CONTENTS
- 1. Maltraitance d'enfant | Notion

- 2. Maltraitance d'enfant | Catégories

- - Maltraitance physique
- - Maltraitance psychologique
- - Maltraitance sexuelle
- - Négligence
- 3. Maltraitance d'enfant | Peines encourues

- - Ordonnances de suivre des cours ou un programme de traitement
- - Prononcé de la déchéance de l'autorité parentale
- - Restriction d'emploi
- - Critères de détermination de la peine
- 4. Maltraitance d'enfant | Si vous êtes mis en cause ?

- - Préparation de la première déclaration
- - Perception de la maltraitance et explication des circonstances
- - Conservation et gestion des preuves
- - Obtention d'éléments objectifs
- 5. Maltraitance d'enfant | Pour la famille de la victime ?

- - Collecte des preuves
- - Dépôt d'une plainte pénale
- - Suivi ultérieur
- 6. Maltraitance d'enfant | S'il est difficile d'agir seul ?

1. Maltraitance d'enfant | Notion

La maltraitance d'enfant est une infraction constituée par le fait de maltraiter un enfant de moins de 18 ans.
Elle désigne précisément les violences ou traitements cruels par lesquels un adulte, y compris une personne chargée de la protection de l'enfant, porte atteinte à sa santé ou à son bien-être ou entrave son développement normal.
Les infractions de maltraitance d'enfant sont le plus souvent commises par la personne qui assure sa protection.
Il arrive fréquemment que des personnes réduisent la maltraitance d'enfant aux seules violences physiques, commettent sans en avoir pleinement conscience des actes de maltraitance psychologique et contestent les faits qui leur sont reprochés. Cette notion englobe toutefois les violences et traitements cruels de nature physique, psychologique ou sexuelle.
2. Maltraitance d'enfant | Catégories

