CONTENTS
- 1. Litiges internationaux (contentieux international) | Notion et importance

- 2. Litiges internationaux (contentieux international) | Causes et principaux types

- 3. Litiges internationaux (contentieux international) | Procédure et caractéristiques

- 4. Litiges internationaux (contentieux international) | Modes de réponse

- - Importance de la prévention
- - Réponse rapide dès le début du litige
- - Collaboration avec un cabinet d’avocats local
- - Stratégie d’exécution des jugements étrangers
- 5. Litiges internationaux (contentieux international) | Questions et précautions

- - Comparaison des notions et différences entre contentieux international et arbitrage international
- - Pourquoi solliciter une assistance en matière de litiges internationaux (contentieux international)
1. Litiges internationaux (contentieux international) | Notion et importance

Les litiges internationaux (contentieux international) revêtent une importance croissante à mesure que les entreprises coréennes développent leurs activités à l’étranger et que les échanges entre entreprises coréennes et étrangères s’intensifient.
L’expansion du marché mondial a conduit un nombre croissant d’entreprises à envisager une implantation à l’étranger ou à exercer déjà activement leurs activités sur des marchés étrangers. Il en résulte des litiges juridiques de formes diverses.
Lorsque les différends et conflits qu’une entreprise peut difficilement résoudre par ses propres moyens ne peuvent être réglés par un accord amiable ou une procédure de conciliation, un contentieux international peut être envisagé.
Il peut notamment s’agir d’une entreprise coréenne qui engage une action contre une entreprise étrangère pour manquement à des obligations contractuelles ou qui revendique des droits sur des actifs situés à l’étranger.
Avant d’engager un contentieux international, diverses difficultés se posent, notamment la désignation d’un représentant en justice, le dépôt de différents documents, la traduction des pièces, la comparution aux audiences, le coût élevé de la procédure et l’application de la loi applicable.
Lorsqu’un litige international survient, il est donc préférable, avant d’engager une procédure contentieuse internationale, de recourir à un mécanisme d’arbitrage ou de rechercher un accord amiable entre les parties.
Les litiges entre parties établies dans des pays dont les langues, les cultures et les systèmes juridiques diffèrent sont particulièrement plus complexes qu’un contentieux civil interne ordinaire.
Ils nécessitent l’examen de questions juridiques complexes, telles que les règles de droit international privé de chaque pays, les conditions de reconnaissance et d’exécution des jugements étrangers, les conventions d’arbitrage et les clauses de loi applicable.
Lorsqu’un litige donne lieu à un contentieux international, il importe d’intervenir rapidement dès le début, de déterminer les dispositions juridiques applicables, de les interpréter et d’établir les faits à l’origine du litige afin de définir une réponse adaptée.
2. Litiges internationaux (contentieux international) | Causes et principaux types
▶Litiges relatifs aux contrats internationaux
Les différends portant sur l’interprétation d’un contrat, notamment en matière d’inexécution, de dommages-intérêts, de notification de résiliation ou de clause pénale, sont les plus courants. La juridiction compétente ou l’institution arbitrale désignée dans le contrat ainsi que la loi applicable constituent des questions essentielles.
▶Litiges soumis à l’arbitrage international
Lorsqu’un contrat comporte une clause d’arbitrage, les parties tentent de résoudre le différend par voie d’arbitrage plutôt que par une procédure judiciaire.
Les modalités de l’arbitrage international dépendent de plusieurs éléments, notamment du règlement de l’institution arbitrale concernée et de l’identité de l’arbitre.
Parmi les principales institutions arbitrales figurent le Centre d’arbitrage international de Singapour (SIAC), le Conseil coréen d’arbitrage commercial (KCAB) et la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (ICC).
▶Litiges liés aux investissements et à l’implantation à l’étranger
Des différends relatifs aux participations dans une entité locale, une interruption d’activité ou des mesures réglementaires gouvernementales peuvent survenir lors d’une implantation à l’étranger. Ils peuvent donner lieu à des procédures civiles ou pénales, ou à un règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS).
▶Litiges internationaux en matière fiscale et financière
Des différends peuvent opposer une entreprise aux autorités fiscales concernées au sujet de la double imposition, du traitement comptable de fonds détenus à l’étranger ou de soupçons de fraude fiscale. Ils peuvent donner lieu à un contentieux fiscal ou à une procédure pénale.
▶Atteintes internationales aux droits de propriété intellectuelle
Les atteintes aux brevets, aux marques ou aux dessins et modèles constituent une forme courante de litige international, car les législations diffèrent selon les pays.
3. Litiges internationaux (contentieux international) | Procédure et caractéristiques

