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Domaines de pratique

Sanction disciplinaire militaire

La sanction disciplinaire militaire est une mesure administrative infligée à une personne ayant commis un manquement pendant son service, afin de maintenir l’ordre et la discipline au sein des forces armées. Elle est prononcée indépendamment de toute sanction pénale.

CONTENTS
  • 1. Sanction disciplinaire militaire | Nature juridique du régime disciplinaire militaire
  • 2. Sanction disciplinaire militaire | Motifs et types de sanctions
    • - Sanctions disciplinaires applicables notamment aux officiers
    • - Sanctions disciplinaires applicables aux militaires du rang
  • 3. Sanction disciplinaire militaire | Procédures disciplinaire et de recours
    • - Procédure de recours
  • 4. Sanction disciplinaire militaire | Guide pour agir sans assistance
  • 5. Sanction disciplinaire militaire | Principaux moyens de défense
    • - Sanction disciplinaire militaire, lorsque la procédure est difficile à gérer seul

1. Sanction disciplinaire militaire | Nature juridique du régime disciplinaire militaire

Présentation de la notion de sanction disciplinaire militaire par le Cabinet d'avocats Daeryun


La sanction disciplinaire militaire est une procédure destinée à préserver la discipline des membres des forces armées de la République de Corée et la chaîne de commandement militaire.

Bien qu’elle comporte un élément punitif, elle est qualifiée de mesure administrative distincte d’une peine et est mise en œuvre conformément aux lois propres à l’armée, notamment la Loi de la République de Corée sur la gestion du personnel militaire et la Loi pénale militaire de la République de Corée.

La sanction disciplinaire militaire présente notamment des similitudes avec celle applicable aux fonctionnaires civils. Cependant, en raison des objectifs propres à l’armée que sont la sécurité nationale et l’efficacité opérationnelle, une procédure plus rapide et simplifiée est admise, et certains droits procéduraux peuvent être limités.

La procédure disciplinaire militaire se déroule donc conformément à la Loi sur la gestion du personnel militaire et aux règles disciplinaires de l’unité concernée. L’étendue de la garantie des droits de la défense de la personne visée dépend de la procédure applicable.

2. Sanction disciplinaire militaire | Motifs et types de sanctions

Types de sanctions disciplinaires militaires

En vertu de la Loi de la République de Corée sur la gestion du personnel militaire et des ordres connexes, les types et le contenu précis des sanctions disciplinaires au sein de l’armée varient selon le statut de la personne concernée (officier, adjudant, sous-officier ou militaire du rang).

Motifs de sanction disciplinaire militaire

1. Manquement à l’obligation d’accomplir fidèlement ses fonctions
2. Manquement à l’obligation d’obéissance
3. Manquement à l’interdiction de quitter l’unité
4. Manquement à l’obligation d’impartialité
5. Manquement à l’obligation d’intégrité
6. Manquement à l’obligation de confidentialité
7. Manquement à l’obligation de préserver la dignité de la fonction
8. Manquement à l’interdiction d’exercer une activité lucrative ou de cumuler des fonctions
9. Violation de l’interdiction des activités politiques
10. Manquement à l’interdiction des actions collectives

Sanctions disciplinaires applicables notamment aux officiers

Les sanctions disciplinaires au sein de l’armée visent à préserver le statut et la dignité des militaires et à assurer le respect de leurs obligations professionnelles. Lorsqu’un motif déterminé survient, la mesure est prononcée après délibération de la commission disciplinaire.

Une sanction ne peut pas être prononcée sans limite dans le temps, car la demande de sanction disciplinaire est soumise à un délai de prescription.

Selon l’article 56 de la Loi de la République de Corée sur la gestion du personnel militaire, l’autorité disciplinaire peut demander à la commission disciplinaire de statuer lorsqu’un militaire relève de l’un des cas suivants, puis doit prononcer la sanction conformément à la décision rendue.

