CONTENTS
- 1. Violences physiques en milieu militaire | Notion et critères de sanction

- - Violences physiques en milieu militaire contre un supérieur
- - Violences physiques en milieu militaire contre une sentinelle
- 2. Violences physiques en milieu militaire | Principales formes d’affaires de violences physiques en milieu militaire

- 3. Violences physiques en milieu militaire | Examen des moyens de réaction

- - Procédures de signalement et de protection du point de vue de la victime de violences physiques
- - Moyens de réaction du point de vue de l’auteur présumé de violences physiques
- 4. Violences physiques en milieu militaire | Déroulement et spécificités de la procédure

- - Procédure applicable aux affaires de violences physiques en milieu militaire
- - Spécificités des affaires de violences physiques en milieu militaire
- 5. Violences physiques en milieu militaire | Intérêt de l’assistance d’un avocat en droit militaire

1. Violences physiques en milieu militaire | Notion et critères de sanction

Les violences physiques en milieu militaire sont des actes violents commis au sein des forces armées auxquels s’applique la Loi pénale militaire de la République de Corée, et non la loi pénale générale.
En particulier, les violences physiques en milieu militaire relevant de la Loi pénale militaire peuvent donner lieu à des sanctions pénales indépendamment de la volonté de la victime de ne pas demander de poursuites. Elles sont sanctionnées plus sévèrement lorsqu’elles sont commises en temps de guerre.
Elles comprennent non seulement les violences physiques, mais aussi les violences psychologiques, les contraintes fondées sur la hiérarchie et le harcèlement habituel.
Même en l’absence d’intention ou lorsque les faits sont fortuits, une procédure pénale peut être engagée si les actes sont considérés comme portant atteinte à la hiérarchie et à l’ordre internes.
Violences physiques en milieu militaire contre un supérieur
Violences physiques ou menaces simples | En présence de l’ennemi : emprisonnement avec travail de 1 à 10 ans |
Violences physiques ou menaces en groupe | En présence de l’ennemi : réclusion à perpétuité ou emprisonnement avec travail d’au moins 10 ans pour le meneur, et emprisonnement avec travail à durée déterminée d’au moins 3 ans pour les autres |
Violences physiques aggravées ou menaces aggravées | En présence de l’ennemi : peine de mort, réclusion à perpétuité ou emprisonnement avec travail d’au moins 5 ans |
Violences physiques ayant entraîné la mort | En présence de l’ennemi : peine de mort, réclusion à perpétuité ou emprisonnement avec travail d’au moins 10 ans |
Violences physiques ayant entraîné des blessures | En présence de l’ennemi : réclusion à perpétuité ou emprisonnement avec travail d’au moins 3 ans |
Blessures infligées en groupe | En présence de l’ennemi : réclusion à perpétuité ou emprisonnement avec travail d’au moins 10 ans pour le meneur, et réclusion à perpétuité ou emprisonnement avec travail d’au moins 5 ans pour les autres |
Blessures aggravées | En présence de l’ennemi : peine de mort, réclusion à perpétuité ou emprisonnement avec travail d’au moins 10 ans |
Violences physiques en milieu militaire contre une sentinelle
Violences physiques ou menaces simples | En présence de l’ennemi : emprisonnement avec travail de 7 ans au plus |
Violences physiques ou menaces en groupe | En présence de l’ennemi : emprisonnement avec travail d’au moins 5 ans, et emprisonnement avec travail à durée déterminée d’au moins 3 ans pour les autres |
Violences physiques aggravées ou menaces aggravées | En présence de l’ennemi : peine de mort, réclusion à perpétuité ou emprisonnement avec travail d’au moins 3 ans |
Violences physiques ayant entraîné la mort | En présence de l’ennemi : peine de mort, réclusion à perpétuité ou emprisonnement avec travail d’au moins 5 ans |
Violences physiques ayant entraîné des blessures | En présence de l’ennemi : réclusion à perpétuité ou emprisonnement avec travail d’au moins 3 ans |
Blessures infligées en groupe | En présence de l’ennemi : réclusion à perpétuité ou emprisonnement avec travail d’au moins 7 ans pour le meneur, et réclusion à perpétuité ou emprisonnement avec travail d’au moins 5 ans pour les autres |
Blessures aggravées | En présence de l’ennemi : peine de mort, réclusion à perpétuité ou emprisonnement avec travail d’au moins 5 ans |
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2. Violences physiques en milieu militaire | Principales formes d’affaires de violences physiques en milieu militaire