La procédure applicable au contentieux international est comparable à celle d’un contentieux interne, mais elle comporte les éléments complexes suivants.
① Détermination de la compétence
La première question d’un contentieux international consiste à déterminer les tribunaux de quel pays sont compétents pour connaître du litige.
En République de Corée, la Loi coréenne sur le droit international privé encadre la compétence judiciaire internationale, qui est appréciée selon les critères ci-dessous.
-Le domicile ou le siège social du défendeur est situé en République de Corée
-Le lieu d’exécution du contrat ou le lieu de survenance du litige se trouve en République de Corée
-Les parties ont conclu un accord attributif de juridiction
-Le défendeur comparaît sans contester la compétence de la juridiction saisie (compétence fondée sur la comparution)
② Procédure de signification et de notification
Lorsque la partie adverse réside à l’étranger, l’acte introductif d’instance doit être signifié ou notifié conformément à la Convention de La Haye relative à la signification et à la notification, à un traité bilatéral ou par la voie diplomatique. Cette démarche peut prendre plusieurs mois.
③ Administration de la preuve
Des traductions en langue étrangère, des avis sur l’interprétation du droit étranger et des documents authentifiés à l’étranger peuvent être nécessaires. La collecte des preuves est également complexe. Lorsqu’il n’existe pas de procédure de divulgation préalable des preuves (discovery) dans le pays étranger concerné, l’obtention volontaire des documents devient déterminante.
④ Prononcé et exécution du jugement
Même lorsqu’un jugement est obtenu à l’étranger, sa « reconnaissance » est nécessaire pour procéder à son exécution si la partie adverse possède des biens en République de Corée.
4. Litiges internationaux (contentieux international) | Modes de réponse