1. Violation de la Loi sur la gestion du personnel militaire ou d’un ordre pris en application de celle-ci
Exemples : désobéissance à l’ordre d’un supérieur, non-respect des directives de l’unité ou comportement portant atteinte à la discipline militaire

2. Comportement portant atteinte à la dignité d’un militaire
Exemples : comportement suscitant une controverse publique, jeux d’argent, conduite sous l’influence de l’alcool, comportement obscène ou problèmes relevant de la vie privée

3. Manquement ou négligence dans l’accomplissement des obligations professionnelles
Exemples : divulgation de secrets militaires, négligence dans le service ou mauvaise gestion du matériel

La demande de sanction disciplinaire est également soumise à des délais de prescription.

Ainsi, même lorsqu’un manquement a été commis, aucune sanction ne peut être demandée après l’écoulement d’un délai excessivement long.

Ces délais varient comme suit selon la gravité du motif disciplinaire :

-Sanction pour violation de la Loi coréenne sur la protection de la jeunesse, de la Loi-cadre coréenne sur l’égalité entre les femmes et les hommes ou de la Loi coréenne sur la répression de la prostitution : 10 ans
-Sanction pour violation de la Loi sur la gestion du personnel militaire : 5 ans
-Autres motifs disciplinaires : 3 ans


Sanctions disciplinaires applicables aux officiers, adjudants et sous-officiers

Catégorie

Contenu

Sanctions lourdes

Révocation ou destitution

Privation du statut d’officier, d’adjudant ou de sous-officier

Rétrogradation

Abaissement d’un grade par rapport au grade détenu

※ Toutefois, un officier ne peut pas être rétrogradé au rang d’adjudant, ni un sous-officier à celui de militaire du rang

Suspension

-Maintien dans les fonctions, mais interdiction de les exercer pendant une période comprise entre 1 mois et 3 mois, avec obligation de demeurer dans un lieu déterminé
-Réduction du traitement des deux tiers pendant la période de suspension

Sanctions légères

Réduction de traitement

Réduction d’un tiers du traitement pendant une période comprise entre 1 mois et 3 mois

Consignation

Obligation, pendant une période maximale de 10 jours, de réfléchir à son manquement dans un lieu déterminé de l’enceinte militaire, désigné par l’autorité disciplinaire, après le service ordinaire

Blâme

Constatation du manquement et avertissement destiné à prévenir sa répétition

Sanctions disciplinaires applicables aux militaires du rang

Les sanctions applicables aux militaires du rang se répartissent entre les 6 catégories suivantes. Leur contenu précis est présenté ci-dessous.

1. Rétrogradation
Cette sanction consiste à abaisser d’un grade le militaire par rapport à son grade actuel.


2. Formation disciplinaire militaire
Cette mesure impose de suivre, dans un établissement défini par un arrêté du ministère de la Défense nationale de la République de Corée, une formation et un entraînement portant notamment sur l’état d’esprit et l’attitude du militaire dans le service. Sa durée ne peut excéder 15 jours.


3. Réduction de traitement
Le traitement est réduit d’un cinquième pendant une période comprise entre 1 mois et 3 mois.


4. Réduction des permissions
Cette mesure réduit le nombre de jours de permission attribués au cours de la période de service.

-Réduction maximale de 5 jours à chaque fois
-La réduction totale ne peut excéder 15 jours sur l’ensemble de la période de service


5. Consignation
Cette sanction limite le service ordinaire en dehors des heures d’entraînement ou de formation et impose au militaire de réfléchir à son comportement dans un lieu désigné. Sa durée maximale est limitée à 15 jours.


6. Blâme
Cette sanction légère consiste à constater le manquement ou la faute et à adresser un avertissement afin d’empêcher la répétition du même comportement.

3. Sanction disciplinaire militaire | Procédures disciplinaire et de recours

Assistance du Cabinet d'avocats Daeryun en matière de sanctions disciplinaires militaires


La procédure de sanction disciplinaire militaire suit généralement les étapes suivantes.

1. Détection et examen des faits constitutifs d’un manquement
Lorsque le commandant de l’unité ou l’organe d’inspection prend connaissance d’un manquement, l’unité constitue sa propre commission d’enquête disciplinaire afin d’établir les faits.


2. Demande de sanction et décision disciplinaire
En fonction des résultats de l’enquête, l’autorité habilitée à demander une sanction, à savoir le commandant, saisit la commission disciplinaire. Celle-ci examine les faits concernés et les éléments présentés à titre d’explication avant de statuer sur la sanction.