La maltraitance d'enfant se répartit principalement en quatre catégories : maltraitance physique, maltraitance psychologique, maltraitance sexuelle et négligence. Les actes et le champ précis de chacune sont présentés ci-dessous.
Maltraitance physique
Il s'agit de tout acte par lequel un adulte, y compris une personne chargée de la protection de l'enfant, lui cause une atteinte corporelle ou permet qu'une telle atteinte lui soit infligée.
▷ Actes portant atteinte au corps au moyen d'un objet
▷ Actes menaçant physiquement l'enfant par l'usage de la force
▷ Actes portant atteinte au corps au moyen de substances nocives
Maltraitance psychologique
Il s'agit des insultes verbales, menaces psychologiques, actes de séquestration ou de contrainte et autres traitements cruels infligés à un enfant par un adulte, y compris une personne chargée de sa protection. Cette forme de maltraitance est également appelée maltraitance verbale, mentale ou psychologique.
▷ Privation de sommeil
▷ Fait de déshabiller l'enfant et de le chasser
▷ Mise à l'écart de l'enfant au sein de la famille
▷ Fait d'exposer l'enfant à des scènes de violence domestique
▷ Menace d'abandon ou fait de préparer les affaires de l'enfant et de le chasser
▷ Fait d'emmener l'enfant dans des établissements interdits aux mineurs
▷ Actes nuisant au développement psychologique, tels que la séquestration, l'enlèvement, l'incitation à suivre l'auteur ou l'exploitation du travail de l'enfant
Maltraitance sexuelle
Il s'agit de tout acte sexuel imposé à un enfant par un adulte, y compris une personne chargée de sa protection, dans le but de satisfaire ses propres désirs sexuels.
▷ Attouchements ou agressions à caractère sexuel
▷ Actes sexuels assimilés à un rapport sexuel
▷ Rapports sexuels
▷ Fait de contraindre un enfant à se prostituer ou de servir d'intermédiaire à cette fin
Négligence
Il s'agit du fait, pour une personne chargée de la protection d'un enfant, de l'exposer à un environnement dangereux ou de ne pas lui fournir la nourriture, les vêtements, le logement, l'instruction obligatoire, les soins médicaux ou les autres éléments nécessaires.
▷ Abandon de l'enfant dans un environnement insalubre ou une situation dangereuse
▷ Défaut de scolarisation sans motif particulier ou absence de réaction face à des absences scolaires injustifiées
▷ Défaut de soins ou d'intervention médicale nécessaires
Articles connexes
3. Maltraitance d'enfant | Peines encourues
Une personne ayant commis des actes de maltraitance d'enfant est punie en vertu de la Loi portant dispositions spéciales relatives à la répression des infractions de maltraitance d'enfant et de la Loi sur la protection de l'enfance de la République de Corée.
En outre, les actes précis, tels que les violences physiques, les menaces ou les blessures, peuvent faire l'objet de sanctions cumulatives sur le fondement des dispositions correspondantes de la Loi pénale de la République de Corée.
Lorsque l'auteur de la maltraitance travaille dans un établissement de protection de l'enfance, il encourt une peine aggravée. Les peines applicables sont les suivantes.
▶ Article 4 de la Loi portant dispositions spéciales relatives à la répression des infractions de maltraitance d'enfant (meurtre ou décès causé par maltraitance d'enfant)
Lorsque l'auteur d'une infraction de maltraitance d'enfant tue l'enfant | Peine de mort, emprisonnement avec travail à perpétuité ou d'au moins 7 ans |
▶ Article 5 de la Loi portant dispositions spéciales relatives à la répression des infractions de maltraitance d'enfant (blessures graves infligées par maltraitance d'enfant)
Lorsque les actes ont mis en danger la vie de l'enfant ou lui ont causé un handicap ou une maladie incurable | Emprisonnement avec travail d'au moins 3 ans |
▶ Article 7 de la Loi portant dispositions spéciales relatives à la répression des infractions de maltraitance d'enfant (aggravation de la peine applicable notamment au personnel des établissements de protection de l'enfance)
Lorsqu'une personne tenue de signaler les cas de maltraitance d'enfant commet elle-même de tels actes | Aggravation pouvant atteindre la moitié de la peine prévue pour l'infraction |
▶ Article 71, paragraphe 1, point 1, et article 73 de la Loi sur la protection de l'enfance
Acte consistant à vendre ou acheter un enfant | Emprisonnement avec travail de 10 ans au plus |
▶ Article 71, paragraphe 1, point 1-2, de la Loi sur la protection de l'enfance
Acte consistant à faire accomplir à un enfant des actes obscènes ou à servir d'intermédiaire à cette fin, ou acte de maltraitance sexuelle à l'encontre d'un enfant, notamment le harcèlement sexuel | Emprisonnement avec travail de 10 ans au plus ou amende pénale de 100 millions de wons sud-coréens au plus |
▶ Article 71, paragraphe 1, point 2, de la Loi sur la protection de l'enfance
Acte de maltraitance physique causant une atteinte corporelle à l'enfant ou nuisant à sa santé physique et à son développement Acte de négligence consistant à abandonner un enfant placé sous sa protection ou sa surveillance, ou à omettre de lui fournir les soins essentiels, l'entretien, les traitements et l'éducation nécessaires, notamment la nourriture, les vêtements et le logement | Emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou amende pénale de 50 millions de wons sud-coréens au plus |
Ordonnances de suivre des cours ou un programme de traitement
Lorsqu'une personne est définitivement déclarée coupable d'une infraction de maltraitance d'enfant, à l'exception d'un ajournement du prononcé de la peine, le tribunal peut également lui ordonner, dans la limite de 200 heures, de suivre des cours destinés à prévenir la récidive ou un programme de traitement de la maltraitance d'enfant.
L'ordonnance de suivre des cours ou un programme peut être prononcée cumulativement, qu'une peine privative de liberté ferme soit imposée ou que son exécution soit assortie d'un sursis.
Lorsqu'il accorde un sursis à l'exécution de la peine, le tribunal peut également cumuler l'ordonnance de suivre des cours avec une mesure de probation ou un travail d'intérêt général.
Lorsque le tribunal accorde à l'auteur de la maltraitance d'enfant un sursis à l'exécution de la peine, il peut prononcer, en plus de l'ordonnance de suivre des cours et pendant la durée de ce sursis, une ou plusieurs mesures de probation ou de travail d'intérêt général.
Prononcé de la déchéance de l'autorité parentale
Outre la sanction pénale encourue pour une infraction de maltraitance d'enfant, la déchéance de l'autorité parentale ou la limitation de son exercice peut également être prononcée.
