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Domaines de pratique

Œuvres

Les œuvres désignent les créations détenues par une entreprise, telles que des illustrations, de la musique ou des textes. À mesure que les entreprises prennent davantage conscience des enjeux liés au droit d’auteur, le règlement des litiges concernant les œuvres devient de plus en plus important.

CONTENTS
  • 1. Œuvres | Principes de protection juridique
  • 2. Œuvres | Vérification de la titularité du droit d’auteur et des rapports juridiques
    • - Responsabilité juridique résultant d’une reproduction ou d’une transmission sans autorisation
    • - Création d’œuvres dérivées et questions relatives aux droits
    • - Enjeux liés au droit d’auteur concernant les contenus générés par l’IA et les NFT
    • - Utilisation de contenus à l’étranger
  • 3. Œuvres | Peines encourues en cas de violation de la Loi sur le droit d’auteur et mesures à envisager
    • - Nécessité d’une réponse juridique

1. Œuvres | Principes de protection juridique

Nécessité de faire appel à un avocat spécialisé en matière d’œuvres

Une œuvre est une création exprimant les idées ou les sentiments d’une personne. Elle comprend notamment les créations relevant des domaines littéraire, scientifique, artistique ou musical.

La Loi sur le droit d’auteur de la République de Corée actuellement en vigueur protège le droit d’auteur qui naît dès la création et encadre la protection des œuvres contre leur utilisation, leur reproduction ou leur diffusion sans autorisation.

Cependant, la diffusion rapide des contenus numériques et l’évolution de leur distribution en ligne ont entraîné de nouvelles formes de litiges en matière de droit d’auteur. Les frontières deviennent notamment plus difficiles à définir en ce qui concerne la reproduction et la modification non autorisées, la création d’œuvres dérivées ainsi que les contenus liés à l’IA et aux NFT.

Par conséquent, l’utilisation ou la création d’une œuvre suppose de connaître les principes généraux de la législation sur le droit d’auteur, notamment la titularité des droits, l’étendue de l’autorisation d’utilisation, le droit de créer des œuvres dérivées et les règles relatives à l’utilisation équitable, et de procéder préalablement à un examen juridique.

En particulier, l’application des règles existantes aux œuvres générées par l’IA ou aux contenus du métavers demeure incertaine. Il est donc indispensable de vérifier préalablement les droits et de les préciser dans le contrat.

▶Œuvres susceptibles d’être protégées

Œuvres littéraires  : poèmes, romans, essais, scénarios, articles scientifiques, etc.

Œuvres musicales  : œuvres exprimées au moyen de sons, telles que des morceaux interprétés ou chantés directement, etc.

Œuvres dramatiques  : pièces de théâtre, chorégraphies, comédies musicales, etc.

Œuvres artistiques  : peintures, créations graphiques, calligraphies, sculptures, objets d’artisanat, etc.

Œuvres architecturales  : bâtiments, maquettes architecturales, plans, etc.

Œuvres photographiques  : œuvres exprimées au moyen de la photographie, etc.

Œuvres audiovisuelles  : films, publicités, séquences de jeux vidéo, etc.

Œuvres graphiques  : cartes, graphiques, plans schématiques, modèles, etc.

Programmes informatiques  : œuvres exprimées sous la forme d’une série d’instructions ou de commandes utilisées directement ou indirectement dans un ordinateur, etc.

Œuvres de compilation  : compilations dont la sélection, l’agencement ou l’organisation des éléments présente un caractère créatif, etc.

2. Œuvres | Vérification de la titularité du droit d’auteur et des rapports juridiques

Procédures juridiques relatives aux œuvres

Lors de l’utilisation d’une œuvre, il est avant tout nécessaire de déterminer clairement qui est titulaire du droit d’auteur.

En principe, le droit d’auteur appartient à la personne qui a créé l’œuvre. Toutefois, lorsqu’une œuvre est créée dans le cadre d’un emploi, d’une commande ou d’un contrat, l’absence de stipulations contractuelles précises sur la titularité des droits comporte un risque important de litige.

En particulier, les œuvres commandées à des travailleurs indépendants ou à des prestataires externes par des entreprises, des chaînes de télévision ou des sociétés de production de contenus donnent fréquemment lieu à des litiges sur la titularité des droits.

