatoire ou des débats, sans fixer séparément une audience de conciliation.
Si les parties ne la contestent pas, cette décision produit les mêmes effets qu’une transaction judiciaire et peut permettre le règlement rapide d’un différend simple.
Présentation de la procédure de conciliation civile
Il est également possible de résoudre le différend au moyen de la procédure de conciliation civile devant le tribunal.
La conciliation civile commence lorsque l’une des parties en fait la demande au tribunal ou lorsque le juge saisi de l’affaire la renvoie d’office en conciliation.
Si les parties parviennent à un accord, un procès-verbal de conciliation est établi. Celui-ci produit les mêmes effets juridiques qu’une transaction judiciaire.
En revanche, si les parties ne parviennent pas à un accord, si la teneur de l’accord est jugée inadéquate ou si le défendeur à la demande de conciliation ne se présente pas à l’audience, le tribunal peut rendre d’office une décision tenant lieu de conciliation.
5. Contentieux contre une compagnie d’assurance | Modalités de préparation
Avant d’engager une action contre une compagnie d’assurance, il est généralement nécessaire de suivre les procédures et étapes préparatoires suivantes.
Envoi d’un courrier à contenu certifié
La première étape consiste à adresser à la compagnie d’assurance une demande formelle de paiement de l’indemnité au moyen d’un courrier à contenu certifié.
Cette démarche permet de vérifier une nouvelle fois la position de l’assureur et peut, dans certains cas, conduire à un règlement amiable du différend.
L’accord peut comporter une clause de renonciation à agir. Il convient donc d’examiner si celle-ci exclut toute possibilité d’engager ultérieurement une action en justice et, le cas échéant, de solliciter l’assistance d’un avocat spécialisé en droit civil.
Examen du contrat d’assurance et des documents connexes
Pour déterminer si une indemnité d’assurance peut être réclamée, il convient tout d’abord d’examiner attentivement les documents pertinents, notamment le contrat d’assurance, les conditions générales, la demande d’indemnisation, le certificat médical et le rapport sur les circonstances du sinistre.
Une attention particulière doit être accordée aux clauses spéciales et aux exclusions des conditions générales, qui sont fréquemment à l’origine du différend.
Définition de l’objet et du fondement de la demande
Lors de l’introduction de l’action, il convient de définir clairement l’objet de la demande, c’est-à-dire le montant de l’indemnité réclamée, ainsi que son fondement, à savoir la cause faisant naître l’obligation de paiement de l’assureur.
Cette analyse doit prendre en considération de manière globale le type de contrat, la nature du sinistre assuré et l’interprétation des conditions générales d’assurance.
6. Contentieux contre une compagnie d’assurance | Principales questions litigieuses
Contrairement à une action civile ordinaire, le contentieux contre une compagnie d’assurance soulève des questions juridiques particulières liées notamment au droit des assurances, à l’interprétation des conditions générales, au manquement à l’obligation de déclaration et à l’établissement du lien de causalité.
Les principales questions sont les suivantes.
▶Existence d’un manquement à l’obligation de déclaration
Lors de la conclusion du contrat d’assurance, l’assuré est tenu de déclarer à l’assureur les éléments importants.
En cas d’omission ou de fausse déclaration, l’assureur peut résilier le contrat ou refuser le paiement de l’indemnité.
Toutefois, il arrive qu’un assureur invoque une simple erreur ou un élément mineur ne constituant pas un manquement à cette obligation pour demander la résiliation du contrat. Il importe alors de déterminer si cette résiliation est juridiquement fondée.
▶Existence d’une cause d’exclusion de garantie
Les conditions générales d’assurance précisent les causes d’exclusion qui limitent le paiement de l’indemnité.
Un sinistre intentionnel ou un accident survenu sous l’emprise de l’alcool peut notamment être prévu comme cause d’exclusion. La question de savoir si les faits relèvent d’une telle cause a une incidence déterminante sur le paiement de l’indemnité.
▶Lien de causalité et survenance du sinistre assuré
Il convient de déterminer si le sinistre assuré s’est effectivement produit et s’il existe un lien de causalité entre celui-ci et la maladie ou le préjudice.
Cette question se pose fréquemment en matière d’assurance maladie ou d’assurance contre les accidents et peut nécessiter une expertise médicale.
▶Interprétation des conditions générales
Les conditions générales d’assurance sont habituellement des contrats types rédigés unilatéralement par l’assureur et certaines de leurs dispositions peuvent être difficiles à interpréter pour une personne dépourvue de connaissances dans ce domaine.
Il peut donc être nécessaire d’examiner, avec l’assistance d’un professionnel du droit, si elles ont été interprétées exclusivement en faveur de l’assureur.
7. Contentieux contre une compagnie d’assurance | Modalités de réponse
Pour répondre efficacement à un contentieux contre une compagnie d’assurance, il convient de réunir sans omission tous les documents pertinents, notamment le contrat d’assurance, les conditions générales, les pièces relatives à la demande d’indemnisation, le certificat médical, le rapport sur les circonstances de l’accident et les dossiers médicaux.
Le contrat et les conditions générales constituant en particulier des éléments essentiels pour déterminer si l’indemnité d’assurance doit être versée, il est indispensable d’en obtenir au moins une copie.
En outre, en droit sud-coréen, le droit de réclamer l’indemnité d’assurance ainsi que le droit de demander le remboursement des primes ou des réserves s’éteignent par prescription s’ils ne sont pas exercés pendant 3 ans, tandis que le droit de réclamer les primes se prescrit après 2 ans.
Une demande pouvant être rejetée selon que le délai de prescription est ou non écoulé, il convient de prendre les mesures nécessaires dans les meilleurs délais.
Le cabinet intervient dans les litiges contre les compagnies d’assurance en faisant collaborer des avocats spécialisés en droit civil ayant traité de nombreuses affaires de ce type avec des avocats spécialisés en droit des assurances.
Il peut également travailler avec son centre interne chargé de la recherche des éléments de preuve afin de recueillir les éléments nécessaires à la procédure.
Afin d’améliorer l’accès aux services juridiques, le cabinet dispose de bureaux régionaux dans l’ensemble du pays, d’un dispositif de consultation accessible 365 jours par an, à raison de 24 heures par jour, et d’un service de consultation à distance par visioconférence.
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