Lorsque la personne chargée de protéger et d'élever l'enfant commet elle-même des actes de maltraitance, le tribunal peut prononcer la déchéance de l'autorité parentale s'il estime que son maintien est contraire à l'intérêt de l'enfant.
En outre, si le responsable d'un établissement de protection de l'enfance ou d'un établissement scolaire estime que les actes de maltraitance constituent un motif de déchéance de l'autorité parentale, il peut demander au gouverneur de la ville ou de la province, au maire, au chef de comté ou d'arrondissement, ou au procureur de solliciter en justice la limitation ou la déchéance de cette autorité.
Restriction d'emploi
Une personne définitivement condamnée à une peine ou à une mesure de traitement et de détention pour une infraction de maltraitance d'enfant ne peut ni travailler dans un organisme lié à l'enfance ni l'exploiter pendant une période déterminée. (Article 29-3, paragraphe 1, de la Loi sur la protection de l'enfance de la République de Corée)
Lorsque l'exécution totale ou partielle de cette peine ou mesure de traitement et de détention a pris fin ou est réputée avoir pris fin, ou lorsqu'il a été définitivement décidé que la personne ne serait pas soumise à son exécution, il lui est interdit, pendant 10 ans à compter de cette date, d'exploiter un organisme lié à l'enfance, d'y travailler ou d'y fournir effectivement des services.
Critères de détermination de la peine
Arrestation et séquestration (critères généraux)
▷ Faible gravité de l'arrestation ou de la séquestration
▷ Circonstances particulières justifiant de prendre en considération la participation à l'infraction
▷ Mobile de l'infraction pouvant être pris en considération
▷ Libération volontaire de la victime dans un lieu sûr
▷ Altération des facultés mentales
▷ Présentation volontaire aux autorités ou signalement interne
▷ Volonté de la victime de ne pas demander de sanction ou réparation du préjudice, y compris par consignation
▷ Participation passive
▷ Repentir sincère
▷ Absence d'antécédents pénaux
Abandon et maltraitance (critères généraux)
▷ Faible gravité de l'abandon ou de la maltraitance
▷ Circonstances particulières justifiant de prendre en considération la participation à l'infraction
▷ Mobile de l'infraction pouvant être pris en considération
▷ Altération des facultés mentales
▷ Présentation volontaire aux autorités ou signalement interne
▷ Volonté de la victime de ne pas demander de sanction ou réparation du préjudice, y compris par consignation
▷ Participation passive
▷ Repentir sincère
▷ Absence d'antécédents pénaux
4. Maltraitance d'enfant | Si vous êtes mis en cause ?
Lorsqu'une personne est soupçonnée de maltraitance d'enfant, il est nécessaire d'établir clairement les circonstances de l'affaire et d'organiser méthodiquement sa position.
Préparation de la première déclaration
Lorsqu'une accusation de maltraitance d'enfant est formulée, la première déclaration revêt une grande importance.
Avant toute déclaration, la personne concernée doit connaître son droit de garder le silence et pouvoir l'exercer, tout en sachant qu'elle peut demander l'assistance d'un avocat.
Perception de la maltraitance et explication des circonstances
Il convient de déterminer précisément si les actes reprochés constituent une maltraitance d'enfant et de se préparer à expliquer objectivement la situation au moment des faits.
Il est notamment nécessaire d'exposer clairement l'absence éventuelle d'intention de maltraiter ou l'existence d'un malentendu.
Conservation et gestion des preuves
Tous les éléments liés à l'affaire, notamment les historiques de conversations, messages textuels, photographies et vidéos, doivent être soigneusement conservés et ne pas être supprimés.
Toute suppression ou dissimulation injustifiée peut être retenue comme un élément défavorable.
Obtention d'éléments objectifs
Il est nécessaire d'obtenir des éléments objectifs importants pour déterminer si les faits constituent une maltraitance d'enfant.
Il convient de recueillir notamment des témoignages de personnes présentes, des images de vidéosurveillance ou des données numériques susceptibles d'étayer les circonstances, afin de clarifier sa position.
5. Maltraitance d'enfant | Pour la famille de la victime ?
Toute personne ayant connaissance d'une infraction de maltraitance d'enfant ou soupçonnant de tels actes peut les signaler immédiatement à la collectivité territoriale compétente, notamment la ville, le comté ou l'arrondissement, ou aux autorités d'enquête coréennes.
Lorsque les faits subis sont clairement établis, une plainte pénale peut également être déposée contre l'auteur de la maltraitance d'enfant.
Collecte des preuves
Lors de la préparation d'une plainte pénale, il est particulièrement important de réunir autant de preuves que possible pour établir le préjudice subi.
Les éléments suivants doivent être classés méthodiquement avec leur date.
▷ Certificats médicaux et dossiers de soins hospitaliers
▷ Comptes rendus de consultations et documents remis au centre de consultation
▷ Messages textuels, images, publications sur les réseaux sociaux et autres éléments révélant les circonstances de la maltraitance
Dépôt d'une plainte pénale
Avant de déposer une plainte pénale pour maltraitance d'enfant, il convient de vérifier que l'on a qualité pour le faire.
La plainte peut être déposée par l'enfant victime lui-même, son représentant légal ou un membre de sa famille.
Il convient ensuite de recueillir autant de preuves que possible, notamment des photographies, vidéos, certificats médicaux, comptes rendus de consultations et enregistrements d'appels, puis de les classer avec leur date.
La plainte écrite doit comporter les éléments suivants.
▷ Description précise de la maltraitance et du préjudice subi
▷ Informations d'identification de l'auteur
▷ État de l'enfant victime
▷ Liste des preuves recueillies
La plainte finalisée peut être remise en personne au commissariat de police compétent ou au service d'accueil du parquet coréen, ou être envoyée par courrier.
Suivi ultérieur
Il existe des dispositifs proposant à l'enfant victime et à sa famille des consultations, une formation ainsi qu'un accompagnement médical et psychologique.
Après le retour de l'enfant dans sa famille, des agents publics spécialement chargés de ces situations et des professionnels du secteur privé effectuent des visites afin d'assurer un suivi et un accompagnement continus.
6. Maltraitance d'enfant | S'il est difficile d'agir seul ?

