CONTENTS
- 1. Opérations de crédit | Définition

- - Opérations de crédit | Loi sur les activités financières spécialisées dans le crédit
- 2. Opérations de crédit | Sanctions applicables aux infractions

- - Imposition d’une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum
- 3. Opérations de crédit | En cas de litige

- - Médiation des différends par l’intermédiaire du Service de supervision financière
- - Règlement par la procédure de jugement des petits litiges
- 4. Opérations de crédit | Service de blocage préventif

- 5. Opérations de crédit | Élaboration d’une stratégie

1. Opérations de crédit | Définition

Les opérations de crédit regroupent diverses formes de transactions financières, notamment les prêts. Elles constituent des services financiers importants qui permettent aux entreprises et aux particuliers d’emprunter des fonds ou d’utiliser le crédit pour consommer ou investir.
Les opérations de prêt couramment conclues avec une banque relèvent également des opérations de crédit.
En outre, les opérations effectuées avec des sociétés financières spécialisées dans le crédit, telles que les sociétés de cartes de crédit, de financement à tempérament ou de crédit-bail, constituent elles aussi une forme d’opération de crédit. Des opérations de crédit peuvent également être conclues avec des établissements du secteur financier secondaire, notamment les banques d’épargne mutuelle.
Opérations de crédit | Loi sur les activités financières spécialisées dans le crédit
La Loi de la République de Corée sur les activités financières spécialisées dans le crédit régit les opérations de crédit et contient principalement des dispositions relatives aux activités des sociétés financières spécialisées dans ce domaine.
Cette loi vise à prévenir les problèmes juridiques susceptibles de survenir lorsque ces sociétés accordent des prêts ou des crédits, ainsi qu’à protéger les consommateurs et à favoriser le bon fonctionnement du marché financier.
Elle fixe les conditions essentielles des opérations de crédit, notamment les plafonds de prêt, les taux d’intérêt, les échéances de remboursement et les sûretés.
Elle contribue ainsi à prévenir les opérations financières déloyales et à assurer la protection nécessaire des consommateurs de services financiers.
Les établissements financiers et les particuliers qui effectuent des opérations de crédit sont tenus de respecter ces règles. Toute infraction peut entraîner des sanctions pénales et administratives.
2. Opérations de crédit | Sanctions applicables aux infractions
Les principales infractions susceptibles de se produire dans le cadre d’opérations de crédit et les sanctions légales correspondantes sont présentées ci-dessous.
Ces actes sont strictement interdits par la Loi de la République de Corée sur les activités financières spécialisées dans le crédit. Leur commission peut entraîner des sanctions pénales et pécuniaires importantes.
▶ Actes constitutifs d’une infraction
• Vendre ou utiliser une carte de crédit ou un moyen de paiement similaire contrefait ou altéré
• Vendre ou utiliser une carte de crédit ou de débit perdue ou volée
• Acquérir, en vue de son utilisation, une carte de crédit ou un moyen de paiement similaire contrefait ou altéré
La commission de l’un des actes ci-dessus expose aux sanctions suivantes.
▶ Peines encourues
Loi sur les activités financières spécialisées dans le crédit Article 70 (Dispositions pénales) | Emprisonnement avec travail de 7 ans au plus ou amende pénale n’excédant pas 50 millions de wons sud-coréens |
Les actes suivants sont également passibles d’un emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou d’une amende pénale n’excédant pas 30 millions de wons sud-coréens.
• Pour un grand commerçant affilié à un réseau de cartes de crédit, exiger ou recevoir une contrepartie indue au titre d’une opération liée à une carte de crédit
• Pour un émetteur de cartes de crédit ou un opérateur de réseau à valeur ajoutée, accorder une indemnité indue à un grand commerçant affilié à un réseau de cartes de crédit ou à une personne qui lui est liée
Imposition d’une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum
Les sociétés financières spécialisées dans le crédit, telles que les émetteurs de cartes, les sociétés de crédit-bail et les sociétés de financement à tempérament, ne peuvent exercer leurs activités que dans les limites fixées par la loi.
L’exercice d’une activité non autorisée peut donc faire l’objet de sanctions.
Selon l’article 46 de la Loi de la République de Corée sur les activités financières spécialisées dans le crédit, ces sociétés peuvent exercer les activités suivantes.
• Acquisition, gestion et recouvrement de créances clients
• Prêts et escompte d’effets de commerce
• Activités accessoires liées aux cartes de crédit
• Enquêtes de crédit liées à leurs activités
• Activités accessoires utilisant le personnel, les actifs et les équipements détenus
L’exercice d’une activité dépassant ce périmètre peut entraîner une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum pouvant atteindre 300 millions de wons sud-coréens.
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3. Opérations de crédit | En cas de litige