Pour prévenir ces litiges, le contrat doit impérativement préciser la titularité des droits dès l’étape de création de l’œuvre et définir concrètement la cession éventuelle du droit d’auteur, l’étendue de l’utilisation, le droit de créer des œuvres dérivées et les pouvoirs de diffusion.

Lorsque les rapports juridiques ne sont pas clairement définis, l’exploitation du contenu peut ensuite être interrompue et donner lieu à une demande de dommages-intérêts, voire à une plainte pénale. Une vérification préalable et une documentation précise sont donc particulièrement importantes.

Responsabilité juridique résultant d’une reproduction ou d’une transmission sans autorisation

Dans l’environnement numérique, quelques clics suffisent désormais pour reproduire une œuvre ou la transmettre sur Internet.

La reproduction, la diffusion ou la publication sur Internet de l’œuvre d’autrui sans autorisation constitue donc une atteinte manifeste au droit d’auteur susceptible d’engager la responsabilité juridique de son auteur.

L’utilisation sans autorisation de photographies, de morceaux de musique, de vidéos ou de textes d’autrui est particulièrement fréquente sur les blogs, YouTube et les réseaux sociaux. Certains utilisateurs pensent à tort que l’utilisation est libre dès lors qu’elle relève de l’utilisation équitable ou que la source est indiquée.

Cependant, si les conditions de l’utilisation équitable prévues par la Loi sur le droit d’auteur ne sont pas remplies, l’utilisation est considérée comme non autorisée et peut engager la responsabilité civile et pénale.

Par conséquent, toute utilisation de l’œuvre d’autrui suppose d’obtenir préalablement une autorisation, de verser, le cas échéant, une redevance et de respecter rigoureusement les conditions d’utilisation définies par le titulaire du droit d’auteur.

Il est recommandé, à cette fin, de vérifier les droits avant la mise en ligne du contenu ainsi que l’éventuelle application d’une licence ouverte.

Création d’œuvres dérivées et questions relatives aux droits

La création d’une œuvre dérivée consiste à produire une nouvelle forme d’œuvre par l’adaptation, l’arrangement, le montage ou la réinterprétation d’une œuvre originale.

La création ou la diffusion d’une œuvre dérivée sans le consentement du titulaire du droit d’auteur sur l’œuvre originale peut constituer une atteinte au droit d’auteur et donner lieu à un litige.

Ces difficultés surviennent notamment lors du montage de vidéos, de l’échantillonnage musical ou de la création de fan art et de contenus parodiques.


Pour les prévenir, il convient d’obtenir du titulaire des droits sur l’œuvre originale une autorisation expresse de créer et d’utiliser l’œuvre dérivée, et de préciser dans le contrat la finalité de l’utilisation, son étendue ainsi que les modalités de répartition des revenus.

Lorsque l’œuvre est destinée à une exploitation commerciale, des exigences juridiques plus strictes s’appliquent. Il est donc prudent de consulter préalablement un professionnel du droit d’auteur.

Enjeux liés au droit d’auteur concernant les contenus générés par l’IA et les NFT

La diffusion rapide des images, des morceaux de musique, des textes et des contenus audiovisuels générés par l’IA, ainsi que des contenus liés aux NFT (jetons non fongibles), suscite un débat croissant sur l’application de la Loi sur le droit d’auteur.

Dans le cas des contenus générés par l’IA, le caractère créatif humain est requis pour qu’ils soient reconnus comme des œuvres. En principe, une création produite uniquement par une IA ne bénéficie donc pas de la protection du droit d’auteur, mais elle peut être partiellement protégée lorsqu’une personne est intervenue dans le processus créatif.

Pour les contenus liés aux NFT, la propriété du contenu numérique et le droit d’auteur sont distincts. Il convient donc de préciser que le propriétaire du NFT n’acquiert pas nécessairement le droit d’auteur sur le contenu.

À cette fin, lors de la création de contenus par l’IA ou de l’émission de NFT, le contrat doit préciser la titularité des droits, l’existence d’une autorisation du titulaire du droit d’auteur et les modalités de répartition des revenus. Un examen juridique préalable doit également permettre d’identifier les risques de litige.

