CONTENTS
- 1. Infraction de séquestration | Définition

- - Éléments constitutifs
- 2. Infraction de séquestration | Types

- - Séquestration simple et séquestration d’un ascendant direct
- - Séquestration accompagnée de traitements cruels et séquestration aggravée d’un ascendant direct
- - Infraction de séquestration aggravée
- - Infraction de séquestration ayant entraîné des blessures ou la mort
- 3. Infraction de séquestration | Peines applicables

- - Niveau des peines
- - Critères de détermination de la peine
- - Niveau des peines au regard de la jurisprudence
- 4. Infraction de séquestration | Si vous êtes mis en cause

- - Procédure d’enquête
- - Procédure de jugement
- 5. Infraction de séquestration | Si vous êtes victime

- - Réunir des preuves objectives
- - Engager les démarches légales
- 6. Infraction de séquestration | Lorsque la situation est difficile à gérer seul

1. Infraction de séquestration | Définition

L’infraction de séquestration porte atteinte à la liberté d’action d’une personne et est constituée lorsqu’il devient impossible ou très difficile pour celle-ci de quitter un lieu déterminé.
Éléments constitutifs
L’entrave à l’origine de la séquestration peut résulter non seulement de moyens physiques et matériels, mais également de moyens psychologiques et immatériels.
La séquestration consiste essentiellement à restreindre la liberté d’action d’une personne, sans limitation quant aux moyens ou aux méthodes employés. Une entrave matérielle comme immatérielle peut donc relever de cette infraction.
Même si la liberté d’action n’est pas entièrement supprimée et qu’une certaine liberté de vie demeure dans l’espace où la personne est retenue, cela n’empêche pas la constitution de l’infraction de séquestration.
2. Infraction de séquestration | Types

Les différentes formes de séquestration comprennent la séquestration simple, la séquestration d’un ascendant direct, la séquestration accompagnée de traitements cruels, la séquestration aggravée et la séquestration ayant entraîné des blessures ou la mort.
Séquestration simple et séquestration d’un ascendant direct
Comme indiqué précédemment, l’infraction de séquestration désigne le fait de retenir autrui dans un lieu déterminé ou de l’empêcher d’en sortir librement, restreignant ainsi sa liberté physique.
La séquestration d’un ascendant direct est, quant à elle, constituée lorsque la personne séquestrée est un ascendant direct de l’auteur ou de son conjoint. Cette infraction fait l’objet d’une peine aggravée.
Séquestration accompagnée de traitements cruels et séquestration aggravée d’un ascendant direct
La séquestration accompagnée de traitements cruels et celle commise contre un ascendant direct constituent des infractions graves dans lesquelles des traitements cruels sont infligés à la personne retenue.
La première infraction est constituée lorsqu’une personne est arrêtée ou séquestrée, puis soumise à des traitements cruels. La seconde s’applique lorsque ces actes visent un ascendant direct de l’auteur ou de son conjoint.
Infraction de séquestration aggravée
La séquestration aggravée est une infraction grave qui s’applique au fait d’arrêter ou de séquestrer une personne en faisant valoir la puissance d’un groupe ou d’une foule, ou en étant porteur d’un objet dangereux.
Elle est plus sévèrement sanctionnée que la séquestration simple, car elle exerce une intimidation psychologique sur la victime et comporte également un risque d’atteinte physique.
Infraction de séquestration ayant entraîné des blessures ou la mort
L’infraction de séquestration ayant entraîné des blessures ou la mort est une infraction grave constituée lorsqu’une victime est blessée ou décède au cours de son arrestation ou de sa séquestration.
3. Infraction de séquestration | Peines applicables