Le cabinet compte de nombreux avocats spécialisés dont l'expérience professionnelle moyenne est d'au moins 10 ans. Selon l'ampleur et la nature de l'affaire, il constitue un groupe de travail (TF) composé de 1 à 20 personnes afin d'analyser minutieusement les affaires de maltraitance d'enfant et d'élaborer une stratégie adaptée.
En outre, grâce à ses propres démarches en matière d'administration de la preuve et à sa coopération avec un centre d'analyse forensique numérique, il recueille systématiquement divers éléments de preuve, notamment des données de téléphones portables, des images de vidéosurveillance (CCTV) et des relevés d'appels. Il s'efforce ainsi d'obtenir des données objectives afin d'établir la vérité sur l'affaire et d'élaborer une stratégie de défense efficace.
Si vous rencontrez des difficultés pour faire face à une affaire de maltraitance d'enfant, vous pouvez solliciter l'assistance d'un avocat pénaliste.
Personne mise en cause (suspect avant les poursuites)
▷ Préparation, lors de l'enquête, de déclarations fondées sur les faits et mise en place d'une stratégie visant à éviter les déclarations superflues
▷ Collecte et organisation d'éléments de réfutation en réponse aux déclarations et aux preuves du responsable légal de l'enfant
▷ Élaboration d'un plan de réponse psychologique et juridique tenant compte des caractéristiques propres aux affaires de maltraitance d'enfant
Victime
▷ Assistance à la collecte méthodique d'éléments susceptibles d'être admis comme preuves de maltraitance, tels que des photographies de blessures, des dossiers médicaux et le contenu de consultations
▷ Assistance juridique globale, notamment pour le dépôt d'une plainte pénale contre l'auteur des faits et la procédure de demande de réparation civile
▷ Information sur les dispositifs de conseil et de protection destinés à favoriser le rétablissement psychologique de l'enfant victime et de sa famille
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