Le niveau des sanctions applicables aux violences physiques en milieu militaire peut varier selon les circonstances, la forme des faits et leur gravité.
Les formes de violences fréquemment rencontrées en pratique sont les suivantes.
1. Violences d’un militaire plus ancien contre un militaire plus récent
Il s’agit d’une forme typique de violences se produisant dans le cadre de la hiérarchie entre militaires plus anciens et plus récents.
-Coups, exercices disciplinaires forcés, contraintes et autres violences fondées sur la hiérarchie
-Le caractère habituel peut constituer un point litigieux et l’obtention de la déclaration de la victime est déterminante
-En cas de suicide de la victime, les faits peuvent être étendus à l’homicide par imprudence ou à l’abandon ayant entraîné la mort
2. Opposition et violences physiques contre un supérieur
Il s’agit des cas dans lesquels un contact physique se produit à l’occasion d’une opposition à un supérieur ou d’un refus d’obéir à un ordre.
-Traitement conjoint possible avec l’infraction d’insubordination et l’infraction de violences physiques contre un supérieur
-Possibilité d’invoquer l’illégalité de l’ordre ou la légitime défense
3. Encadrement excessif par un instructeur ou un cadre
Cette forme peut comprendre les sanctions physiques ou les insultes dépassant les limites de l’encadrement pendant l’entraînement.
-La question centrale est de déterminer s’il s’agissait d’un enseignement ou d’un entraînement légitime
-L’existence d’un trouble de stress post-traumatique ou de symptômes traumatiques chez la victime peut influer sur l’appréciation juridique
3. Violences physiques en milieu militaire | Examen des moyens de réaction