L’infraction de séquestration est passible d’une peine d’emprisonnement avec travail ou d’une peine d’amende. Une suspension des qualifications d’une durée maximale de 10 ans peut également être prononcée cumulativement.
| Article 282 de la Loi pénale de la République de Corée | Une suspension des qualifications d’une durée maximale de 10 ans peut être prononcée cumulativement pour l’infraction de séquestration. |
Niveau des peines
Peines applicables à la séquestration simple et à la séquestration d’un ascendant direct
| Article 276 de la Loi pénale | ① Séquestration : emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou amende pénale de 7 millions de wons sud-coréens au plus |
| ② Séquestration d’un ascendant direct : emprisonnement avec travail de 10 ans au plus ou amende pénale de 15 millions de wons sud-coréens au plus |
Peines applicables à la séquestration accompagnée de traitements cruels et à celle d’un ascendant direct
| Article 277 de la Loi pénale | ① Séquestration accompagnée de traitements cruels : emprisonnement avec travail de 7 ans au plus |
| ② Séquestration d’un ascendant direct accompagnée de traitements cruels : ② emprisonnement à durée déterminée de 2 ans au plus |
Peine applicable à la séquestration aggravée
| Article 278 de la Loi pénale | Aggravation pouvant atteindre la moitié de la peine prévue pour l’infraction concernée |
Peines applicables à la séquestration ayant entraîné des blessures ou la mort
| Article 281 de la Loi pénale | ① En cas de blessures, emprisonnement à durée déterminée d’au moins 1 an ; en cas de décès, emprisonnement à durée déterminée d’au moins 3 ans |
② Lorsque des blessures sont causées à un ascendant direct de l’auteur ou de son conjoint, emprisonnement à durée déterminée d’au moins 2 ans En cas de décès, emprisonnement à durée déterminée d’au moins 5 ans |
Critères de détermination de la peine
▷ Séquestration de faible intensité
▷ Circonstances particulièrement dignes de considération concernant la participation à l’infraction
▷ Mobile de l’infraction digne de considération
▷ Libération volontaire de la victime dans un lieu sûr
▷ Altération des facultés mentales
▷ Reddition volontaire ou signalement interne
▷ Absence de volonté punitive de la victime ou réparation du préjudice, y compris par consignation
▷ Participation passive
▷ Remords sincères
▷ Absence d’antécédents de sanction pénale
Niveau des peines au regard de la jurisprudence
Tribunal de district de Changwon, République de Corée, jugement du 1er février 2023, affaire 2022고단1340
De ce fait,
La personne poursuivie a bénéficié d’un sursis à l’exécution de la peine pour ces faits.
Tribunal de district d’Ulsan, République de Corée, jugement du 23 avril 2021, affaire 2021고합8
Comme la victime continuait de résister, elle a tenu le volant d’une main et frappé à plusieurs reprises le visage et la tête de la victime de l’autre, la faisant heurter la vitre.
La victime a ainsi été séquestrée pendant environ 2 heures et a subi des contusions nécessitant 2 semaines de soins.
La personne poursuivie a bénéficié d’un sursis à l’exécution de la peine pour ces faits.
4. Infraction de séquestration | Si vous êtes mis en cause
L’infraction de séquestration n’étant pas une infraction poursuivie uniquement sur plainte de la victime, l’enquête peut se poursuivre indépendamment du dépôt d’une plainte par celle-ci.
Il est donc important d’établir précisément les faits dès le début de l’enquête et de faire des déclarations cohérentes.
Procédure d’enquête
Pour contester les soupçons au cours de l’enquête ou solliciter une réduction de la peine, il convient de préparer des déclarations prudentes et précises.
Points auxquels il convient de prêter attention
▷ Réunir autant que possible les preuves relatives à l’affaire, notamment les images de vidéosurveillance, les témoignages et les relevés d’appels
▷ Maîtriser ses émotions et faire des déclarations calmes, claires et fondées sur les faits lors de l’interrogatoire de police et des comparutions devant le tribunal
▷ Ne pas modifier inconsidérément ses déclarations ni faire de fausses déclarations au cours de l’enquête, et conserver une position cohérente
Procédure de jugement
Lors du procès, les faits sont appréciés à partir de l’ensemble des éléments disponibles, notamment les déclarations de la personne poursuivie, les preuves produites et les déclarations de la victime.
Au cours du procès, la personne poursuivie peut exposer clairement sa position dans le cadre de sa défense à l’audience, produire des preuves ou demander l’audition de témoins.
Son attitude et le contenu de ses déclarations devant le tribunal pouvant influer sur le jugement, il est important d’agir avec calme et prudence.
Points auxquels il convient de prêter attention pendant le procès
▷ Ne pas faire de déclarations contraires aux faits devant le tribunal
▷ Organiser méthodiquement les preuves et les témoignages afin de pouvoir les préparer et les produire à l’avance
▷ Vérifier attentivement le calendrier et la procédure du procès afin d’éviter tout retard ou toute absence à une audience
▷ Exprimer sa position avec calme, sans réagir sous le coup de l’émotion pendant le procès
5. Infraction de séquestration | Si vous êtes victime
La victime d’une séquestration doit d’abord se mettre en sécurité, puis recueillir soigneusement les preuves relatives aux faits et les signaler rapidement à la police afin d’engager les procédures légales.
Réunir des preuves objectives
Afin d’établir les faits au cours de l’enquête et du procès relatifs à une infraction de séquestration, il est important de préparer minutieusement toutes les preuves objectives disponibles.
▷ Recueillir les relevés des appels téléphoniques et les messages textuels
▷ Obtenir les déclarations des témoins de l’affaire
▷ Préparer les documents utiles, notamment les photographies des lieux et des lésions subies
Engager les démarches légales
La plainte pénale doit préciser l’heure et le lieu des faits, les circonstances concrètes ainsi que les actes commis par l’auteur. Il est également utile d’y joindre les preuves recueillies.
Au cours de la procédure légale, il est important de coopérer activement et avec sérieux à l’enquête et au procès.
La victime peut également demander des dommages-intérêts dans le cadre d’une procédure civile afin d’obtenir réparation de son préjudice.
▷ Produire rapidement les preuves nécessaires au cours de l’enquête et du procès
▷ Conserver soigneusement les preuves afin d’éviter leur détérioration ou leur perte
▷ Préparer minutieusement l’obtention de témoignages et la collecte de preuves complémentaires
6. Infraction de séquestration | Lorsque la situation est difficile à gérer seul
L’infraction de séquestration porte gravement atteinte à la liberté physique de la victime. Lorsque les faits sont établis, elle peut donner lieu à de lourdes sanctions pénales, notamment une peine d’emprisonnement avec travail.
Même lorsque les faits reprochés ne sont pas clairement établis ou résultent d’un malentendu, une réaction inappropriée peut entraîner des conséquences défavorables. Une démarche prudente est donc nécessaire dès les premières étapes.
Notre cabinet analyse les caractéristiques de chaque affaire à partir de données issues de diverses affaires pénales et propose une prise en charge adaptée.
Selon les caractéristiques de l’affaire, des avocats pénalistes constituent une équipe dédiée comptant de 1 à 20 personnes au maximum et fournissent des services juridiques adaptés tout au long de la procédure, de l’enquête au procès, notamment pour la collecte méthodique des preuves et l’élaboration de la stratégie de défense.
Une personne impliquée dans une affaire de séquestration peut solliciter l’assistance d’un avocat pénaliste pour assurer sa défense face au risque de sanction ou être représentée lors du dépôt d’une plainte.