Dans le cas d’opérations internationales notamment, un conflit avec les législations étrangères sur le droit d’auteur est possible. Il est donc également indispensable d’examiner préalablement les règles de chaque pays.

Utilisation de contenus à l’étranger

L’adaptation, l’importation, la distribution ou la diffusion de contenus étrangers sur une plateforme en ligne relève des législations nationales sur le droit d’auteur et des conventions internationales.

L’étendue de la protection, la durée des droits et les règles relatives à l’utilisation équitable variant d’un pays à l’autre, un même acte peut être licite dans un pays et illicite dans un autre.

Le développement de la diffusion internationale des contenus coréens et de la distribution mondiale de contenus par les plateformes de vidéo à la demande accroît rapidement le risque de tels litiges.

Par conséquent, avant d’utiliser ou d’exporter un contenu à l’étranger, il convient de vérifier la législation sur le droit d’auteur du pays concerné ainsi que les conventions internationales applicables, et de faire procéder à un examen par un professionnel du droit local.

Il est recommandé de préciser dans le contrat de distribution du contenu la juridiction compétente, la loi applicable et la procédure de règlement des litiges afin d’anticiper d’éventuels litiges internationaux.

3. Œuvres | Peines encourues en cas de violation de la Loi sur le droit d’auteur et mesures à envisager

Assistance de Daeryun en matière d’œuvres

En cas de violation de la Loi sur le droit d’auteur portant atteinte aux droits patrimoniaux ou aux droits moraux de l’auteur d’autrui, le droit coréen prévoit expressément des sanctions pénales.

Les conséquences ne se limitent pas à une demande de dommages-intérêts ou au retrait du contenu. Une plainte pénale peut être déposée et conduire au prononcé d’une peine d’emprisonnement avec travail ou d’une peine d’amende. Une vigilance particulière est donc nécessaire.

Dans l’environnement numérique notamment, chacun peut facilement utiliser un contenu sans autorisation, de sorte que même un acte apparemment mineur peut entraîner d’importantes conséquences juridiques.


Les principaux niveaux de peine sont les suivants.

Catégorie

Peine encourue

① Atteinte aux droits patrimoniaux d’auteur

Atteinte aux droits patrimoniaux d’auteur d’autrui ou au droit de créer des œuvres dérivées

Peine d’emprisonnement avec travail de 5 ans au plus ou peine d’amende n’excédant pas 50 millions de wons sud-coréens

② Atteinte aux droits moraux de l’auteur

Diffamation de l’auteur, suppression de son nom sans consentement ou enregistrement mensonger

Peine d’emprisonnement avec travail de 3 ans au plus ou peine d’amende n’excédant pas 30 millions de wons sud-coréens

③ Manquement à l’obligation d’indiquer la source

Non-respect de l’obligation d’indiquer la source lors de l’utilisation d’une œuvre

Peine d’amende n’excédant pas 5 millions de wons sud-coréens


Même le simple partage d’un lien ou une citation peut être sanctionné si les conditions de l’utilisation équitable ne sont pas remplies.


Pour prévenir ces sanctions, il convient de vérifier rigoureusement, au cours de la création et de la diffusion du contenu, l’existence d’une autorisation d’utilisation, les clauses contractuelles relatives à la titularité des droits et l’étendue de l’utilisation.

En cas de citation d’une œuvre d’autrui ou d’utilisation de celle-ci sous forme d’œuvre dérivée, il convient de faire examiner si cette utilisation relève des règles relatives à l’utilisation équitable et, si possible, d’obtenir le consentement écrit du titulaire des droits.

En particulier, il est recommandé aux entreprises et aux organismes de mettre préalablement en place un dispositif de conformité au droit d’auteur avec l’aide de leur service juridique ou d’un conseil juridique externe.

Lorsqu’un litige en matière de droit d’auteur est déjà survenu, il convient également d’envisager, avant qu’il n’entraîne des sanctions pénales, la recherche d’un accord avec le titulaire des droits ainsi que le retrait volontaire du contenu ou la cessation rapide de son utilisation, afin d’examiner les possibilités de limiter le préjudice et d’éviter une sanction pénale.