Examinons les modes de réponse et les stratégies pratiques applicables aux litiges internationaux (contentieux international).
Importance de la prévention
Il est essentiel de prendre des mesures de prévention des litiges dès la conclusion d’un contrat international.
Le contrat doit préciser clairement la juridiction compétente, la loi applicable, le recours éventuel à l’arbitrage et sa procédure, les modalités de notification ainsi que les clauses de force majeure.
De nombreuses entreprises sollicitent une assistance juridique après la survenance d’un litige, mais, dans la plupart des cas, son issue concrète dépend étroitement de la rédaction du contrat.
Le contrat doit comporter une clause précisant le mode de règlement applicable en cas de litige.
Il peut notamment s’agir de la « désignation de la juridiction compétente » ou d’une « clause d’arbitrage international ».
La plupart des parties cherchent à désigner les tribunaux de leur propre pays. Ce choix dépend toutefois de leur pouvoir de négociation, et la désignation d’une institution arbitrale neutre située dans un pays tiers peut contribuer à garantir l’équité de la procédure.
Voici des exemples d’éléments pouvant être précisés concernant la procédure d’arbitrage.
>Exemples de rubriques contractuelles :
-Négociation (concertation) → médiation (Mediation) → arbitrage (Arbitration)
-Institution arbitrale : SIAC, ICC, KCAB
-Loi applicable : droit coréen ou droit d’un pays tiers
-Nombre d’arbitres : 1 ou 3
-Langue de l’arbitrage : anglais ou coréen
Une telle procédure de règlement des différends en plusieurs étapes peut favoriser une résolution rapide lorsqu’un litige survient et réduire le coût ainsi que la durée de la procédure par rapport à un contentieux judiciaire.
Réponse rapide dès le début du litige
Lorsqu’un litige survient, il convient de réagir rapidement afin d’anticiper la conservation de la preuve, la signification ou la notification des actes et la comparution aux audiences.
Il est nécessaire d’élaborer une stratégie tenant compte du cadre juridique local et des différences culturelles.
Collaboration avec un cabinet d’avocats local
Une réponse conforme à la législation de l’État concerné est nécessaire. La collaboration avec un cabinet d’avocats local ou un cabinet international est donc indispensable.
Il est préférable de solliciter un cabinet disposant d’un réseau juridique dans les principaux pays d’implantation, notamment au Japon et aux États-Unis.
Stratégie d’exécution des jugements étrangers
Lorsqu’un jugement étranger est reconnu, il faut obtenir auprès d’un tribunal de la République de Corée un jugement autorisant son exécution.
Ce jugement vise à déterminer si le contenu du jugement étranger peut faire l’objet d’une exécution forcée par les juridictions coréennes.
Il est nécessaire d’examiner les conditions de reconnaissance d’un jugement étranger, notamment la réciprocité, le respect d’une procédure régulière et l’absence de contrariété aux bonnes mœurs ou à l’ordre social.
>Loi de procédure civile de la République de Corée, article 217 (Reconnaissance des décisions étrangères) : les jugements définitifs rendus par une juridiction étrangère ou les décisions auxquelles un effet équivalent est reconnu ne sont reconnus que s’ils remplissent toutes les conditions ci-dessous.
1. La compétence judiciaire internationale de la juridiction étrangère est reconnue au regard des principes de compétence judiciaire internationale prévus par les lois ou les traités de la République de Corée
2. Le défendeur ayant succombé a reçu, selon des modalités régulières et dans un délai lui laissant suffisamment de temps pour assurer sa défense, signification ou notification de l’acte introductif d’instance ou d’un document équivalent ainsi que de la convocation à l’audience ou de l’ordonnance, sauf lorsque cette signification ou notification a été effectuée par voie de publication ou selon un procédé analogue, ou il a comparu même s’il n’a pas reçu cette signification ou notification
3. Au regard du contenu de la décision définitive concernée et de la procédure suivie, sa reconnaissance n’est pas contraire aux bonnes mœurs ni à l’ordre social de la République de Corée
4. Il existe une garantie de réciprocité, ou les conditions de reconnaissance des décisions définitives en République de Corée et dans l’État auquel appartient la juridiction étrangère ne présentent pas de déséquilibre manifeste et ne diffèrent pas substantiellement sur des points importants
② Le tribunal examine d’office si les conditions prévues au paragraphe 1 sont remplies.
5. Litiges internationaux (contentieux international) | Questions et précautions
Examinons les questions pratiques et les précautions relatives aux litiges internationaux (contentieux international).
▶Prudence face aux conflits de compétence et au forum shopping
Les juridictions de différents pays peuvent revendiquer leur compétence, et une partie peut pratiquer le « forum shopping » afin de choisir la juridiction qui lui paraît la plus favorable.
Dans ce cas, une juridiction peut décliner sa compétence, tandis que la coexistence de plusieurs procédures peut entraîner des retards.
▶ Difficultés de signification et de notification
Lorsque l’adresse d’une partie étrangère ne peut être déterminée ou que la procédure de signification ou de notification est complexe au regard de la législation locale, le procès peut être retardé ou la procédure invalidée.
Il convient notamment de vérifier si l’État concerné est partie à la « Convention de La Haye relative à la signification et à la notification ».
▶ Traduction et charge financière
Tous les documents nécessaires au procès doivent être traduits avec précision, et les frais d’interprétation et de traduction peuvent être élevés.
Une traduction rigoureuse est particulièrement nécessaire, car une mauvaise compréhension résultant de différences d’interprétation des termes juridiques peut influer sur l’issue du procès.
▶ Effectivité de l’exécution du jugement
Même après l’obtention d’un jugement à l’étranger, il peut être difficile d’en retirer un bénéfice concret si la partie adverse dissimule ses actifs hors du pays ou si une juridiction étrangère refuse son exécution.
Il convient d’examiner suffisamment à l’avance la situation des actifs et les possibilités d’exécution.
Comparaison des notions et différences entre contentieux international et arbitrage international