Examinons les moyens de réagir aux violences physiques en milieu militaire du point de vue de la victime et de l’auteur présumé.
Procédures de signalement et de protection du point de vue de la victime de violences physiques
Lorsqu’une personne subit des violences physiques au sein des forces armées, il peut être difficile de signaler les faits et de demander de l’aide en raison du caractère fermé de l’institution militaire.
Il est toutefois possible d’obtenir une protection effective en recourant activement aux dispositifs militaires de protection des droits humains et aux organismes extérieurs.
▶Voies de signalement
-Signalement auprès de l’unité d’affectation : signalement au supérieur direct ou au commandant
-Service d’assistance téléphonique de la Défense nationale : le signalement peut être effectué par téléphone au 1303 ou sur Internet. Ce service est administré par la police militaire coréenne afin de proposer un dispositif intégré de signalement et d’accompagnement concernant les difficultés de la vie en caserne, les infractions militaires, les violences sexuelles, les infractions liées aux stupéfiants et la sécurité dans les casernes.
-Signalement auprès de la Commission nationale des droits de l’homme de la République de Corée : une requête peut être déposée auprès de cette commission afin d’engager une procédure de recours et de demander des mesures destinées à protéger la victime et à sanctionner l’auteur.
▶Mesures de protection
-Possibilité de demander une mesure de séparation d’avec l’auteur
-Possibilité de bénéficier d’une prise en charge thérapeutique en lien avec un établissement médical militaire
Après le signalement des violences physiques, une enquête de la police militaire coréenne est engagée. Le dossier peut, si nécessaire, être transmis au parquet militaire coréen afin que la procédure de sanction pénale de l’auteur soit menée.
Il convient de réunir autant d’éléments de preuve que possible pour établir les violences physiques commises par l’auteur et de veiller à la cohérence et à la crédibilité des déclarations.
Moyens de réaction du point de vue de l’auteur présumé de violences physiques
Lorsqu’une personne est soupçonnée de violences physiques, les faits peuvent souvent être interprétés à son détriment alors même qu’ils relèvent en réalité de la légitime défense ou qu’un résultat involontaire s’est produit. Les stratégies de réponse suivantes peuvent alors être envisagées.
1. Réponse au stade de l’enquête
-Prévention des aveux induits : une assistance juridique est nécessaire lors des premières déclarations
-Collecte d’éléments de preuve tels que des images de vidéosurveillance : consolidation des arguments de défense grâce à l’obtention de preuves matérielles
2. Réponse au stade du procès
-Tentative d’accord : rechercher un accord sincère avec la victime afin d’accroître la possibilité d’une mesure de clémence
-Présentation des motifs de réduction de la peine : absence d’antécédents, caractère fortuit, lettre de repentir et volonté de réparer le préjudice, notamment
-Assiduité pendant le service militaire : production d’éléments relatifs au comportement habituel pendant le service et de pétitions, notamment
3. Réponse administrative
Lorsqu’une personne est poursuivie ou déclarée coupable pour des violences physiques, une sanction disciplinaire administrative peut lui être infligée indépendamment de la sanction pénale.
-Demande d’annulation de la sanction disciplinaire : l’annulation peut être demandée au sein de l’institution militaire ou devant une commission des recours administratifs en invoquant notamment un vice de procédure disciplinaire, une erreur factuelle ou une atteinte à l’équité.
-Contentieux administratif contre une sanction disciplinaire injustifiée : une action en annulation de la sanction disciplinaire devant une juridiction civile peut également être envisagée si nécessaire.
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4. Violences physiques en milieu militaire | Déroulement et spécificités de la procédure
Contrairement à la procédure pénale ordinaire, les affaires de violences physiques en milieu militaire sont traitées selon la procédure prévue par la Loi pénale militaire de la République de Corée.
Compte tenu des particularités de cette procédure, il convient d’en comprendre précisément le déroulement et les spécificités afin d’y répondre.
Procédure applicable aux affaires de violences physiques en milieu militaire
-Enquête de la police militaire coréenne : les premières déclarations constituent des éléments de preuve essentiels lors du procès ultérieur
-Transmission au parquet militaire coréen : décision sur l’engagement des poursuites et possibilité de demander un mandat de détention provisoire
-Procès devant une juridiction militaire coréenne : jugement en première instance devant une juridiction militaire et possibilité de faire appel devant une juridiction civile
-Procédure disciplinaire parallèle : la procédure disciplinaire administrative et la procédure de sanction pénale peuvent être menées simultanément
Spécificités des affaires de violences physiques en milieu militaire
-Sanction pénale :
Une condamnation définitive est inscrite au casier judiciaire et peut avoir des conséquences directes sur la vie professionnelle et sociale après le service militaire.
L’accès à certaines professions, notamment dans la fonction publique, les entreprises publiques ou le personnel civil des forces armées, peut être restreint. La vérification des antécédents judiciaires peut également être défavorable lors d’un recrutement.
Toutefois, pour les soldats accomplissant leur service obligatoire, les dossiers de sanctions disciplinaires sont supprimés des certificats relatifs au service militaire après leur libération, conformément à la modification d’une directive du ministère de la Défense nationale entrée en vigueur en juin 2025. Cette mesure s’applique rétroactivement aux soldats déjà libérés.
Une sanction pénale résultant d’une condamnation définitive n’entre toutefois pas dans le champ d’application de cette directive et demeure donc inscrite au casier judiciaire.
-Mesures disciplinaires :
Diverses sanctions internes, telles qu’une réduction de traitement, une révocation des fonctions ou une mutation, peuvent être appliquées parallèlement et avoir des effets défavorables sur l’ensemble de la carrière militaire.
Pour les cadres en particulier, la révocation des fonctions peut entraîner d’importantes restrictions concernant la promotion ou l’affectation à des postes importants.
-Restrictions à la promotion :
Pour les officiers, les sous-officiers et les autres cadres, l’inscription d’une sanction disciplinaire pour violences physiques peut fortement réduire les chances d’être retenu lors de l’examen d’une promotion. Elle peut ainsi conduire au rejet d’une demande de service de longue durée ou à une libération obligatoire après l’accomplissement du service obligatoire.
Les soldats peuvent également être exclus des sélections de combattants d’élite ou de militaires exemplaires, ce qui peut influer sur leur service de longue durée ou sur la prolongation de leur service.
5. Violences physiques en milieu militaire | Intérêt de l’assistance d’un avocat en droit militaire
Dans les affaires de violences physiques en milieu militaire, le caractère fermé propre à l’institution peut rendre difficile l’exercice effectif des droits de la défense par la personne mise en cause.
Pour la victime, il peut également être difficile de recueillir des éléments de preuve permettant d’établir juridiquement les violences commises par l’auteur.
Dans de telles circonstances, l’assistance d’un avocat connaissant le droit militaire dès le début de l’affaire peut être utile.
La réponse doit couvrir les premières déclarations au stade de l’enquête, le procès, puis les procédures pénales et disciplinaires ultérieures.
Une affaire de violences physiques en milieu militaire ne se limite pas à de simples violences.
Il s’agit d’une question importante dans laquelle s’entremêlent des éléments complexes tels que l’ordre hiérarchique interne, les droits humains des militaires, les antécédents judiciaires et la libération du service.
L’assistance d’un avocat en mesure de traiter à la fois les procédures devant les juridictions militaires et civiles peut être nécessaire.
Le Cabinet d'avocats Daeryun dispose d’avocats intervenant dans des affaires militaires et constitue des équipes dédiées en fonction des dossiers.
Le cabinet intervient dans les procédures devant les juridictions militaires et civiles, ainsi que dans les procédures judiciaires et disciplinaires.