Pour les contenus publiés sur une plateforme en ligne, il est également nécessaire de préparer les démarches de demande de retrait et la réponse à un signalement d’atteinte au droit d’auteur.

Nécessité d’une réponse juridique

Le droit d’auteur naît dès la création d’une œuvre, laquelle soulève diverses questions juridiques concernant notamment la titularité des droits, l’autorisation d’utilisation, la création d’œuvres dérivées, l’utilisation équitable et l’exploitation à l’étranger.

Dans l’environnement numérique notamment, la reproduction, le montage et la transmission sont devenus plus faciles, tandis que les risques juridiques se développent rapidement dans de nouveaux secteurs tels que les contenus générés par l’IA, les NFT et le métavers.

Il est donc essentiel de procéder à un examen juridique préalable, de rédiger des contrats et de vérifier les rapports entre les titulaires de droits à toutes les étapes de la création, de l’utilisation, de la distribution et de la monétisation d’une œuvre. L’assistance d’un professionnel du droit contribue à prévenir les litiges et à protéger les droits et intérêts concernés.

Les avocats spécialisés de notre cabinet interviennent dans des dossiers relatifs aux œuvres, notamment lors de leur règlement par accord. Ils échangent directement avec leurs clients, proposent des solutions et les assistent pour l’enregistrement des droits d’auteur, la réponse aux atteintes et l’examen des contrats.

Daeryun intervient dans les litiges de propriété intellectuelle et les questions de réglementation publique relatives aux œuvres. Pour solliciter un conseil spécialisé, vous pouvez procéder à une 🔗prise de rendez-vous pour une consultation juridique avec un avocat d’affaires.

Principaux points de défense relatifs aux œuvres

Détermination de la titularité du droit d’auteur et de l’existence d’une œuvre de collaboration

Lors de la création d’une œuvre, la titularité des droits et les modalités de leur exercice diffèrent selon qu’il s’agit d’une œuvre individuelle, d’une œuvre de collaboration ou d’une œuvre créée dans le cadre des fonctions. Il convient donc de déterminer clairement sa nature et de la prendre en compte dans le contrat.

Enregistrement du droit d’auteur et stratégie de protection des droits

Le droit d’auteur naît dès la création, mais son enregistrement peut être envisagé pour protéger les droits et établir l’identité de leur titulaire. En cas de litige notamment, un enregistrement préalable peut jouer un rôle important dans l’établissement de la preuve.

Examen du contrat d’autorisation d’utilisation d’une œuvre (licence)

Il convient de définir clairement l’étendue, la durée, le territoire et les modalités d’utilisation de l’œuvre, la possibilité de créer des œuvres dérivées ainsi que le mode de rémunération. Un examen attentif des clauses de dommages-intérêts applicables en cas de violation du contrat permet de prévenir les litiges.

Détermination d’une atteinte aux droits patrimoniaux d’auteur et mesures à prendre

La reproduction, la représentation, la transmission, la diffusion ou la location sans autorisation de l’œuvre d’autrui porte atteinte aux droits patrimoniaux d’auteur. Il convient d’analyser rapidement les circonstances de l’atteinte, l’étendue des droits et l’éventuelle application des conditions de l’utilisation équitable afin d’élaborer une stratégie de réponse.

Détermination d’une atteinte aux droits moraux de l’auteur et voies de recours

Lorsque le droit de l’auteur à la mention de son nom ou au respect de l’intégrité de son œuvre est violé, il convient d’examiner la responsabilité juridique résultant notamment d’une diffamation, de la suppression du nom ou d’une modification non autorisée. Les droits peuvent être protégés au moyen d’une demande de dommages-intérêts accompagnée d’une demande de cessation ou d’interdiction.

Examen du droit de créer une œuvre dérivée

Lors de la création d’une œuvre dérivée par adaptation, traduction, arrangement ou nouvelle version de l’œuvre originale, il convient d’examiner préalablement l’autorisation du titulaire des droits sur l’œuvre originale ou la titularité des droits afin de prévenir les litiges pour atteinte au droit d’auteur.

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