CONTENTS
- 1. Infraction à la Loi sur la protection de l’enfance | Signification

- - Types
- 2. Infraction à la Loi sur la protection de l’enfance | Peines applicables

- - Sanctions pénales
- - Mesures ordonnées
- 3. Infraction à la Loi sur la protection de l’enfance | Restriction d’emploi

- - Personnes soumises à une restriction d’emploi
- - Durée de la restriction d’emploi
- - Organismes soumis à la restriction d’emploi
- 4. Infraction à la Loi sur la protection de l’enfance | Situation de l’auteur présumé

- - Phase de l’enquête
- - Phase du procès
- 5. Infraction à la Loi sur la protection de l’enfance | Situation de la victime

- - Signalement
- - Dépôt d’une plainte pénale
- 6. Infraction à la Loi sur la protection de l’enfance | Recours à une assistance juridique

1. Infraction à la Loi sur la protection de l’enfance | Signification

L’infraction à la Loi sur la protection de l’enfance désigne un acte qui, en violation de la législation relative à la protection et au bien-être des enfants, porte atteinte à leur vie, à leur intégrité physique ou à leur santé mentale, ou les expose à un danger.
La loi considère les enfants comme des personnes nécessitant une protection particulière.
La Loi sur la protection de l’enfance prévoit à cette fin des garanties minimales.
En conséquence, les actes portant préjudice à un enfant ou négligeant de lui assurer une protection appropriée sont passibles de sanctions sévères.
Types
Les infractions à la Loi sur la protection de l’enfance peuvent prendre différentes formes.
Les principales sont les suivantes.
∙ Actes d’abus sexuel consistant notamment à faire accomplir à un enfant des actes obscènes, à servir d’intermédiaire ou à lui faire subir du harcèlement sexuel
∙ Actes de maltraitance physique causant des lésions corporelles à un enfant ou portant atteinte à sa santé ou à son développement
∙ Actes de maltraitance psychologique portant atteinte à la santé mentale ou au développement d’un enfant
∙ Abandon d’un enfant placé sous protection ou surveillance, ou négligence de sa protection, de son éducation ou des soins essentiels
∙ Présentation au public d’un enfant handicapé
∙ Fait de contraindre un enfant à mendier ou de l’utiliser à cette fin
∙ Fait de contraindre un enfant à des acrobaties préjudiciables à des fins de divertissement ou de spectacle, ou de le remettre à un tiers à cette fin
∙ Entremise non autorisée en matière de placement d’un enfant, assortie de la réception, de la demande ou de la promesse d’une contrepartie
∙ Utilisation à d’autres fins de sommes ou de biens donnés ou versés au bénéfice d’un enfant
2. Infraction à la Loi sur la protection de l’enfance | Peines applicables

Les peines applicables aux infractions à la Loi sur la protection de l’enfance sont les suivantes.
Sanctions pénales
Les actes contraires à la Loi sur la protection de l’enfance sont considérés comme des infractions menaçant gravement la sécurité et le bien-être des enfants et font l’objet de sanctions pénales sévères.
Les principales peines applicables sont les suivantes.
Acte | Peine applicable |
Vente ou achat d’un enfant | Peine d’emprisonnement avec travail de 10 ans au plus ou amende pénale de 100 000 000 de wons sud-coréens au plus |
Abus sexuel | |
Maltraitance physique | Peine d’emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou amende pénale de 50 000 000 de wons sud-coréens au plus |
Maltraitance psychologique | |
Négligence | |
Présentation au public d’un enfant handicapé | |
Contrainte d’un enfant à la mendicité | |
Entremise non autorisée en matière de placement d’un enfant | Peine d’emprisonnement avec travail de 3 ans au plus ou amende pénale de 30 000 000 de wons sud-coréens au plus |
Utilisation indue de sommes ou de biens | |
Contrainte à des acrobaties préjudiciables et remise de l’enfant à un tiers | Peine d’emprisonnement avec travail de 1 an au plus ou amende pénale de 10 000 000 de wons sud-coréens au plus |
Mesures ordonnées
Lorsqu’une juridiction prononce une déclaration de culpabilité à l’encontre de l’auteur d’actes de maltraitance d’enfant, à l’exception d’un ajournement du prononcé de la peine, elle peut également ordonner de suivre, dans la limite de 200 heures, une formation destinée à prévenir la récidive ou un programme de traitement de la maltraitance d’enfant. (Article 8, paragraphe 1, de la Loi portant dispositions spéciales relatives à la répression des infractions de maltraitance d’enfant)
Le contenu de cette formation ou de ce programme est le suivant.
▷ Formation aux compétences essentielles requises d’une personne chargée de la protection d’un enfant
▷ Toute autre mesure nécessaire pour prévenir la récidive de l’auteur d’actes de maltraitance d’enfant
3. Infraction à la Loi sur la protection de l’enfance | Restriction d’emploi