3. Notification de la sanction disciplinaire
Le résultat de la procédure disciplinaire est notifié par écrit à la personne concernée. La mesure peut être contestée au moyen de la procédure de recours du ministère de la Défense nationale de la République de Corée ou d’un contentieux administratif.

Procédure de recours

Lorsqu’une sanction disciplinaire est prononcée au sein de l’armée, la personne concernée peut la contester par la voie d’un recours si elle estime que la mesure est injustifiée ou ne correspond pas aux faits.

Le recours se déroule selon les étapes suivantes.

1. Prononcé de la sanction disciplinaire

À la suite de la décision de la commission disciplinaire, une sanction telle qu’une révocation, une suspension ou une réduction de traitement est arrêtée, puis notifiée par écrit à la personne concernée.


2. Rédaction et dépôt de l’acte de recours

La personne qui conteste la sanction disciplinaire doit rédiger et déposer un acte de recours dans les 30 jours suivant la réception de sa notification.

Il est préférable d’indiquer précisément dans l’acte de recours les motifs de contestation, les faits ainsi que les raisons justifiant une demande de réduction ou d’annulation de la sanction.


3. Enregistrement du recours et constitution de la commission d’examen des recours

Après l’enregistrement de l’acte, une commission d’examen des recours est constituée au sein de l’unité d’affectation ou de l’unité supérieure.

La commission réexamine notamment la procédure disciplinaire, les preuves et les déclarations écrites.


4. Examen et décision de la commission d’examen des recours

Dans le cadre de son examen, la commission apprécie globalement si la sanction était appropriée, si la procédure présentait des irrégularités et s’il existe des circonstances justifiant une réduction.


5. Notification du résultat de l’examen

Au regard des arguments de l’auteur du recours, il est décidé de maintenir, de réduire ou d’annuler la sanction. Le résultat lui est notifié par écrit.


6. Décision sur les suites à donner au résultat

Si la personne concernée conteste le résultat du recours, elle peut engager un contentieux administratif sous la forme d’une action en annulation de la sanction disciplinaire.

Elle saisit alors séparément le tribunal afin de contester la légalité de la sanction.


Q. Un recours risque-t-il d’aggraver ma situation ?

De nombreuses personnes qui envisagent un recours craignent qu’il n’entraîne une sanction plus sévère.
Toutefois, en vertu des textes applicables, la sévérité de la sanction ne peut pas être accrue à l’issue de la procédure de recours.
Le recours constitue donc un moyen d’exercer les droits de la défense afin d’obtenir une réduction ou une annulation de la sanction ; il ne s’agit pas d’une procédure exposant à une nouvelle sanction.


Q. Que faire si la contestation se poursuit ?

Si la décision de la commission d’examen des recours ne donne pas satisfaction, il est possible de demander à nouveau l’annulation ou la réduction de la sanction dans le cadre d’un contentieux administratif.
Il convient alors d’introduire devant le tribunal une action contre l’autorité militaire tendant à l’annulation de la sanction disciplinaire, en invoquant notamment une irrégularité procédurale ou le caractère injustifié des motifs disciplinaires.


CONSEIL. Éléments à préparer avant le recours

-Réunir les preuves relatives aux motifs disciplinaires, telles que des messages, des conversations KakaoTalk ou des enregistrements
-Préparer une déclaration manuscrite ou une attestation exposant en détail le déroulement des faits
-Réunir les documents faisant état de circonstances atténuantes, tels qu’une lettre de réflexion, une demande d’indulgence ou les états de service

4. Sanction disciplinaire militaire | Guide pour agir sans assistance

Examinons les moyens de faire face à une procédure disciplinaire militaire.

1. Mesures à prendre au début de la procédure disciplinaire

-Précautions à prendre lorsqu’une déclaration est demandée au stade de l’enquête sur le manquement

À la différence d’une enquête pénale, la personne visée par la procédure disciplinaire n’a pas le statut de suspect, mais celui de « partie concernée ». Le droit de garder le silence prévu par le Code de procédure pénale de la République de Corée ne s’applique donc pas directement. Toutefois, le fait de contraindre indûment une personne à avouer peut porter atteinte au droit constitutionnel de refuser de faire une déclaration.