Différents litiges peuvent opposer les sociétés financières et les consommateurs dans le cadre d’opérations de crédit. Outre une action en justice, ces litiges peuvent être traités au moyen de procédures rapides et efficaces, telles que le dispositif de médiation des différends du Service de supervision financière de la République de Corée ou la procédure coréenne de jugement des petits litiges devant les tribunaux.
Médiation des différends par l’intermédiaire du Service de supervision financière
Lorsqu’un litige relatif à une opération de crédit oppose un consommateur de services financiers à une société financière, telle qu’un émetteur de cartes de crédit, le consommateur peut recourir au dispositif de médiation des différends financiers du Service de supervision financière de la République de Corée afin de rechercher une solution sans engager de procès.
Ce dispositif vise à régler équitablement les différends sans procès, par l’intervention d’un comité de médiation neutre. Il contribue à protéger les droits et intérêts des consommateurs de services financiers ainsi qu’à préserver la stabilité du marché financier.
1. Demande de médiation du différend
Toute personne intéressée peut demander une médiation par différents moyens, notamment sur le site Internet du Service de supervision financière, par courrier, par télécopie ou en se rendant sur place. La demande doit indiquer le nom, les coordonnées et l’objet du différend.
2. Examen et recommandation d’un accord
Le Service de supervision financière examine les faits relatifs à la réclamation reçue. Lorsque les conditions de la demande de médiation sont remplies, il peut recommander à la société financière de parvenir à un accord.
Toutefois, la demande peut être déclarée irrecevable lorsqu’une action en justice a déjà été engagée ou que les conditions requises ne sont pas remplies.
3. Examen par le Comité de médiation des différends financiers
Si aucun accord n’est trouvé, le Service de supervision financière renvoie l’affaire devant le Comité de médiation des différends financiers.
Après avoir entendu les parties, le Comité rend une décision de médiation, qui leur est notifiée.
4. Acceptation et effets de la médiation
Si les parties acceptent la décision de médiation dans un délai de 20 jours, la médiation est établie et produit les mêmes effets qu’une transaction judiciaire.
À défaut d’acceptation, la médiation est privée d’effet.
5. Nouvelle médiation et introduction d’une action en justice
En cas de découverte d’un fait nouveau important ou de vice de procédure majeur, une partie peut demander une nouvelle médiation dans un délai de 1 mois à compter de la notification de la décision.
Lorsqu’une procédure judiciaire est menée parallèlement, le Service de supervision financière doit en être informé. La procédure de médiation peut être suspendue si certaines conditions sont réunies.
Règlement par la procédure de jugement des petits litiges
Lorsqu’un litige relatif au montant dû au titre de l’utilisation d’une carte de crédit oppose un consommateur à l’émetteur de la carte, il peut être réglé au moyen de la procédure coréenne de jugement des petits litiges.
Cette procédure est plus simple et moins coûteuse qu’une procédure judiciaire ordinaire et se caractérise par un traitement rapide.
1. Introduction d’une procédure de jugement des petits litiges
Le titulaire d’une carte de crédit ou une autre personne concernée peut saisir le tribunal d’un petit litige par écrit ou oralement.
2. Recommandation d’exécution adressée au défendeur
Après l’introduction de l’action, le tribunal recommande au défendeur, qui peut être l’émetteur de la carte de crédit ou un commerçant affilié, d’exécuter l’obligation conformément aux prétentions du demandeur.
Si le défendeur ne forme pas d’opposition dans un délai de 2 semaines, ou si son opposition est déclarée irrecevable ou retirée, la recommandation d’exécution produit les mêmes effets qu’un jugement définitif.
3. Déroulement de l’audience
En principe, une seule audience est tenue. Le juge interroge les parties et les personnes concernées et peut, si nécessaire, demander la production de documents écrits.
4. Prononcé du jugement
Le jugement est prononcé dès la clôture des débats.
La procédure de jugement des petits litiges réduit les coûts et les délais. Elle permet de traiter rapidement les différends pécuniaires avec un émetteur de cartes de crédit.
4. Opérations de crédit | Service de blocage préventif

Avec le développement récent des opérations financières à distance et l’accélération de la transformation numérique, les méthodes d’escroquerie financière, telles que le vol de données personnelles par l’installation d’applications malveillantes, sont devenues plus sophistiquées.
Le service de blocage préventif des opérations de crédit est un dispositif permettant à un consommateur de services financiers de bloquer à l’avance, de sa propre initiative, toute nouvelle opération de crédit, notamment un prêt non garanti, un prêt sur carte ou l’émission d’une carte de crédit.
Après l’inscription au service, les informations relatives au blocage préventif sont enregistrées auprès du Service coréen d’information sur le crédit. Toute nouvelle opération de crédit effectuée au nom du consommateur dans le secteur financier est alors bloquée en temps réel.
Ce dispositif permet de prévenir les pertes financières causées par des prêts ou des opérations de crédit réalisés à l’insu de l’intéressé.
• Banques
• NongHyup et SuHyup
• Bureaux de poste, notamment
▶ Documents requis
Aucun document autre qu’une pièce d’identité, telle qu’une carte d’enregistrement de résident ou un permis de conduire, n’est requis
Si une opération de crédit, telle qu’un prêt non garanti ou l’émission d’une carte de crédit, devient ultérieurement nécessaire, l’intéressé peut demander la levée du blocage en se rendant dans une agence de l’établissement financier concerné, selon la même procédure.
Dans ce cadre, l’établissement financier examine attentivement le motif de la levée et vérifie l’identité du demandeur afin d’écarter notamment un risque d’escroquerie par appels ou messages frauduleux ou d’usurpation d’identité.
5. Opérations de crédit | Élaboration d’une stratégie

Au-delà de simples transactions financières, les opérations de crédit constituent des relations juridiques complexes qui exigent une compréhension globale de la législation, de la réglementation et des différents moyens de règlement des différends.
L’utilisation frauduleuse d’une carte de crédit ou la survenance d’un dommage imputable à la négligence de l’émetteur ne se limite pas nécessairement à une simple réclamation de consommateur. Si le différend n’est pas résolu par la médiation, il peut donner lieu à une action civile.
Compte tenu du risque d’évolution de l’affaire vers un litige juridique, il est important d’établir précisément les faits et d’élaborer une stratégie juridique dès le début.
Notre cabinet fournit des services juridiques couvrant le conseil sur l’ensemble de la Loi sur les activités financières spécialisées dans le crédit, la représentation dans les différentes procédures et la conduite des procès.
Il apporte également une assistance allant de l’évaluation préventive des risques aux mesures de réparation après la survenance d’un différend.
En cas de litige juridique relatif à une opération de crédit, une assistance juridique peut être sollicitée.
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