En présence d’antécédents d’infractions liées à la maltraitance d’enfant, la personne concernée peut, pendant une période déterminée, se voir interdire de travailler dans un organisme accueillant des enfants ou d’en assurer la gestion.
Personnes soumises à une restriction d’emploi
Les personnes soumises à une restriction d’emploi dans un organisme accueillant des enfants sont celles qui ont été condamnées à une peine ou à une mesure d’internement thérapeutique pour une infraction liée à la maltraitance d’enfant. (Article 29-3, paragraphe 1, de la Loi sur la protection de l’enfance)
Durée de la restriction d’emploi
En présence d’antécédents d’infractions liées à la maltraitance d’enfant, la gestion d’un organisme accueillant des enfants ou l’exercice d’un emploi au sein d’un tel organisme est interdit pendant 10 ans à compter de la date à laquelle l’exécution totale ou partielle de la peine ou de la mesure d’internement thérapeutique a pris fin, ou à laquelle la personne en a été dispensée.
Organismes soumis à la restriction d’emploi
Une personne ayant des antécédents d’infractions liées à la maltraitance d’enfant ne peut ni gérer les établissements ou organismes suivants ni y exercer un emploi.
▷ Collectivités territoriales, uniquement pour les agents spécialement affectés, les professionnels privés et les agents chargés de la lutte contre la maltraitance d’enfant
▷ Centres d’appel d’urgence, centres de consultation relatifs aux violences domestiques et établissements de protection des victimes de violences domestiques
▷ Centres d’aide aux familles et aux familles multiculturelles
▷ Crèches et jardins d’enfants
▷ Établissements médicaux, pour les seuls professionnels de santé
▷ Établissements de protection sociale pour personnes handicapées
▷ Établissements et organisations pour la jeunesse
▷ Établissements coréens pour mineurs et centres coréens d’évaluation et de classification des mineurs, notamment
4. Infraction à la Loi sur la protection de l’enfance | Situation de l’auteur présumé
Une affaire d’infraction à la Loi sur la protection de l’enfance peut avoir d’importantes conséquences juridiques tant pour l’auteur présumé que pour la victime.
Les conséquences juridiques pouvant varier considérablement selon le déroulement de l’affaire, il est nécessaire de comprendre précisément la procédure et de réagir de manière appropriée en temps utile.
Phase de l’enquête
En cas de soupçons d’infraction à la Loi sur la protection de l’enfance, les déclarations faites au stade initial de l’enquête peuvent avoir une incidence importante sur la suite de l’enquête et l’issue du procès.
Il importe donc de tenir compte des points suivants.
▷ Maintenir la cohérence de ses déclarations
Il convient de se remémorer les faits et de fournir des déclarations aussi cohérentes et factuelles que possible, sans tirer de conclusions hâtives sur les éléments incertains.
▷ Envisager d’exercer le droit de garder le silence et de refuser de répondre
Ce droit est garanti par la loi et son exercice ne doit pas lui porter préjudice.
▷ Éviter les réactions émotionnelles
Il importe d’exposer sa position avec calme et maîtrise.
Phase du procès
En cas de poursuites formelles donnant lieu à un procès, les démarches suivantes peuvent être envisagées.
▷ Comprendre et préparer la procédure de jugement
Il est alors nécessaire de préparer au préalable ses arguments et les éléments qui les étayent.
▷ Recenser les circonstances susceptibles d’influer sur la détermination de la peine
▷ Tenter de parvenir à un accord transactionnel avec la victime
▷ Agir avec prudence avant et après le jugement
La comparution régulière et la présentation d’une déclaration écrite de remords peuvent notamment être prises en considération dans la décision. Après le jugement, l’opportunité d’interjeter appel doit également être examinée avec prudence.
5. Infraction à la Loi sur la protection de l’enfance | Situation de la victime
La victime d’une infraction à la Loi sur la protection de l’enfance ou toute personne ayant connaissance d’une telle infraction peut prendre les mesures suivantes.
Signalement
Toute personne ayant connaissance d’une infraction de maltraitance d’enfant ou soupçonnant son existence doit la signaler sans délai aux autorités de la ville ou de la province, de la municipalité, du comté ou de l’arrondissement, ou à un service d’enquête. (Article 10, paragraphe 2, de la Loi portant dispositions spéciales relatives à la répression des infractions de maltraitance d’enfant)
En particulier, les enseignants, les professionnels de santé et les salariés d’établissements accueillant des enfants sont notamment tenus de procéder à ce signalement.
Toute personne soumise à cette obligation qui omet de signaler des actes de maltraitance d’enfant encourt une amende administrative de 10 000 000 de wons sud-coréens au plus.
Dépôt d’une plainte pénale
Toute personne relevant de l’une des catégories suivantes peut déposer une plainte pénale contre l’auteur d’une infraction à la Loi sur la protection de l’enfance.
Par ailleurs, l’article 224 de la Loi de procédure pénale de la République de Corée prévoit qu’une personne ne peut déposer de plainte pénale contre son propre ascendant direct ou celui de son conjoint.
Toutefois, en matière de maltraitance d’enfant, une plainte pénale peut être déposée même si l’auteur est l’ascendant direct de la victime ou de son conjoint.
▶ Représentant légal de l’enfant victime de maltraitance
▶ Membre de la famille de l’enfant victime de maltraitance
6. Infraction à la Loi sur la protection de l’enfance | Recours à une assistance juridique
Si vous êtes confronté à une affaire d’infraction à la Loi sur la protection de l’enfance, vous pouvez consulter un avocat pénaliste du Cabinet d’avocats Daeryun afin d’obtenir une assistance juridique.
Le Cabinet d’avocats Daeryun compte plusieurs avocats intervenant en matière pénale.
Son dispositif de consultation permet d’examiner l’affaire, de désigner un avocat disposant d’une expérience pertinente et d’élaborer une stratégie adaptée à la situation.
Le cabinet assiste également ses clients tout au long de la procédure, notamment lors des auditions par la police, de la collecte des preuves et de la défense à l’audience, afin de protéger leurs droits et intérêts.
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