Il peut être opportun de prendre des notes, de mettre ses souvenirs en ordre et de rédiger volontairement une déclaration conforme aux faits.

-Précautions à prendre lors de la participation à une enquête ou à une réunion de délibération disciplinaire

Lors de la réunion, la personne visée par la procédure disciplinaire dispose également de la possibilité de présenter ses observations. Elle peut remettre une lettre de réflexion manuscrite et une demande d’indulgence afin de solliciter une réduction de la sanction.

2. Contestation et voies de recours

-Procédure interne de contestation au sein de l’armée

En cas de contestation d’une sanction disciplinaire, une déclaration de contestation peut être déposée dans les 15 jours suivant la réception de la notification de la sanction émise par l’unité concernée.

Selon la gravité de l’affaire, l’unité supérieure ou le ministère de la Défense nationale de la République de Corée peut ordonner un nouvel examen ou annuler la sanction.

-Recours administratif et contentieux administratif

En cas de contestation, un recours administratif devant l’autorité administrative peut être formé contre le ministre de la Défense nationale. Il peut ensuite être suivi d’un contentieux administratif sous la forme d’une action en annulation de la sanction disciplinaire.

Le recours administratif doit être introduit dans les 90 jours suivant la date à laquelle la personne a eu connaissance de la mesure, ou dans les 180 jours suivant la date à laquelle celle-ci a été prise.

5. Sanction disciplinaire militaire | Principaux moyens de défense

Examinons les principaux moyens de défense dans le cadre d’une procédure disciplinaire militaire.

1. Contestation de la matérialité des motifs disciplinaires

Lorsque les faits constitutifs du manquement sur lesquels repose la sanction sont faux ou exagérés, il est important de produire des éléments permettant de contester leur matérialité.

-Il est essentiel de réunir des preuves des faits, telles que des relevés d’appels, des captures d’écran de messagerie ou des images de vidéosurveillance
-Les déclarations de collègues peuvent également être activement utilisées à titre de preuve contraire

2. Caractère injustifié du niveau de la sanction

-Lorsque le niveau de la sanction est disproportionné par rapport à celui retenu pour le même type de manquement, une réduction peut être demandée en procédant à une comparaison avec des cas similaires antérieurs.
-La présentation conjointe d’une lettre de réflexion, d’une pétition de la famille et des états de service peut permettre de mettre en avant les mérites et les autres circonstances à prendre en considération.

3. Invocation de l’illégalité de la procédure disciplinaire

-Les vices de procédure, tels qu’une composition irrégulière de la commission disciplinaire, l’absence de décision disciplinaire écrite ou la non-notification de l’acte prononçant la sanction, peuvent constituer des motifs de nullité ou d’annulation de celle-ci.

Sanction disciplinaire militaire, lorsque la procédure est difficile à gérer seul

Une sanction disciplinaire prononcée pendant le service militaire ne se limite pas à une simple procédure interne et peut laisser une trace juridique ayant des effets même après la fin du service.

Lorsque les motifs disciplinaires ne correspondent pas aux faits ou que la procédure a été entachée d’irrégularités, le droit de les contester légitimement et d’exercer les droits de la défense est garanti par la loi.

Toutefois, les procédures disciplinaires étant régies par des règlements internes et par une législation spéciale applicable aux militaires, il peut être difficile d’en préparer et d’en gérer seul toutes les étapes.

Au sein du Cabinet d'avocats Daeryun, des avocats intervenant dans les affaires militaires et maîtrisant la Loi pénale militaire de la République de Corée constituent une équipe dédiée, par l’intermédiaire du groupe Défense et affaires militaires, afin d’élaborer une stratégie de défense adaptée à l’affaire du client.

Le Cabinet d'avocats Daeryun dispose de bureaux dans différentes régions du pays, d’un service de consultation accessible 24 heures par jour, 365 jours par an, d’un service de visioconférence à distance et de la possibilité d’obtenir rapidement une consultation dans la zone de cantonnement sans se déplacer vers une autre région. Il est possible de solliciter son assistance.

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