Lorsqu’un litige survient dans le cadre d’une transaction internationale, les parties choisissent généralement entre le contentieux international et l’arbitrage international.
Ces deux modes diffèrent notamment par leur procédure, leur exécution, leur coût et leur durée. Il convient donc de faire un choix clair dès la rédaction du contrat et de s’y préparer.
✅ Qu’est-ce que le contentieux international ?
Le contentieux international est un mode de règlement dans lequel les tribunaux de l’un des pays concernés connaissent du litige et rendent une décision juridique à l’issue d’une procédure judiciaire.
Il soulève des questions complexes de droit international privé, notamment quant à la compétence, à la loi applicable ainsi qu’à la reconnaissance et à l’exécution des jugements étrangers.
La procédure est stricte et comporte plusieurs degrés de recours, notamment l’appel et le pourvoi.
Les audiences sont publiques, et les pièces ainsi que le contenu du procès peuvent être portés à la connaissance de tiers.
✅ Qu’est-ce que l’arbitrage international ?
L’arbitrage international est une procédure par laquelle les parties à un contrat confient le règlement de leur différend à une institution arbitrale ou à un arbitre qu’elles ont choisi d’un commun accord.
Un tiers neutre applique la loi applicable et rend une sentence sur le fondement des prétentions et des preuves présentées par les parties.
Dans les États parties à la Convention de New York, les sentences arbitrales bénéficient d’un régime garantissant leur exécution.
✅ Quel mode choisir ?
L’arbitrage international peut être avantageux lorsque le système judiciaire du pays de la partie adverse est instable ou qu’il existe un risque de prolongation de la procédure.
Lorsque le montant du litige est élevé ou que l’interprétation du droit constitue la question principale, un contentieux international permettant un examen juridique par les voies de recours peut être approprié.
Lors de la rédaction du contrat, il est préférable de préciser le recours à l’arbitrage, l’institution arbitrale, le siège et le règlement d’arbitrage. Il convient également de désigner la juridiction compétente et la loi applicable en prévision d’un éventuel contentieux international.
Pourquoi solliciter une assistance en matière de litiges internationaux (contentieux international)
Contrairement aux affaires internes, les litiges internationaux ne se limitent pas à l’interprétation de dispositions légales. Ils exigent une expertise étendue et approfondie du système juridique, de la culture, des procédures contentieuses et des règles d’arbitrage du pays concerné.
Ils comportent également de nombreuses difficultés pratiques, telles que l’exécution des jugements étrangers, l’examen de la validité de la convention d’arbitrage et la préparation de traductions, auxquelles une entreprise ordinaire peut difficilement faire face seule.
✅ Nécessité de connaissances spécialisées en droit international privé et en droit étranger
Les systèmes judiciaires, les règles de procédure et les règles de fond variant d’un pays à l’autre, le contentieux international et l’arbitrage requièrent, outre la connaissance du droit coréen, une compréhension élémentaire de droits étrangers tels que ceux des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Chine.
Un avocat spécialisé peut traiter de manière stratégique diverses questions juridiques, depuis la détermination de la loi applicable au contrat et de la juridiction compétente jusqu’aux procédures de reconnaissance et d’exécution des jugements étrangers.
✅ Élaboration d’une stratégie concernant la compétence, la loi applicable et la possibilité d’exécution
Lorsqu’un litige survient, il convient d’examiner en premier lieu « quel tribunal est compétent », « quelle loi est applicable » et « si une décision favorable pourra effectivement être exécutée ».
Un avocat spécialisé peut intervenir tout au long du processus, depuis le conseil au stade de la rédaction du contrat afin de prévenir les conflits de compétence jusqu’à l’élaboration de stratégies visant à éviter les procédures parallèles et le forum shopping.
✅ Rédaction de la clause d’arbitrage et garantie de sa validité
En pratique, une seule formulation d’une clause d’arbitrage peut rendre impossible l’ouverture même de la procédure arbitrale.
Un avocat spécialisé rédige le contrat en définissant clairement l’institution arbitrale, le siège de l’arbitrage, la langue, le nombre d’arbitres et la loi applicable, de manière à renforcer la validité de la convention d’arbitrage international.
Après l’ouverture de l’arbitrage international, une maîtrise pratique de la procédure de communication des documents, des témoignages et de la discovery est également indispensable.
✅ Collaboration avec un cabinet d’avocats local en cas de contentieux ou d’arbitrage à l’étranger
Les litiges internationaux relèvent souvent d’une juridiction étrangère ou d’une institution arbitrale située à l’étranger.
Dans ce cas, la collaboration avec un cabinet d’avocats local du pays concerné est indispensable, car la plupart des procédures peuvent difficilement être menées directement par un avocat coréen.
Les cabinets disposant d’une expérience de collaboration avec des cabinets locaux au Japon, aux États-Unis, en Europe et en Asie du Sud-Est peuvent ainsi organiser une réponse rapide et efficace.
Les litiges internationaux comportent des risques qui dépassent les seules questions juridiques.
Ils peuvent entraîner des conséquences concrètes pour la réputation de l’entreprise, la continuité de son activité et la possibilité de récupérer ses investissements. Une préparation rigoureuse et une réponse adaptée sont donc nécessaires dès le stade préalable.
Un litige peut survenir à tout moment.
Une entreprise qui s’y est préparée de manière stratégique est toutefois mieux à même de transformer une crise en occasion.
Le Cabinet s’appuie sur des avocats ayant traité des contentieux internationaux et sur des spécialistes du commerce international, ainsi que sur son expérience dans l’accompagnement de nombreuses entreprises mondiales lors de leur implantation en Corée, pour traiter les litiges juridiques liés aux transactions transfrontalières.
Daeryun dispose de compétences dans des domaines internationaux complexes, notamment les investissements étrangers, l’industrie des contenus, les douanes et le commerce, et fournit également des services juridiques stratégiques et concrets en matière de contentieux international.
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